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Réponses

  • Avec Grimal, on peut avoir confiance...
    Et oui, l'intertextualité, toujours l'intertextualité...

    J'ai lu Lolita de Nabokov. Livre sulfureux pour l'époque et surtout pour le pays (les USA des années 50).
    Mais on aurait tort de croire qu'il s'agit d'une apologie de la pédophilie.
    On y trouve du réalisme, des fantasmes, de la poésie et.. un meurtre. C'est très "spécial".

    Moralité : attention aux nymphettes qui peuvent naître dans les cerveaux masculins !
  • EmbuEmbu Membre
    J'ai récemment lu Premier amour de Tourgueniev.

    Je suis partagé sur la réaction du personnage principal.

    Certains d'entre-vous se souviennent-ils de cette oeuvre ?
  • Oui, encore un beau scandale, mais plus "classique", avec l'éternel problème de l'adultère... Mais ce qui a paru immoral, c'est le fait que le jeune héros se complaise dans la situation de son père et soit amoureux de la même femme que lui. L'adultère est un thème fréquent dans la littérature (cf. Anna Karénine), mais alors que chez Tolstoï, ce dernier s'inscrit dans un arrière-fond de critique des mœurs aristocratiques, et qu'il n'est pas le seul centre d'intérêt du livre en dépit de son titre, ici, les rapports sentimentaux "malsains" semblent constituer la matière même du livre. Du reste, Tourguéniev se défendait en disant que c'était sa propre biographie qu'il ne faisait que transposer.
  • Merci, Jacques ; ça me « rassure » ou ça me conforte dans le choix de La Pléiade comme premier guide pour découvrir des littératures que je méconnaissais.

    Je sais qu'il existe bien d'autres collections intéressantes (en particulier les classiques Garnier), mais ces derniers temps, j'étais un peu lassé de lire sur un blog dédié des réactions souvent négatives sur cette collection, au sens où les intervenants, probablement d'un niveau littéraire supérieur, prétendent tout le temps que l'appareil critique n'est pas assez ceci ou trop cela, qu'ils connaissent des éditions très supérieures, que Gallimard ne fait bien son travail, qu'eux-mêmes auraient probablement fait mieux... :rolleyes:

    Pour un lecteur qui débute ou qui découvre, je suis assez satisfait. Si un jour je décide d'aller plus loin sur telle ou telle période, je me renseignerai plus à fond pour connaître les meilleures traductions comparées, les plus belles éditions, etc. Pour l'instant, ce que je lis me paraît être convenable et suffisant pour mon premier niveau de lecture.

    Tiens, j'ai attaqué Térence : il me semble que c'est un peu plus complexe que Plaute, qu'il s'agisse de l'écriture, de l'histoire ou des caractères des personnages. Cela me donne l'impression que Térence serait à Plaute ce que Racine a été à Corneille : la nouvelle vague, la jeunesse qui monte, la fougue, un certain talent d'écriture. Néanmoins pas de quoi ringardiser son illustre aîné. :)

    En ce qui concerne Premier amour d'Ivan Tourguéniev, curieusement il ne figure pas parmi mes préférés. Embu, si tu aimes Tourguéniev, voici mes favoris (mais peut-être les as-tu déjà lus) - liste évidemment totalement subjective.

    Mes deux chouchous sont À la veille et Mémoires d'un chasseur

    Sinon, j'ai beaucoup aimé Nid de gentilhomme, Père et fils, Le Journal d'un homme de trop, Moumou , L'Auberge de grand chemin, Deux amis et Les Eaux tranquilles, ainsi que Un Bretteur, Pétouchkhov et Trois rencontres

    Édition du message, 11 avril :

    J’ai terminé la lecture de Résurrection de Léon Tolstoï, qui se situe à la suite d’Anna Karénine dans le même volume de La Pléiade.

    La version publiée ici est la première traduction française du manuscrit intégral de Tolstoï ; en effet, les versions initialement éditées d’abord dans la presse puis par les premiers éditeurs, avaient subi plus de 1000 coupures (!) dont certains paragraphes entiers pour des raisons de censure.

    Sur le plan de l’écriture, je place ce roman au même niveau qu’Anna Karénine ; quant aux idées et à la sensibilité exprimées, je le trouve supérieur aux deux grands classiques de Tolstoï.

    Et pour les amateurs de notes, il y a un « Dossier de Résurrection » assez complet.
  • Moi je lis Chacal, de Frederick Forsyth.

    Ce livre est un peu le précurseur de tous les romans d'espionnage et thriller moderne. Notamment pour mêler l'imaginaire au réel (les faits comme les personnages), la précision dans les descriptions (personnages et lieux) et l'exactitude technique (la mise au point du meurtre).

    Je viens seulement de le découvrir et j'adore.

    J'aime bien aussi le cadre de l'histoire, avec la France gaulliste des années 60. Aujourd'hui j'ai l'impression qu'on idéalise le Général alors qu'à l'époque il ne semblait pas autant apprécié.
  • TheRedRoomTheRedRoom Modérateur
    Je viens de faire une série de romans irlandais (et 1 recueil de nouvelles):
    Roddy Doyle, Paddy Clarke Ha Ha Ha
    Eugene McCabe, Death and Nightingales
    Edna O'Brien, Saints and Sinners
    Seamus Deane, Reading in the Dark
    Colm Tobin, The South

    Mes deux coups de cœur sont Samus Deane et Eugene McCabe pour ces deux romans qui sont des classiques et que l'on peut sans problème recommander à des francophones qui chercheraient des romans à lire en anglais. J'aime l’utilisation du contexte historique : la méconnaissance de l'histoire d'Irlande n'empêche pas la lecture à mon avis, mais se renseigner sur l'histoire mouvementée de ce petit pays, au moins dans ses grandes lignes, permet quand même une compréhension plus profonde des intrigues.

    Accessoirement je suis aussi en train de lire Harry Potter à la demande (très insistante) de ma fille. J'aime beaucoup ! J'en suis à La chambre des secrets.
  • Je viens de terminer La Guerre des Gaules et son indispensable complément La Guerre civile de Jules César, dans la série Historiens de la République à la Pléiade, sur une traduction et d'immenses commentaires érudits et passionnants de Gérard Walter.

    Bien entendu, je ne peux juger de la qualité littéraire du texte latin puisque je n'ai lu que la traduction française. Cependant, le texte est globalement fluide, bien structuré et présente un très grand intérêt historique (à comparer avec les commentaires d'autres historiens sur la même période, par exemple ceux de Cicéron ou de Plutarque).

    Ne serait-ce que pour lire ce qui semble être le seul témoignage direct sur Vercingétorix, il faut avoir lu cette Guerre des Gaules. :)
  • Moi en plus d'avoir fini le premier volume de Crime & Châtiment, j'ai terminé La cible était française, de Lee Child.

    Je ne sais pas si vous connaissez le film Jack Reacher ? Eh bien en fait à la base c'est une série de livres, et donc celui-là est l'un de la série. Le personnage est nettement plus sympathique que dans le film : plus modeste, plus drôle et humain.
  • TheRedRoomTheRedRoom Modérateur
    Un roman que j'avais lu il y a bien longtemps : Moby Dick d'Herman Melville. Pour épargner mes pauvres yeux, et pour pouvoir avoir les mains libre pour cuisiner, jardiner, etc... je l'écoute gratuitement grâce à Librivox.
  • Je doute que vous ne l'ayez jamais lu mais si c'est le cas, essayez Angels in America par Tony Kushner, très belle pièce de théâtre et dans la même catégorie, bien connue des anglicistes mais peut être moins des autres, il y a une très belle interprétation d'une partie de Death of a Salesman dans le film Mss Stevens (production Sundance). Qu'il est triste de savoir qu'il nous est impossible d'avoir accès à une pièce de théâtre en version originale en France. :rolleyes:
  • Moi j'ai commencé Le Prince de Machiavel. :)

    Bonjour,

    Moi j'ai commencé à lire, en anglais, The Unspoken Alliance: Israel's Secret Relationship with Apartheid South Africa (L’alliance inavouée d’Israël avec l’Afrique du sud), le livre n'existant pas en français.

    Le livre raconte l'alliance secrète entre l'Afrique du Sud de l'apartheid et Israël dans les années 70 et 80 sur les domaines commerciaux et militaires. Israël a ainsi aidé l'Afrique du Sud dans son programme nucléaire, et lui aurait même proposé de lui vendre, clés en mains, des armes nucléaires.

    L'auteur raconte pourquoi cette alliance, ce qu'elle a impliqué, etc.

    Pas évident, le livre étant an anglais, mais je me debrouille mieux à la lecture qu'à l'écriture donc je comprends l'essentiel.

    Bonjour,

    J'ai commencé Balles perdues, de Jennifer Clement.

    On y suit la vie d'une jeune enfant qui vit dans une voiture avec sa mère, sur un parking de caravanes.

    Malgré les contraintes matérielles, la mère va tout faire pour donner une vraie éducation à sa fille et la rendre heureuse. La mère vient en fait à l'origine d'une famille aisée et s'est enfuie de chez elle à 17 ans, peu après la naissance de sa fille.

    Un livre touchant, mais fort triste.
  • J'ai terminé la lecture des Récits de 1887 à 1892 d'Anton Tchékhov.

    Chefs d'œuvre littéraires, de la même veine que les récits de 1882 à 1886 que j'avais lus à la suite de son Théâtre.

    Si Maupassant est pour moi le maître de la nouvelle en littérature française, je n'arrive pas à départager Tchékhov et Tourguéniev pour les nouvelles en littérature russe. :/


    Sujet connexe : je ne sais plus sur quel fil, nous avions évoqué les adaptations cinématographiques de la littérature russe et Anne avait évoqué la dernière adaptation télévisée de La Guerre et la paix à la BBC en six épisodes. Je l'ai vue ces dernières semaines : c'est, de très loin, la meilleure adaptation que j'ai vue, avec ses décors et costumes magnifiques, sa musique sublime de chœurs russes d'hommes et leur basses profondes, et, surtout, une brochette d'acteurs convaincants et plus vrais que nature. Comme il fallait bien choisir, la réalisation s'est concentrée plus sur les passages de paix que sur ceux de guerre (je veux dire : en proportion de ce que leur a consacré Tolstoï dans le roman), mais ça reste magnifique.
  • Je viens de finir Lady Susan de Jane Austen, un roman épistolaire court qu'elle a écrit à ses débuts et qui n'a pas été publié de son vivant. Bien sûr ce roman n'a pas toute la complexité des romans qui vont suivre mais il y a au moins un personnage assez approfondi.
    Arte va diffuser dimanche un film Love and Friendship inspiré de ce roman. L'amusant c'est que le titre choisi est aussi un titre de Jane Austen mais pour un petit texte écrit pour divertir sa famille.
  • Je viens de lire L'Amérique de Kafka, connu également sous le titre L'Oublié et, depuis peu, sous un troisième titre, Le Disparu.

    Grosse déception concernant la traduction d'André Vialatte, première traduction en français qui fit date et office de référence pendant quelques décennies. Là où cela ne m'avait pas choqué pour Le Procès ou pour L'Amérique, j'ai noté nombre de lourdeurs dont j'ai appris par la suite qu'il s'agissait souvent d'inexactitudes, voire de contresens et d'omissions.

    Cette première version en Pléiade comporte des modifications de la traduction, mais elles sont publiées... en notes de fin de volume ! Autant dire qu'il faut pratiquer des centaines d'allers-retours si l'on veut connaître la « bonne » traduction, celle de Claude David en l'occurrence. Tout ceci pour de sombres problèmes de droits, l'ayant-droit de Kafka ayant refusé à l'époque à Gallimard de modifier quoi que ce soit à la traduction originale...

    Depuis, il y a eu d'autres traductions, dont j'ai bien du mal à savoir laquelle serait « la meilleure ». Dans quelques jours, Gallimard propose une édition entièrement retraduite des trois romans, ainsi que des récits et nouvelles, le tout en deux volumes, sous la direction de Jean-Pierre Lefevbre qui s'était déjà essayé à l'exercice.

    Cette nouvelle édition ne rend pas la précédente obsolète, d'une part parce que les deux volumes originaux ont marqué de leur empreinte la découverte de Kafka par des générations de lecteurs français, d'autre part parce qu'il subsiste deux autres tomes de journaux, correspondances et allocutions que Gallimard ne semble pas souhaiter ou pouvoir mettre à jour.
  • Est-ce que vous connaissez la littérature asiatique contemporaine ?

    Moi je lis En beauté, de Kim Hoon.
  • Un roman italien : "Le otto montagne / Les huit montagnes" de Paolo Cognetti.
    Je vous le recommande ; et en plus, ce n'est pas long.
  • Bonjour,

    Je vous conseille un auteur suisse de polar, Marc Voltenauer.

    Il a écrit Le dragon du Muveran et Qui a tué Heidi ?

    J'adore, parce que dans ses récits il parle aussi de la Suisse : ses particularités, son quotidien, etc.


    :)
  • Reprise de Dostoïevski avec des ouvrages d'avant son exil :
    Le Double
    Monsieur Prokhartchine
    Un Roman en neuf lettres
    Chronique Pétersbourgeoise,
    L'Hôtesse

    et Polzounov.

    D'autres récits sont à suivre, écrits cette fois-ci après son retour, c'est à dire rédigés à peu près à la même époque que ses cinq grands romans.

    Du même, j'ai également lu Sur la littérature russe, des articles parus dans Le Temps de 1861.
  • Bonjour,

    J'ai commencé le livre La Suisse, l'or et les morts de Jean Ziegler.

    L'auteur ne cache pas son aversion pour les dirigeants suisses, mais malgré ce parti-pris assez évident, il y a de nombreuses informations très intéressantes sur les liens économiques entre la Suisse et l'Allemagne du 3e Reich.

    Je viens de terminer Le miroir des âmes, de Nicolas Feunz.

    C'est une intrigue policière qui se déroule dans le canton de Neuchâtel et qui "joue" beaucoup sur la nature trompeuse des apparences. Personne n'est celui ou celle qui semble être.

    Il y a pas mal de bons auteurs suisses que j'essaie de découvrir.
  • Laoshi a écrit:
    Un roman italien : "Le otto montagne / Les huit montagnes" de Paolo Cognetti.
    Je vous le recommande ; et en plus, ce n'est pas long.

    Grazie ! Lo comprerò, sebbene preferisca i romanzi più lunghi !!
    / Merci Laoshi, je l'achèterai, bien que je préfère les romans plus longs.
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