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Réponses

  • Simon UASimon UA Membre

    J'ai commencé Baad de Cédric Bannel.

    On y suit l'enquête d'un policier… afghan ! L'essentiel de l'histoire se passe en effet en Afghanistan, où le commandant Kandar va traquer un tueur en série qui semble être un membre des forces de la Coalition présentes dans le pays. Une enquête à haut risque sur fond de politique afghane.

  • murashunsukemurashunsuke Membre
    9 sept. modifié

    Je lis maintenant Handmaid's Tale de Margaret Atwood. C'est vraiment intéressant, même s'ils disent que je dois aussi regarder la série.

  • fandixhuitfandixhuit Membre
    9 sept. modifié

    Ah oui, c'est super ! Je n'ai pas lu le bouquin mais la série est très bien faite.


  • Redécouverte d'un classique : "Oliver Twist", Charles Dickens

    Je pense que le roman que j'ai dû lire vers 10 ou 12 ans, en français, était une version adaptée pour la jeunesse, et d'ailleurs, dans mon souvenir, le livre était beaucoup moins épais que celui que je tiens dans mes mains.

    Ensuite, j'ai dû voir, comme tout le monde, différentes adaptations cinématographiques.

    Et j'étais passé à côté de la cruauté de cette histoire et de l'époque, et surtout de la dénonciation de Charles Dickens.

    Décidément, rien ne vaut le roman original.

  • Il faudrait regarder du côté des séries et téléfilms de la BBC pour trouver une bonne adaptation : ils en ont réalisé d'excellentes de Dickens - j'ai récemment vu La Petit Dorrit (version 2008) et Bleak House (version 2005), elles étaient excellentes. Voir peut-être https://www.senscritique.com/liste/Quand_Charles_Dickens_inspire_le_monde_des_series/1548305

    Quant aux adaptations pour la jeunesse des grands classiques.. aïe ! 😁 À titre d'exemple, Pickwick doit impérativement dans sa version originale intégrale. Si tu as aimé Olivier Twist, le plus court de ses romans, tu as la chance de pouvoir découvrir les autres - et pourquoi pas aussi ses nouvelles...

    [Ma] Bibliographie Charles Dickens 😉 :

    Esquisses de Boz - Sketches by “Boz” Illustrative of Every-day Life ane Every-day People - 1834 à 1836

    Les Papiers Posthumes du Pickwick-Club - The Posthumous Papers of the Pickwick Club - avril 1836 à novembre 1837

    Les Aventures d'Olivier Twist - The Adventures of Oliver Twist - février 1837 à avril 1839 (que tu as déjà lu)

    Nicholas Nickleby - The Life and Adventures of Nicholas Nickleby - avril 1838 à octobre 1839

    Le Magasin d'antiquités - The Old Curiosity Shop - avril 1840 à février 1841

    Barnabé Rudge - Barnaby Rudge: A Tale of the Riots of 'Eighty - 13 février 1841 au 27 novembre 1841

    Martin Chuzzlewit - The Life and Adventures of Martin Chuzzlewit - janvier 1843 à juillet 1844

    Livres de Noël - Un chant de Noël (A Christmas Carol) (1843) - Le Carillon (The Chimes) (1844) - Le Grillon du foyer (The Cricket on the Hearth) (1845) - La Bataille de la vie (The Battle of Life) (1846) - L'Homme hanté et le marché du fantôme (The Haunted Man or the Ghost's Bargain) (1848)

    Dossier de la maison Dombey et Fils - Dombey and Son - mai 1849 à novembre 1850

    Souvenirs intimes de David Copperfield - The Personal History, Adventures, Experience and Observation of David Copperfield the Younger of Blunderstone Rookery (Which He Never Meant to Publish on Any Account) - 1849 à 1850

    La Maison d'Âpre-Vent - Bleak House - mars 1852 à septembre 1853

    Temps difficiles - Hard Times - avril à août 1854

    La Petite Dorrit - Little Dorrit - décembre 1855 à juin 1857

    Le Conte de deux cités - A Tale of Two Cities - avril 1859 à novembre 1859

    Message venu de la mer - A Message from the Sea - 1860

    De Grandes Espérances - Great Expectations - décembre 1860 à août 1861

    L'Ami commun - Our Mutual Friend - mai 1864 à novembre 1865

    Le Mystère d'Edwin Drood - The Mystery of Edwin Drood - avril 1870 à septembre 1870 (inachevé)


    Crois-moi, dans Dickens il n'y a rien à jeter, ni même à négliger... Il est l'un des plus grands auteurs de tous les temps, que Zweig appelait un maître de la littérature (avec Balzac et Dostoïevski). 🙂


  • De mémoire, les deux ou trois adaptations que j'ai vues sont suffisamment édulcorées pour être diffusées vers Noël et être regardées en famille, c'est comparable à l'adaptation pour la jeunesse que j'ai lue étant gamin.

    C'est plaisant, mais cela dénature bien l'intention de l'auteur. Je pense qu'une adaptation restituant la violence psychologique, par exemple, serait bien différente.

    Pour l'instant, j'en suis environ au quart de "Oliver Twist".. Une fois terminé, je vais certainement en lire plus de cet auteur.

  • Simon UASimon UA Membre
    15 sept. modifié

    J'ai terminé Lève-toi et tue le premier, de Ronen Bergman.

    Un livre vraiment remarquable par les détails et les informations qu'il donne. C'est là que l'on voit l'importance des contacts de qualité pour un journaliste d'investigation. L'auteur et ses intervenants sont quand même très lucides sur l'efficacité réelle des assassinats ciblés commandités par les services secrets israéliens. Techniquement ce sont très souvent des réussites, mais l'auteur et ses intervenants (souvent d'anciens officiers) reconnaissent que ça ne résout en rien le problème d'Israël dans ses rapports avec le "problème" palestinien. Meir Dagan le reconnaissait lui-même avant sa mort, la solution ne peut être que politique et diplomatique. Et le livre m'a enfin permis de m'y retrouver dans les différentes organisations, comme l'OLP, le Fatah et le Hamas et de savoir qui était qui !

    J'ai aussi fini Cheerleaders de Kara Thomas. Monica, dont la sœur s'est suicidée récemment, se retrouve plongée dans une série de drames qui ont frappé l'équipe de cheerleading de son lycée. Deux files sont mortes dans un horrible accident de voiture et deux autres ont été assassinée par un voisin détraqué. Monica va comprendre que les différents sont liés. J'en attendais pas grand chose, mais j'adore ce genre de récit et de personnages et, au final, ça a été une excellente surprise ! Les personnages sont très attachants, sympathiques et bien écrits. Un récit très touchant aussi par moments.

  • Simon UASimon UA Membre

    Je suis occupé avec Les corps cachés de Caroline Kepnes.

    Le "héros", Joe Goldberg, est un tueur psychopathe obsédé par Amy, une jeune femme avec laquelle il espérait toutefois vivre une véritable histoire d'amour. Malheureusement, Amy s'est avérée être une escroc. Après l'avoir dévalisé, la jeune femme s'enfuit à Los Angeles où Joe espère bien la retrouver et lui faire payer...

    En fait, c'est un livre rempli d'humour noir et grinçant, qui critique férocement la société du narcissisme et du consumérisme.

    C'est assez sympathique malgré son sujet pas très réjouissant.


  • Lecture en cours d'un classique américain : "East of Eden", John Steinbeck

    J'ai déjà lu ce roman quand j'étais jeune et le reprend en version originale.

    L'adaptation d'Elia Kazan (1955) a été rediffusée il y a quelques mois, mais bien que ce film soit bardé de récompenses, c'est une version assez tronquée qui ne rend pas justice au roman, aussi bien au niveau de l'histoire que des thèmes.

  • C'est le cas de nombreux films ; curieusement, ces trahisons presque inévitables du texte peuvent engendrer des navets comme de grandes réussites. Un des ces que je cite souvent est Le Procès d'Orson Welles ; cette perle du septième art réalisée par l'un des plus grands maîtres et jouée par d'authentiques acteurs reste très loin du chef-d'œuvre de Kafka mais ni le livre ni le film ne font pâlir les qualités de l'autre.

    Quant à Kazan, s'il a ses fans et si l'on doit lui reconnaître des qualités de metteur en scène et d'adaptateur - son dernier film, Le dernier Nabab d'après Scott Fitzgerald peut se redécouvrir à chaque visionnage -, il a aussi bénéficié d'une critique favorable qui surfait sur les notoriété des acteurs de l'époque, en particulier celle de Brando avec qui une osmose magique s'est produite dans Un Tramway nommé désir, Viva Zapatta ! et Sur les quais. Après - et ce n'est que mon avis, James Dean était loin de valoir Brando : il n'est qu'à voir la trilogie de l'idole décédée bien trop tôt : je la trouve un peu surfaite avec le recul.


  • Ca doit être la légende associée à James Dean et à sa disparition prématurée qui rehausse la notoriété du film de Kazan.

    Le film a ses qualités, mais le roman est quand même bien plus riche.

  • JocrisseJocrisse Membre
    19 oct. modifié

    Quant à Kazan, s'il a ses fans et si l'on doit lui reconnaître des qualités de metteur en scène et d'adaptateur - son dernier film, Le dernier Nabab d'après Scott Fitzgerald peut se redécouvrir à chaque visionnage -, il a aussi bénéficié d'une critique favorable qui surfait sur les notoriété des acteurs de l'époque, en particulier celle de Brando.

    Les fans, j'en suis, c'est mon réalisateur préféré, mais je partage votre sévérité quant aux adaptations que vous mentionnez, qui ne sont pas le meilleur, c'est assuré. East of Eden, c'est très décevant par rapport au bouquin, on a l'impression qu'il n'a compris que l'anecdote, pas inspiré.

    Là où je dois me gendarmer cependant, c'est sur Brando. Elia Kazan n'a pas "surfé" sur Brando, il a fait Brando, il ne faut pas s'égarer sur les causalités.

    J'en profite pour recommander à toute l'honorable assistance le livre de mémoires de Brando (Les chansons que m'apprenait ma mère, 1997), qui est d'un niveau nettement supérieur à ce qu'on peut lire d'habitude dans ce genre de littérature. Brando a l'intelligence méchante (ou lucide, on dira comme on veut) et tout le monde, producteurs, acteurs, réalisateurs, en prend pour son grade. Mais il y a une vache sacrée : Kazan, dont il ne dit que du bien, qu'il lui a appris tout ce qu'il sait, et qu'il n'existerait pas sans lui. Nullement s'être contenté de surfer.

    Pour info, l'autre personne dont il parle avec beaucoup de respect, un acteur qui l'a épaté sûrement, c'est Laurence Olivier. Il en parle assez familièrement, l'appelant "Larry", ce qui n'est pas très distingué pour Sir Laurence, annobli par la Reine d'Angleterre elle-même, de même qu'il n'appelle jamais Kazan autrement que "Gadj" (Kazan utilisait souvent des petites inventions, des gadgets créés sur le moment pour surmonter des difficultés avec les acteurs).


    En hommage à Sir Laurence, qui était brillant dans Hamlet, et qui vient faire un rôle de tortionnaire nazi plus vrai que nature :


    https://www.youtube.com/watch?v=2xBJERznOgA

    Pour ceux qui n'ont pas vu le film, Marathon Man, Dustin Hoffman ne sait absolument pas si "is it safe", il ne comprend même pas la question, mais c'est tellement improbable (il a tout vu et rien compris) que l'autre ne le croit pas.

  • JocrisseJocrisse Membre

    Au sujet de cette scène, où il y aurait bien des choses à dire, je voudrais poser une question aux anglicistes distingués : dans la version française de Marathon Man, Olivier est affublé d'un accent allemand épouvantable, ce qui est raccord avec son passé de bourreau nazi, OK. Mais je ne l'entends pas dans la version américaine.Cela dit, je n'ai pas assez d'oreille pour l'anglais pour pouvoir repérer des accents (sauf ultra-caricaturaux. Brando joue là-dessus, si je me souviens bien, dans A Streetcar named Desire). Ma question donc : il a un accent allemand, Olivier, dans cette scène ? Il me paraît purement oxfordien, mais peut-être que j'entends mal.

    Le fait de parler un anglais impeccable serait plus vrai pour le personnage : c'est un type qui passé a sa vie à se cacher, à effacer ses traces (hautement immondes, il n'a aucune excuse, dans le film) et qui vit la paranoïa absolue... s'il se présente avec un accent boche, il y a une grosse perte de cohérence et le personnage ne tient plus. Pourquoi ne se baladerait-il pas avec une croix gammée gravée sur le front, pendant qu'on y est ? Pourquoi pas du Heili Heilo et des culottes de peau, à tout prendre ?

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