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Réponses

  • Simon UASimon UA Membre
    29 juin modifié

    J'ai bien entamé Le bord de l'abîme de Bernard Minier.

    Ca occupe de façon agréable, mais ce sera vite oublié.

    En revanche, j'avais beaucoup aimé Taches rousses de Morgane Montoriol. Là par conte, c'est quelque chose que l'on retient. A la première personne, on suit les aventures de Beck Westbrook, une superbe jeune femme de 24 ans qui a entamé une petite carrière d'actrice pour réaliser le rêve de sa petite sœur, qui a mystérieusement disparu lorsqu'elles étaient enfants. Depuis quelques temps toutefois, son passé semble ressurgir alors que des meurtres sordides sont commis dans la région.

    L'auteur décrit bien la psychologie instable de son héroïne. L'intrigue policière est un peu secondaire, car finalement on s'intéresse plus le parcours de Beck qui cherche à éclaircir les événements du passé. On se demande également ce que cette jeune femme cache, car on comprend vite qu'elle n'est pas très "nette" non plus.

    Vraiment le genre de livres que j'aime beaucoup. Une héroïne féminine, une psychologie torturée et complexe et un climat oppressant.

  • Je lis Les Derniers Jours de nos pères, de l’écrivain suisse Joël Dicker. C'est son premier roman. Il est très attachant et raconte la vie de résistants français rattachés au SOE anglais pendant la seconde guerre mondiale comme s'il avait été lui-même un de ces héros.

  • Simon UASimon UA Membre

    Je vais commencer De bonnes raisons de mourir, de Morgan Audic.

    Cette intrigue policière a la particularité de se dérouler essentiellement dans la zone contaminée de Tchernobyl dans une Ukraine déchirée où se mêlent conflits armés, effondrement économique et revendications écologiques..

  • Hello Simon, toujours en Russie, donc ? 😉

  • Simon UASimon UA Membre

    L'Ukraine en Russie ? Il y a de quoi déclencher une guerre avec ça... 😀

    Sinon, en Russie, j'ai aussi Texto, de Dmitry Glukhovsky.

    Après quelques années dans une colonie pénitentiaire, Ilya rentre chez lui et, un soir, tue l'officier qui l'avait piégé et fait condamné. Conscient que son acte va lui coûter la vie, il entreprend de rassembler assez d'argent pour offrir une sépulture décente à sa mère qui vient de mourir.

  • Mince, j'en suis restée à l'URSS. Élèves, nous disions l'Union Ratatinée des Saucissons Secs ! 😏

  • Simon UASimon UA Membre

    Tiens, justement, c'est justement l'image qu'avait les jeunes de l'URSS à l'époque ?

  • LaoshiLaoshi Membre
    9 juil. modifié

    A quelle époque ?

    C'est important de le savoir. En 1980 ? En 2000 ?

    On ne peut pas parler des jeunes comme d'une entité unique. Les jeunes venaient de divers horizons comme aujourd'hui, et il n'y avait pas une pensée unique

  • Simon UASimon UA Membre

    Pour l'époque, je dirais dans les années 80.

    Est-ce que l'on sentait déjà que l'URSS était à bout de souffle, ou l'effondrement de l'URSS a pris les populations "occidentales" par surprise ?

  • LaoshiLaoshi Membre

    Dans les années 80, pour ce qui est de mon impression personnelle (attention, je ne suis pas historienne !) l'URSS a certes perdu l'aura qu'elle avait auparavant. (L'archipel du goulag a été publié en 1974). Auprès des intellectuels notamment. Mais elle reste toujours une grande puissance, la guerre froide est toujours en vigueur, et on n'est pas forcément du côté des Américains. Le parti communiste en France est encore un parti important (relativement) en 1981. Et l'URSS fascine encore, ne serait-ce que par son immensité et son idéal de base ( que l'on sait dévoyé) . Le russe est encore enseigné dans beaucoup de lycées. Je me suis rendue en URSS en 1982, en train. J'y suis restée un certain temps, et l'ai traversée jusqu'en extrême Orient. Beaucoup de choses m'ont choquée. Je n'ai pas tout vu. Mais je ne sentais pas un pays à bout de souffle. Bien sûr, j'avais beaucoup d'ignorance en politique et en histoire. Répondre à ta question n'est pas aisé. Et le "on" complique encore les choses. Par exemple, je ne connaissais pas l'expression citée par Fandixhuit.

  • LaoshiLaoshi Membre

    Je viens de lire (mais c'est français) : L'archipel d'une autre vie d'Andreï Makine. Très bien.

  • Moi j'ai reçu Le cœur des ténèbres, de Joseph Conrad. Ce livre a inspiré le fameux film Apocalypse Now.

    Ainsi que La conspiration Roswell de Boyd Morrison et La Défense de Steve Cavanagh.

  • LaoshiLaoshi Membre

    Je suppose qu'en 1960, les jeunes venaient aussi de divers horizons et qu'à cette époque, on n'imaginait pas encore l'effondrement de l'une des deux grandes puissances mondiales.

  • fandixhuitfandixhuit Membre
    10 juil. modifié

    Absolument pas... C'était l'époque de Krouchtchev, je crois. Et, bien sûr, pas question de la chute du Mur de Berlin ! Une autre Histoire...

  • plutoniumplutonium Membre
    10 juil. modifié


    On peut lire "Naissance et déclin des grandes puissances", de P. Kennedy, publié en 1987. Kennedy avait bien analysé les faiblesses de l'économie soviétique, il avait tous les éléments en main pour au moins évoquer la possibilité d'un effondrement rapide. Et pourtant, il n'a pas franchi le pas. Il imaginait plutôt un lent déclin, et même une possibilité de rebond avec des réformes.

    C'est pour dire que même les spécialistes n'ont pas vu venir une désintégration si rapide (sauf peut-être Emmanuel Todd, mais je ne l'ai pas lu).

    Quant à la CIA, elle a dû apprendre la chute du mur de Berlin en écoutant les informations, comme tout le monde.

    Autre lecture intéressante, cette fois sur la Russie des années 90, juste après la désintégration de l'URSS : "La fin de l'homme rouge", Svetlana Aleksievitch.

  • Je pense aussi que les gens ont dû être surpris que la désintégration de l'URSS se fasse sans violence ni guerre majeure.

  • On raconte que le pape (c'était Jean-Paul II, je crois) aurait œuvré en secret... ❓️

  • plutoniumplutonium Membre
    11 juil. modifié


    Simon:

    En effet, c'est assez miraculeux. Mais les Occidentaux ont quand même bien été inquiétés par les risques de dispersion de technologies sensibles, ce qui a inspiré un certain nombre de romans d'espionnage.


    fandixhuit:

    Le premier domino a été la Pologne...

    Un peu plus tard, j'ai repensé à une boutade de Staline : "Le Vatican, combien de divisions ?"


    Ça me fait penser que dans un sujet sur la littérature, ce serait peut-être intéressant de rechercher la littérature romanesque produite en Russie et dans les anciens pays satellites évoquant cette période, et la Russie post-soviétique.

    Le livre cité plus haut, "La fin de l'homme rouge", de Svetlana Aleksievitch, que j'ai lu il y a deux ou trois ans, n'est pas un roman mais une collection de témoignages individuels.

  • Ah mais oui, la Pologne... Mais Jean-Paul était-il pape à ce moment-là ? Remarque, on peut toujours œuvrer en secret dans l'antichambre feutrée de la papauté...

    Au fait, il semblerait que l'une des révélations des secrets de Fatima serait la chute du communisme justement... Quant au dernier secret, il resterait inviolé, en dépit de ce qu'on raconte.

    Promis, j'arrête de faire du hors-sujet !

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