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Capes lettres modernes

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Réponses

  • Sa fait plaisir de voir une personne de mon âge qui souhaite devenir enseignant , c'est tellement rare. Je suis sûr que tu seras un très bon enseignant.
  • Ted01Ted01 Membre
    @Brad85, si c'est à moi que tu t'adresses, donc toi aussi tu souhaites faire ce métier?
    Je pense que s'il existait un moyen de vivre sans argent, en effectuant un "travail" non rémunéré, c'est ce que j'aurais fait quand même.
    J'y songe depuis mon plus jeune âge, j'espère que toi aussi tu partages la même sensation à l'idée de te voir assurer un cours dans dix ans.?
    Si tel est le cas, j'aimerais qu'on prenne contact sur ce forum même, en privé afin de faire plus ample connaissance.
    Au passage, merci pour le "compliment", c'est encourageant!
    Merci d'avance pour la réponse,
    Ted01
  • Laoshi a écrit:
    Mon "encore" n'avait rien à voir avec toi. Tu n'es effectivement jamais sorti du sujet. C'est moi qui l'ai fait (je le fais souvent d'ailleurs) en répondant à Artz sur mon sujet de thèse avorté (à sa demande tout de même), puis en évinçant Vallès.
    Il y a malentendu.

    En ce cas, je te prie de m'excuser.
  • Oui , c'est bien à toi que je parle. Je souhaite devenir enseignant depuis le CP. Il n'y a aucun problème pour faire connaissance si tu veux .
  • Ted01Ted01 Membre
    Coooooool.
    J'ai des ami(e)s qui voulaient enseigner....
    Au départ, on était cinq, maintenant, plus que trois dont une qui n'en est pas certaine.

    P.S.: Dans quelle discipline? et je t'ai écrit en pv
  • Pour ceux aimant l'enseignement et le voyage.

    J'ai lu qu'il était possible pour des professeurs français de s'expatrier dans un des nombreux pays disposant d'un lycée français ou faisant parti de l'AEFE.

    Ce sont des opportunités très intéressantes !
  • Je suis en licence de lettres.Ma discipline est le français-histoire géographie.Tu es sûr que tu as écrit en pv ? Je vois rien dans ma messagerie privée.
  • Titania91Titania91 Modérateur
    @Ted01, Bonsoir,
    Je suis jeune enseignante donc tes interrogations qui ont aussi été les miennes il y a une dizaine d'années sont encore fraîches.

    Les difficultés auxquelles j'ai été confrontée (et auxquelles je ne m'attendais pas forcément) :

    - La foule de choses annexes à l'enseignement qu'il faut gérer : paperasses (LSU, rapports), relationnel (parents, collègues et travail en équipe, les élèves eux-mêmes), formation (harcelée par mon inspecteur ^^') etc, tout cela prend bcp de temps...
    - Le temps de correction des copies! Je suis pourtant rapide mais je vais déjà une overdose :) On n'imagine pas, élève, le temps que cela demande.
    - Une fois obtenu le concours, on devient prof stagiaire, à mi temps comme prof en établissement et à mi temps en formation: le rapport est parfois ambigu avec certains formateurs ou inspecteurs. Il y a des impératifs que tout professeur doit maîtriser dans son enseignement (gestion de classe, maîtrise des connaissances, pédagogie de base) puis il y a le style personnel. Et j'ai pu voir des formateurs/tuteurs/inspecteurs déstabiliser de jeunes profs en les poussant vers un style ou des pratiques qui n'étaient pas les leurs. Je ne parle pas pour moi mais l'entrée dans le métier peut être déstabilisante.
    - Les pédagogies adaptées aux uns et aux autres. Il ne suffit pas à tout le monde d'entendre le prof pour avoir appris et compris. ça c'est les 10% de la tête de classe. Restent les 90% qui ont un mode d'apprentissage différent, moins de facilités et pour lesquels il faut bien trouver des alternatives et des pédagogies différenciées.
    - Les classes surchargées: faire cours à 37 élèves en lycée, ça devient difficile.
    - certains parents qui sont de plus en plus revendicateurs et consumériste. C'est regrettable.
    Voilà ce qui me vient.

    Venons-en aux plaisirs du métier :

    - Le relationnel aux élèves. Il peut être parfois dur mais quand cela accroche bien c'est vraiment fantastique. J'ai eu la chance jusqu'à maintenant d'avoir des classes de fin collège et de lycée avec lesquelles il y avait encore la fraîcheur de l'enfance et un processus de maturation qui permettait des réflexions de fond. Je reconnais que j'ai eu à quelques exceptions près des classes faciles et qui avaient très bon esprit
    - Préparer ses cours, faire étudier des oeuvres qui nous parlent, mettre en place des activités et des dispositifs pour faire accrocher un maximum les élèves. C'est l'essentiel du travail professoral. Le temps devant la classe est minime à côté.
    - Prendre chaque élève là où il en est, essayer de le faire progresser, de lui montrer ses points forts et voir avec lui le chemin parcouru. Leur donner le goût de l'effort et du défi à relever.
    - Travailler avec les collègues de sa discipline et d'autres disciplines sur des projets motivants.
    - Faire le bilan de séquence avec eux et voir que les activités qui ont plu sont souvent celles dans lesquelles on s'est donnée à 100% et surtout voir ce qu'ils ont eu du mal à comprendre pour le (ré)ajuster : "cent fois sur le métier remettez votre ouvrage"! C'est valable pour les élèves mais aussi pour nous :)
    - Se permettre de temps en temps le cours magistral et les digressions, commencer à raconter des anecdotes parce que les élèves en redemandent et parce qu'ils sont trop content de voir leur prof s'emballer-car-pendant-ce-temps-le-cours-est-sur-pause :D
  • Ted01Ted01 Membre
    Bonjour@Tatania91,
    Comme quoi on a toujours des choses à apprendre :) !
    Effectivement, ça fait beaucoup de difficultés. Quand vous parlez du temps de correction, vous entendez par là la quantité de feuilles ou le temps demandé à relever suspicieusement chaque erreur?
    J'avoue que nous, les élèves on s'impatiente souvent à l'idée de recevoir nos copies 2 mois après. (Surtout lorsqu'on voit notre prof peinard à la plage)
    :lol:
    Je suppose que la première année doit être rude, qu'on a l'impression d'être lâché dans la réalité des choses. (Je le dis car d'après ce que j'ai lu, les enseignants ne sont pas trop formés pour intervenir lors du tout premier cours. )
    Aussi, il m'a été donné l'occasion de lire que les jurys encadrant le concours pour devenir enseignant (j'ignore son nom réel) étaient atroces, effrayants.
    En ce qui concerne la classe, j'ai pu remarquer, et ce assez souvent, que certains enseignants donnaient leur cours de manière magistrale, sans se soucier réellement de ceux qui n'avaient pas tout compris.
    Quant aux plaisirs, celui de voir un élève assez bon ou en difficulté faire de son mieux pour remonter la pente, si bien qu'il devient par la suite bon ou très bon, par la pédagogie et l'accompagnement de son enseignant, et de par son travail fait partie des meilleurs.
    Je me doute bien qu'une séance ou deux banalisées ou évincées de temps en temps ne font pas de mal, surtout aux élèves, à qui même si le sujet déplaît ou agace, prennent un mâlin plaisir à faire durer la discussion. :rolleyes:



    Petite parenthèse: Quelqu'un ne serait-il pas du même avis que moi, concernant la nouvelle publicité de stylos? "Dès kel fu comodement instaL, c6le. .."
    > Ne seraient-ils pas, inconsciemment , en train de tourner le professeur qui approuve en dérision?
    Ou tout simplement je vois le mal partout inutilement.

    P.S.: désolé pour les fautes d'orthographe et de syntaxe, formulation. Je suis un peu fatigué ce soir.

    @Brad85, je vérifie de suite.
    Effectivement non, autant pour moi. Je vais y remédier maintenant!
  • Titania91 a écrit:
    - Préparer ses cours, faire étudier des oeuvres qui nous parlent, mettre en place des activités et des dispositifs pour faire accrocher un maximum les élèves. C'est l'essentiel du travail professoral. Le temps devant la classe est minime à côté.

    Tu parles d'or ! Je me sens moins seul... :) :)
  • Titania91Titania91 Modérateur
    Quand vous parlez du temps de correction, vous entendez par là la quantité de feuilles ou le temps demandé à relever suspicieusement chaque erreur?
    J'avoue que nous, les élèves on s'impatiente souvent à l'idée de recevoir nos copies 2 mois après. (Surtout lorsqu'on voit notre prof peinard à la plage)

    Je parle des deux. Et ce qui prend le plus de temps n'est pas de relever toutes les erreurs mais de trouver une remédiation, un moyen pour que l'élève ne fasse plus cette erreur.
    à titre d'exemple, le brevet blanc comporte (en simplifiant) 3 parties : lecture de texte/image, langue et écriture. Il me faut à peu près 10 min pour lire, corriger, annoter, apprécier, encourager et envisager une remédiation pour chaque une partie : cela fait env 30 min de correction par élève. 35 élève par classe, deux classes, il y en a pour 70 h de correction. Plus les autres classes. On se sent vite débordé.
    Il est évident que 2 mois est un délai beaucoup trop long. Mais le prof a aussi besoin de la plage (Paris plage dans mon cas :p) pour décompresser.
    Je suppose que la première année doit être rude, qu'on a l'impression d'être lâché dans la réalité des choses. (Je le dis car d'après ce que j'ai lu, les enseignants ne sont pas trop formés pour intervenir lors du tout premier cours. )

    Tout dépend de sa situation. Quand on commence comme remplaçant (ce qui fut mon cas), on est en effet lâché devant une classe sans aucune formation ni conseil (c'est peut être le cas dans certaines académies, mais pour ma part de formation point n'ai vu la couleur), le professeur stagiaire commence avec le double statut de prof et de stagiaire : il apprend en pratiquant, à la fois devant ses classes et en formation. Certaines formations sont très indigentes. D'autres plus intéressantes. Là aussi cela dépend de l'organisme de formation et des formateurs.
    Aussi, il m'a été donné l'occasion de lire que les jurys encadrant le concours pour devenir enseignant (j'ignore son nom réel) étaient atroces, effrayants.
    Là aussi à nuancer: oui certains membres de jury ne sont pas tendres et peuvent se montrer cassants et méprisants. C'est souvent pour "tester" le candidat. Mais la plupart font leur travail de manière neutre.
  • Ted01Ted01 Membre
    @Tatiana91,
    Oui, je vois maintenant pourquoi les enseignants tardent un peu. En revanche, j'avais une profe de Physique qui remettait les devoirs le lendemain du ramassage.- Ça laisse perplexe.
    Pour 70 heures de correction, entre les enfants (pour ceux qui en ont), la vie personnelle... c'est compréhensible.
    Peut-être que le fait de les former si peu est un moyen pour eux de s'affirmer devant leurs premières classes, sans pour autant que ça passe pour du copié collé du comportement des collègues.
    Encore une fois, je pense que la neutralité du jury reste un moyen de les tester.
  • Tout dépend des professeurs à mon avis même si je suis tout à fait d'accord que la correction des copies prend du temps.

    Quand nous avions un DS en math le lundi à 14h, le lendemain matin le test était corrigé.

    Alors que la prof de Philo nous a rendu les DS 3 mois plus tard...

    Après un prof à sûrement une vie en dehors des copies , et donc je trouve normal qu'il mette un certain temps à les corriger.
  • J'ai également pour habitude de rendre les devoirs le lendemain. C'est très apprécié. Mais une fois que j'annonçais à la classe que je ne rendrais leurs copies que le surlendemain, une élève m'a demandé (pour rire, sans cela, je me serais fâché) : "Comment ça se fait ??"
    J'adore qu'il y ait cette ambiance détendue dans certaines classes, et ce n'est pas le seul fait des "bons" élèves.
    Pour le brevet blanc, il me faut trois jours.
    Mais il ne suffit pas de corriger, il faut aussi préparer la correction. Si c'est une épreuve de brevet, par exemple, je leur donne un corrigé sommaire dès la fin de l'épreuve ; la correction en classe ne consiste pas à découvrir ce corrigé, mais à refaire des réponses en partant de ce qu'ils ont effectivement écrit. Tout professeur a remarqué que l'élève qui sort d'une épreuve apprécie d'avoir ce corrigé (sauf certains qui ont peur d'être démoralisés) ; après quelques jours, ils s'en désintéressent.
    Un conseil : si l'épreuve comporte une série de questions, ne jamais consacrer le corrigé en classe à "lister" ces questions : c'est ennuyeux à mourir pour l'élève. Il faut faire refaire et cibler une ou deux questions dont on élabore le corrigé ensemble.
  • Le temps devant la classe est minime à côté.
    Je suis bien d'accord avec Titania et Jacques.
    Quand on arrive en classe, le travail est fait. Il reste à "faire passer".
    Quant au fait de rendre les copies trois mois après, ce n'est pas non plus mon truc. Je préfèrais rendre les devoirs corrigés le plus vite possible. Je crois que c'est bien plus efficace qu'il ne s'écoule pas trop de temps entre le moment où l'élève a fait son devoir et celui de la correction.
    Il faut tout de même considérer que ce n'est pas la même chose de corriger des exercices d'une quatrième à petit effectif et des dissertations d'une première de trente-sept élèves.
  • Que pensez-vous du système britannique qui permet aux élèves d'avoir le choix des matières au Lycée ? ( par rapport au système français des séries L/ES/S. ).

    ( 2-3 matières obligatoires puis d'autres au choix ( 90 matières différentes aux A-Levels )

    Ce système permet à un élève de choisir ses cours "à la carte" et de ne pas "subir" une matière qu'il n'apprécie pas.
  • Tu sors du sujet ! ;)
  • Je vais poser d'autres questions pour rester dans les clous :

    Comment faites vous pour rendre vos matières appréciables/intéressantes vis à vis d'élèves qui ne sont pas intéressés ou n'ont pas le niveau mais veulent progresser ?

    Comment arriver à la fois à aider les plus faibles, et à approfondir le cours pour les meilleurs élèves ?

    "L'autorité", innée ou acquise ?
  • AmmyAmmy Membre
    Moi aussi je préfère rendre les devoirs rapidement, je n'y passe pas moins de temps mais je préfère m'y mettre immédiatement plusieurs heures de suite, y compris entre midi et deux, le soir, etc. car voir le paquet sur mon bureau pendant 1 mois me déprime... Mais à certaines périodes je suis à saturation et je laisse traîner. Dans ce cas effectivement mes élèves râlent au bout de quelques jours ! Quentin tu viens de soulever les points les plus délicats, en particulier ta deuxième question ! Pour l'autorité : les deux, plus innée ou plus acquise selon les personnes, certains y parviennent rapidement et naturellement, d'autres (comme moi) mettent du temps ! Et puis il y a plusieurs formes d'autorité, chacun trouve la sienne.
  • Ted01Ted01 Membre
    Dans l'ensemble tout le monde dit pareil.
    Je.comprends mieux.
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