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Capes lettres modernes

Bonjour,

J'envisage de passer le Capes l'année prochaine (Lettres modernes). Je suis célibataire sans enfants ni handicap et donc je sais que dans ce cas il est très difficile d'obtenir la ville/le département que l'on souhaite. Néanmoins, j'ai vu que le département de Versailles était plutôt facile à obtenir comparé à d'autres. Vivant dans les Yvelines, vers Saint-Germain-en-Laye, j'aimerais savoir si j'ai des chances d'obtenir un poste fixe dans cette région ou pas très loin. Ce n'est pas l'année de stage qui m'inquiète le plus, car il paraît qu'on n'est pas envoyé très loin en règle générale, mais plutôt l'année suivante et les autres. Quelle est selon vous la stratégie à adopter pour éviter de se retrouver à Créteil ou dans des établissements très difficiles et plutôt dans cette région ?

Est-ce qu'avec l'agrégation les chances d'obtenir un poste correct seraient beaucoup plus grandes ? À ce moment, dois-je tout miser sur l'Agreg et oublier le Capes ?

Merci d'avance.
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Réponses

  • LaoshiLaoshi Membre
    Quelle est selon vous la stratégie à adopter pour éviter de se retrouver à Créteil ou dans des établissements très difficiles et plutôt dans cette région ?
    Eh bien, s'il existe une stratégie aujourd'hui, je ne la connais pas.
    La tradition voulait jusqu'à présent que les jeune professeurs célibataires et sans enfants aient très peu de points au barème et soient donc nommés dans des endroits peu demandés.
    Est-ce qu'avec l'agrégation les chances d'obtenir un poste correct seraient beaucoup plus grandes ?
    Avec l'agrégation, on peut plus facilement être nommé dans un lycée, mais ce n'est pas non plus une règle absolue.
    J'ai connu des agrégés et même normaliens en collège. après, cela peut aussi être une question de choix personnel.
    À ce moment, dois-je tout miser sur l'Agreg et oublier le Capes ?
    Pour ma part, je te conseille de passer les deux. Le CAPES est tout de même plus facile.
  • AmmyAmmy Membre
    En lettres il me semble qu'actuellement les jeunes profs accèdent assez facilement aux régions qui les intéressent, y compris les plus demandées comme le sud. Après la solution est souvent de demander un poste de TZR dans la région où tu veux rester le temps d'accumuler assez de points pour le poste fixe qui t'intéresse. En tant que TZR même si c'est peu confortable tu peux être envoyé dans les pires comme les meilleurs établissements, en lycée ou en collège, mais souvent pour une courte durée, tu peux aussi avoir de la chance et passer des mois dans un super établissement. ça permet de se faire une idée et d'acquérir de l'expérience sans trop s'éloigner de chez soi. Obtenir un "bon" poste fixe dès la première année me paraît compliqué... En TZR tu accumules plus de points et tu compares un peu les établissements.
    Sinon la stratégie serait de ne pas demander "tout poste sur tel secteur" car là tu ne sais pas où tu tombes mais de demander des établissements précis qui te paraissent bien (après t'être renseigné pour savoir si des postes s'y libéraient) et en dernier vœux de secours TZR plutôt qu'un collège qui ne te plait pas. A confirmer car pour moi ça fait longtemps mais j'avais fait comme ça. Etre agrégé donne quelques points de plus pour obtenir un lycée, ça fait pas non plus un écart énorme, c'est un avantage mais on n'obtient pas non plus un super poste dès la première année grâce à ça...
  • Quelle est selon vous la stratégie à adopter pour éviter de se retrouver à Créteil ou dans des établissements très difficiles et plutôt dans cette région ?
    Il n'y en a pas. Je suis célibataire, agrégé, et j'ai été affecté sans surprise à l'académie de Créteil malgré mes choix lorsque j'ai dû participer au mouvement. Rien ne m'indique d'ailleurs que j'obtienne un poste en lycée à la rentrée prochaine si je dois enseigner dans le secondaire (pour le moment, je suis à l'université).
    Les quelques collègues que je connais qui ont pu rester dans l'académie initiale, ou obtenir autre chose que Créteil, sont pacsées, je crois.
    J'ai l'impression, à la lecture des témoignages, qu'il ne fait pas bon être célibataire dans l'Éducation nationale, et je trouve critiquable la non prise en compte des liens familiaux d'une autre nature.
  • AmmyAmmy Membre
    Bonjour Ascagne, pour ta 1ère année ? En général on arrive à revenir dans l'académie que l'on souhaite dès l'année suivante ou quasi (je suis peut-être trop optimiste mais c'est ce qui m'était arrivé en n'étant ni mariée ni pacsée ainsi qu'à mes camarades de promo et que je constate encore souvent dans mon entourage). J'imagine que ça dépend des années et des académies.
  • LaoshiLaoshi Membre
    J'imagine que ça dépend des années et des académies.
    Sûrement.
    J'ai mis dix ans à rejoindre l'académie que je convoitais (avec deux années de séparation de conjoint, puis un bébé).
    Et pour y être nommée dans un collège en ZEP réputé difficile, et ce malgré l'agrégation.
    Mais je crois que maintenant que l'on peut être titulaire remplaçant, il est plus facile de travailler et d'enseigner où on veut.
    De plus les candidats aux concours d'enseignement ne se bousculent pas, si j'ai bien compris.
    Alors, soyons optimiste, comme Ammy, et entrons dans une nouvelle ère ! :)
  • @Ammy : Ma situation est spécifique puisque je n'ai enseigné qu'à l'université, comme doctorant contractuel puis ATER, jusqu'à présent. Mais ma première affectation, c'est l'académie de Créteil et je n'ai pas, bien entendu, progressé en nombre de points, n'étant pas en poste dans le secondaire. Je suis agrégé titulaire (par équivalence du contrat doctoral), ce qui est ironique dans le grand ordre des choses, lorsqu'on n'a pas posé le pied dans un lycée en tant qu'enseignant.

    C'est curieux, j'ai l'impression inverse de la tienne et je n'ai en tête que des exemples semblables à la situation rencontrée par Laoshi (plusieurs années pour quitter l'académie de Créteil), à part pour les personnes étant en couple et ayant des enfants.

    Ensuite, tout dépend des académies et des lieux qui nous intéressent. Ma famille habite en Charente-Maritime et en Gironde, or ce sont des zones très convoitées ! Je me sens moins gêné par les contraintes de mobilité dans le supérieur (enfin, reste à savoir si j'y serai encore l'an prochain) étant donné que ce métier-là est plus dans mes cordes.

    Pour revenir au sujet :

    Il y a de la marge entre le CAPES et l'agrégation. Le premier concours est bien plus accessible, en lettres modernes notamment (nous sommes d'accord, cela reste un concours, néanmoins).
    J'ai pu pour ma part tout miser sur l'agrégation (je ne voulais pas passer le CAPES, de toute façon), mais j'étais en lettres classiques : il y a moins d'inscrits et la situation de concurrence est donc différente.
  • Merci à tous pour vos réponses. J'ai un peu de mal à faire mon choix... J'ai effectué des remplacements dans le privé jusqu'à présent et ce sont des établissements dont j'apprécie la rigueur. Néanmoins, j'ai l'impression qu'en passant le Cafep au lieu du Capes la sécurité de l'emploi n'est pas vraiment assurée et cela m'inquiète un peu. D'un autre côté, si je passe le Capes et que je suis envoyée n'importe où, dans des établissements difficiles et éloignés de mon lieu de résidence, je ne vois pas bien comment je pourrais tenir... :-(
    Bref, si vous avez d'autres témoignages n'hésitez pas à me répondre !
    Bonne soirée.
  • LaoshiLaoshi Membre
    Bonjour,
    Je crois que Titania91 qui est modératrice sur ce forum pourra te renseigner sur le privé., si elle passe par ici.
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