Par quels moyens Baudelaire cherche-t-il à atteindre l'idéal dans ces trois poèmes ?

Bonsoir :)
Voila ma question corpus: Par quels moyens Baudelaire cherche t il a atteindre l'ideal dans ces trois poemes?
les poemes sont: Parfum exotique, la vie anterieure et correspondances.

Voici ce que j'ai fait:
Le corpus soumis à notre étude, est composé de trois poèmes : Parfum exotique  (Texte A), La vie antérieure  (Texte B) et Correspondances (Texte C) . Ce sont trois sonnets issus de la section « Spleen et idéal » des Fleurs du Mal, célèbre recueil de poèmes de Charles Baudelaire (1821-1867). « Spleen et Idéal » constitue la section la plus importante des Fleurs du Mal. Le titre est très significatif. Le mot « Spleen » désigne un ennui absolu, qui progressivement devient paralysant. Mais le « Spleen » est associé au mot « Idéal », car Baudelaire est aussi le poète de l'idéal, c'est a dire de l'aspiration vers un monde singulier, utopique. L'idéal est souvent représenté chez Baudelaire par un paysage. Pour Baudelaire l’état d’âme se dévoile lyriquement sous la forme d'un paysage, celui-ci n'a donc pas besoin d’être réel pour exister, et provient de l'imagination du poète, qu'en fermant les yeux, tente de s'échapper du Spleen.
En effet, dans ces trois poèmes, Baudelaire cherche d'atteindre l'idéal en s'imaginant trois paysages différents : un paysage sensuel, un autre exotique et le dernier spirituel.

Tout d'abord, les paysages décrits dans les trois poèmes, sont des paysages sensuels, en d'autres termes, Baudelaire fait récurremment appel aux cinq sens.
Dans Parfum exotique, on relève la présence des cinq sens : le toucher : « m'enfle la narine » (v .13 ), le goût :  « fruits savoureux » (v.6 ), la vue « je vois (v. 3), l’ouïe : « le chant des mariniers » (v.14) et pour finir l'odorat, qui est logiquement le plus présent car il donne le titre du sonnet : « je respire » (v.2), « ton odeur » (v.12), « le parfum » (v.12).
Dans le septième sonnet du , on retrouve plusieurs sensations qui désignent les sens : quatre pour être précis. On a donc des sensations visuelles : « soleil », « teignaient », « couleurs », au vers 8, des sensations olfactives au vers 11 : « tout imprégnés d'odeurs », des sensations auditives qui font donc allusion à l’ouïe au vers 7 : « riche musique » et pour finir des sensations tactiles au vers 12 « me rafraîchissaient ».
Pour finir, dans  Correspondances , on retrouve toujours ces mêmes sens, mais Baudelaire a recours au synesthésies, autrement dit, le poète associe entre elles toutes ces sensations.
Ainsi, au vers 10 :  « doux comme les hautbois », on a l'association du toucher (doux) et de l’ouïe (hautbois). L'idéal Baudelairien est donc un monde ou les sens qu'on vient de citer s’épanouissent.
L'autre paysage idéal fruit des rêveries du poète est le paysage exotique, que l'on retrouve dans Parfum exotique et dans La Vie Antérieure.
On retrouve exactement les mêmes caractéristiques de l'exotisme : présence de la mer : avec les « rivages » dans le texte A et « les vagues » dans le texte B ; du soleil : « éblouissent », « soleil monotone » (texte A), « soleils marins » (texte B) ; et surtout d'une langueur tropicale avec je cite :
« ile paresseuse » dans Parfum Exotique et « voluptés calmes » dans La Vie Antérieure.
Cette langueur, soulignée par l’assonance en « eu » dans le premier sonnet, suggère le bonheur et donne un rythme ample aux poèmes . Ce sont donc deux poèmes très similaires. De plus on retrouve dans ces deux poèmes la présence des quatre éléments, à savoir : le feu, l'eau, la terre et l'air.
Nous avons vu que dans le texte B, Baudelaire rêve d'un paysage sensuel. Mais deux adjectif : « solennelle » et « mystique », nous plongent dans une autre dimension, qu'on pourrait qualifier de  spirituelle . Dans cette dimension spirituelle, Baudelaire combine les quatre éléments qu'on a évoqué (le feu, l'eau, la terre et l'air) , dans le deuxième vers du sonnet. En fusionnant ces éléments, le poète nous révèle donc un monde de correspondances ou les éléments naturels concourent à une harmonie globale. Pensez-vous pas que l'on ait déjà cité le mot correspondances ? Si, car Correspondances c'est le titre du texte C. Mais y'a t il donc un lien avec le texte C ? Absolument.
Dans le poème Correspondances, le poète a un rôle fondamental. Il est représenté comme l’intermédiaire entre la nature (désignée comme sacrée) et l'homme. Les premiers vers sont confus, mais suite a la lecture du troisième on comprends que le poète se démarque des autres puisqu'il détient la clefs de la compréhension de la nature, et c'est lui qui va nous éclaircir la suite du poeme.
Donc qui sait décoder cette nature sacrée, accède a un monde spirituel supérieur, alias, à l’idéal.

J'ai pas eu le temps de faire la conclusion, que ce que vous en pensez? Mon intro est elle trop longue? Les arguments sont ils bons?
Merci d'avance!

Réponses

  • Fort intéressant un vrai effort de structure.
    Deux réserves : l'emploi de "spirituel" à bien préciser mais c'est la fin qui apparaît comme une rupture de style et de clarté :
    Pensez-vous pas que l'on ait déjà cité le mot correspondances ? Si, car Correspondances c'est le titre du texte C. Mais y'a t il donc un lien avec le texte C ? Absolument.
    Dans le poème Correspondances, le poète a un rôle fondamental. Il est représenté comme l’intermédiaire entre la nature (désignée comme sacrée) et l'homme. Les premiers vers sont confus, mais suite a la lecture du troisième on comprend que le poète se démarque des autres puisqu'il détient la clef de la compréhension de la nature, et c'est lui qui va nous éclaircir la suite du poème.
    Donc qui sait décoder cette nature sacrée, accède a un monde spirituel supérieur, alias, à l’idéal.
  • Merci @floreale d'avoir pris le temps de répondre! :)
    Vous pensez que la derniere partie je devrais la "reformuler" ou l'enlever ?
  • Il me semble qu'il faut revoir cette synthèse.
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