Construction de phrase ou bien placer un mot dans la phrase

Bonjour,

J'ai un petit problème au moment de la relecture de mon texte. Cela était passé inaperçu jusqu'ici, mais aujourd'hui je me suis arrêtée dessus. Voici les phrases :

[...] "... la chance qui me reste, et j'ai peur de la perdre sans avoir eu même le temps de la frôler !"

ou bien dois-je écrire : ... et j'ai peur de la perdre sans même avoir eu le temps de la frôler !"

L'écriture d'une façon ou d'une autre ne changerait en rien le sens de la phrase mais où est le meilleur français ? Je ne sais plus où placer "même"

Un autre souci : "Je suis mort de peur pour lui (le monde). Mais pour lui je suis mort."
Le personnage veut dire que pour lui, il est déjà mort, il ne compte plus.
Si je mets : "Mais, pour lui, je suis mort." ou "Mais pour lui, je suis mort.", le sens peut en être différent. Je veux éviter l'ambiguité de "Je suis mort pour lui." dans le sens sacrifier.
Le sens désiré c'est : "être mort pour lui". Où mettre les virugules ? Une seule ou deux virgules ou pas du tout comme j'avais mis au départ ?

Je remercie d'avance les personnes qui me répondront pour m'aider.

Réponses

  • Bonjour marjeanne ,

    En réponse à ton problème en ce qui concerne la première phrase , j'aurai plutôt écrit "...et j'ai peur de la perdre sans même avoir eu le temps de la frôler" , je trouve que ça sonne mieux que la première après avoir relu et pronnocer plusieurs fois cette phrase . Pour la deuxième phrase tu peux tout à fait la garder comme telle que ce soit "Mais, pour lui, je suis mort." ou "Mais pour lui, je suis mort." mais je dirai quand même que "Mais pour lui, je suis mort." rentre plus dans le contexte de ton histoire étant donné que cette phrase avec une asyndète produit une certaine chute ce qui entraine une subite réaction chez le lecteur alors que "Mais, pour lui, je suis mort." me semble plus doux à dire . Ceci dit , cette phrase porte pas mal d'ambiguité au niveau du sens on peut la comprendre de différentes mannières aussi je te conseillerai de changer le verbe , j'aurai plutôt dit "mais pour lui , je n'ai jamais existé". Bisous , bon courage , j'ai hâte de lire ton nouveau roman .
  • Bonjour,

    Placer un adverbe relève parfois d'une étude rythmique ainsi que euphonique et syntactique.

    "avoir eu le temps" pourrait être regardé comme syntagme à ne pas scinder; dans ce cas trois possibilités pour le placement de l'adverbe sont:
    - sans avoir eu le temps même de la frôler;
    - sans avoir eu le temps de même la frôler;
    - sans avoir eu le temps de la frôler même.

    Dans le deuxième cas, je crois tu as déjà trouvé la solution: "Mais pour lui je suis déjà mort".
    Normalement je suis très amateur de virgules, mais dans ce cas ne vois pas la nécessité.

    Bonne continuation. :)
  • ptitemimidu18 a écrit:
    Bonjour marjeanne ,

    En réponse à ton problème en ce qui concerne la première phrase , j'aurai plutôt écrit "...et j'ai peur de la perdre sans même avoir eu le temps de la frôler" , je trouve que ça sonne mieux que la première après avoir relu et pronnocer plusieurs fois cette phrase . Pour la deuxième phrase tu peux tout à fait la garder comme telle que ce soit "Mais, pour lui, je suis mort." ou "Mais pour lui, je suis mort." mais je dirai quand même que "Mais pour lui, je suis mort." rentre plus dans le contexte de ton histoire étant donné que cette phrase avec une asyndète produit une certaine chute ce qui entraine une subite réaction chez le lecteur alors que "Mais, pour lui, je suis mort." me semble plus doux à dire . Ceci dit, cette phrase porte pas mal d'ambiguité au niveau du sens on peut la comprendre de différentes mannières aussi je te conseillerai de changer le verbe , j'aurai plutôt dit "mais pour lui , je n'ai jamais existé". Bisous, bon courage , j'ai hâte de lire ton nouveau roman .
    Je te remercie pour ta réponse.
    "Mais pour lui, je suis mort" : pour lui, lui me considère mort. Donc pour lui je suis mort. Ce n'est pas "je n'ai pas existé", puisqu'il a existé et qu'on le croit mort. Avant, le monde et lui existaient, maintenant qu'on le croit mort, il n'existe plus. Donc pour lui "je suis mort". Voilà ce que veut dire le personnage. Si je place la virgule ou j'encadre "pour lui", j'ai peur que l'ambiguité prenne sont effet dans ce sens comme on a pu lire parfois : "Mort pour la France", par exemple. Etre mort pour le monde, ici. Donc ce ne serait pas ce que je veux dire. Le sens va primer sur l'effet produit sur le le lecteur et sur le style.

    C'est vrai, en me relisant, je partage ton point de vue : j'aurais écrit comme tu me le suggères : "et j'ai peur de la perdre sans même avoir eu le temps de la frôler" Et quand je lis JSC, je revois le sens précis de la phrase avec une construction à respecter, je pense que nous ferions mieux peut-être de considérer : "sans avoir eu le temps même de la frôler"

    Bisous.
  • JSC a écrit:
    Bonjour,

    Placer un adverbe relève parfois d'une étude rythmique ainsi que euphonique et syntactique.

    "avoir eu le temps" pourrait être regardé comme syntagme à ne pas scinder; dans ce cas trois possibilités pour le placement de l'adverbe sont:
    - sans avoir eu le temps même de la frôler;
    - sans avoir eu le temps de même la frôler;
    - sans avoir eu le temps de la frôler même.

    Dans le deuxième cas, je crois tu as déjà trouvé la solution: "Mais pour lui je suis déjà mort".
    Normalement je suis très amateur de virgules, mais dans ce cas ne vois pas la nécessité.

    Bonne continuation. :)
    Je te remercie pour ta réponse. J'ai bien fait alors de poser les problèmes, et très contente pour ce que tu m'apportes comme réponse.

    Merci encore...
  • Daccord , excuse-moi pour ma phrase avec le verbe exister , je n'avais pas très bien saisi l'histoire , maintenant je comprends mieux . C'est avec plaisir que j'achèterai ton roman , avertis-moi lors de sa parution . Bon courage .
  • J'aurais peut-être pu écrire : "Mais, pour lui : je suis mort." Ce qui aurait peut-être supprimer le risque d'une ambiguité... ?
  • ptitemimidu18 a écrit:
    Daccord , excuse-moi pour ma phrase avec le verbe exister , je n'avais pas très bien saisi l'histoire , maintenant je comprends mieux . C'est avec plaisir que j'achèterai ton roman , avertis-moi lors de sa parution . Bon courage .
    Non, ne t'excuse pas, je t'en prie... Je t'avertirai.

    Bisous
  • Quant à retoucher et retoucher le texte, bien que sur le point de paraître, Proust a fait pareil avec "A la recherche du temps perdu" et Céline aussi avec "Mort à crédit". ça me rassure.
    Il sort pour septembre, entre le 15 et le 30. Ce devrait être la dernière correction et pas d'autre montage ensuite, mais si j'ai encore des corrections notables... enfin si les corrections sont bien portées ensuite, je n'aurais pas besoin de le relire, parce que sinon... on n'en finirait pas.

    Bisous
    Je crois avoir lu que Proust n'a jamais vraiment terminé "À la recherche..."
    Richard Wagner disait aussi qu'il devait toujours la bonne version de "Tannhäuser" au monde!
    Félicitations pour la sortie. Fais nous bien signe STP.
  • Je vous préviendrai tous les deux, promis.
  • Il devrait être très difficile pour un écrivain qui publie son œuvre de ne pas suivre un sillon ou un moule "à succès" (du genre Da Vinci Code, Harry Potter.....). Pourtant, si on ne vit pas de ses rentes, il faudra que le livre se vende ;)
    Proust ne fut pas en reste des rentes, et Wagner était l'un des plus grands artiste-mendiants que je connaisse
    J'ai essayé de lire Proust en anglais et en français sans beaucoup de succès, sinon du point de vue d'analyser sa vision de la mode, de la société, des inventions et techniques nouvelles de son époque. Les personnages en eux-même restent de carton-pâte pour le pauvre JSC :(
    Commencer à lire une phrase sans savoir si elle va terminer sur la même page me semble un peu...frustrant aussi :lol:

    En ce qui concerne le nombre de pages, on ne sait jamais ce que cela veut dire. Combien de mots par ligne, combien de lignes par page, qulle proportion caractères imprimés/page blanche, quelles dimensions pour les marges....Parfois il y y a très peu à lire dans un livre de 520 pages.
    Mais je ne parle ni de Proust, ni de marjeanne, évidemment :cool:
  • Aujourd'hui, on parle de Da Vinci Code ou de Harry Potter, mais à toutes les époques il y a eu les "illustres" sortant des rangs. Quelque part c'est l'offre qui satisfait la demande si le public était en attente d'un genre qui pouvait produire cet effet. Harry Potter n'aurait peut-être pas marché il y a cent ans. Si le public en raffole, c'est que la demande restait à satisfaire.
  • Place de l'adverbe

    "[...] pour leur permettre d’arriver encore plus vite au travail ".
    "[...] pour leur permettre d’arriver au travail encore plus vite".

    Puis-je dans ce contexte aussi placer le groupe "encore plus vite"
    derrière "travail" pour raison d'emphase.

    merci
  • Sans problème :)
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.