Comment la confrontation entre hommes et femmes se développe-t-elle dans ces extraits ?

Salut à tous je suis en premiere L et j'ai une question de corpus à faire sur "le texte théâtral et sa représentation, du XVII à nos jours" , la question est "comment la confrontation entre homme et femme se développe-t-elle dans ces extraits ?"
Les textes sont "Georges Dandin" de Molière, "Les Caprices de Marianne" d'Alfred de Musset & "Une maison de poupée" d'Henrik Ibsen
Alors j'avais commencé par citer les points communs entres les differents textes mais j'ai l'impression que ça ne sert à et que ça ne mènera nul part donc un peu d'aide serait la bienvenue merci d'avance :)

Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir,

    Avec les textes ce serait plus facile de t'aider.
  • Je n'arrive pas à inserer les images
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    Je sais pas si ça a fonctionné

    please help x')
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Voilà une version plus lisible des deux premiers extraits.
    Molière a écrit:
    ANGÉLIQUE.- Moi ! je ne sais ce que vous voulez dire.
    GEORGE DANDIN.- Je le sais fort bien moi, et vos mépris me sont connus. Si je ne suis pas né noble, au moins suis-je d’une race où il n’y a point de reproche, et la famille des Dandins...
    CLITANDRE, derrière Angélique, sans être aperçu de Dandin.- Un moment d’entretien.
    GEORGE DANDIN.- Eh ?
    ANGÉLIQUE.- Quoi ? je ne dis mot.
    GEORGE DANDIN.- Le voilà qui vient rôder autour de vous.
    ANGÉLIQUE.- Hé bien est-ce ma faute ? Que voulez-vous que j’y fasse ?
    GEORGE DANDIN.- Je veux que vous y fassiez ce que fait une femme qui ne veut plaire qu’à son mari. Quoi qu’on en puisse dire, les galants n’obsèdent jamais que quand on le veut bien, il y a un certain air doucereux qui les attire ainsi que le miel fait les mouches, et les honnêtes femmes ont des manières qui les savent chasser d’abord [9] .
    ANGÉLIQUE.- Moi les chasser ? et par quelle raison, je ne me scandalise point qu’on me trouve bien faite, et cela me fait du plaisir.
    GEORGE DANDIN.- Oui. Mais quel personnage voulez-vous que joue un mari pendant cette galanterie ?
    ANGÉLIQUE.- Le personnage d’un honnête homme qui est bien aise de voir sa femme considérée.
    GEORGE DANDIN.- Je suis votre valet [10] . Ce n’est pas là mon compte, et les Dandins ne sont point accoutumés à cette mode-là.
    ANGÉLIQUE.- Oh les Dandins s’y accoutumeront s’ils veulent. Car pour moi je vous déclare que mon dessein n’est pas de renoncer au monde, et de m’enterrer toute vive dans un mari. Comment, parce qu’un homme s’avise de nous épouser, il faut d’abord que toutes choses soient finies pour nous, et que nous rompions tout commerce avec les vivants ? C’est une chose merveilleuse que cette tyrannie de Messieurs les maris, et je les trouve bons de vouloir qu’on soit morte à tous les divertissements, et qu’on ne vive que pour eux. Je me moque de cela, et ne veux point mourir si jeune.
    GEORGE DANDIN.- C’est ainsi que vous satisfaites aux engagements de la foi que vous m’avez donnée publiquement.
    ANGÉLIQUE.- Moi ? je ne vous l’ai point donnée de bon cœur, et vous me l’avez arrachée. M’avez-vous avant le mariage demandé mon consentement, et si je voulais bien de vous ? Vous n’avez consulté pour cela que mon père, et ma mère, ce sont eux proprement qui vous ont épousé, et c’est pourquoi vous ferez bien de vous plaindre toujours à eux des torts que l’on pourra vous faire. Pour moi, qui ne vous ai point dit de vous marier avec moi, et que vous avez prise sans consulter mes sentiments, je prétends n’être point obligée à me soumettre en esclave à vos volontés, et je veux jouir, s’il vous plaît, de quelque nombre de beaux jours que m’offre la jeunesse ; prendre les douces libertés, que l’âge me permet, voir un peu le beau monde, et goûter le plaisir de m’ouïr dire des douceurs. Préparez-vous-y pour votre punition, et rendez grâces au Ciel de ce que je ne suis pas capable de quelque chose de pis.
    GEORGE DANDIN.- Oui ! c’est ainsi que vous le prenez. Je suis votre mari, et je vous dis que je n’entends pas cela.
    ANGÉLIQUE.- Moi je suis votre femme, et je vous dis que je l’entends.
    Musset a écrit:
    Marianne.
    Mon cher cousin, est-ce que vous ne plaignez pas le sort des femmes ? Voyez un peu ce qui m’arrive : il est décrété par le sort que Cœlio m’aime, ou qu’il croit m’aimer, lequel Cœlio le dit à ses amis, lesquels amis décrètent à leur tour que, sous peine de mort, je serai sa maîtresse. La jeunesse napolitaine daigne m’envoyer en votre personne un digne représentant, chargé de me faire savoir que j’aie à aimer ledit seigneur Cœlio d’ici à une huitaine de jours. Pesez cela, je vous en prie. Si je me rends, que dira-t-on de moi ? N’est-ce pas une femme bien abjecte que celle qui obéit à point nommé, à l’heure convenue, à une pareille proposition ? Ne va-t-on pas la déchirer à belles dents, la montrer au doigt, et faire de son nom le refrain d’une chanson à boire ? Si elle refuse, au contraire, est-il un monstre qui lui soit comparable ? Est-il une statue plus froide qu’elle ? et l’homme qui lui parle, qui ose l’arrêter en place publique son livre de messe à la main, n’a-t-il pas le droit de lui dire : vous êtes une rose du Bengale sans épines et sans parfum ?

    Octave.
    Cousine, cousine, ne vous fâchez pas.

    Marianne.
    N’est-ce pas une chose bien ridicule que l’honnêteté et la foi jurée ? que l’éducation d’une fille, la fierté d’un cœur qui s’est figuré qu’il vaut quelque chose[, et qu’avant de jeter au vent la poussière de sa fleur chérie, il faut que le calice en soit baigné de larmes, épanoui par quelques rayons du soleil, entr’ouvert par une main délicate] ? Tout cela n’est-il pas un rêve, une bulle de savon qui, au premier soupir d’un cavalier à la mode, doit s’évaporer dans les airs ?

    Octave.
    Vous vous méprenez sur mon compte et sur celui de Cœlio.

    Marianne.
    Qu’est-ce après tout qu’une femme ? L’occupation d’un moment, une coupe fragile qui renferme une goutte de rosée, qu’on porte à ses lèvres et qu’on jette par-dessus son épaule. Une femme ! c’est une partie de plaisir ! Ne pourrait-on pas dire, quand on en rencontre une : Voilà une belle nuit qui passe ? Et ne serait-ce pas un grand écolier en de telles matières, que celui qui baisserait les yeux devant elle, qui se dirait tout bas : « Voilà peut-être le bonheur d’une vie entière, » et qui la laisserait passer ?

    Ces deux extraits montrent des opinions différentes à l'égard de l'amour et du mariage.
    Les points de vue masculin et féminin divergent.
    Essaie d'identifier les attentes de chaque sexe.
    Regarde les réactions de chacun. En quoi sont-elles différentes ?
    Tu peux aussi examiner la pression sociale qui s'exerce sur les femmes.

    Tu pourras en déduire une inégalité structurelle qui ne favorise pas le dialogue, d'où la confrontation.
  • D'accord ça m'aide beaucoup merci :D
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