Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour! J'ai un devoir, un commentaire littéraire, à faire sur un extrait du roman de Céline. J'aurai besoin de votre aide afin de compléter mes axes.
Quand on arrive vers ces heures-là en haut du pont Caulaincourt on aperçoit
au-delà du grand lac de nuit qui est sur le cimetière les premières lumières de Rancy.
C’est sur l’autre bord Rancy. Faut faire tout le tour pour y arriver. C’est si loin
! Alors
on dirait qu’on fait le tour de la nuit même, tellement il faut marcher de temps et des
pas autour du cimetière pour arriver aux fortifications.
Et puis ayant atteint la porte, à l’octroi, on passe encore devant le bureau moisi
où végète le petit employé vert. C’est tout près alors. Les chiens de la zone sont à leur
poste d’aboi. Sous un bec de gaz, il y a des fleurs quand même, celles de la
marchande qui attend toujours là, les morts qui passent d’un jour à l’autre, d’une
heure à l’autre. Le cimetière, un autre encore, à côté, et puis le boulevard de la
Révolte. Il monte avec toutes ses lampes droit et large en plein dans la nuit. Y a qu’à
suivre, à gauche. C’était ma rue. Il n’y avait vraiment personne à rencontrer. Tout de
même, j’aurais bien voulu être ailleurs et loin. J’aurais aussi voulu avoir des
chaussons pour qu’on m’entende pas du tout rentrer chez moi. J’y étais cependant
pour rien, moi, si Bébert n’allait pas mieux du tout. J’avais fait mon possible. Rien à
me reprocher. C’était pas de ma faute si on ne pouvait rien dans des cas comme
ceux-là. Je suis parvenu jusque devant sa porte, et je le croyais, sans avoir été
remarqué. Et puis, une fois monté, sans ouvrir les persiennes j’ai regardé par les
fentes pour voir s’il y avait toujours des gens à parler devant chez Bébert. Il en sortait
encore quelques-uns des visiteurs de la maison, mais ils n’avaient pas le même air
qu’hier les visiteurs. Une femme de ménage des environs, que je connaissais bien
pleurnichait en sortant. «
On dirait décidément que ça va encore plus mal, que je me
disais. En tout cas, ça va sûrement pas mieux... Peut-être qu’il est déjà passé
? que je
me disais. Puisqu’il y en a une qui pleure déjà
!...
» La journée était finie.
Je cherchais quand même si j’y étais pour rien dans tout ça. C’était froid et
silencieux chez moi. Comme une petite nuit dans un coin de la grande, exprès pour
moi tout seul.
De temps en temps montaient des bruits de pas et l’écho entrait de plus en plus
fort dans ma chambre, bourdonnait, s’estompait... Silence. Je regardais encore s’il se
passait quelque chose dehors, en face. Rien qu’en moi que ça se passait, à me poser
toujours la même question.
J’ai fini par m’endormir sur la question, dans ma nuit à moi, ce cercueil,
tellement j’étais fatigué de marcher et de ne trouver rien.

Voici l'extrait.
J'ai donc une problématique :
Comment ce texte exhibe-t-il la solitude d'un homme misérable et nous raconte-t-il son voyage au cœur des ténèbres ?
J'ai fait mon introduction, j'ai commencé par l'amorce, j'y ai inséré la problématique et j'y ai introduit mes axes.

J'ai trouvé mes axes :
I - L'exhibition d'un seul, impuissant et misérable
II - Le voyage pénible au cœur de la mort


Je ne trouve pas de sous-parties à mes axes, quelqu'un pourrait-il m'aider ?

En vous remerciant d'avance
Lilouune

Réponses

  • Au bout de la nuit, au bout de la vie ?

    I. Déambulation balisée au fond de la nuit
    - un décor d'obscurité (grand lac de nuit/une petite nuit/ma nuit à moi
    - quelques lumières : les premières lumières/bec de gaz/toutes ses lampes droit et large en plein dans la nuit
    - quelques bruits dans le silence

    II. Déambulation au bout de la vie :
    - des passages : l'octroi, la porte, les persiennes
    - le cimetière à contourner, la mort et les fleurs pour les morts
    - la maison de Bébert, la maladie, la mort

    III. Métaphore de la vie :
    - La rue comme un chemin de vie qui monte
    - la solitude
    - la maison vide et le sommeil comme un cercueil
  • Votre réponse est très intéressante! Je prend note de vos idées et je vais essayer de les associer avec les miennes car, je dois respecter l'exhibition de la solitude de l'homme et son voyage vers la mort. Je pense que je vais utiliser vos parties en guise de sous parties pour le voyage vers la mort. Cela donnerai quelque chose comme :

    II - Le voyage pénible au coeur de la mort
    A) Une déambulation balisée au bout de la nuit
    B) Une déambulation au bout de la vie
    C) Une métaphore de la vie

    Qu'en pensez-vous ?
  • Mais quelle est donc ta problématique?
    Je crains un devoir déséquilibré avec un premier axe léger.
  • Ma problématique est :

    Comment ce texte exhibe-t-il un homme solitaire et nous raconte-t-il son voyage au cœur des ténèbres ?
  • Ce n'est pas vraiment une problématique en tension.
    Mais peut-être cette question est-elle imposée ?
  • Le sujet du devoir était de faire le commentaire de l'extrait tout en s'aidant du parcours de lecture donné. Parcours que voici :

    - vous montrerez que le texte exhibe un homme seul, impuissant et misérable.
    - vous développerez comment cet homme effectue un voyage pénible au cœur des ténèbres et plus symboliquement au cœur de la mort.


    Il fallait donc construire sa propre problématique que j'ai faite à partir des indications du parcours de lecture.
  • Besoin d'aide pour le commentaire de celine j'ai mes axes .
    Mais je cherche des sous axes

    Merci de votre aide : voici le texte

    Quand on arrive vers ces heures-là en haut du pont Caulaincourt on aperçoit
    au-delà du grand lac de nuit qui est sur le cimetière les premières lumières de Rancy.
    C’est sur l’autre bord Rancy. Faut faire tout le tour pour y arriver. C’est si loin
    ! Alors
    on dirait qu’on fait le tour de la nuit même, tellement il faut marcher de temps et des
    pas autour du cimetière pour arriver aux fortifications.
    Et puis ayant atteint la porte, à l’octroi, on passe encore devant le bureau moisi
    où végète le petit employé vert. C’est tout près alors. Les chiens de la zone sont à leur
    poste d’aboi. Sous un bec de gaz, il y a des fleurs quand même, celles de la
    marchande qui attend toujours là, les morts qui passent d’un jour à l’autre, d’une
    heure à l’autre. Le cimetière, un autre encore, à côté, et puis le boulevard de la
    Révolte. Il monte avec toutes ses lampes droit et large en plein dans la nuit. Y a qu’à
    suivre, à gauche. C’était ma rue. Il n’y avait vraiment personne à rencontrer. Tout de
    même, j’aurais bien voulu être ailleurs et loin. J’aurais aussi voulu avoir des
    chaussons pour qu’on m’entende pas du tout rentrer chez moi. J’y étais cependant
    pour rien, moi, si Bébert n’allait pas mieux du tout. J’avais fait mon possible. Rien à
    me reprocher. C’était pas de ma faute si on ne pouvait rien dans des cas comme
    ceux-là. Je suis parvenu jusque devant sa porte, et je le croyais, sans avoir été
    remarqué. Et puis, une fois monté, sans ouvrir les persiennes j’ai regardé par les
    fentes pour voir s’il y avait toujours des gens à parler devant chez Bébert. Il en sortait
    encore quelques-uns des visiteurs de la maison, mais ils n’avaient pas le même air
    qu’hier les visiteurs. Une femme de ménage des environs, que je connaissais bien
    pleurnichait en sortant. «
    On dirait décidément que ça va encore plus mal, que je me
    disais. En tout cas, ça va sûrement pas mieux... Peut-être qu’il est déjà passé
    ? que je
    me disais. Puisqu’il y en a une qui pleure déjà
    !...
    » La journée était finie.
    Je cherchais quand même si j’y étais pour rien dans tout ça. C’était froid et
    silencieux chez moi. Comme une petite nuit dans un coin de la grande, exprès pour
    moi tout seul.
    De temps en temps montaient des bruits de pas et l’écho entrait de plus en plus
    fort dans ma chambre, bourdonnait, s’estompait... Silence. Je regardais encore s’il se
    passait quelque chose dehors, en face. Rien qu’en moi que ça se passait, à me poser
    toujours la même question.
    J’ai fini par m’endormir sur la question, dans ma nuit à moi, ce cercueil,
    tellement j’étais fatigué de marcher et de ne trouver rien.
  • J'ai trouvé mes axes
    - un récit autobiographique
    1) ?
    2) ?

    - une souffrance
    1) déambule dans la nuit
    2) déambule dans sa vie
  • JehanJehan Modérateur
    As-tu lu les messages précédents de cette discussion ?
    Cela pourrait te fournir des pistes...
  • Bonjour oui j'ai lu mais ma problématique est Comment Céline traduit-elle la souffrance de bardamu ?
  • Céline est un homme...
  • JehanJehan Modérateur
    Oui, bien sûr, Louis-Ferdinand Céline est un homme.
    Son vrai nom est Louis-Ferdinand Destouches.
    Louis-Ferdinand Céline est son pseudonyme.
    Comment Céline traduit-il la souffrance de Bardamu ?
    "Problématique" imposée, ou est-ce toi qui l'as trouvée ?
    En fait, ce n'est pas vraiment une problématique.
    Elle ne souligne pas une contradiction.
    C'est juste une question.
  • la problematique est-elle mieux ?

    En quoi L'auteur traduit-il la souffrance de Bardamu ?
  • Suggestion de problématique :

    D'où vient la désespérance de Bardamu ? De la laideur de l'environnement ou du vide de sa vie ?
  • Cette problématique est tres bien

    mais que mettrai tu en axes et sous axes ?
  • De la laideur de l'environnement ou du vide de sa vie

    Ainsi formulée, la structure est annoncée :
    I. Un décor désespérant
    II. La vacuité d'une existence ( = le vide d'une existence)
  • Merci beaucoup

    Pour conclure :
    - recit d'une solitude existentielle
    - le personnage cherche quel sens donner a sa vie
    - souffrance existentielle

    Que Voyez vous à ajouter ?
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