Apprendre le latin comme une langue vivante

Bonjour,
il va me falloir apprendre le latin par mes propres moyens. Sur la base d'informations récoltées sur internet, j'ai retrouvé une ancienne édition de la méthode Assimil ainsi que le "Latin grands débutants" par Annette Flobert.
La méthode Assimil, par son côté trop progressif, m'ennuie. J'ai besoin d'exercices basés sur la répétition.
L'ouvrage d'Annette Flobert, à l'inverse, s'est débarrassé de tout souci pédagogique. Il n'a pas intégré la distinction existant entre une méthode d'apprentissage et une description grammaticale de la langue.
Mon approche est peut-être influencée par ce que je connais déjà, mais je souhaiterais apprendre le latin comme j'ai appris l'anglais, l'allemand et le breton, à l'aide de dialogues, de textes et d'exercices grammaticaux.
Cela existe-t-il ?
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Réponses

  • Apprendre une langue ancienne à la manière d'une langue vivante ne serait possible que si elle pouvait être parlée avec d'autres locuteurs. Mais où les trouver ? ... Même au Vatican, j'ai l'impression que les ecclésiastiques communiquent entre eux en langues d'aujourd'hui. Si je ne me trompe pas, même la dernière encyclique papale n'est pas parue en latin au premier jour de sa communication.

    Quelques livres à la présentation moins scolaire, donnant une plus grande place au vocabulaire qu'à la grammaire :

    - Galli duo - Réf M. 301 - Editions Mentor
    - Mentor latin - Réf Mentor 311 - Editions Mentor (Textes religieux)
    - Je parle latin : Lucius et Quintus - A-M Guillemin - Hatier (Livre ancien paru en 1936)
    - Albums d'Astérix parus en latin

    Bien sûr, ce n'est pas un enseignement vivant comme on l'entend avec les langues modernes.
    Pour ma part, j'ai beaucoup apprécié les Mentor.
  • JehanJehan Modérateur
    Le petit Nicolas (Pullus Nicolellus) existe aussi en latin ! ;)
  • Merci pour les références.
    En effet, c'est bien dommage que le Latin ne soit plus tant pratiqué. A une époque où on s'interroge sur ce que devrait être la langue de l'Europe, on a un bel outil immédiatement disponible. Mais le débat nous mènerait très loin.
  • Je pense qu'apprendre le latin ne te servirait grandement a rien: 1)Il n'a plus de locuteurs. 2)Il est aujourd'hui utilise pour des questions religieuses et judiciaires. Pourtant,on peut l'apprendre pour s'en servir dans la comprehension des langues romanes dont il est la mere . C'est mon avis!
  • Pour trouver des cercles où on parle latin, à Paris, à Lyon et peut-être ailleurs, des références de méthodes, des liens sur les radios, les nouvelles sur internet, etc. lance une recherche avec les mots clés "latin vivant".
  • senos a écrit:
    A une époque où on s'interroge sur ce que devrait être la langue de l'Europe, on a un bel outil immédiatement disponible.
    Vous nous voyez parler en déclinant tous les noms, tous les pronoms et tous les adjectifs ?
    Une langue européenne beaucoup plus simple est l'Espéranto. En une année, je sais tout ; en deux années, je le parle couramment. Plus d'impérialisme linguistique anglo-saxon... le rêve !
  • JehanJehan Modérateur
    Marie Hervé, mi tute akordas kun vi ! ;)
  • Et que peut-on dire en espéranto d'autre que passe-moi le sel ou garçon un bock ? Une langue sans passé, sans littérature, sans vocabulaire ?
  • JehanJehan Modérateur
    Vous devriez davantage vous renseigner sur l'espéranto avant d'écrire ces contre-vérités un rien méprisantes...

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Esp%C3%A9ranto

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Litt%C3%A9rature_esp%C3%A9rantophone

    Liste d'œuvres originales ou traduites, avec accès à des textes :

    http://www.dmoz.org/World/Esperanto/Kulturo/Literaturo/A%C5%ADtoroj/

    Tiens, un conte d'Andersen, puisque Noël approche.

    http://literaturo.org/HARLOW-Don/Esperanto/Literaturo/Noveloj/Fabeloj_de_Andersen/AlumetojH.html
  • Je ne connais pas ou très peu l'espéranto, mais j'avais un collègue de Mathématiques passionné par cette langue et qui communiquait, et de façon déjà un peu élaborée, avec des gens du monde entier, et dont les langues sont très difficiles à apprendre pour des occidentaux. (Des Chinois notamment, et bien d'autres).
  • Jehan a écrit:
    mi tute akordas kun vi !
    Tiam, ni estas jam du... ni esperu !
    Delia a écrit:
    Et que peut-on dire en espéranto d'autre que passe-moi le sel ou garçon un bock ? Une langue sans passé, sans littérature, sans vocabulaire ?
    Réaction classique d'une personne qui ne connaît rien d'une question mais qui a déjà un avis.
    L'Espéranto n'avait pas pour objectif premier de littératurer, mais de communiquer.
    Après huit années d'études de langues vivantes, que savent dire les élèves en sortant de terminale ? Ont-ils la capacité de tenir une conversation basique ?
    Après deux années d'Espéranto, vous conversez.
    Et dire que dans la première moitié du XX° siècle, le choix de cette langue comme langue internationale a été repoussée par la France, et uniquement par la France ! Première peur : le français ne serait donc plus la langue diplomatique ? Deuxième peur : Et si une langue facilement assimilable par tous facilitait le communisme international, si les travailleurs de tous les pays s'unissaient... le patronat serait dans de beaux draps !
    Et puis le père de cette langue était juif... pas bon ça dans les années 20 et 30 !
  • JehanJehan Modérateur
    L'Espéranto n'avait pas pour objectif premier de littératurer, mais de communiquer.
    C'est vrai ! Mais c'est bien en "littératurant" (traductions et œuvres originales) quasiment dès ses débuts que traducteurs et auteurs ont pu affiner les ressources expressives de la langue. :)

    Cela dit, le présent fil étant consacré en priorité au latin, pour ne pas prolonger le hors sujet, je suggère aux personnes désirant continuer à converser à propos de l'espéranto d'utiliser ce fil déjà existant:
    https://www.etudes-litteraires.com/forum/topic40342-ressources-pour-apprendre-lesperanto.html
  • Pour répondre à senos concernant son apprentissage du latin :

    As-tu jeté un oeil à la méthode de Hans H.Orberg : Lingua latina per se illustrata ?
    Je pense qu'elle devrait correspondre à tes attentes. C'est une méthode tout en latin qui se base plus sur l'acquisition d'automatismes de façon naturelle que sur la mémorisation forcée de tableaux de déclinaisons. Tu y trouveras des dialogues, des exercices. Il existe 2 tomes je crois et un livret d'exercices supplémentaires.
  • La méthode Ørberg est excellente. Il est cependant difficile de l'utiliser en autodidacte.
    Elle est accompagnée d'enrengistrements sonores faits par Ørberg lui-même. Ørberg se réfère manifestement à la prononciation restituée, malheureusement il l'exécute avec un fort accent danois.

    Il est donc bon d'avoir une bonne documentation sur la prononciation. Je conseillerais, pour l'avoir essayé, le livre de William Sydney Allen : « Vox Latina », édité par Cambridge University Press.

    Je participe à deux groupes de conversation latine, dont l'un utilise la méthode Ørberg, justement. Dans un cadre collectif, celle-ci marche assez bien.

    En autodidacte ? Le plus facile et le plus efficace reste la méthode Assimil (et tant pis si elle paraît ennuyeuse). Sachez que l' « ancienne édition » a été rééditée il y a plus d'un an, avec de nouveaux enregistrements beaucoup mieux prononcés, par 4 personnes qui ont l'habitude de parler latin. La prononciation est une restituée simplifiée employée d'une manière très naturelle.
  • Le latin vivant, je le rencontre chez Cicéron, Virgile ou Saint-Augustin, pas dans les adaptations modernes qu'on prétend en faire.
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