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Réponses

  • Un lien vers les ressources et richesses de la civilisation médiévale
    http://www.sites.univ-rennes2.fr/celam/cetm/liens_ma.htm
  • Veuillez ,je vous prie, cesser de dériver sur la question initiale.Je lis que l'on tente de comparer les oeuvres du xviii eme et celle du moyen-âge.Cessons ces bassesses ineptes, et rendons nous compte que chaque époque à ces grands êtres ,et que chacun d'eux a apporté sa pierre à l'édifice de l'esprit humain.


    Ces querelles entre modernes et Anciens ne vous-elles pas suffit pour voir et comprendre qu'elles n'aboutissent qu'à remplir des feuilles blanches de réquisitoires,de pamphlets et de fustigations.

    N'imitons pas les Fénélon et les Houdard de la Motte,s'il vous plaît.
  • C'est exactement ce que je dis Benjamin, chaque époque a ses génies
    Il se trouve que ceux des Lumières ne m'ont pas convaincue, et j'assume pleinement cette opinion Je refuse de les placer au-dessus des autres
  • Veuillez ,je vous prie, cesser de dériver sur la question initiale.Je lis que l'on tente de comparer les œuvres du xviii eme et celle du moyen-âge.Cessons ces bassesses ineptes
    Je pense que le but d'un forum n'est pas de rester sur un meme sujet... Une question initiale permet l'ouverture sur d'autres problematiques.... (Petite pensee vers le plan de la dissertation...) :D
  • Et aux remarques du genre : ils l'ont ecrit mais fait le contraire ; c'est justement parce qu'ils l'ont fait qu'ils peuvent le critiquer !

    Et pour revenir aux Lumieres, je les connais mais n'ai jamais vraiment lu des ouvrages de ces auteurs (seulement des extraits, bien que je pense que cela soit intéressant)...
    Peut-on me conseiller quelques oeuvres ?
    Merci d'avance.
  • Les Contes de Voltaire sont faciles à lire, pas trop ennuyeux ;-)
  • Quelque chose de relativement court et de très surprenant, c'est Jacques le Fataliste de Diderot. Ou : le "roman" qui se construit sous tes yeux, au gré des interventions de l'auteur et même du lecteur ! C'est vraiment frais, drôle, et pétillant d'intelligence !

    Plus gros, plus beau: Les Confessions de Rousseau.
  • Les Lumières,c'est la découverte que le monde peut être différent.
    c'est la formule de Voltaire : "Ecrasons l'Infâme"
    l'Infâme : l'intolérance religieuse, le fanatisme, l'injustice. C'est la découverte des droits de l'homme (dans le sens positif)

    C'est L'Encyclopédie, un chef d'oeuvre...

    C'est Montesquieu : la séparations des pouvoirs (De l'Esprit des lois)

    la critique non voilée des puissants (Beaumarchais, Diderot)

    C'est la morale religieuse qui fait place chez les plus éclairés à un morale laïque (article"Philosophe" dans l'Encyclopédie). A mon avis, c'est cela les Lumières et notre pays laïque est en droite ligne des Lumières.

    Et je m'inquiète justement car beaucoup veulent éteindre ces lumières : rétablissement de la censure religieuse avec acceptation du fanatisme religieux, communautarisme etc.

    J'aime beaucoup tous ces écrivains du XVIIIe siècle; Je ne me lasse pas des contes de Voltaire, des oeuvres de Diderot ou Beaumarchais. Les Lettres persanes sont un véritable délice et n'est-il pas agréable de parcourir les Liaisons dangereuses, Manon Lescaut

    ce siècle nous a aussi léguer des chefs-d'oeuvres de la littérature érotique (Crebillon fils, le divin marquis...)

    Bon, je n'aime pas Rousseau, mais alors pas du tout. Son écriture geignarde, son ego démesuré... mais j'ai lu, évidemment Les Confessions, les premiers livres sont sympathiques. La Nouvelle Héloïse, les promenades... franchement, je trouve cela d'un ennui mortel...
    Ses Discours sont plus alertes je trouve
  • Je pense que le travail essentiel qu'a fait le Siècle des Lumières est d'avoir établi les bases qui ont permis de passer d'une société " de Droit Divin" à une société plus rationnelle, où l'Homme a pu se découvrir une autre dimension, la Science et la Conscience pouvant enfin se libérer de tabous qui nous paraîtraient bien bizarres maintenant.
    Mais l'individu est-il plus libre maintenant?
    Je n'en suis pas sûr!
  • La liberté n'est pas facile à gérer ! Contrairement à ce qu'on pourrait penser, il y faut beaucoup de discipline
  • Léah, effectivement; d'autant plus que la Liberté n'existe pas. Il faut se la créer.
  • Ce sont les lois qui garantissent nôtre liberté ! La liberté ce n'est pas faire ce que l'on veut contrairement aux idées reçues.

    Je m'interroge sur un héritage que Les Lumières nous ont légué : la laïcité. Est-ce que les Lumières souhaitaient un tel rapport qu'il y a de nos jours entre l'Etat et l'Eglise ? On constate que dans notre société française très laïcisée on a tendance à vouloir le moins possible que l'Eglise se mèle d'autre chose que de la Foi, alors qu'autrefois sont rôle social était fondamental et elle garantissait la cohésion du pays. Aujourd'hui on constate que l'Etat n'a pas su bien remplacer l'Eglise dans les domaines sociaux qu'elle occupait, par exemple dans le domaine éducatif. Heureusement que l'enseignement privé catholique juif ou musulman sont là pour palier les défauts d'une éducation nationale archi-sclérosée ! Priver l'humain d'une éducation religieuse est à mon avis une grande erreur car la religion nous enseigne des valeurs morales et sociales que l'Etat a bien du mal à inculquer à ses citoyens. De plus, chaque humain a besoin de spiritualité. Bref, un enseignement religieux permet une plus grande liberté ! Ce n'est pas pour rien qu'on appelle les écoles de l'enseignement privé les écoles "libres" :)
  • Un enseignement religieux permet une plus grande liberté !
    PAs du tout, il favorise l'intolèrance. Encore aujourd'hui, dans certains villages des Cévennes (qui ont tellement souffert de la répression du protestantisme), il est interdit aux enfants de l'école catho et de l'"écolette" de se fréquenter.
  • C'est un cas isolé ! Et encore il faudrait savoir d'où vient l'intolérance : de l'école laïque ou de l'école catho ?

    Je crois que l'enseignement privé catholique est beaucoup plus tolérant que l'on nous le dit dans les médias. En effet, j'ai connu le cas d'une camarade musulmane qui est passée dans le privé sans que ça ne lui pose aucun problème d'intégration ! Et elle avait dans cette école d'autres camarades musulman(e)s. Mais bon, ceci dit il y a des cons partout, aussi bien dans le public que dans le privé, et les "dérapages" existeront toujours !
  • La laîcité n'est qu'un "avatar", lointain et imprévu des lumières.

    Elle est souvent présentée de manière tendancieuse et incomplète. En effet, bien de ses partisans, vu leur opposition catégorique et imbécile à la religion ont fait que la laïcité est apparue comme la volonté de destruction du fait religieux.

    Cette époque est révolue (enfin, j'espère!).

    Partisan de la laïcité, je ne la vois pas du tout comme cela, car je pense que la spiritualité est avant tout affaire de conscience personnelle.
    En revanche, je veux, et je ne suis pas le seul, que la laïcité soit " un espace de neutralité où tous et toutes, quelles que soient leurs positions ou leurs convictions, puissent venir discuter, sans chercher à convertir l'autre, et sans recevoir ou distribuer d'injures".
  • William, chercher à savoir d'où vient l'intolérance revient à chercher qui de l'oeuf ou de la poule a créé l'autre.
    Tel, qui déteste l'autre, sait aussi s'y associer pour dénoncer ou massacrer en commun le troisième que les deux premiers détestent.
    L'Histoire est remplie de ce genre de situations, et je ne vous citerai qu'un cas: En 39/45, certains membres de l'extrème droite, entrés en résistance contre l'occupant, ont fait cause commune avec les maquis communistes, pour lutter contre le nazisme, alors que communistes et nazis avaient marché main dans la main au début de la guerre, suite au pacte germano-soviétique!
  • la spiritualité est avant tout affaire de conscience personnelle.
    Exactement. Et personne n'a à décider à notre place quelle est la meilleure façon de croire (ou non) en ce qu'il est convenu d'appeler "dieu"
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    William a mis le doigt sur un sujet d'autant plus sensible qu'il fait partie d'un complexe idéologique sur lequel s'arc-boutent bon nombre de nos compatriotes.

    Mais revenons au Siècle des Lumières et à ses particularités françaises. L'héritage des Lumières s'est en effet révélé moins traumatisant en Angleterre ou en Allemagne. Dans notre pays un rationalisme excessif, le jacobinisme politique et l'athéisme militant ont conduit à la Révolution française. Ce dernier événement a conduit à un bouleversement de l'histoire européenne, puis mondiale au XXe siècle, dont on peut mesurer encore les conséquences de nos jours. J'invite ceux qui voudraient sortir de l'hégémonie du "penser libéralement correct" de nos amis américains à lire le bienvenu "Siècle de 1914 - Utopies, guerres et révolutions en Europe au XXe siècle" de l'historien Dominique Venner chez Pygmalion.

    Très schématiquement, le Siècle des Lumières a conduit la France à un clivage durable de la société française, à une rupture brutale avec une partie de ses racines. En Europe, de loin en loin, le jacobinisme français (exporté par Napoléon) a embrasé tous les pays et scellé le déclin de la civilisation européenne, engendré les nationalismes destructeurs, les totalitarismes, ruiné l'espace européen et permis le transfert du leadership mondial aux Etats-Unis. Dans l'histoire des idées, le rationalisme réducteur et son corollaire, la croyance dans un progrès scientifique indéfini, seule source de bonheur pour l'humanité, ont conduit aux impasses de conflits mondiaux toujours plus destructeurs… L'histoire littéraire du XIXe siècle nous rapporte la chronique de ce désenchantement, celle du XXe siècle nous fait entrer de plain-pied dans l'horreur du septième cercle infernal...

    L'héritage des Lumières me paraît donc bien surévalué. Si nous lui devions toutes nos libertés (ce qui est une affirmation très contestable), elles auraient en tout cas été fort chèrement payées. Il me semble plus "raisonnable" de renoncer à une dichotomie historique : un avant "Révolution", période d'obscurantisme qui débouche après 1789 sur une ère lumineuse et heureuse. Nous avons là tous les indices d'une construction mythique que des idéologues ont essayé d'inculquer au travers de programmes scolaires orientés.

    Aujourd’hui, nous devons manifester plus d’esprit critique et apprendre à recevoir « tout » notre héritage.

    Jean-Luc
  • Jean-Luc
    Ne crois-tu pas que mettre la (mauvaise ?) situation actuelle sur le dos des Lumières est aussi réducteur que de leur attribuer tous les mérites ?
    L'histoire littéraire du XIXe siècle nous rapporte la chronique de ce désenchantement : certes, excepté l'irréductible optimiste Hugo
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir Leah,

    Bien sûr qu'il serait injuste de faire des Lumières le coupable de tous nos maux.
    Mais ceux qui critiquent les bienfaits des Lumières sont sans doute un petit nombre. Il y aurait donc dans mes propos un désir de revenir à plus d'équilibre.
    Remarque aussi que je n'ai pas mis tous les pays dans le même sac.
    Ensuite la mécanique que je décris à grands traits met en lumière une chaîne de causalité qui remonte à la Révolution française. Les historiens semblent être d'accord sur ces liens.
    Alors il convient de se poser deux questions fondamentales :
    La Révolution française est-elle l'enfant du Siècle des Lumières ?
    Quelle est la responsabilité des philosophes et des écrivains dans l'utilisation de leurs propos et de leurs pensées par des hommes d'action ou des personnels politiques ?

    Habituellement les Lumières sont caractérisées par le rationalisme, la foi dans les sciences et le progrès, le déisme, le théisme voire l'athéisme, le combat pour les libertés. Ces voies ni bonnes, ni mauvaises, ni fausses, ni vraies ont souvent abouti à des impasses en raison des excès ou des simplifications abusives liés au militantisme caractéristique des philosophes.

    Si Hugo reste un irréductible optimiste, c’est qu’il est aussi un fils spirituel des Lumières, on l’oublie trop souvent. Il suffit de relire Quatre-vingt-treize pour s’en persuader. C’est également une des raisons pour lesquelles la Troisième République en a fait un mythe proposé à tous les petits écoliers français (avec bien sûr sa capacité à conter, la force de son verbe, ses talents littéraires, ses succès populaires, sa carrière politique et son immense culture).
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