Grammaire française Participe passé

Bonjour,

j'aimerais savoir pourquoi parmi les participes passés se finissant par le son "i" se trouvent des terminaisons en "is" ( j'ai conquis ), d'autres en "it" ( j'ai écrit ), et enfin en "i" ( j'ai fini ).

Peut-être une raison historique ou étymologique?
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Réponses

  • Sans être très affirmatif, je dirais que cela vient de ces participes passés au féminin. On enlève alors le E féminin pour obtenir le participe passé au masculin.

    Le participe féminin "conquise" donne ainsi "conquis" au masculin, "écrite" aboutit à "écrit", "finie" débouche sur "fini". ;)
  • JehanJehan Modérateur
    Il me semble que les participes féminins sont des dérivés du participe masculin, et pas le contraire...
    Cela dit, il est commode de faire appel à la forme au féminin lorsqu'on hésite sur la finale du participe au masculin.
    Mais cela ne répond pas vraiment à la question d' Unpseudolittéraire.

    L'étymologie peut paraître une bonne piste.
    omissum a donné omis
    scriptum a donné écrit...

    Mais pourtant finitum a donné fini...
    Peut-être le t n'a-t-il pas été conservé lorsque la lettre qui le précédait était un i et non une consonne ?

    Alors, je m'interroge moi aussi.

    Attendons d'autres avis...
  • On pourrait peut-être émettre l'hypothèse que la graphie de départ provient de l'étymon du participe mais que les lettres muettes "t" et "s" n'ont pas systématiquement été conservées au fil des siècles, voire que des rajouts ont été calqués par erreur sur le modèle d'autres participes.
  • Cette évolution s'expliquerait par la correspondance recherchée entre les participes masculin et féminin (message 2). Le participe masculin doit alors suggérer son homologue féminin. ;)
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    Jehan a écrit:
    Peut-être le t n'a-t-il pas été conservé lorsque la lettre qui le précédait était un i et non une consonne ?
    Quelquefois on a les deux béni et bénit !
  • JehanJehan Modérateur
    Spalding a écrit:
    Cette évolution s'expliquerait par la correspondance recherchée entre les participes masculin et féminin (message 2). Le participe masculin doit alors suggérer son homologue féminin. ;)

    Tu déplaces le problème.

    On pourrait aussi bien se demander pourquoi on a parfois ise ou ite au lieu de ie, au féminin... L'étymologie, je le répète, a sans doute souvent son mot à dire.

    Et de quelle "évolution" parles-tu ?
    Il semble que les participes masculins ont eu des orthographes différenciées dès le départ.
    Au début, déjà, ils n'étaient pas tous en -i simple sans consonne muette.
  • Ce que j'avance est assez plausible, me semble-t-il. Cela ne doit pas être un hasard complet si les terminaisons de ces trois participes masculins annoncent leurs homologues féminins ! On pourrait en dire autant pour les adjectifs : T de "petit" annonçant "petite", D de "grand" pour "grande".

    Cela dit, il faudrait consulter un dictionnaire étymologique, en particulier pour les trois participes en question. :rolleyes:
  • JehanJehan Modérateur
    il faudrait consulter un dictionnaire étymologique
    Tu ne t'es pas aperçu que j'en ai consulté un ?

    Non, certes, ce n'est sûrement pas un hasard complet si la lettre prononcée du féminin correspond à une lettre muette au masculin, comme il est très fréquent en français... Vu que l'étymologie est commune (le masculin vient du masculin latin, le féminin vient du féminin latin), il me semble difficile qu'il puisse en être autrement.

    Latin populaire pittitum > petit
    Latin populaire pittitam > petite

    Et au risque de me répéter... La lettre muette finale du français n'a pas été rajoutée après coup au masculin.
    Le mot s'est écrit comme ça dès le début.
  • Pour conclure, les grands esprits se retrouvent toujours ! :)
  • JehanJehan Modérateur
    Les deux participes en -it cités remontent à un participe latin dans lequel le t n'était pas précédé d'un i ou d'une voyelle, mais d'une autre consonne. Ce qui semble confirmer ma supposition de tout à l'heure.

    dictum > dit
    coctum > cuit.

    On pourrait poursuivre avec confire, conduire :

    confectum > confit
    conductum > conduit
  • Il faudrait cependant que l'on puisse confirmer ou non ce qui est ici supposé. Pourquoi parler de conclusion alors qu'on en est encore au stade de l'hypothétique?
  • Nous concluons dans l'état de nos connaissances. :rolleyes:
  • JehanJehan Modérateur
    missum > mis
    prehensum > pris
  • Peut-être qu'un savant passant par là pourra apporter son éclairage?
  • JehanJehan Modérateur
    L'hypothèse étymologique semble pour l'instant bien tenir la route, même si elle ne rend pas compte de certaines exceptions.
  • Peut-être qu'un savant passant par là pourra apporter son éclairage?

    Les savants, ce sont nous et personne d'autre ! :)
  • Un savant sait, or vous n'en avez pas l'air, du moins sur ce point-ci.
  • JehanJehan Modérateur
    Les savants, ce sont nous et personne d'autre !
    Sauf qu'en français correct, on doit écrire : C'est nous... ;)

    Il faut se dire aussi qu'en la matière, il est certains cas pour lesquels même les spécialistes n'ont aucune certitude, et seulement des hypothèses.
  • On dit bien "Ce sont les savants qui règleront ce problème". Pourquoi ne pourrait-on alors dire "Les savants, ce sont nous" ? ;)
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