Comment les auteurs articulent-ils savoir scientifique et création poétique ?

Bonjour, je suis actuellement en première S et j'ai un DM à faire sous forme de type bac. Le problème est que je ne comprends pas du tout les trois textes qui composent le corpus. Il s'agit de poésie scientifique, et je ne vois pas les figures de style ni même le sujet, mis à part que je sais que ça parle de physique. Quelqu'un pourrait m'aider à les décortiquer, pour rèpondre à la question qui est " Comment les auteurs articulent ils savoir scientifique et création poétique ? "
Merci d'avance
Les poèmes sont L'Harmonie Céleste de Pierre de Ronsard, La Sepmaine de Guillaume de Saluste du Bartas et Des espaces en pelotes de Jacques Réda. Je n'arrive pas à mettre les photos des textes.

Réponses

  • Il faudrait voir les textes ...
  • Oui justement je n'arrive pas à mettre les photos des textes
  • Si tu donnais les références ?
  • On ne les trouve pas sur internet mais j'ai mis les titres et les auteurs dans mon sujet
  • Merci j'avais été voir déjà, j'ai fouillé un peu partout sur les sites mais ma prof de français donne toujours des textes qui ne sont pas analysé du tout sur internet ! :/

    Du coup je vais recopier les textes puisque je ne peux pas les mettre autrement...

    Le premier du corpus :
    Pierre de Ronsard, "L’Harmonie Céleste", (extrait), Les Hymnes, 1555

    O Ciel net, pur, et beau, haute maison de Dieu,
    Qui prêtes en ton sein à toutes choses lieu,
    Et qui roules si tôt ta grand'Boule ébranlée
    Sur deux essieux fichés, que la vitesse ailée
    Des Aigles, ni des vents par l'air, ne sauraient pas
    En volant, égaler le moindre de tes pas.
    Seulement le penser de l'humaine sagesse
    Comme venant de toi, égale ta vitesse.
    O Ciel vite et dispos, qui parfais ton grand Tour
    D'un pied jamais recru, en l'espace d'un jour !
    Ainçois d'un pied de fer, qui sans cesse retourne
    Au lieu duquel il part, et jamais ne séjourne,
    Trainant tout avec soi, pour ne souffrir mourir
    L'Univers en paresse à faute de courir.
    L'Esprit de l’Éternel qui avance ta course,
    Épandu dedans toi, comme une grande source
    De tous côtés t'anime, et donne mouvement,
    Te faisant tournoyer en Sphère rondement
    Pour être plus parfait : car en la forme ronde
    Git la perfection qui toute en soi abonde.
    De ton branle premier, des autres tout divers,
    Tu tires au rebours les corps de l'Univers,
    Bien qu'ils résistent fort à ta grand'violence
    Seuls à part démenant une seconde danse,
    L'un deçà, l'autre là, comme ils sont agités
    Des discordants accords de leurs diversités,
    Ainsi guidant premier si grande compagnie
    Tu fais une si douce et plaisante harmonie,
    Que nos luths ne sont rien au prix des moindres sons
    Qui résonnent là-haut de diverses façons.
  • Ronsard donne à voir la "mécanique" du monde telle qu'il la conçoit au XVI° siècle Il utilise un lexique qu'il n'est pas d'usage d'utiliser en poésie.
  • Merci j'avais été voir déjà, j'ai fouillé un peu partout sur les sites mais ma prof de français donne toujours des textes qui ne sont pas analysé du tout sur internet.

    Excellent moyen de vous faire réfléchir.
  • Oui enfin au bout de deux semaines de réflexion je n'ai pas grand chose qui est sorti de mon cerveau. Ma mère qui a fait un bac L n'a pas compris du tout les textes...

    Merci beaucoup pour le premier texte

    le deuxième est :

    Guillaume de Saluste du Bartas, La Sepmaine ou Création du monde (extrait), 1578

    Ces flambeaux, dont notre oeil admire la vitesse,
    Ne sont rien que du Ciel la part la plus épaisse.
    Quand je remarque en eux et le lustre et le chaud,
    Accidents naturels de l'Element plus haut,
    Je dis qu'ils sont de feu, non de ce feu qui dure
    Seulement tant qu'il prend grossière nourriture :
    Car je ne pense point que tous les Elements
    Pussent pour un seul jour les fournir d'aliments.
    C'est pourquoi je me ris de ces forgeurs de fables
    Qui féconds en discours plus beaux que profitables,
    Tiennent que ces Brandons sont de vrais animaux,
    Qui pour vivres quêter n'épargnent nuls travaux :
    Suçant par le retour d'un éternel voyage
    En viande la terre, et la mer en breuvage.
    De vrai, je ne vois point les yeux du firmament
    Qu'un naturel, certain et réglé mouvement :
    Bien qu'en tout animal je remarque au contraire
    Un mouvement confus, divers et volontaire.
    Je ne vois point comment tant de courriers dorés
    Puissent postillonner par les Cieux azurés,
    Que le Ciel par moments ne s’entrouvre et resserre
    Sujet aux passions qui altèrent la terre,
    Qui travaillent les eaux, et par leurs mouvements
    Causent dans l'air flottant cent et cent changements.
    Je ne vois point comment en tant de corps sphériques,
    On puisse imaginer des membres organiques.
    Je ne vois point comment et la terre et les eaux
    Puissent alimenter tant et tant de Flambeaux,
    Qui passent en grandeur les plaines poissonneuses,
    Et le tour inégal des terres moissonneuses :
    Vu que nos animaux dévorent en un mois
    Des mets plus grands qu'eux-mêmes et trois et quatre fois
    Doncques tant de brandons n'errent à toute bride,
    Par la claire épaisseur d'un plancher non solide,
    Tout ainsi que ça bas d'un branlement divers
    Les oiseaux peinturés nagent entre deux airs:
    Ains plutôt attachés à des rouantes voutes
    Suivent et nuit et jour, bon gré, mal gré, leurs routes
    Tels que les clous d'un char, qui n'ont point mouvement,
    Que comme étant roulés d'un autre roulement.
  • JehanJehan Modérateur
    Encore un sujet inhabituel en poésie... Réflexion sur la réalité astronomique, par opposition aux "fables" qui voient la voûte céleste peuplée d'animaux (les noms des constellations).
  • Pour mieux comprendre Du Bartas :
    Il est surtout connu pour son poème encyclopédique « La Sepmaine (La Semaine) » (1578), œuvre inspirée par la Bible, qui fut traduite en plusieurs langues. [...]

    Dans cette œuvre, Guillaume du Bartas se fait le défenseur des théories géocentriques et de l'astrologie judiciaire. Pour lui, le système de Copernic n'est qu'une chimère. Cette critique se fait au nom de l'encyclopédisme de la Renaissance et de la foi ; Bartas ayant en vue de glorifier Dieu en proposant une lecture poétique du livre du monde.
  • Euh tu ne serais pas à Duhamel par simple hasard? car j'ai exactement le même corpus et je bloque dessus aussi !!!
  • Si je suis à Duhamel
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