Fiches méthode Bac de français 2020

Bonjour chers littéraires (ou plutôt philosophes!)

J'ai un sujet de philo (pour vendredi) et je voudrais m'assurer de ne pas avoir fait de hors sujet ! De plus, j'aurais besoin d'un peu d'aide sur des références de philosophe.

Ma problématique sur ce sujet est : peut on se demander en quoi ne sommes nous pas entièrement libre de notre jugement du mal ?

I. Nous avons la capacité de raisonner et formuler des jugements de bien et mal par nous memes.
A. D'où nous vient cette capacité? (Rousseau= empirisme de l'éducation?)
B. La légitimité d'une action
II. Des institutions veulent régir nos jugements
A. L'Etat et son role de législateur
B. L'eglise et les dogmes
III. Est il alors impossible de s’accorder sur ce qu’est véritablement le mal ?
A. Le relativisme culturel comme influence de nos jugements
B. Toutefois, le mal absolu met tout le monde d'accord (Kant?)

Ce plan vous parait il bien? j'ai des doutes sur la troisième partie. Quelles références pensez vous utiles ?

Merci d'avance!
Mots clés :

Réponses

  • Je n'ai jamais été une philosophe hors pair mais il me semble que votre "problématique" (*question) complexifie le sujet. Si on parle de point de vue c'est la question de la relativité qui est en cause : la reconnaissance du mal est-elle objective ou subjective?
    J'aurais traité le sujet de cette manière pour ma part.
  • Ma problématique sur ce sujet est : peut on se demander en quoi ne sommes nous pas entièrement libre de notre jugement du mal ?

    Ce n'est pas une problématique, c'est une question, question à l'énoncé remarquablement embrouillé.
    Comme le remarque Titania, cette question décale le sujet vers la liberté de jugement alors que j'y vois plutôt une interrogation sur les fondements de l'éthique. La notion de bien et de mal est-elle « vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà » ou bien universelle ? Les auteurs de génocides sont toujours convaincus de leur bon droit et ne comprennent pas ce qu'on leur reproche. D'où vient que leur Bien soit notre Mal ?
  • Et si les pros indiquaient clairement la différence entre question et problématique, ça ferait peut-être avancer le schimibilic. Pour ma part, je ne la vois pas du tout.
  • Paulang, cela a été rappelé souvent mais il semblerait que ce terme soit mal compris.

    La problématique, comme son nom l'indique, doit soulever un "problème" que le devoir se propose de résoudre. C'est une formulation qui met en évidence une tension.
    Exemples de formulation :
    X, un personnage insignifiant ou intéressant ?
    Gavroche, un enfant ou une figure emblématique ?
  • En somme, si je prends votre premier exemple :
    Une question serait : Est-il beau ? Réponse : non, il est laid.
    Une problématique serait Est-il beau ou laid ? Réponse : il est laid.
    Ici, question ou problématique, c'est du pareil au même.

    Le second exemple qui introduit deux éléments de natures différentes est effectivement tout autre. En quelque sorte, une question qui ne peut être résolue par un oui ou par un non, mais exige une interrogation sur chaque élément. Quoique paresse aidant ? :)
    Cela reste une question appelée problématique.
    N'y a t-il pas là toute la différence entre question ouverte et question fermée ?
  • En somme, si je prends votre premier exemple :
    Une question serait : Est-il beau ? Réponse : non, il est laid.
    Une problématique serait Est-il beau ou laid ? Réponse : il est laid.
    Ici, question ou problématique, c'est du pareil au même.

    Parce que votre exemple est mal choisi.
    Votre problématique serait :
    Sa laideur n'est-elle pas une forme de beauté ?
  • Tout est dans la forme, tu vois, Paulang !
    Entendons-nous bien.
    On donne en principe à commenter des textes qui en valent la peine, qui présentent un intérêt particulier, qui soulèvent des interrogations, nous interpellent, comme on le dit parfois. Et c'est sur ces points particuliers que les élèves doivent formuler une question censée guider leur travail.
    Ils sont souvent gênés, on le voit bien ici, par ce terme de problématique parce qu'ils croient qu'ils sont obligés de la formuler avant de s'être approprié le texte à commenter.
    Et beaucoup se font en vain des noeuds au cerveau.
    Il me semble que si l'on supprimait ce terme et si on leur demandait seulement de formuler une hypothèse sur ce qui peut faire l'intérêt, la spécificité d'un texte, ce serait moins difficile, pour eux (comme pour moi.)
    Ils s'attacheraient davantage au texte et au cours d'un commentaire détaillé et réfléchi pourraient vérifier comment l'hypothèse de départ se vérifie ou non.
    Ce n'est que mon avis.
    Les mots de problématique et d'axes me font bondir, car les élèves en sont obsédés, ce qui les détourne de la vraie priorité : le commentaire.
    Mais je retourne dans ma grotte. :)
  • Mais alors, le premier exemple de Floréale qui ressemble comme un frère à mon beau ou laid reformulé par Délia : problématique ou pas ?
    Et si ce n'en est pas une, quelle pourrait-être la problématique ?

    J'espère que le questionneur tirera profit de ces explications et saura formuler une problématique. Pour ma part, c'est pure curiosité car cela fait bien longtemps que je n'ai plus de devoir à rendre.
  • Mais alors, le premier exemple de Floréale qui ressemble comme un frère à mon beau ou laid reformulé par Délia : problématique ou pas ?
    Bien sûr que oui ! Je ne sais pas si tu l'as remarqué, mais Floréale vient toujours en aide aux élèves en les aidant à trouver une problématique. Je dirais qu'elle a la problématique naturelle. ;)
  • Ce n'est surtout pas un plan du genre : c'est un enfant/non ce n'est pas un enfant ... :(

    Paulang, la problématique va montrer la richesse d'un texte. Je ne cherche pas à vous convaincre de la pertinence de ma formulation mais j'insiste quand même :) : dans le portrait de Gavroche, il y a toute une part d'enfance qui attendrit mais Hugo va transcender ce portrait vivant en donnant à voir un symbole, un feu follet. Alors, portrait d'un enfant ou portrait d'une icône ? Les deux ...
  • @ Floréale
    Ce n'est pas cette problématique que je dis ressembler comme un frère au beau ou laid mais X, un personnage insignifiant ou intéressant ?
    Si Délia a transformé mon beau ou laid pour en faire une problématique dont je reconnais la pertinence (impossible de répondre par oui ou non), il me semble que cela doit valoir pour son frère.
  • X, un personnage insignifiant ou intéressant ?

    Les deux termes apparemment contradictoires peuvent vite se révéler complémentaires.

    Il faudrait travailler sur un exemple de portrait proposé au commentaire.
    Un personnage peut être d'apparence insignifiante, pourrait passer inaperçu au premier abord, à première lecture et pourtant se révéler intéressant pour le lecteur ( là, il faudrait traquer l'indice, le non-dit, la particularité ...)

    Le personnage est donc insignifiant mais pas que ...


    En général, le plan serait :
    Un personnage qui paraît insignifiant
    mais
    Un personnage qui intéresse le lecteur
  • Hic et nunc, il ne s'agit pas d'un commentaire de texte mais d'une dissertation de philosophie dont le sujet est ainsi libellé : Le mal est-il une question de point de vue ?
  • J'entends bien mais paulang demandait qu'on précise les attendus de "problématique". Je répondais aux interventions de paulang pour ce qui concerne le commentaire à l'épreuve anticipée du bac puisque j'avais pris l'exemple d'un personnage.

    Vous avez donné une proposition de problématique pour le sujet posé.
    Je donnais des exemples puisqu'une digression était ouverte.
  • De toutes façons, le devoir était pour aujourd'hui. Il est donc rendu.
  • Mais Paulang est toujours là ... :)
  • Et bien là...
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.