Vous écrirez un poème qui fera l’éloge de l’aube et mettra en valeur les émotions que ce moment peut

Vous écrirez un poème (en prose ou en vers libres ou comptés de votre choix) qui fera l’éloge de l’aube et mettra en valeur les émotions que ce moment peut susciter.
Votre texte comportera un minimum de vingt lignes.
Bonjour moi j'ai eu le même sujet sauf que j'ai opté pour le sujet d'invention ou il fallait ecrire un poeme (prose, vers libres ou de ton choix) faisant l'éloge de l'aube. (Min 20 lignes)
Voici mon poeme:
O ciel!
O couleur orangée et rosâtre
Qui vient, petit à petit, transparaître
Dans ce ciel tout sombre.
Sombre comme les ténèbres !
Glacial comme la faucheuse!

A son arrivée, elle,
Source de Bonheur et de Gaieté
Vient illuminer le ciel
Et mon cœur avec
Coeur qui avant cela n'était,
Que pierre, rongée par l'amour

Douce lueur
Doux parfum
Qui viennent freiner
Ces ombres glacées flottantes
Et ce parfum perfide et repoussant
Venu de l'au delà

Quand la nature voit le jour,
Moi je plonge dans un rêve perpétuel
Exaltée par cette douce brise
Qui vient effleurer ma peau
Et ce parfum léger de jasmin
Qui vient emparer mon corps et mon âme

J'aimerais bien avoir vos avis la dessus
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Réponses

  • Personnellement, j'aime bien. :)
  • Merci j'espère que ça sera de même pour l'examinateur. D'autres avis ou commentaires?
  • J'ai choisi le sujet d'invention pour ma part dont le sujet était décoré un poème ( prise ou vers libres ou au choix) faisant l'éloge de l'aube et où nous devions exprimer nos sentiments. Voilà mon poème j'aimerais bien avoir vos avis :

    [même texte]
  • Bonjour ! (Je ne sais pas s'il faut que je crée un nouveau sujet pour mettre ça, mais j'ai vu que quelqu'un a posté quelque chose de similaire ici, alors...)

    J'ai moi aussi passé il y a un peu moins d'une semaine le bac écrit S/ES centres étrangers (Afrique), même sujet que l'Europe centrale donc :) J'ai choisi l'invention dont le sujet était : "Vous écrirez un poème (en prose ou en vers libres ou comptés de votre choix) qui fera l’éloge de l’aube et mettra en valeur les émotions que ce moment peut susciter.
    Votre texte comportera un minimum de vingt lignes."

    Je vous mets ce que j'ai fait (j'avais gardé mon brouillon), et si je peux avoir des avis honnêtes sur mon travail, ce serait super ! N'hésitez pas à critiquer et à être très sincères ! Merciii beaucoup !! :D (et même si possible une évaluation sur 16)

    Ô fille de la nuit ! Je me suis levé tôt pour t’attraper à temps. Les persiennes closes filtrant le doré m’ont laissé entrevoir ton fluide métallique. Il s’est glissé près de moi et j’ai su que tu naissais à nouveau. Invisible, tu glisses comme l’eau entre les phalanges … Mais je vois tes lueurs faibles et timides faire rougir le ciel de ta beauté glacée, et m’épier de l’autre côté de la voûte divine. J’assiste solennel au couronnement de la montagne fière et argentée et à la renaissance du monde tandis que les nuages découpent leurs architectures compliquées sur l’infini silencieux, éclairés, délivrés de la nuit où ils se perdaient ! Et je suis jaloux. Car je me suis levé tôt pour t’observer à temps. Seul, roi, je dévale les collines anthracite et je cherche en vain tes formes familières et chimériques. Personne ! Je cours dans les ruelles, je cours dans le silence et les ailes volubiles des volatiles matinaux applaudissent ma persévérance, ou chantent ma désolation… Mais toi seule peux les comprendre ! Toi seule, et je me suis levé tôt pour t’embrasser à temps. Comme un enfant, je me sens haut, je me sens monarque d’un peuple invisible, car le monde s’incline… Cinq lignes ne suffisent pas pour décrire mon amour, ma tendresse et ma perdition ! J’imagine les circonvolutions ouatées de la brume s’enrouler langoureusement autour de mon cou comme le feraient tes bras dansants, tes bras dormants, tes bras d’amant ! Car je me suis levé tôt pour valser à temps. Personne. Je suis ton seul public, ton seul amour, ton unique passionné. Dans un silence léger car globe de verre, tu nous envahis comme une mer de fraîcheur asséchée. Le chant du minaret explose au loin, cristallin, comme un dernier appel. Personne ! Mais tu es tous, tu nous remplis et nous apaise, partout à la fois. Tu domines le monde et je domine le mien. Car je me suis levé tôt pour régner à temps. Personne... Roi, mais triste car mon règne s’achève, et je n’ai pu t’embrasser. Derrière la cime argentée, je vois tes larmes épanchées sur des pétales trop blancs… Et tu t’enfuis, muette, absente, et tu me laisses, triste, mélancolique et seul. Mais je reviendrai, car je m’étais levé tôt pour te consoler à temps.

    (Je supprimerai ce message d'ici quelques jours, je ne voudrais pas que mon travail reste sur internet )
  • Accents rimbaldiens... ;)
  • fandixhuit a écrit:
    Accents rimbaldiens... ;)

    Hahaha bien vu ! Dans le bon sens j'espère ! C'est vrai qu'il m'inspire énormément dans tout ce que je peux écrire, c'est mon poète préféré, de loin... J'avais Aube à l'esprit car je la connaissais déjà... Il m'a peut-être inconsciemment influencée, (dans le fond et non la forme) mais cela reste très personnel !
  • Oui, j'avais l'impression de relire "Aube" à la sauce Half-elly... ;)

    De nombreux élèves adorent Rimbaud. Normal, il avait votre âge.
  • Oui ! Pour ma part pas uniquement pour l'âge, j'aime beaucoup son oeuvre et sa vie.
    Pour le poème, sans exagérer non plus, c'était un peu l'idée du corpus que d'allégoriser un moment de la journée (c'était la nuit dans le corpus) un peu comme une femme... L'influence est peut-être dans la position du poète qui "court après elle" mais je pense que c'est assez récurrent et pas uniquement propre à Rimbaud ! Sinon le poème est complètement personnel ^^

    Sinon, des avis ? Je ne suis pas très rassurée car je n'avais pas très bien géré mon temps et donc dû le faire assez vite... :(
  • J'avis bien compris... Impression de lire un poème d'amour, en fait. ;)
  • Pas de réponses... :( Dois-je créer un sujet indépendant pour avoir plus de retours ? (je me suis inscrite aujourd'hui je ne sais pas trop comment ça fonctionne ^^)
  • YvainYvain Membre
    Ô fille de la nuit ! Je me suis levé tôt pour t’attraper à temps.
    Un peu prosaïque, en dépit de la recherche formelle : alexandrin, sonorité ; "attraper" n'est pas heureux.
    Les persiennes closes filtrant le doré m’ont laissé entrevoir ton fluide métallique.
    Ce n'est pas bon : "filtrant le doré" et surtout "fluide métallique" sont à proscrire.
    Il s’est glissé près de moi et j’ai su que tu naissais à nouveau.
    AB
    Invisible, tu glisses comme l’eau entre les phalanges...
    "invisible" bof, la suite fait trop cliché, et c'est bien prosaïque.
    Mais je vois tes lueurs faibles et timides faire rougir le ciel de ta beauté glacée,
    Trop d'adjectif convenus, le pouvoir poétique est faible.
    et m’épier de l’autre côté de la voûte divine.
    bof.
    J’assiste solennel au couronnement de la montagne fière et argentée et à la renaissance du monde tandis que les nuages découpent leurs architectures compliquées sur l’infini silencieux, éclairés, délivrés de la nuit où ils se perdaient !
    En fait, les qualificatifs n'apportent rien : c'est bien "convenu". La fin est meilleure.
    Et je suis jaloux. Car je me suis levé tôt pour t’observer à temps.
    AB.
    Seul, roi, je dévale les collines anthracite et je cherche en vain tes formes familières et chimériques.
    Bannis ces adjectifs qui n'apportent rien ; "les collines noires" serait meilleur.
    Personne ! Je cours dans les ruelles, je cours dans le silence et les ailes volubiles des volatiles matinaux applaudissent ma persévérance, ou chantent ma désolation…
    AB.
    Mais toi seule peux les comprendre ! Toi seule, et je me suis levé tôt pour t’embrasser à temps.
    Trop proche du modèle à cause d' "embrasser".
    Comme un enfant, je me sens haut, je me sens monarque d’un peuple invisible, car le monde s’incline…
    AB. "roi" serait meilleur.
    Cinq lignes ne suffisent pas pour décrire mon amour, ma tendresse et ma perdition !
    Début trop prosaïque.
    J’imagine les circonvolutions ouatées de la brume s’enrouler langoureusement autour de mon cou comme le feraient tes bras dansants, tes bras dormants, tes bras d’amant !
    "circonvolutions ouatées" : l'adjectif est de trop. B. pour la fin, mais "amante", non ?
    Car je me suis levé tôt pour valser à temps.
    B.
    Personne. Je suis ton seul public, ton seul amour, ton unique passionné.
    AB.
    Dans un silence léger car globe de verre, tu nous envahis comme une mer de fraîcheur asséchée.
    "car... verre" : très moyen pour la syntaxe. Comparaison finale idem. "comme la fraîcheur asséchée de la mer" serait meilleur.
    Le chant du minaret explose au loin, cristallin, comme un dernier appel.
    "explose" : bof !
    Personne ! Mais tu es tous, tu nous remplis et nous apaise, partout à la fois.
    "Tu es tous" ou "tout" ?
    Tu domines le monde et je domine le mien. Car je me suis levé tôt pour régner à temps.
    B. pour la répétition.
    Personne... Roi, mais triste car mon règne s’achève, et je n’ai pu t’embrasser. Derrière la cime argentée,
    Trop proche du modèle.
    je vois tes larmes épanchées sur des pétales trop blancs…
    B.
    Et tu t’enfuis, muette, absente, et tu me laisses, triste, mélancolique et seul. Mais je reviendrai, car je m’étais levé tôt pour te consoler à temps.
    La chute est moyenne. Retravaille-la.

    Des trouvailles, mais attention aux adjectifs qui paraissent recherchés, mais qui sont en fait banals, convenus ou mis là pour faire "riche" (le pire défaut en poésie, je ne dis pas que tu l'as ici).
  • Bonjour @jacquesvaissier , merci beaucoup pour vos remarques très précises et très justes, que je prends consciencieusement en compte pour m'améliorer. Cependant quelques précisions :

    -
    Ce n'est pas bon : "filtrant le doré" et surtout "fluide métallique" sont à proscrire
    : pourquoi ? assez subjectif, moi j'aime bien ! je n'avais pas beaucoup réfléchi à l'image mais dans ma tête ce sont les rayons du soleil qui sont "dorés" et puis comme un métal car ils brillent un peu, avec les petites poussières qui flottent dans l'air
    - Pour les clichés et les adjectifs "convenus" et souvent inutiles, je suis d'accord... c'est une tendance que j'ai et j'essaie de la corriger, mais avec le temps assez court que j'avais pour réfléchir à ce que j'allais écrire afin de ne pas être HS, rédiger au brouillon puis au propre (dû au temps trop long passé sur le corpus), je n'ai pas pu bien me relire et réfléchir à deux fois pour certaines phrases que j'ai laissées un peu comme elles sont sorties... Je n'ai pas beaucoup travaillé le poème en somme, c'est un peu du "premier jet". Je ne suis pas très satisfaite de mon travail à vrai dire, je pourrais sûrement encore l'améliorer. Les adjectifs m'aident à clarifier ma pensée mais je me rends souvent compte par la suite qu'ils étaient inutiles. J'essaierai à l'avenir de peaufiner ça en réfléchissant à l'intérêt des adjectifs que je mets ou à en mettre de plus "inattendus" ça aurait plus d'impact poétique !
    Cependant, ils ne sont sûrement pas là pour "faire riche" je n'aime pas du tout ça... Enfin, j'espère que je n'ai pas ce défaut ! (sinon j'essaierai de le corriger)
    - Lorsque vous dites "trop proche du modèle", Aube n'était pas non plus un "modèle", à la lecture du sujet j'y ai pensé, mais je ne l'avais lu qu'une ou deux fois et ne le connaissais pas par cœur, aussi je n'avais pas pour but de m'y accrocher, cela s'est fait assez naturellement.

    Merci encore ! :)
  • YvainYvain Membre
    Pour "filtrant le doré" et "fluide métallique", ce n'est pas une question de subjectivité (la poésie est par essence subjective), ni d'intention (que je m'interdis de juger), c'est simplement des associations que moi, lecteur, je trouve peu heureuses, sans pouvoir forcément dire pourquoi. Disons que la substantivation de "doré" me gêne ici, et que "fluide métallique" oriente mon esprit vers un fantastique intempestif ici.

    A propos du premier jet : pouvez-vous me dire quels sont les passages ou les images qui vous sont parvenues spontanément à l'esprit ? Est-ce le cas des deux images précédentes ?

    Évidemment, le fait qu'il s'agisse d'un devoir et non d'un poème authentique vient fausser un peu les appréciations... N'importe, mettez-vous à la poésie.
  • LaoshiLaoshi Membre
    Oh oui, c'est vraiment agréable à lire.
  • @jacquesvaissier d'accord, je vois mieux ce que vous vouliez dire, c'était un peu maladroit comme associations
    Pourtant, ces deux images font partie de celles qui sont venues toutes seules ! Comme une grande partie du "poème" (bien heureusement car sinon je n'aurais pas pu l'achever)

    J'ai recopié mon brouillon chez moi juste après l'épreuve, pour ne pas oublier. Je ne me souviens pas très bien, mais font partie des passages qui me sont venus "spontanément", que je n'ai écrits qu'une fois au brouillon, ça :
    - la forme que j'ai répétée "Je me suis levé tôt pour t’attraper/t'observer/... à temps." (je voulais faire en alexandrins au départ... mais j'ai regardé ma montre et j'ai changé d'avis)
    - Je cours dans les ruelles, je cours dans le silence et les ailes volubiles des volatiles matinaux applaudissent ma persévérance, ou chantent ma désolation…
    - car le monde s’incline… /Cinq lignes ne suffisent pas ... (à cause de l'homophonie sûrement ! Un peu facile...)
    - J’imagine les circonvolutions ouatées de la brume s’enrouler langoureusement autour de mon cou comme le feraient tes bras dansants, tes bras dormants, tes bras d’amant ! (amante serait grammaticalement plus correct mais ça ne sonnait pas joli alors j'ai fermé les yeux... *honte*)
    - et puis toute la fin à partir de "Dans un silence léger", que j'ai écrite presque directement sur la copie, faute de temps ! (mais je m'en souvenais encore très bien et j'avais noté quelques mots au brouillon donc je suis sûre que c'est quasi exactement ce que j'ai écrit)

    Par contre je viens de me rendre compte en relisant d'un autre défaut qu'il faudrait que je corrige : trop de "car" et de conjonctions de coordination peut-être

    Merci !
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