Grammaire française Participe passé

16791112146

Réponses

  • J'ai aussi une phrase d'un "game" que je ne comprends pas bien. Je serais ravie, si vous pouviez m'aider.

    "ça irait aussi vite d'avoir des cibles accrochées autour du cou."

    Qu'est-ce que ça veut dire?

    Merci d'avance.
  • L'auteur veut dire, ce me semble, que la situation dans laquelle on place un ou des individus est tellement délicate qu'elle ne leur laisse aucune chance. ils sont alors semblables à des cibles sur un champ de tir, placées là tout exprès pour qu'on leur tire dessus.
  • Merci de votre réponse. J'avais compris comme vous.


    Donc, on pourrait dire, par exemple: ce serait aussi dangereux qu'un collier de cibles autour du cou.

    Qu'est-ce que vous en pensez?

    Merci d'avance.
  • JehanJehan Modérateur
    Ce serait aussi dangereux que de porter un collier de cibles autour du cou.
  • Oui, la langue française est plus précise que la portugaise. J'ai pensé en portugais. Merci beaucoup!!! :D :D :D :D
  • Après Casablanca, Roanne est la plus pauvre de mes six villes.

    Casablanca est-elle plus riche ou plus pauvre que Roanne ?
    Je ne sais pas pourquoi, mais à première lecture j'ai eu tendance à lire le "Après" comme "Si on met de côté"
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir.

    Michel Tournier a écrit :
    Après Casablanca, Roanne est la plus pauvre de mes six villes.
    Il veut bien dire que Casablanca est plus pauvre que Roanne, qui ne vient qu'en second.
  • Après Casablanca, Roanne est la plus pauvre de mes six villes.

    Roanne est plus riche que Casablanca.
    S'il en était autrement on aurait tout simplement écrit :
    "Roanne est la plus pauvre de mes six villes." étant donné que Casablanca fait partie des six villes.
  • Bonjour.

    Une question s'il vous plait.
    Un corps noir tranchant un flamant au vol bas,
    un bruit fruit au sol (qu'avant son parcours lourd
    dorait un son crissant au grain d'air) il court
    portant son sang plus loin son charbon qui bat

    Je n'arrive pas a saisir le sens de tranchant ; il me semble qu'il est le participe présent du verbe transitif 'trancher'.
    Mais 'trancher un flamant', qu'est-ce que cela veut dire ?
    Est-ce vraiment 'couper en deux un flamant' ?

    Veuillez m'éclairer, s'il vous plait.
  • On dirait un texte dont il faudrait mettre les mots dans le bon ordre...
  • JehanJehan Modérateur
    C'est un extrait du poème de Jacques Roubaud, titré La Disparition comme le roman de Perec dans lequel il figure en exergue. C'est ce qu'on appelle un lipogramme, c'est-à-dire un texte dans lequel on évite d'écrire une lettre.
    Ici, le poète (comme Perec lui-même dans son roman) s'est contraint à écrire son poème sans utiliser la lettre e, qui est pourtant la plus fréquente du français. Exercice difficile.
    Hormis les parenthèses, pas de ponctuation.

    On peut donc supposer que "un corps noir tranchant" et "un flamant au vol bas" sont deux groupes nominaux séparés, en écriture normale, par une virgule.
    On peut aussi supposer qu'il n'y a aucune virgule à rétablir, et qu'il s'agit bien d'un corps noir qui coupe un flamant en deux.
    Cela dit, la syntaxe (et le sens) de ce poème sont volontairement obscurs.
    On dirait un pastiche d'un sonnet de Mallarmé...
  • Il ne s'agit pas de trancher au sens de couper, mais de former un contraste net avec quelque chose d'autre : le noir de l'objet se détache avec netteté de la couleur du flamant.
    Trancher devrait être construit avec une préposition, avec ou sur, mais c'est un poème, qui plus de Georges Pérec...
  • JehanJehan Modérateur
    Ce n'est pas un poème de Perec, mais de Jacques Roubaud, comme dit à l'instant.
    Mais c'est bien sûr toujours oulipien.
    Et pour le sens de "tranchant" ici... difficile de trancher !
  • Salut, Jehan et Anne.

    Ce poème est sûrement hors de ma portée.
    Même à mon grand regret, je pense qu'il me vaut mieux renoncer à le lire.
    J'aimerais bien pouvoir, un jour, le lire et l'apprécier.

    Grand merci à vous pour vos aimables explications. :)
  • Bonjour,
    Pardonnez ma stupidité infinie mais en lisant La prisonnière de Proust, une phrase m'a frappé avant de m'apercevoir en la relisant que je ne la comprenais pas.
    "Il faudrait choisir de cesser de souffrir, ou de cesser d'aimer. Car, ainsi qu'au début il est formé par le désir, l'amour n'est entretenu plus tard que par l'anxiété douloureuse."
    A la première lecture, avec le contexte, je pensais que si il ne voulait plus souffrir, il devait cesser d'aimer. Car "l'amour n'est entretenu plus tard que par l'anxiété douloureuse", mais la première phrase indique l'inverse, il cesse l'un ou l'autre et non les deux à la fois.
    C'est surement évident et je dois être fatigué.
    Merci.
  • JehanJehan Modérateur
    leo1 a écrit:
    Bonjour,
    Pardonnez ma stupidité infinie mais en lisant La Prisonnière de Proust, une phrase m'a frappé avant de m'apercevoir en la relisant que je ne la comprenais pas.
    "Il faudrait choisir de cesser de souffrir, ou de cesser d'aimer. Car, ainsi qu'au début il est formé par le désir, l'amour n'est entretenu plus tard que par l'anxiété douloureuse."
    A la première lecture, avec le contexte, je pensais que s'il ne voulait plus souffrir, il devait cesser d'aimer. Car "l'amour n'est entretenu plus tard que par l'anxiété douloureuse", mais la première phrase indique l'inverse, il cesse l'un ou l'autre et non les deux à la fois.
    C'est sûrement évident et je dois être fatigué.
    Merci.

    Bonsoir.

    La conjonction ou n'a pas forcément un sens "exclusif" : un choix n'exclut pas forcement l'autre, il ne s'agit pas toujours de choisir entre une chose et une autre.
    Le ou peut aussi exprimer une équivalence, signifiant alors à peu près "autrement dit", "c'est-à-dire", "en d'autres termes".
    Proust veut exprimer ici que choisir de cesser de souffrir, c'est en d'autres termes choisir aussi de cesser d'aimer, puisque l'amour ne s'entretient que dans la douleur, comme il l'explique ensuite.
    Il s'agit donc bien de cesser les deux à la fois, vu que les deux sont équivalents.
  • Je m'interroge quant à moi sur :
    - la raison d'être de la virgule avant le ou.
    - le choix du ou plutôt que du et si l'on accepte votre compréhension du texte. (l'un et l'autre).
  • JehanJehan Modérateur
    La raison d'être de la virgule est de marquer une légère pause.
    Elle n'est peut-être pas obligatoire, mais elle ne me semble pas proscrite ici.
    C'est un choix de l'écrivain.

    Quant au ou dit "inclusif", il est plus léger que les équivalents par moi cités.
    Un simple et, lui, n'aurait pas exprimé l'équivalence telle que Proust a voulu la souligner.
  • I. − [Avec valeur de disjonction non exclusive]
    A. − [Pour marquer une équivalence plus ou moins exacte, une synon., un choix terminologique entre deux dénominations d'une même réalité] Synon. c'est-à-dire, en d'autres termes, autrement dit.(...)
    1. Le lys et spécialement le lys aquatique, que l'on appelle également lotus ou nénuphar, a toujours tenu une grande place dans l'imagerie symbolique de toutes les religions. Claudel,
    (Tlfi)
    Raisonne comme pour des synonymes.
  • Je vous fais confiance. Mais, franchement, s'il faut relire 4 fois une phrase avant d'espérer la comprendre alors Proust n'est pas pour moi. Lire doit être un plaisir, pas un casse-tête !
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.