Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • Bonjour à toute et tous.
    Je suis nouveau ici, j'aime parler français.
    Je suis surpris ceux qu'il y a beaucoup de sujets excellents. Merci d'avance.

    Voici un texte, je n'en arrivais pas à comprendre une phrase.

    Avez-vous remarqué que les conversations sont remplies d'expressions du
    genre : "Ça me rappelle ce qui m'est arrivé..." ou bien "C'est comme moi
    quand..." ? Souvent, nous recherchons dans ce que nous entendons des
    occasions de parler davantage de nous-mêmes. Écouter,
    c'est avant tout
    se taire suffisamment. Si on vous demande votre avis, n’en profitez pas
    pour tenir un long discours. Exprimez plutôt vos opinions d’une manière
    brève et nuancée.

    Qu'est-ce que ça veut dire?
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    nous recherchons dans ce que nous entendons des
    occasions de parler davantage de nous-mêmes

    dans ce que nous entendons, nous recherchons des
    occasions de parler davantage de nous-mêmes.


    Autrement dit, nous essayons de profiter de ce que dit notre interlocuteur pour rebondir sur ses propos et parler de nous. Nous essayons de parler de nous à tout propos plutôt que de nous intéresser vraiment à ce que notre interlocuteur a à dire. Nous ramenons la conversation à nous, à notre petite personne.
  • Salut, à tous !

    Voici une partie des paroles d'un chanson :
    Ca fait une paye qu'on n'a pas touché terre
    Et même une paye qu'on s'fait des gonzesses en poster
    Tant pis pour celle qui frottera la première
    J'lui démonte la passerelle, la cale, la dunette arrière

    Concernant l'expression 'se faire des gonzesses en poster',
    1. qu'est-ce que ça veut dire, cette expression ?
    2. les gonzesses en poster, ce sont quelles gonzesses ?

    Concernant l'expression 'J'lui démonte la passerelle, la cale, la dunette arrière',
    1. les mots passerelle, cale, dunette arrière ont-ils les sens réels(propres?) ou figurés ? 2. Qu'est-ce que 'Je' fais à 'elle' ?

    J'attendrais vos réponses aimables, et merci d'avance.
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    Se faire une fille, une gonzesse : coucher avec une fille, la "baiser".
    en poster : le poster est une affiche. Le marin a collé sur les murs du local où il dort, ou sur la porte de son casier, un ou des posters représentant des filles dénudées, et tant qu'il est à bord, il n'a pas d'autres femmes à "se faire" que ces femmes virtuelles sur les posters, devant lesquelles il rêvasse et se masturbe.

    Passerelle, cale, dunette sont des éléments d'un bateau. Ils ne sont pas à prendre au sens propre ici, mais indiquent que le marin, à la première femme qu'il rencontrera, est tellement en manque qu'il va lui sauter dessus, la déshabiller entièrement et "se la faire" de fond en comble.

    Le vers qui précède semble plutôt être :
    Tant pis pour celle qui s'pointera la première
    et non pas frottera
    se pointer : se présenter, arriver
  • Génial... vraiment génial, lamaneur merci.
    Je suis heureux que tu sois(es?) là.

    Et... puisque tu es là, j'aimerais te poser encore quelques questions.
    Tout est gravé quelque part sur ma peau
    Tellement que j'en ai les bras comme des romans photos
    Blessure de guerre, cul d'bouteille, coup de couteau
    Tant qu'y aura des comptoirs on aura des héros
    Trois mille du cap et des fois c'est les glandes
    Quand t'as le coeur qui dérape, t'as les tripes qui fermentent
    J'essaie de penser au claque aux filles qui s'impatientent
    Pas au bateau qui craque entre deux déferlantes

    1. 'cul d'bouteille, coup de couteau' signifie 'blessure de cul d'bouteille, blessure de coup de couteau' ?
    Si non, qu'est-ce que cela signifie, surtout 'cul d'bouteille' ?

    2. Que veut dire 'Tant qu'y aura des comptoirs on aura des héros' ?
    Et lesquelles comptoirs ?


    3. Que veut dire 'des fois c'est les glandes' ?
    Je veux savoir ce que c'est 'les glandes' ici.


    Pardonne-moi, si je te dérange trop.
    Et... merci encore.

    Amicalement.
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    1. 'cul d'bouteille, coup de couteau' signifie 'blessure de cul d'bouteille, blessure de coup de couteau' ?
    Si non, qu'est-ce que cela signifie, surtout 'cul d'bouteille' ?
    Dans la version que je trouve en ligne, tout est au pluriel :
    Blessures de guerres, culs d'bouteilles, coups d'couteaux
    ce qui est plus logique. Le marin est un baroudeur, qui aime se battre. Il porte sur ses bras des cicatrices, des marques de ses différentes aventures, coups et blessures. Il se bat à la guerre, mais il se boit aussi quand il boit, quand il se saoule : des querelles d'ivrognes. Dans ces occasions, je suppose qu'il se bat éventuellement avec des bouteilles cassées, ou bien qu'il se blesse en tombant sur des bouteilles cassées. Le cul d'une bouteille désigne en principe le fond de la bouteille. Quand la bouteille est cassée, le cul reste souvent à plat par terre et ses bords cassés sont très coupants et dangereux si on marche ou tombe dessus.
    2. Que veut dire 'Tant qu'y aura des comptoirs on aura des héros' ?
    Et lesquelles comptoirs ?
    Il y a deux sens principaux à "comptoir" qui peuvent concerner le marin. Le sens ancien "comptoir des colonies" n'est sûrement pas le bon. Retenons plutôt le sens de "bar" : le comptoir d'un bar, le zinc. Tant qu'il y aura des bars où l'on peut boire et "se saouler la gueule", il y aura des héros : quand on a bu, on ne craint rien !

    3. Que veut dire 'des fois c'est les glandes' ?
    Je veux savoir ce que c'est 'les glandes' ici.
    Attention à l'orthographe ici :
    Trois miles du cap, c'est les foies, c'est les glandes
    C'est une allusion aux expressions avoir les foies, avoir les glandes : avoir peur. Il ne faut pas trop chercher le sens propre de ces glandes ; mais quand on a peur, on a l'impression qu'il se passe un tas de choses dans le corps : on a les foies, on a les glandes, on a les boules ... Ces deux dernières expressions peuvent aussi signifier "être en colère". D'ailleurs plus loin, la chanson dit : Quand t'as l'coeur qui dérape, et les tripes qui fermentent ...
  • Grand merci, lamaneur !

    Si un jour je voyage en France sans problème, ça sera grâce à toi.
    (Je ne suis pas certain que 'grâce à toi' puisse être l'attribut de 'être'...)

    Merci, toujour. :)
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    ça sera grâce à toi.
    (Je ne suis pas certain que 'grâce à toi' puisse être l'attribut de 'être'...)
    La phrase est parfaitement correcte, c'est l'essentiel (même s'il ne s'agit peut-être pas d'un "attribut" sur le plan grammatical).
  • lamaneur a écrit:
    [...] il ne s'agit peut-être pas d'un "attribut" sur le plan grammatical).

    Donc, dans "Si un jour je voyage en France sans problème, ça sera grâce à toi.", 'sera' n'est pas copule.
    Alors, quelle est la bonne appellation de la syntagme 'grâce à toi' ?

    Veuille m'enseigner une fois encore.
    Merci.
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    C'est un complément circonstanciel de cause.
    Grâce à = à cause de.
    C'est une locution prépositive à effet positif pour la première, la seconde est neutre.
  • Jean-Luc a écrit:
    C'est un complément circonstanciel de cause.
    Grâce à = à cause de.
    C'est une locution prépositive à effet positif pour la première, la seconde est neutre.

    Maintenant je comprends.

    J'ai pensé à tort que toutes les locutions prépositives doivent commencer par une préposition et que tous les compléments circonstanciels sont des locutions adverbiales ou prépositives.

    Merci de m'éclairer, Jean-Luc ! :)
    (Merci de m'avoir éclairé ? laquelle expression est meilleure ? je ne sais pas...)
  • JehanJehan Modérateur
    Merci de m'éclairer, Jean-Luc ! :)
    (Merci de m'avoir éclairé ? laquelle expression est meilleure ? je ne sais pas...)
    Merci de m'avoir éclairé (infinitif passé) : l'action de t'éclairer a déjà eu lieu, elle a été menée à son terme. :)
  • Grand merci de m'avoir été gentil, Jehan ! :)
  • Merci Lamaneur !
    Je me l'ai fait comprendre grâce à vous :)

    Merci !

    Bonjour à tous.
    J'ai une question qui concerne l'utilisation de "que" grmmaticalement.
    Merci d'avance.

    Phrase :
    C'est le temps que passe un élève français à l'école, entre le CP et la 3e.

    Normalement, à la phrase, après "que", l'ordre est "Sujet + Verb", mais cette phrase il n'y a pas de sujet.
    Pourquoi il n'y a pas de sujet et "un élève français" = COD ?
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    froginwell a écrit:
    Phrase :
    C'est le temps que passe un élève français à l'école, entre le CP et la 3e.
    Normalement, à la phrase, après "que", l'ordre est "Sujet + Verb", mais cette phrase il n'y a pas de sujet.
    Pourquoi il n'y a pas de sujet et "un élève français" = COD ?
    Ici, il y a inversion : "un élève français" est le sujet de "passe".
    C'est le temps que passe un élève français à l'école, entre le CP et la 3e. = C'est le temps qu'un élève français passe à l'école, entre le CP et la 3e.
  • JehanJehan Modérateur
    Oui, on ne passe pas l'élève français... C'est bien sûr l'élève français qui passe du temps ! ;)
  • Merci, d'avance aux Lamaneur et Jehan.
    Pourtant, pourquoi on invertit l'ordre?
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    L'inversion est ici une possibilité, une liberté, pas une obligation. Elle semble souvent plus légère, plus coulante que l'ordre normal.
    Voir
    https://www.etudes-litteraires.com/forum/topic5894-inversion-du-sujet-apres-un-pronom-relatif.html
  • Bonjour à tous !

    D'abord, voici une partie de 'Les Misérables' (ou... des Misérables ? je ne sais pas...) qui contient ma question :
    Après qu’il eut bien constaté qu’au fond de cette situation il y avait ce jeune homme, et que tout venait de là, lui, Jean Valjean, l’homme régénéré, l’homme qui avait tant travaillé à son âme, l’homme qui avait fait tant d’efforts pour résoudre toute la vie, toute la misère et tout le malheur en amour, il regarda en lui-même et il y vit un spectre, la Haine.
    Les grandes douleurs contiennent de l’accablement. Elles découragent d’être. L’homme chez lequel elles entrent sent quelque chose se retirer de lui. Dans la jeunesse, leur visite est lugubre ; plus tard elle est sinistre.

    Dans la phrase soulignée, quel ou qui est le sujet de 'être' ?
    (En passant... doit-on faire l'élision ici et écrire 'd'être' ?)
    Est-ce 'les grandes douleurs' ou 'un homme qui sent les grandes douleurs' ?

    Merci, d'avance.
  • DeliaDelia Membre
    L'infinitif être n'a pas de sujet, c'est le COI de découragent :
    elles le découragent de continuer, de vouloir...
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