Grammaire du français

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Réponses

  • JehanJehan Modérateur

    Ce sens 47 du Wiktionnaire correspond au sens 38 de Littré, qui est assorti de nombreuses citations. Mais, sauf erreur, pas d'exemple d'incise comme chez Musset, mais toujours un COD, fréquemment assorti d'un complément de manière.

    .Dans le Grand Robert en ligne, pour ce sens (§ 3), mêmes constructions (COD + fréquent complément de manière) mais aucun emploi en incise là non plus.

    Si c'est bien ce sens, Musset a pris quelques libertés.

  • YiqingYiqing Membre

    Bonjour !

    Dans l'Émile, Rousseau par un commentaire du "Corbeau et le Renard", dit qu'il ne faut pas faire lire le Fables aux enfants car ils n'en comprennent pas "le quart". Comment comprendre ce "le quart" ? Car je n'arrive pas à trouver un usage propre dans les dictionnaires. Est-ce qu'il y a qqn ayant une proposition ? Merci d'avance !

  • Salutations,

    Je pense qu'il s'agit simplement de la fraction. J'ai regardé dans un dictionnaire et ce terme existe en français depuis le Moyen-Age.

    Ce serait logique avec le propos de Rousseau, qui, dans sa lecture linéaire de la fable, montre, entre autres, qu'elle est trop complexe à comprendre pour un public enfantin.

  • lamaneurlamaneur Modérateur

    Rousseau a raison et tort. Quand je relis les fables de La Fontaine aujourd'hui, je m'aperçois qu'il y a de nombreux mots et expressions dont le sens m'est inconnu, des constructions alambiquées qui requièrent une sacrée attention pour être débrouillées. Mais je pense que l'enfant qui les lit ne s'arrête pas nécessairement à ces difficultés, en tout cas je n'en ai pas le souvenir, c'est ça le miracle des fables !

    Le quart est évidemment une évaluation approximative de Rousseau ; il aurait aussi bien pu dire la moitié, le tiers ou le dixième ! Il s'agissait simplement de frapper les esprits.

  • LaoshiLaoshi Membre

    Entièrement d’accord. Rousseau dit seulement que les enfants, et il les sous-estime peut-être en cela, ne comprennent pas grand chose aux fables. Un quart, 25%, ce n’est pas grand chose.

  • YiqingYiqing Membre

    D'accord ! Cela me paraît du coup beaucoup plus clair !!! Merci !

  • JiaJia Membre
    22 avril modifié

    Bonjour,

    J'ai lu deux phrase sur l'emploi du verbe pronominal "se faire" :

    1. Il s'est fait raccompagner.
    2. Elle s'est fait refaire les siens. (= Elle a refait les siens? )


    Pourriez-vous m'aider à analyser ces deux phrases?

    1. Il a fait une ou d'autres personnes accompagner pour rentrer chez lui? (Qui raccompagne qui...?)
    2. Elle a fait une ou d'autres personnes refaire ce qu'elle doit faire? (Elle fait quoi? Y a-t-il d'autre moyen plus facile ou plus clair pour exprimer le même sens?)

    "se faire+inf." c'est trop compliqué....Merci beaucoup!

  • lamaneurlamaneur Modérateur
    22 avril modifié

    Se faire refaire les seins !

    Mais si on sait déjà de quoi on parle, on peut avoir "elle s'est fait refaire les siens" (ses seins, à elle !).

    Il s'est fait raccompagner.

    = Il a fait en sorte que quelqu'un le raccompagne. Quelqu'un l'a raccompagné. Il a été raccompagné par quelqu'un.

    Elle s'est fait refaire les seins.

    Elle a fait en sorte que quelqu'un refasse ses seins. Quelqu'un a refait ses seins. Ses seins ont été refaits par quelqu'un.

  • mariemarie Membre


    Bonjour

    J'ai besoin d'expliquer le sens de cette phrase :


    "le besoin de situer quelqu'un à l'intérieur de son appartenance ethnique et la frustration qui survient quand cela ne peut pas être fait facilement"

    Peut on m'aider ou me donner une direction ......

    Merci


    Marie

  • lamaneurlamaneur Modérateur
    30 avril modifié

    Le besoin de savoir l'origine ethnique de quelqu'un (savoir s'il est arabe, juif, caucasien,...) et la déception de ne pas toujours pouvoir le savoir facilement.

    Ça, c'est le sens de ce titre. Après, s'il faut disserter là-dessus, c'est une autre affaire.

  • mariemarie Membre

    Bonjour

    Merci

    Peut on dire que ce besoin de savoir pourrait être discriminatoire ?

  • lamaneurlamaneur Modérateur

    Oui, mais il peut y avoir une discrimination utile, par exemple scientifique. L'entomologiste qui classe les insectes, le botaniste qui classe les plantes font de la discrimination : ils distinguent, ils discernent. La discrimination n'est mauvaise que si elle est un « traitement différencié, inégalitaire, appliqué à des personnes sur la base de critères variables. » (surtout si ce traitement inégalitaire est injuste). Je peux discriminer parmi les amis que j'invite à déjeuner ceux qui sont musulmans ou juifs pour éviter de leur servir du porc, par exemple !

  • mariemarie Membre

    ok oui bien sur..



    Je dois maintenant relever, noter le paradoxe dans cette phrase :

    "Nous semblions être liés mais de deux monde différents"


    Paradoxe = contraire ?

  • perluèteperluète Membre

    Liés <> deux mondes différents.

  • Lucid_LynxLucid_Lynx Membre

    Le fait de lier ne consiste-t-il pas déjà à créer un nouveau monde, commun ?

    L'emploi de "mondes" (je corrige la faute au passage...) est d'ailleurs ici une hyperbole, à moins que cet extrait ne provienne d'un roman de SF...

    La phrase n'est pas très élégante et frise l'incohérence. La préposition "de" ne peut compléter ni le verbe "semblions" ni le participe "liés" ("sembler de", "lié de" n'existent pas). Je ne connais pas les termes savants, mais ici tout ce qui se situe après la conj. de coordination "mais" ne concorde pas syntaxiquement avec le groupe verbal.

    Dans un texte à prétention littéraire, on se gardera bien d'écrire - commettre ? - une telle chose.

  • JehanJehan Modérateur
    1 mai modifié

    Nous semblions être liés mais de deux mondes différents

    Deux attributs coordonnés par mais

    Nous semblions être liés

    mais

    nous semblions être de deux mondes différents = (issus ) de deux mondes différents, appartenant à deux mondes différents.


    monde n'est pas forcément une hyperbole, il peut avoir le sens de "milieu, société".

  • Lucid_LynxLucid_Lynx Membre
    1 mai modifié

    D'accord. Je persiste à trouver la phrase maladroite et inélégante.

    Ne pourrait-on pas proposer : "Bien que provenant de deux mondes différents, nous semblions être liés", " De deux mondes différents, nous semblions pourtant liés", etc.

    J'avais une lecture hyperbolique de "monde", car le terme me paraît bien vaste, plus large encore que "milieu" ou "société", même si c'est bien sûr ici son acception (ils ne sont tout de même pas synonymes). "monde" est ici employé pour souligner tout l'univers qui les sépare, pour rappeler le fait que tout en eux diffère ; conception de la réalité, normes, etc. Cela rend plus "paradoxal" et étonnant leur rapprochement ("liés"). Tout cela fait sens.

    Dans tous les cas, si paradoxe il y a, il ne me semble pas évident ni prononcé. Rien ne me choque vraiment au niveau du sens.

  • perluèteperluète Membre

    Le contexte permettrait sans doute de mieux éclairer cette phrase.

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