Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • JehanJehan Modérateur

    C'est un complément d'attribution, qui désigne les destinataires de ce qu'on offre en sacrifice.

    Les mânes, esprits des morts, étaient l'objet d'un culte. La victime immolée leur était offerte.

  • Merci beaucoup !

  • Bonjour à tous,


    Je n'ai pas bien compris le sens de 'calibré' dans l'expression suivante :

    L'agenda calibré de ces salariés épuisés dissout la frontière entre travail et vie personnelle.

    J'ai cherché la définition de calibrer mais je trouve des choses liées à la mesure ou aux dimensions et je ne pense pas que ce soit le sens ici ?

    Pourriez-vous me donner des synonymes s'il vous plaît ?


    Merci d'avance pour votre aide 🙂

  • Le travail peut être calibré dans le temps => il s'agit d'un emploi du temps très organisé et structuré qui ne laisse aucune place à la fantaisie, sans doute surchargé.

  • Un grand merci à vous @fandixhuit !

    En effet, ces salariés sont surchargés de travail...

    L'utilisation du mot calibré est maintenant très claire ! 😄

  • Bonjour,


    Je lis le premier tome des Mémoires de Jean-Marie Le Pen Fils de la nation et je suis tombé sur une drôle d'expression latine dont je ne trouve pas la définition sur Internet : "Ce fut la première lex lepeniana qu'on m'a jetée dans les jambes." La page est lisible ici : https://books.google.fr/books?id=KtRMDwAAQBAJ&pg=PT163&lpg=PT163&dq=lex+lepeniana&source=bl&ots=5snQhSRZSp&sig=ACfU3U0j9uXn-1b4f2yJVFMmFtSuwT4kyQ&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjT4621oobpAhWIsBQKHZPDDdIQ6AEwAHoECAkQAQ#v=onepage&q=lex%20lepeniana&f=false . Pourriez-vous me dire ce qu'elle signifie, je vous prie ?


    Cordialement,

  • 26 avril modifié

    La loi (lex) lepénienne, c'est à dire selon Le Pen peut-être ?

    « Lepénien » est un néologisme qui signifie « se rapportant à Le Pen »

    On retrouve par exemple lepeniana dans : « Hanno portato la Lega lepeniana di Salvini al governo » (à propos du gouvernement de Salvini en Italie).

  • lamaneurlamaneur Modérateur

    On connaît surtout, en France, l'expression latine "lex americana", la loi américaine qui gouverne le monde.

  • dapadapa Membre

    «Bref, nous étions absurdes à plaisir : c’est si amusant de jouer au gandin !»


    Je ne connais pas l'expression «absurdes à plaisir». Comment on peut dire ça avec des autres mots?

  • lamaneurlamaneur Modérateur

    L'expression est en fait "à plaisir" :

    ♦ À plaisir

    Vx. En y apportant beaucoup de soin de manière à faire plaisir. Cela est travaillé à plaisir (Ac.1798-1935).Et [le fleuve], superbe, à plaisir prodiguant les détours, S'avance vers la ville aux immenses faubourgs (Samain,Chariot, 1900, p.228).Empl. p.iron. Synon. extrêmement.[Unjoli garçon (...) ne déparant point trop le salon d'une femme à la mode; du reste, ignorant à plaisir, et sachant à peine écrire (Stendhal,Chartreuse, 1839, p.13).

    En ne se réglant que sur son caprice, sans justification raisonnable. Synon. par caprice, sans raison.On a reproché à M. Sully-Prudhomme d'avoir accumulé les difficultés comme à plaisir. Non à plaisir, mais à dessein, et le reproche tombe puisqu'il les a vaincues (Lemaitre,Contemp., 1885, p.74).[Modifiant un verbe désignant une activité, un état pénible] Se tourmenter, s'inquiéter à plaisirQuant à Julie, je te permets de la plaindre, car elle s'entête dans une idée folle... Elle fait son malheur à plaisir (Fromentin,Dominique, 1863, p.227).

    Rare, vieilli. Avec plaisir. Nous avons affaire en sa personne [Joinvilleà un homme qui parle sincèrement de lui-même, et c'est pour cela que nous l'écoutons si à plaisir et que nous l'aimons (Sainte-Beuve,Caus. lundi, t.8, 1853, p.522).

    Autrement dit, nous étions absurdes par caprice, sans raison, pour le fun comme on dirait aujourd’hui !

  • NSAXNSAX Membre
    16 mai modifié

    Bonsoir,

    je suis en train de débuter la peau de chagrin et une phrase m'intrigue mais elle m'échappe un peu… il s'agit des premières lignes du roman (à la 2e ou 3e page du roman environ…) lorsque le narrateur découvre au Palais-Royal les tripots (cafés où on joue aux cartes jusqu'à s'y ruiner…), il affirme :

    Si l'Espagne a ses combats de taureaux, si Rome a eu ses gladiateurs, Paris s'enorgueillit de son Palais-Royal dont les agaçantes roulettes donnent le plaisir de voir couler le sang à flots, sans que les pieds du parterre risquent d'y glisser.

    Je comprends le début mais je ne vois pas ce qu'a voulu dire Balzac dans la deuxième partie "sans que les pieds du parterre risquent d'y glisser."

    Qu'en pensez-vous ?

    Merci d'avance !

  • JocrisseJocrisse Membre
    16 mai modifié

    De quel genre de "roulettes" s'agit-il ? Celles des tripots. Il veut dire qu'on s'y ruine, qu'on y perd sa vie, qu'on s'y fait "saigner" (dépouiller de son argent). Ce "sang" étant tout symbolique, il ne risque pas de salir les pieds des participants. C'est comme dans une arène, mais en plus propre.

  • lamaneurlamaneur Modérateur

    Comme le rappelle Wikipedia :

    Le Palais-Royal est pendant toutes ces années un vaste casino : creps, passe-dix, trente-un, biribi prospèrent aux nos 9, 14, 18, 33, 113, 129, 154, sans compter les vingt tables dans le Cirque. Au 103, café Lembin, c'est là que Philippe Bridau, personnage de La Rabouilleuse d'Honoré de Balzac, vient jouer et comploter en compagnie des nostalgiques de l'Empire. La plus célèbre maison de jeu est le 113 qui possède huit salles dont six tables de roulettes. Au 154, le Club Polonais dit aussi le Club des Deux-billards, il faut une présentation et il y a une table dite « la table d’or » parce que les enjeux n’y sont mis qu’en pièces d’or ou en billets de banque. L'établissement est tenu de 1787 à juillet 1793 par deux directeurs, le chevalier Jean Baptiste de Coste ou de Costes de la Calprenède (1738-1826), non marié avec Adélaïde Marguerite Desmart 1766-1850, et le vicomte Esprit Boniface de Castellane (1763-1838) accompagné de Mlle Quincy, un ami intime du duc d'Orléans.

    Dans La Comédie humaine, Raphaël de Valentin mise sa vie au 33 et Rastignac croit trouver au n° 9 la fortune. Louis Verron consacre le deuxième chapitre de ses Mémoires d’un bourgeois de Paris à raconter ses aventures dans les maisons de jeu du Palais-Royal en 1818.

  • Jocrisse, bonjour. Ton hypothèse est vraisemblable. J'en vois une autre : le "parterre" concerne ceux qui regardent sans participer à la curée, si je puis dire, les combattants étant ceux qui misent.

  • NSAXNSAX Membre
    16 mai modifié

    D'accord, donc le sang étant symbolique, il ne peut glisser dessus puisqu'il n'existe pas concrètement si j'ai bien compris ! Merci beaucoup pour vos informations !

  • JocrisseJocrisse Membre
    16 mai modifié

    Si mon hypothèse est la bonne (ou une des bonnes), la métaphore est un peu acrobatique, mais Balzac est coutumier du genre. Ce n'est pas une critique, j'ai beaucoup aimé la Peau de Chagrin (malheureusement, je ne possède pas le livre, je n'ai pas vu vérifier avec le contexte).

    J'aime bien l'adjectif "agaçant", on imagine bien la boule qui s'arrête - parfois sur le numéro que vous avez joué -, puis qui repart un peu plus loin, boule capricieuse qui vous met les nerfs en pelote !

    Qui vous fait passer en un instant du roi au mendiant ou l'inverse, cette proximité des extrêmes sociaux, splendeur et misère, c'est un thème qui fascine Balzac. Et c'est intéressant parce que Balzac saisit bien un aspect essentiel de son époque, une mobilité sociale qui contraste avec la stabilité des fonctions et des rapports sociaux sous l'Ancien Régime.

  • paulangpaulang Membre
    16 mai modifié

    Si vous n'avez pas le livre vous le trouverez dans "études philosophiques" du lien ci-dessous

    http://beq.ebooksgratuits.com/balzac/index.htm

  • NSAXNSAX Membre

    Merci pour vos informations, en effet je comprends mieux maintenant cette phrase du roman de Balzac ! Merci beaucoup !

  • Bonsoir mes amis j espere que tout va bien chez vous


    veuillez svp me donner exactement la definition de cette expression pendant qu’on y est avec des exemples


    respectueusement



  • lamaneurlamaneur Modérateur

    Au sens propre : (Familier) Expression utilisée pour signifier que, puisqu’on a décidé de faire une chose particulière, autant la bien faire ou en faire une autre en rapport direct avec la première.

    Donnez-moi s'il vous plait un kilo d'oranges. Ah, pendant que j'y suis, je vais aussi prendre un kilo de pommes.

    On va repeindre la chambre. Oh, et puis pendant qu'on y est, on changera les rideaux.

    Mais en fait, l'expression est peut-être plus utilisée de manière ironique comme le montre le site ci-dessus ou celui-ci :

    Non mais vous gênez-pas, vous voulez pas prendre ma place, pendant que vous y êtes !

    Et quoi encore, le blouson ne te suffit pas, tu voudrais pas aussi des chaussures neuves, pendant que tu y es !


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