Fonction du mode indicatif

Bonjour à toutes et à tous,

J'ai une petite question relative au titre du sujet.

Alors voilà, il est dit dans un manuel que le mode indicatif sert à exprimer la réalité d'une action située dans le présent, futur ou passé. Ma question est la suivante : cela veut-il dire que je ne peux formuler les phrases suivantes car elles sont irréelles :

[...] Je voyage dans le temps. [...]
[...] Je voyageais dans le temps. [...]
.... etc

Je vous remercie par avance de votre expertise. ^^
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Réponses

  • Je suis immortel. Bien sur, je ne suis pas immortel, mais rien n'interdit de l'affirmer et c'est cette affirmation qui est réelle.
    Dire "je suis allé à Marseille" alors que je n'y ai jamais mis les pieds est assurément un mensonge bien réel.
    De même, le voyage par la pensée, dans le temps, est bien réel. Se remémorer son enfance est un voyage dans le temps.
  • PizakPizak Membre
    le mode indicatif sert à exprimer (c'est donc le point de vue de celui qui émet le discours) la réalité d'une action située dans le présent, futur ou passé.
    Il ne s’agit pas ici de réalité absolue ou d’actions concrètes.

    « Je voyage dans le temps » C’est réel dans les pensées de paulang qui se remémore son enfance, mais ce n’est pas concret.

    On pourrait débattre l'aspect concret, absolu, mais ce n'est pas de cet ordre. :P
  • c'est donc le point de vue de celui qui émet le discours et peu importe que le complément du verbe soit délirant, irréaliste...
    le point de vue est lui bien réel.
  • Petite remarque pour le titre de ce sujet, à l'intention du modérateur. Ce n'est pas le mode incatif, mais indicatif ! :P
  • Le mode indicatif sert à exprimer la réalité d'une action ne signifie pas qu'il ne sert qu'à cela. Présenter une phrase comme vraie ne signifie évidemment pas qu'elle le soit, ni que le locuteur et l'interlocuteur la croit telle. Et quid des interrogatives ?
  • Très bien. ^^

    Je vous remercie pour vos réponses qui m'ont permis à mieux comprendre. :)
  • PizakPizak Membre
    Anne345 a écrit:
    Le mode indicatif sert à exprimer la réalité d'une action ne signifie pas qu'il ne sert qu'à cela. Présenter une phrase comme vraie ne signifie évidemment pas qu'elle le soit, ni que le locuteur et l'interlocuteur la croit telle. Et quid des interrogatives ?
    Je suis très loin d’être un expert, mais il me semble, au premier abord, que l’interrogation s’ancre nécessairement dans une réalité, projetée ou non. Ce n’est pas parce qu’il y a interrogation que le rapport au sujet change.
    D’ailleurs, ne retrouve-t-on pas le subjonctif que dans les complétives au sein des interrogatives ? (C’est une question réelle.)
    J’oppose la réalité à la virtualité ; la démarche n’est peut-être pas bonne. :/
  • Je ne comprends pas ton intervention au sujet des interrogatives.

    Quant au subjonctif, on ne le trouve pas seulement dans les "complétives au sein des interrogatives" : Je veux que tu viennes.
    Et toutes les "complétives au sein des interrogatives" ne sont pas au subjonctif : Crois-tu qu'il viendra ?
    Mais peut-être ai-je aussi mal compris ta question.
  • PizakPizak Membre
    Oui, Anne, nous nous sommes mal compris. :(
    Et quid des interrogatives ?
    Je pensais que tu t’interrogeais sur le rapport à la réalité des interrogatives. Et j’ai tâché d’exprimer mon avis de non-connaisseur. Peut-être ai-je fait fausse route.
    Quant au subjonctif, on ne le trouve pas seulement dans les "complétives au sein des interrogatives" : Je veux que tu viennes.
    Et toutes les "complétives au sein des interrogatives" ne sont pas au subjonctif : Crois-tu qu'il viendra ?
    Je sais bien que l’emploi du subjonctif ne se restreint pas à cela ni n’en a l’exclusivité.
    Je m’interrogeais sur son utilisation dans les interrogatives. Peut-on l’y trouver autrement que dans des complétives ?
    Là, je faisais le lien à la réalité et à l’utilisation de l’indicatif [obligatoire ? (j’ignore volontairement le conditionnel)] dans les interrogatives.

    Comme tu connais assurément mieux la grammaire que moi, tu as peut-être les réponses à ces questions qui, j’espère, sont maintenant plus claires.
  • paulang a écrit:
    Je suis immortel. Bien sur, je ne suis pas immortel, mais rien n'interdit de l'affirmer et c'est cette affirmation qui est réelle.
    Dire "je suis allé à Marseille" alors que je n'y ai jamais mis les pieds est assurément un mensonge bien réel.
    De même, le voyage par la pensée, dans le temps, est bien réel. Se remémorer son enfance est un voyage dans le temps.

    Juste une petite dernière question pour assurer que j'ai bien tout compris ^^

    Quelle action ne fait-elle alors pas parti de la réalité, et qui suppose ne pas pouvoir employer l'indicatif ?

    Merci :P
  • JehanJehan Modérateur
    Toute action peut "faire partie de la réalité" (ou du moins être présentée comme telle, par exemple dans les contes ).
    D'ailleurs, tous les verbes qui se conjuguent peuvent se conjuguer à l'indicatif !
  • Donc si j'ai bien compris, l'auteur emploie l'indicatif pour demander au lecteur de se situer lors de sa lecture dans un monde réel même si ce monde est peuplé de trolls? :P

    Merci ^^

    Je pense avoir trouvé des exemples pouvant exprimer ce dont j'ai compris de l'emploi du mode indicatif.

    [...] Si je devais écrire une œuvre, elle sera incontestablement l’œuvre du siècle ! [...] :cool:
    [...] Si je travaille bien, j'aurais des diplômes. [...]
    [...] Si je chauffe de l'eau, elle bouillirait à 100°c . [...] :P

    Dans la première phrase, l'énonciateur emploie l'indicatif pour nous indiquer que la qualité de son écriture est certaine, ou que son égo est monstrueusement certain.

    Dans les 2 phrases suivantes, puisque la qualité de travail est une notion relative, et que la température d'ébullition de l'eau est relative à l'altitude (90°c en haute altitude), c'est-à-dire relative à la pression, on peut employer le conditionnel pour indiquer cette relativité ou pour intentionnellement plonger le lecteur dans un monde parallèle où l'eau ne bout pas obligatoirement à 100°c.

    J'espère que vos connaissances en la matière viendrons affirmer ces propos. ^^
    Sinon j'apprendrais davantage grâce à vos commentaires, donc merci d'avance.
  • Mes connaissances en la matière ne confirment pas votre propos, mais peut-être ai-je tort.

    […] Si je devais écrire une œuvre, elle serait incontestablement l’œuvre du siècle ! […]
    […] Si je dois écrire une œuvre, elle sera incontestablement l’œuvre du siècle ! […]

    […] Si je travaille bien, j'aurai des diplômes. […]
    […] Si j'avais bien travaillé, j'aurais (aujourd'hui) des diplômes. […]
    […] Si j'avais bien travaillé, j'aurais eu (hier) des diplômes. […]

    […] Si je chauffe de l'eau, elle bouillira (normalement) à 100°c . […]
    […] Si je chauffais de l'eau, elle bouillirait (normalement) à 100°c . […]

    remarque : Je pense avoir trouvé des exemples pouvant exprimer ce dont que j'ai compris de l'emploi du mode indicatif.
  • Merci :D

    Je suis d'accord avec ce que vous proposez :

    […] Si je travaille bien, j'aurai des diplômes. […]

    Et dans cette phrase, avec l'emploi de l'indicatif, il est certain d'obtenir des diplômes s'il travaille bien. Mais si on souhaite exprimer l'incertitude d'obtenir les diplômes en dépit de la qualité du travail, ne doit-on pas employer le conditionnel comme dans la phrase suivante ?

    […] Si je travaille bien, j'aurais des diplômes. […]
  • Diriez vous ? Si tu travailles bien, tu aurais des diplômes. Pour ma part, craignant trop une baffe de Jehan, je n'aurai pas cette hardiesse. :D
    Cela dit, je confesse qu'avec du bon travail j'aurais (peut-être) eu des diplômes. ;)
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