Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour !
Alors voilà, je dois rédiger une préface sur l'expression du moi, mais je ne sais pas tellement comment est-ce qu'il faut faire, quel plan choisir...
Alors voilà, quelqu'un pourrait-il m'aider ? Merci ! :D
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Réponses

  • Comme la préface doit non seulement annoncer le thème mais présenter et justifier la sélection des poèmes de ton anthologie, il va être difficile de t'aider.
  • D'accord, merci quand même.
    Dans ma préface, je dois faire d'abord ce que tu as dit, pour justifier les poèmes et ma présentation. Seulement, je dois faire une sorte de dissertation avec arguments et exemples pour faire partager l'idée suivante : la poésie est un genre parfaitement adapté à l'expression du moi.
    Désolée de ne pas l'avoir dit plus tôt -_-'
  • Bonjour !
    J'avais envoyé un message pour expliquer mon problème ici, seulement, j'aurais dû mieux décrire mon problème, et je m'en excuse. Du coup, j'ai préféré recommencer un sujet, en supprimant le premier qui n'a sûrement aucun intérêt pour qui que ce soit (sauf peut-être d'éviter de faire mon erreur -_-').
    Bref, donc voilà, je repose mon problème.
    Dans ma préface, je dois faire une espèce de dissertation qui prouve cette phrase : la poésie est un genre parfaitement adapté à l'expression du moi.
    Le problème, c'est que j'ai pas beaucoup trouvé d'arguments... J'aurais donc voulu de l'aide, merci d'avance !
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir.

    Pas beaucoup d'arguments, c'est mieux que pas d'arguments du tout...
    Et quels arguments as-tu déjà trouvés ?
  • C'est vrai xD
    Mais je pense quand même pas que ce sera suffisant. Les voilà :
    -> Le lecteur se sent concerné, meilleure identification -> Poèmes en "Je"
    -> Pouvoir se dire autrement qu'en se racontant -> =/= Autobiographie
    -> Elle ne raconte pas, mais elle explore l'inconscient -> Surréalistes / Michaux
    -> Montrer sa protestation -> Baudelaire avec Les Litanies de Satan
    En tout cas, merci pour ta réponse rapide ^.^
  • Les Surréalistes n'explorent aucun sujet. L'inconscient, si vous voulez.
  • Ok, merci pour ta remarque ^^
    J'en prend note et je modifie donc ça :)
  • Et Michaux, qu'explore-t-il selon toi ?
    Attention, tu es loin d'en avoir fini avec le sujet !
  • D'accord =) Je pense que ça devrait aller, j'ai encore une semaine ^^
    Sinon, pour Michaux, je me rend compte que je me suis peut-être trompée en le mettant. Il aurait sûrement été mieux au dessus, c'est-à-dire à "pouvoir se dire autrement qu'en se racontant", étant donné qu'il écrit à la première du singulier et que pourtant, il ne met pas (ou presque) d'élément autobiographique.
    Mais sinon, j'ai vu ailleurs que même s'il ne faisait pas partie de ce mouvement, il était souvent considéré comme un surréaliste. Du coup, il ne devrait pas explorer l'inconscient comme eux ?
  • Non, Michaux a des points communs avec le Surréalisme (insolite, absence de "message", rejet des conventions littéraires, pb du langage, décloisonnement entre les "arts", pratique de la vie, etc...), mais il s'en distingue parce que selon lui, la prétention à exprimer l'inconscient et à poser, ne fût-ce que d'une manière radicalement révolutionnaire, les rapports de l'homme et du monde est vouée à l'échec ou à l'impasse (c'est la fameuse "ère du soupçon", regarde dans dans tes manuels). En simplifiant, on peut dire que sa réponse à cette impasse prend deux formes :
    - la dissolution et la recomposition fantaisiste du langage (les Surréalistes ne sont pas allés jusque là, du moins durablement ; tout ce qu'ils écrivent reste formellement très lisible),
    - la dissolution ou la dilution du "moi" (et là, on est en plein dans ton sujet), y compris dans la vie réelle, au point de se considérer parfois comme un objet d'étude distinct de lui-même. Cet état quasiment névrotique le pousse à créer en toute liberté des univers étranges, violents au besoin (cf Artaud), de s'inventer des voyages extraordinaires où le "moi" fait figure d'ethnologue... Bien sûr, l'humour fait qu'on n'y croit jamais, mais en fait, on s'aperçoit que ce moi fictif est aussi légitime que le moi réel, qui de tout façon reste énigmatique. Je pense qu'il considérait les Surréalistes comme trop prétentieux dans leur projet d'opérer une révolution de l'esprit.
  • LaoshiLaoshi Membre
    Et voilà pourquoi j'aime bien Michaux.
  • Il l'emparouille et l'endosque contre terre ;
    Il le rague et le roupète jusqu'à son drâle ;
    Il le pratèle et le libucque et lui baroufle les ouillais ;
    Il le tocarde et le marmine,
    Le manage rape à ri et ripe à ra.
    Enfin, il l'écorcobalisse.

    [...]
    Le grand combat, in Qui je fus ? éd. Gallimard.
  • LaoshiLaoshi Membre
    J'adore. ;) ;) ;)
  • Pas assez lyrique ! :lol:
    AU LIT

    La maladie que j'ai me condamne à l'immobilité absolue au lit. Quand mon ennui prend des proportions excessives et qui vont me déséquilibrer si l'on n'intervient pas, voici ce que je fais :
    J'écrase mon crâne et l'étale devant moi aussi loin que possible et quand c'est bien plat, je sors ma cavalerie. Les sabots tapent clair sur ce sol ferme et jaunâtre. Les escadrons prennent immédiatement le trot, et ça piaffe, et ça rue. Et ce bruit, ce rythme net et multiple, cette ardeur qui respire le combat et la Victoire, enchantent l'âme de celui qui est cloué au lit et ne peut faire un mouvement.

    H. Michaux, mes propriétés, éd. Gallimard.
  • D'aaaccoord...
    Bon, ça m'éclaire pas mal ce que tu viens de dire sur Michaux.
    Je devrais donc faire un argument pour lui tout seul ou quand même le mettre dans "pouvoir se dire autrement qu'en se racontant" selon toi ?
  • Non, pas autant sur Michaux. Tu as un sujet très vaste qu'il convient de bien cerner pour répondre à la question sous laquelle il est formulé : il faut s'appuyer sur des poèmes d'époques diverses : la Pléiade, les Romantiques, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Apollinaire, Éluard, Aragon, etc... etc...
    Ce sujet est en fait très difficile.
  • Oooook...
    Donc, j'ai pour l'instant quatre arguments, un avec des poèmes en "je" pour une meilleure identification, un second sur "pouvoir se dire autrement qu'en se racontant" où je parle de Michaux et des autobiographies, un troisième avec les surréalistes sur l'exploration de l'inconscient et le dernier pour montrer sa protestation avec Baudelaire et Satan.
    Mais c'est pas assez quatre arguments pour ce sujet...
    Je peux faire quelque chose sur le romantisme aussi avec la volonté d'exprimer ses sentiments, mais est-ce que ça rejoint pas le premier argument ?

    Je viens de trouver le "connais-toi toi-même" qui sous-entendais de se connaître soi-même pour connaître les autres, et je me demandais si ça aurait un rapport avec mon sujet (étant donné que c'est une sorte de "moi") ou pas (puisque mon sujet c'est "l'expression du moi") ?
    Cette fiche l'explique un peu, et c'est là que j'ai vu ça.

    Hey !
    Désolée pour ce nouvel edit, mais par manque de temps, j'ai préféré demander à ma prof de français si mes argument s étaient corrects.
    Elle m'a répondu que oui, et il me reste donc le plan à trouver avant de commencer la rédaction. J'y ai réfléchi et voilà ce que j'ai fait :

    I. Une meilleure identification
    1. Poèmes en "je"
    2. Le "connais-toi toi-même" qui permet de comprendre les autres en se comprenant.

    II. La vision de l'auteur
    1. Étalage des sentiments
    2. Protestation (montrer qu'on est pas toujours d'accord avec ce que dit la société et la poésie le dit pour nous) (Satan)

    III. J'ai pas trop de titre pour cette partie...
    1. Exploration inconscient (surréalistes)
    2. Pouvoir se dire autrement qu'en se racontant.

    Pour les transitions, j'y verrais sur le coup, mais comme avant, je ne refuse pas vos idées si vous souhaitez me les transmettre !
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    Il me semble que le plus important est le moins développé : le III 2.
    En effet la poésie partage avec d'autres genres l'expression du moi, par exemple avec l'autobiographie...
    L'essentiel est alors de montrer en quoi elle le fait de manière originale.
    C'est le comment qu'il faut développer.
    Enfin il me semble manquer des mots essentiels comme lyrisme ou élégie.
  • D'accord !
    Pour moi, le lyrisme allait dans le "je", étant donné que le poète cherche à prouver que son poème vise tout le monde et donc en utilisant le lyrisme. Pour le III.2. j'avais noté qu'il fallait que je parle de l'autobiographie, je n'ai juste pas mis mes exemples. Désolée -_-'
    Je sais pas si c'est clair ce que je dis, mais voilà ^^
    Pour l'élégie, je ne connaissais pas :|
    Je vais donc chercher sur internet =)
    En tout cas, merci !

    Edit : Et voilà, j'ai vu ^^ Le mieux serait de la mettre dans l'étalage des sentiments, non ?
    Du coup, ça me donne ça avec les exemples :

    I. Une meilleure identification
    1. Poèmes en "je" / Lyrisme
    2. Le "connais-toi toi-même" qui permet de comprendre les autres en se comprenant. (Wolfgang)

    II. La vision de l'auteur
    1. Étalage des sentiments (Ronsard / Elégie)
    2. Protestation (montrer qu'on est pas toujours d'accord avec ce que dit la société et la poésie le dit pour nous) (Satan)

    III. Différentes manière identification
    1. Exploration inconscient (surréalistes)
    2. Pouvoir se dire autrement qu'en se racontant. (=/= autobio / Michaux)
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bien sûr que le lyrisme est l'expression d'un "je" ! Mais le mot très important n'apparaissait nullement.
    "Étalage" des sentiments est une expression péjorative, et donc à éviter.
    Le lyrisme élégiaque pourrait constituer un paragraphe tout comme le lyrisme amoureux dans le II.
    Ce plan ne met pas en valeur la manière originale d'exprimer les sentiments qui est l'essentiel de la poésie : avec le lyrisme il faut aborder la musicalité, le rythme, la force, les figures d'image...
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