Fiches méthode Bac de français 2020

Bonjour,

Le programme de littérature pour l’année scolaire 2016-2017 vient d’être publié :
A. Domaine d’étude « Littérature et langages de l'image »
Œuvres :
[list=*]
[*]Œdipe roi de Sophocle[/*]
[*]Œdipe roi de Pier Paolo Pasolini[/*]
[/list]

B. Domaine d’étude « Lire-écrire-publier »
Œuvres :
[list=*]
[*]André Gide, Journal des Faux-Monnayeurs[/*]
[*]André Gide, Les Faux-Monnayeurs[/*]
[/list]
(Bulletin officiel no 16 du 22 avril 2016)

Bonne journée !

Réponses

  • Œdipe roi de Sophocle revient régulièrement.
  • Ah non c'est Madame Bovary qui est tombé l'année dernière ! Juste cette année a Pondichéry ils ont eu Oedipe roi ! Je pense que cette année on tombera aussi sur M.B. :|
  • Tiens, Gide revient à la mode ?

    Dans son article du Nouvel Observateur du 27/02/2001, repris dans l’ouvrage La Cause des livres (Gallimard, 2011), Mona Ozouf écrit à propos de Souvenirs et voyages (André Gide, Gallimard, La Pléiade, 2001) :

    [Extrait]
    « ... On s’est beaucoup interrogé sur les raisons qui, après la Seconde Guerre mondiale, ont longtemps caché ces qualités à une génération déprise de l’homme et de ses livres. Camus suggérait d’attribuer cette désaffection à la mode qui voulait qu’on fût désespéré ou qu’on eût l’air de l’être et rien n’est en effet plus étranger à Gide que cette affectation morose. De l’éclipse du rayonnement gidien, l’hypothèse la plus communément admise tient dans le refus qu’opposait toute jeunesse au souci maniaque de soi, à l’hédonisme volage, à la préciosité excentrique. La littérature de l’engagement trouvait en Gide une vivante contestation ; un homme aux longs balancements, toujours enclin à explorer les deux versants d’une idée, assez impertinent pour dire avec Mme de Sévigné : « Je suis loin d’abonder dans mon sens. » Superbement insoucieux de la chose publique au demeurant.
    Rien de plus faux cependant [à propos de son voyage en Afrique]. Le dilettante avait dans ses bagages la honte native du privilège, et voici donc qu’il rapporte du voyage non un manifeste – le genre n’est pas de son génie -, mais un impitoyable constat. Dont il se serait volontiers passé. « Quel démon m’a poussé en Afrique ? Qu’allais-je chercher dans ce pays ? J’étais tranquille. À présent, je sais ; je dois parler. » On découvre ici la loi d’une existence apparemment affranchie des lois : qui a vu doit témoigner.
    Le même impératif austère explique ce Retour de l’U.R.S.S. qui lui valut tant d’insultes à gauche et, à droite, de flatteries encore plus haïssables encore... »
  • DeliaDelia Membre
    N'empêche que ça manque de femmes...
  • Exact ! Eternelles bonnes dernières, voilà ce que nous sommes. :/
  • Non, secondes, ce n'est pas négligeable !
  • Mieux qu'avant dernier ?
  • Parce qu'il y a beaucoup moins de femmes écrivains que d'hommes écrivains et parce que les œuvres sont choisies selon leur intérêt didactique et non selon l'intérêt paritaire. Et c'est très bien comme ça, je trouve.
  • DeliaDelia Membre
    Parce qu'il y a beaucoup moins de femmes écrivains que d'hommes écrivains
    Rien de plus vrai, d'autant plus que les femmes ont toujours eu des problèmes de reconnaissance.
    et parce que les œuvres sont choisies selon leur intérêt didactique et non selon l'intérêt paritaire.
    Traduction : ce que les bonnes femmes écrivent n'a aucun intérêt. C'est gentil pour Marguerite Yourcenar, entre autres.
  • SuperV a écrit:
    Parce qu'il y a beaucoup moins de femmes écrivains que d'hommes écrivains et parce que les œuvres sont choisies selon leur intérêt didactique et non selon l'intérêt paritaire. Et c'est très bien comme ça, je trouve.

    Voilà qui est singulièrement réduire la portée de la littérature.
    http://www.cnrtl.fr/definition/didactique
  • Delia a écrit:
    SuperV a écrit:
    et parce que les œuvres sont choisies selon leur intérêt didactique et non selon l'intérêt paritaire.
    Traduction : ce que les bonnes femmes écrivent n'a aucun intérêt. C'est gentil pour Marguerite Yourcenar, entre autres.

    Vous êtes meilleure pour traduire du grec et du latin en français que du français en français. L'intérêt didactique, autrement dit ce que l'on veut mettre dans les têtes des élèves, est exposé dans la note de service et explique le choix des œuvres de Gide. Le choix d'un homme pour son intérêt concernant la transmission de la littérature en milieu scolaire est préférable au choix d'une femme justifié par l'appréciation féministe selon laquelle la représentation des femmes est insuffisante. Et d'ailleurs, s'il n'y a pas assez de femmes, il y a trop de quoi ?
  • DeliaDelia Membre
    Le choix d'un homme pour son intérêt concernant la transmission de la littérature en milieu scolaire est préférable au choix d'une femme justifié par l'appréciation féministe selon laquelle la représentation des femmes est insuffisante.
    Vous ajoutez de l'eau à mon moulin : seules les œuvres des hommes ont un intérêt concernant la transmission de la littérature.
    Marie de France, Christine de Pisan, Louise Labé, Madame de La Fayette, Olympe de Gouges, Flora Tristan... intérêt nul !
  • A mon époque, on abordait l'oeuvre (disons plutôt une partie de leur oeuvre) de mesdames de La Fayette et de Scudéry en 4ème, avant d'enchaîner sur Molière avec notamment les Femmes Savantes et les Précieuses Ridicules. Il n'y avait pas meilleur processus pour graver dans nos esprits enfantins l'image de la femme littéraire frivole, compliquée et somme toute sans grand intérêt.
    En attendant de découvrir plus tard Marguerite Yourcenar et Simone de Beauvoir...
  • Quand on pense à la "chambre bleue" de Mme de Rambouillet (certes, elle n'a rien écrit) qui regroupa autour d'elle des femmes lasses du langage de charretier de ces Messieurs, c'est fort dommage de s'arrêter à cette image dépréciative.

    Et Mme de Sévigné ? Et tant d'autres ! J'en ferai une liste, tiens !
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