Fiches méthode Bac de français 2020

Bonjour à tous!
Cela fais maintenant 3 jours que je suis dans une "galère" extrême...
J'ai une anthologie à faire pour la semaine prochaine.
Il faut choisir 10 poèmes EN PROSE sur UN THÈME..
Voilà ce qui est compliqué..
Personnellement j'ai choisi le thème de la mort.. J'aime beaucoup ce thème et j'espère ne pas devoir changer si je ne trouve pas + de poèmes..
Après des jours de recherches sur internet j'ai trouvé:
• Les deux anges; d'Aloysius Bertrand
• Une mort héroïque ; Baudelaire
• Berceuse Macabre; Marie Krysinku
• Nuit de l'enfer; Rimbaud
• et le poème LXiii d'Hugues rebell d'un recueil..
J'oubliais! Les 10 poèmes doivent être d'auteurs DIFFÉRENT!
Si vous pouvez m'aider à trouver divers poème ayant pour thème LA MORT..
Je vous remercie d'avance!
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Réponses

  • La Fortune aux larges ailes, la fortune par erreur m’ayant emporté avec les autres vers son pays joyeux, tout à coup, mais tout à coup, comme je respirais enfin heureux, d’infinis petits pétards dans l’atmosphère me dynamitèrent et puis des couteaux jaillissant de partout me lardèrent de coups, si bien que je retombai sur le sol dur de ma patrie, à tout jamais la mienne maintenant.

    La Fortune aux ailes de paille, la fortune m’ayant élevé pour un instant au-dessus des angoisses et des gémissements, un groupe formé de mille, caché à la faveur de ma distraction dans la poussière d’une haute montagne, un groupe fait à la lutte à mort depuis toujours, tout à coup nous étant tombé dessus comme un bolide , je retombai sur le sol dur de mon passé, à tout jamais présent maintenant.

    La Fortune encore une fois, la fortune aux draps frais m’ayant recueilli avec douceur, comme je souriais à tous autour de moi, distribuant tout ce que je possédais, tout à coup, pris par on ne sait quoi venu par en dessous et par derrière, tout à-coup, comme une poulie qui se décroche, je basculai, ce fut un saut immense, et je retombai sur le sol dur de mon destin, destin à tout jamais le mien maintenant.

    La Fortune, encore une fois, la fortune à la langue d’huile, ayant lavé mes blessures, la fortune comme un cheveu qu’on prend et qu’on tresserait avec les siens, m’ayant pris et m’ayant uni indissolublement à elle, tout à coup, comme déjà je trempais dans la joie, tout à coup la Mort vint et dit : « il est temps. Viens. » La Mort, à tout jamais la Mort maintenant.

    ***

    Henri Michaux (1899-1984) – Lointain intérieur (1938)
  • Mya51Mya51 Membre
    Merci beaucoup c'est gentil de ta part!
    C'est étrange car Henri Michaux j'ai rechercher comme Pierre reverdy et je ne trouve vraiment pas.. Pourtant je cherche vraiment c'est très ennuyant!
    Encore merci ça m'en fais un de plus! :)
    Et si tu en a d'autre, n'hésite pas!
  • Non des bienheureux ignorants leur fardeau,
    L'homme porte sa laideur et la porte bien haut,
    Criard et chétif, d'une voix tressautante,
    Hébête le passant, abêtit l'habitante.
    Odeur nauséabonde, celle de sa vieille peau,
    Nourrit sans cesse les rues d'un arôme nouveau.
    Immobile et muet ce vieillard hideux,
    Crie soudain à l'image du miroir monstrueux!
    Hé, voyageur, toi qui croise son sceau,
    Ou bien toi le rêveur, découvrant ses vieux os,
    Naufragé comme les autres, tu prendras tantôt l'eau.
    Irréel dessein, d'y penser à nouveau,
    Cruauté de destin, qui surcharge nos maux,
    Où sommes-nous, et pourquoi?
    Noire est notre existence, noir est notre drapeau!
  • Je ne sais si ce poème peut convenir. Il n'est pas en prose.
  • Mya51Mya51 Membre
    Non il m'en faut en prose.. C'est assez pénible... C'est pour cela que j'en trouve peu...
  • Tu n'en trouveras qu'à partir du XIXe siècle.
    En voici un qui pourrait peut-être convenir. A toi de voir.
    La mort à vivre de Francis Ponge

    « Nous subissons la chose la plus insupportable qui soit. On cherche à nous couvrir de poux, de larves, de chenilles. On a peuplé l'air de microbes (Pasteur). Il y a maintenant dans l'eau pure à boire et à manger.

    L'imprimé se multiplie. Et il y a des gens qui trouvent que tout cela ne grouille pas assez, qui font des vers, de la poésie, de la surréalité, qui en rajoutent.

    Les rêves (il paraît que les rêves méritent d'entrer en danse, qu'il vaut mieux ne pas les oublier). Les réincarnations, les paradis, les enfers, enfin quoi : après la vie, la mort encore à vivre! »
  • Mya51Mya51 Membre
    Oui il me convient! J'ai également cherché cet auteur, a vrai dire j'ai cherché tout les auteurs de poèmes en prose!
    Je te remercie beaucoup j'approche des 10 poèmes!
  • De René Char :
    L’éternité à Lourmarin

    Il n’y a plus de ligne droite ni de route éclairée avec un être qui nous a quittés.
    Où s’étourdit notre affection ? Cerne après cerne, s’il s’approche c’est pour aussitôt s’enfouir. Son visage parfois vient s’appliquer contre le nôtre, ne produisant qu’un air glacé. Le jour qui allongeait le bonheur entre lui et nous n’est nulle part désormais, toutes les parties- presque excessives- d’une présence se sont d’un coup disloquées. Misère de notre vigilance…
    Pourtant cet être supprimé se tient dans quelque chose de rigide, de désert, d’essentiel en nous, où nos millénaires ensemble font juste l’épaisseur d’une paupière tirée.

    Avec celui que nous aimons, nous avons cessé de parler, et ce n’est pas le silence. Qu’en est-il alors ? Nous savons, ou croyons savoir. Mais seulement quand le passé qui signifie s’ouvre pour lui livrer passage. Le voici à notre hauteur, puis loin, devant.

    A l’heure de nouveau contenue où nous questionnons tout le poids d’énigme, soudain commence la Douleur, celle de compagnon à compagnon, que l’archer cette fois, ne peut pas transpercer.

  • Mya51Mya51 Membre
    Je vous remercie à tous il m'en manque juste 1 ou 2 et c'est parfait! Encore merci!
  • J'ai dit à mon âme :
    Qu'as-tu donc à sourire ? Ta solitude est désespérée. Voici, l'ancienne amie est maintenant pour toi comme si elle n'était plus. Il te faudrait quitter ces songeries adultères.
    Pleure plutôt ; ils sont partis, tous les aimés, et t'ont laissée seule ; pleure ; tes amours sont passées. Il est fini le temps d'aimer ...
    -"Crois-tu ?" m'a répondu mon âme, et souriait toujours, se redisant :
    Par dessus le deuil et la mort, l'amour plane. Les grands chagrins sont assoupis et les pleureuses se sont tues.-
    Chante mon âme aux nouvelles aurores.
    Tous les espoirs ont refleuri.

    A. Gide

    L'amour, les autres.

    La sentimentalité améliore l'homme, même quand elle est malheureuse. Mais, dans ce dernier cas, elle l'améliore en le tuant.
    Il existe des amours parfaits, accomplis, réciproques et durables. Durables dans leur réciprocité. C'est là un état suprêmement enviable, chacun le sent ; pourtant paradoxalement, ils ne suscitent aucune jalousie. Ils ne provoquent aucun sentiment d'exclusion, non plus. Simplement, ils sont. Et du même coup, tout le reste peut être.
    Depuis sa disparition, je ne peux plus supporter que les autres se séparent ; je ne peux même plus supporter l'idée de la séparation.
    Ils me regardent comme si j'étais en train d'accomplir des actes riches en enseignements. Tel n'est pas le cas. Je suis en train de crever, c'est tout.
    Ceux qui ont peur de mourir ont également peur de vivre.
    La peur des autres. je ne suis pas aimé.
    La mort, si malléable.

    Michel Houellebecq
  • Mya51Mya51 Membre
    J'adore le 2eme! Je te remercie beaucoup pour tes poèmes!
  • Mya, je sais bien que mon poème ne pouvait pas convenir. D'abord parce qu'il n'est pas en vers, mais surtout parce qu'il est de moi et que si tu regardes les premières lettres du poème, tu verras un mot magique.
  • JehanJehan Modérateur
    Magique, c'est vite dit...
  • Ah tu as vu le nichon caché?
  • DeliaDelia Membre
    Ce procédé poétique se nomme acrostiche.
    Ici, pour trouver un mot il faut chercher, trop chercher...
  • Rien compris...
  • JehanJehan Modérateur
    Vraiment ? ;) Observe la suite des initiales de chaque vers...
  • N
    L
    C
    H
    O
    N
    I
    C
    H
    O
    N
    I
    C
    O
    N
    Bof, il y a quelques ratés, non ? Et quel intérêt ? J'avoue que je n'avais même pas lu, étant donné que le demandeur souhaitait des poèmes en prose.
  • JehanJehan Modérateur
    Pas grand intérêt, effectivement...
    Pourtant, Unpseudolittéraire a l'air très content de lui, sur ce coup-là.
  • Mya51Mya51 Membre
    C'est pas grave, je remercie les personnes qui m'ont aidé grace à leur réponses serieuses, merci beaucoup !
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