Bonjour. Je ne me suis que nouvellement inscrite sur le site, bien que depuis le début de l'année je le fréquente régulièrement en vu de mon bac français qui a lieu en Juin. J'aimerais quand même dire que c'est grâce au bac que j'ai découvert tout ce monde incroyable de la littérature française, et que j'ai enfin découvert que l'école n'est pas là pour nous enfoncer, mais bien pour nous aider, nous fournir un bagage nécessaire pour l'entrée dans la vie active de plus tard (j'aurais quand même mis des années à comprendre cela).

J'aimerais vous faire part de quelques poèmes que j'ai écrit un petit peu à l'arrache en vers libres, généralement les idées me surviennent lors de mes promenades quotidiennes en plein coeur de la nature, avec mon chien, je vis en campagne et chaque jour j'écoute avec une attention toute particulière les chants des oiseaux et des insectes qui me rendent ivre de joie, ils me comblent d'émotions.

Voilà les vers en question :

La vague s’affole, son abattement fait concurrence aux mille petits oiseaux alentours
Ils chantent, exaltés dans le courant marin, emportés par la bise et sa caresse délicate sur leurs ailes
Tandis que les mouettes appellent de leurs modestes plaintes les muettes sirènes
Silencieuses, les cygnes les interpellent
Mais la mer, furieuse, s’abat doucement sur elles
Comme pour protéger l’enfant mort(e) qui danse,
L’oiseau mort qui fait la fête
Qui continuent de vivre malgré la nuit !
La nuit, si belle, si mystique,
Applaudit au chant calme de la vague
Devant tout ce spectacle divin
Elle verse une larme, magique, elle est autant reine que la mer est souveraine :
La pluie tombe et des gouttes sur ton front
Se souviennent
Tandis que le jour éclate, le chaud crépuscule finalement chasse
Ce beau rêve. La Mer écarlate meurt et la nuit infinie se décide à la suivre dans sa léthargie mystique
Jusqu’à disparaître de la vie humaine d’un monde de mortels.
Etait-ce réel ?
La fée des abîmes se mue alors en mère, et elle veille, éternelle. Son chuchotement doucement t’atteint.
Le bruit des mouettes au loin te surprend ; leur vol se suspend alors, le temps que tu réalises enfin.
Tu le sais, ce n’était pas une chimère, tu le sais , ça s’est passé pour de vrai.
Tes joues gelées par l’eau froide de l’océan te le rappellent.
Le frisson te parcourt tout entier. Ô Vous, Ma douce mère, Vous, Ma Reine la Mer !
Réchauffez-moi, je vous prie, de vos longues vagues aux cris immortels.
Bercez-moi, s’il vous plaît, aux sons ineffables de vos abattements mortels !
Je vous aime tant, si vous saviez, tant que vous aimez tous les hommes de la terre, vos nourrissons éternels.
Et j’en suis, Dieu Merci !
Remercions également les Muses que représentent votre cri
Déjà mille fois célébré tant sa majesté assassine, majesté, qui à chaque homme, donne (offre) la vie.


En vous remerciant d'avance (j'avoue craindre un peu les critiques).

Réponses

  • Eh bien ce n'est pas mal. Au début, j'ai cru qu'on aurait droit à une série de clichés, puis peu à peu, la parole se libère et devient plus sincère (je ne parle pas de l'ancrage dans la réalité, que j'ignore, et que je ne veux pas connaître) Quelques vers partent bien, mais se trouvent inutilement alourdis, par exemple :
    Ce beau rêve. La Mer écarlate meurt et la nuit infinie se décide à la suivre /dans sa léthargie mystique
    Je trouve que le vers serait bien plus beau sans ce qui suit la barre oblique.
    Même chose ici :
    Réchauffez-moi, je vous prie, de vos longues vagues/ aux cris immortels
    La fin est très faible.
    J'aime beaucoup :
    La pluie tombe et des gouttes sur ton front
    Se souviennent

    Là, il y a quelque chose, disons que tu ouvres une porte (pour moi).
    Et encore ceci :
    La fée des abîmes se mue alors en mère, et elle veille, éternelle. Son chuchotement doucement t’atteint.
    Et toute la fin.
    J'aime aussi le rythme. Avez-vous lu Saint-John Perse ?

    Persistez dans la poésie mais... méfiez-vous des fins de vers.

    in cauda venenum.
  • Bonjour (ou bonsoir) ! Eh bien merci beaucoup pour votre avis dans l'ensemble élogieux !

    Je vous rejoins sur le vers que vous m'avez cité, il est inutilement alourdis, c'est d'ailleurs un écueil que l'on me reproche souvent, la lourdeur dans mes propos (à l'écrit, ex. périphrases trop abondantes, etc).

    Je prends note de vos conseils avisés, j'accorderais dans l'avenir une attention tout particulière à mes fins de vers.

    Je suis ravie que vous appréciez certains de mes vers (et le rythme) !

    Je n'ai jamais fait énormément de poésie, car depuis mon enfance ce sont les romans qui m'inspirent et dirigent toute mon attention, je suis de facto déterminée à écrire quelque jour un livre (j'ai d'ores et déjà écrit diverses histoires - mais la maturité n'était pas très présente - et ne l'est pas encore assez aujourd'hui, peut-être dans dix, vingt ou trente ans je me lancerais enfin). Bref.

    Saint-John Perse ? Non, je n'ai jamais lu, vous me le conseillez ?

    in cauda venenum. J'ai été cherché la définition car je l'ignorais. Ce texte vous flatte dès le début, mais il vous fait très mal à la fin (vous parlez du vers où je dois me méfier des fins, ou de la structure du poème à sa fin ? Je n'ai pas bien appréhendé votre citation).
    Merci !
  • Non, rassurez-vous, je ne parlais que des fins de vers. J'aime bien la fin de votre poème. Habituellement, c'est le début des poèmes qui est mieux réussi et la fin qui est laborieuse, mais là, c'est l'inverse.
    Ne tardez pas à écrire, la vie est brève.
    Lisez de la poésie du XXème et du XXIème siècle.
    Eripe te morae.
  • D'accord, je vous remercie pour vos lumières.
    Oui, j'en suis consciente (de la brièveté de la vie et de la fuite du temps), ce n'est pas une priorité pour le moment (l'écriture d'un livre), mais cela le deviendra certainement après mes études.
    De la poésie du XXe et du XXIe, d'accord, j'en lirais. Avez-vous des auteurs favoris pour ces périodes ? Surtout en ce qui concerne le XXIe siècle que l'on apprend guère à l'école malheureusement. Quels poèmes seraient susceptibles de se détacher du lot en notre siècle selon vous ?
    Merci.
  • Mes poètes favoris sont (par ordre globalement chronologique) : Péguy - Claudel - Apollinaire (beaucoup, presque tout) - Reverdy (la Lucarne ovale surtout) - Jean Cocteau (pas tout) - Breton - Desnos - Soupault - Crevel (pas tout) - Perret - Éluard - Aragon (pas les poèmes trop engagés) - Valéry - Spervielle - Saint-John Perse (tout, beaucoup) - Char (un peu, mais il faut l'avoir lu) - Michaux - Ponge - Cadou - Bonnefoy - Jaccottet (pas tout) - Jouffroy - Andrée Chédid - Meschonnic - James Sacré - pas du tout Guillevic :/
    N'oublions pas Brassens - Brel (pas tout) - Ferré...

    A l'heure actuelle, il y a beaucoup de poètes et les petites éditions sont nombreuses, mais pas nécessairement bien diffusées. Il y a aussi le Net, sans risque, mais où le pire côtoie le meilleur. Dire que des noms émergent... Ce n'est plus comme autrefois. Il n'y a plus d'écoles, de chefs de file, mais des individus et une très grande diversité. Il y a aussi le fait que la chanson assume aujourd'hui le rôle que la poésie populaire ou "grand public" jouait autrefois. En dehors de cela, on a une poésie "expression directe" assez médiocre et éphémère, ou d'un autre côté une poésie expérimentale qui n'a qu'une audience réduite. En musique, la situation est encore "pire", diraient le esprits chagrins, disons alors "plus nette" (mais le problème de la musique est tout de même spécifique).
    Oui, il y a des poètes. Oui, la poésie est en crise.
    Beau paradoxe.
  • Eh bien je vous remercie pour toutes vos suggestions, vous me semblez être un véritable initié en matière de poésie ! :)
    Je suis loin d'avoir vos connaissances et d'avoir lu autant d'ouvrages d'auteurs différents.

    Dans l'ensemble mon avis rejoins le vôtre, bien que je sois persuadée dans l'avenir, que les gens du XXIIe siècle et les siècles suivants, sauront nous trouver (à nous, gens du XXIe) d'illustres auteurs, qui deviendront à leur tour de grands classiques d'école.
    Les poètes perdurent, toutefois la poésie s'étiole et disparaît de proche en proche, et cela est vraiment dommage.
    Je suis curieuse de connaître le futur du français, si de nouveaux genres inédits apparaîtront, si de nouveaux auteurs se démarqueront par une quelconque originalité de la masse d'auteurs qui nous envahissent les rayons littérature des grands magasins d'aujourd'hui ... N'êtes vous pas de cet avis ?
  • Oui, j'aime la poésie et la musique.
    Je suis plutôt pessimiste. L'art est lié à la société. On ne peut pas raisonner dans l'abstrait : pas de lectorat, pas de poésie, c'est tout. Le roman semble mieux se porter.
  • Votre pensée me semble tout à fait lucide. Je ne saurais pour ma part avancer trop de conjectures, le temps nous le dira.

    Pour ne pas approfondir le hors sujet vers lequel nous tendons, j'en reviens donc au petit texte que je vous ai soumis, et j'ai omis de demander votre avis en ce qui concerne le dernier vers : certainement l'avez-vous remarqué, j'hésite sur le choix entre deux termes, serait-ce donc préférable d'employer "donne" ou "offre" selon vous ? J'attends votre avis.

    Remercions également les Muses que représentent votre cri,
    Déjà mille fois célébré tant sa majesté assassine, majesté, qui à chaque homme, donne ou offre la vie. ?
  • Avis tout personnel : je préfère de loin "donne".
    - Plus musical que le [fre] de "offre". "donne la vie" ça coule, "offre la vie" ça râpe. Par contre ça peut faire un écho avec le [bré] de "célébré" au début du vers.
    - Plus simple (et j'ai souvent tendance à penser que la beauté est dans la simplicité).
    - Plus ouvert : "donne la vie" -> ils en font ce qu'ils veulent. Offre la vie, c'est un jugement de valeur qui ferme la réflexion.
    Si ça ne tenait qu'à moi, je n'hésiterais pas. Mais ça ne tient certainement pas à moi.
  • (et j'ai souvent tendance à penser que la beauté est dans la simplicité).

    Vous parlez d'or.

    Oui, "donne" est meilleur ; avec "offre", on aurait l'impression que vous avez cherché un synonyme pour éviter la (fausse) banalité du mot.
    Mais tout de même, le dernier vers est trop long, et la répétition de "majesté" pas très bien venue.
  • Je vous remercie pour vos réponses. Donne est préférable, ce fut également mon premier ressentit.

    Comment, en ce cas, pourrais-je éviter la redondance du terme majesté ? Dois-je trouver un synonyme ou l'évincer complètement du poème ?
    Encore merci.
  • Comment, en ce cas, pourrais-je éviter la redondance du terme majesté ? Dois-je trouver un synonyme ou l'évincer complètement du poème ?

    Je pense qu'il faudrait reformuler complètement le vers. Surtout pas trouver un synonyme, ça ferait artificiel.
  • Oui, tout à fait. :)
  • D'accord, merci pour vos réponses.
    Je ne vois pas trop comment reformuler le vers, néanmoins je vais essayer des choses :

    Remercions également les Muses que représentent votre cri
    Plus de mille fois célébré tant sa majesté est assassine,
    Cette majesté, qui, à chaque homme, donne la vie.


    Bon, je n'ai pas modifié grand chose (les termes soulignés seulement). Je ne sais pas comment procéder différemment (c'est difficile d'être objectif en de telles circonstances).
  • Laisse reposer :)
  • Essaie de te concentrer sur la fin de ton poème, puis fais le vide et accueille ce qui viendra. Tu pourras le modifier, mais l'essentiel sera là.
    Comment as-tu composé ton poème ? As-tu mis du temps à l'écrire, as-tu beaucoup corrigé ?
  • D'accord, merci pour ces précieux conseils. :)

    Pour répondre à ta question Jacques, l'inspiration m'est tout d'abord venue lorsque je me promenais, près de la mer (évidemment), j'ai composé quelques esquisses de vers dans ma tête, et quand je suis rentrée j'ai noté tout ce qui avait tourné dans mon cerveau. Jusqu'au milieu du poème environ. La fin m'est venue plus tard dans la même journée. Le lendemain j'ai corrigé quelques termes, mais en somme la rédaction de ce poème est linéaire ; chaque vers, rédigé après les autres.
    Je n'ai donc pas mis réellement du temps à l'écrire, cela m'a pris dix minutes puis encore dix minutes pour les relectures pourrions-nous dire mais en tous les cas la réponse est négative (je n'ai pas mis beaucoup de temps à l'écrire). Toutefois, ce ne fut pas le premier rédigé, j'avais rédigé ces quelques vers juste avant de débuter le poème que je vous ai soumis, et dont j'y ai puisé presque tous les éléments de ces premiers vers dans ces seconds :
    Les mouettes appellent de leurs plaintes les muettes sirènes
    Les cygnes se hissent en chandelle
    Les bateaux en choeur gémissent, la vague se rebelle et la mer chancelle
    Que leur a-t-on fait ? La nuit est si belle
    La nuitée se fait ici-bas la reine
    Plus douce que le jour, plus calme que la tempête
    Quid de mieux qu’eux deux ? Accueillez la sainte reine
    Elle répond au nom de déesse, c’est la mer
    Souveraine des tréfonds du coeur
    Les âmes en peine l’admirent, ils l’aiment
    Elle est joie, enivre-les donc
    Ces heureux imbéciles
    Ces muses délicates
    De tes doigts de sorcière, fée des abîmes ! Mystique tu es, tu sais.


    Toutefois, je l'ai laissé tel quel et non retouché puisque je me suis concentrée sur le suivant.

    Et voilà donc le propre (peut-être moins bien ?) avec les indications temporelles.

    La vague s’affole, son abattement fait concurrence aux mille petits oiseaux alentours
    Ils chantent, exaltés dans le courant marin, emportés par la bise et sa caresse délicate sur leurs ailes
    Tandis que les mouettes appellent de leurs modestes plaintes les muettes sirènes
    Silencieuses, les cygnes les interpellent
    Mais la mer, furieuse, s’abat doucement sur elles
    Comme pour protéger l’enfant mort(e) qui danse,
    L’oiseau mort qui fait la fête
    Qui continuent de vivre malgré la nuit !
    La nuit, si belle, si mystique,
    Applaudit au chant calme de la vague
    Devant tout ce spectacle divin
    Elle verse une larme, magique, [elle est autant reine que la mer est souveraine > ajouté le lendemain] :
    La pluie tombe et des gouttes sur ton front
    Se souviennent
    Tandis que le jour éclate, le chaud crépuscule finalement chasse
    Ce beau rêve. [La Mer écarlate meurt et la nuit infinie se décide à la suivre // dans sa léthargie mystique
    Jusqu’à disparaître de la vie humaine d’un monde de mortels. > ajouté le lendemain ]
    Etait-ce réel ? > la suite à partir d'ici je l'ai rédigée plus tard dans la journée
    La fée des abîmes se mue alors en mère, et elle veille, éternelle. Son chuchotement doucement t’atteint.
    Le bruit des mouettes au loin te surprend ; leur vol se suspend alors, le temps que tu réalises enfin.
    Tu le sais, ce n’était pas une chimère, tu le sais , ça s’est passé pour de vrai.
    Tes joues gelées par l’eau froide de l’océan te le rappellent.
    Le frisson te parcourt tout entier. Ô Vous, Ma douce mère, Vous, Ma Reine la Mer !
    Réchauffez-moi, je vous prie, de vos longues vagues // aux hurlements immortels.
    Bercez-moi, s’il vous plaît, aux sons ineffables de vos abattements mortels !
    Je vous aime tant, si vous saviez, tant que vous aimez tous les hommes de la terre, vos nourrissons éternels.
    Et j’en suis, Dieu Merci !
    ~ Remercions également les Muses que représentent votre cri
    Déjà mille fois célébré tant sa majesté assassine, majesté, qui, à chaque homme, donne la vie. ~


    Donc selon vous, les deux derniers (ou le dernier seulement) vers manquent de délicatesse et devraient être reformulés ? Sinon, y a-t-il autre chose de problématique dans le coeur du poème (hormis le commencement laborieux évidemment) ?
  • Merci de ta réponse. Je t'en dirai plus long demain car la musique m'appelle... ;)
  • Ahah, pas de problème Jacques ! :D
  • Oiseau Bleu a écrit:
    La vague s’affole, son abattement fait concurrence aux mille petits oiseaux alentours
    la fin est trop naïve.
    Ils chantent, exaltés dans le courant marin, emportés par la bise et sa caresse délicate sur leurs ailes
    "exaltés dans" hum... "délicate" est de trop.
    Tandis que les mouettes appellent de leurs modestes plaintes les muettes sirènes
    Il ne faut pas mettre un adjectif à chaque nom !
    Silencieuses, les cygnes les interpellent
    "Silencieux"
    Mais la mer, furieuse, s’abat doucement sur elles
    "sur eux" ? furieuse/doucement : oxymore voulu ?
    Comme pour protéger l’enfant mort(e) qui danse,
    L’oiseau mort qui fait la fête
    Qui continuent de vivre malgré la nuit !
    Et continuent ... B. autrement.
    La nuit, si belle, si mystique,
    Applaudit au chant calme de la vague
    B.
    Devant tout ce spectacle divin
    "Cliché".
    Elle verse une larme, magique, [elle est autant reine que la mer est souveraine > ajouté le lendemain] :
    "magique" n'est pas obligatoire. B. autrement.
    La pluie tombe et des gouttes sur ton front
    Se souviennent
    TB.
    Tandis que le jour éclate, le chaud crépuscule finalement chasse
    Ce beau rêve.
    "Le jour éclate" évoque plutôt le lever du soleil.

    Jusqu’à disparaître de la vie humaine d’un monde de mortels. > ajouté le lendemain ]
    Construction de la phrase ?
    Etait-ce réel ? > la suite à partir d'ici je l'ai rédigée plus tard dans la journée
    La fée des abîmes se mue alors en mère, et elle veille, éternelle. Son chuchotement doucement t’atteint.
    B.
    Le bruit des mouettes au loin te surprend ; leur vol se suspend alors, le temps que tu réalises enfin.
    AB.
    Tu le sais, ce n’était pas une chimère, tu le sais , ça s’est passé pour de vrai.
    Fin un peu prosaïque.
    Tes joues gelées par l’eau froide de l’océan te le rappellent.
    "froide" est de trop.
    Le frisson te parcourt tout entier. Ô Vous, Ma douce mère, Vous, Ma Reine la Mer !
    "Un frisson..." B.
    Réchauffez-moi, je vous prie, de vos longues vagues // aux hurlements immortels.
    Fin à supprimer.
    Bercez-moi, s’il vous plaît, aux sons ineffables de vos abattements mortels !
    B. "mortels" m'a déplu d'abord.
    Je vous aime tant, si vous saviez, tant que vous aimez tous les hommes de la terre, vos nourrissons éternels.
    Et j’en suis, Dieu Merci !
    ... autant que vous aimez les êtres de la terre..." TB autrement.
    ~ Remercions également les Muses que représentent votre cri
    "Et je rends grâce aussi aux Muses que votre cri suscite"
    Déjà mille fois célébré tant sa majesté assassine, majesté, qui, à chaque homme, donne la vie. ~
    A récrire, de plus, le sens n'est pas très clair.

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