Prépa A/L ou bi-cursus droit-philo de la Sorbonne ?

Bonjour à tous,

Je suis un lycéen en Terminale L qui vient de se faire recaler à la procédure d'admissibilité du Collège Universitaire de Sciences Po Paris, école que je préparais depuis deux ans et qui était vraiment, vraiment mon choix numéro 1. Du coup, là, je suis un petit peu déboussolé même si tout le monde me dit, honnêtement ou diplomatiquement, que Sciences Po, ce n'est plus ce que c'était.

On m'a toujours dit que je devais aller en prépa A/L et viser les meilleures prépas compte tenu de mes moyennes, de mes capacités intellectuelles. Maintenant que l'idée d'intégrer Sciences Po Paris n'est plus qu'un souvenir douloureux, il est vrai que je me dis qu'une hypokhâgne en lettres est peut-être la seule solution qu'il me reste pour m'épanouir intellectuellement. Et cela me permettrait, dans le meilleur des cas, d'intégrer Ulm (enfin c'est un peu idiot de penser ça alors que je viens de rater un examen plus accessible) ou sinon de tenter de prendre ma revanche en repostulant - mais pour un master cette fois - à Sciences Po.

Mais j'ai également dans ma liste APB un vœu qui me tente pas mal même si je n'ai pas eu beaucoup d'avis là-dessus : la double-licence Droit-Philosophie de de Paris I. Le programme me plait beaucoup, mais j'ai peur que l'environnement de la fac ne me convienne pas. Cela dit, étant donné que je reste plutôt intéressé par l'univers politique, je me dis que les débouchés de cette formation m'assurent peut-être davantage un avenir en études "politiques" (Sciences Po, l'ENA... Oui, je vise haut, mais laissez-moi rêver encore un peu, je viens de me prendre une grosse douche froide hier).

Alors là est le dilemme : un épanouissement intellectuel en prépa dans un cadre qui me convient peut-être plus (même si je crains un certain gavage d'oie...) ou alors une solution peut-être plus pragmatique compte tenu de mes ambitions professionnelles, mais dans un univers (la fac) qui ne m'a jamais attiré...

Sciences Po Paris me semblait être un bon compromis entre la fac et la prépa, mais c'est terminé, désormais, j'ai échoué.

Alors si vous avez quelques conseils, quelques recommandations, quelques anecdotes, je suis tout ouïe.

Et bien entendu, si ça se trouve, je ne serai pas peut-être pas pris dans les grandes prépas ni dans le double-cursus (enfin, j'espère que si...), pour l'instant c'est surtout pour ordonner mes voeux...

Au niveau de mes moyennes générales :
1ere 1er trimestre : 14,02
1ere 2e trimestre : 15,75
1ere 3e trimestre : 15,66
Tle 1er trimestre : 17,02
Tle 2e trimestre : 17,82

Merci à vous.

Réponses

  • ArtzArtz Membre
    Bon. Commençons par le commencement : Sciences Po Paris est un concours. Comme tous les concours, ça repose sur un travail de longue haleine, tes capacités (ce qui, à mon sens, inclut ton milieu social, mais passons !), les autres candidats, le sujet du jour, et ce que tu as mangé la veille. Autrement dit, les variables sont nombreuses et tu ne dois pas tirer une leçon existentielle de cet échec. C'est un concours difficile, tu l'as raté, ça arrive. Et ça n'est pas si grave, parce que : 1. il existe d'autres voies, et même des voies brillantes (ainsi, je connais des gens qui ont raté Sciences Po et intégré une ENS) ; 2. Tu peux toujours repasser Sciences Po pour le master, si vraiment cette école te fait rêver.

    La prépa A/L peut amener, par des voies plus ou moins détournées vers les sciences politiques (des équivalences sont possibles, par exemple). Si tu veux préparer l'ENA, deux voies sont considérées comme royales : la formation de Sciences Po (école que tu peux essayer d'intégrer en master) et la formation de l'ENS-Sorbonne. Aucune de ces voies n'est incompatible avec la prépa.

    Etant passé par la prépa, j'aurais tendance à conseiller cette voie, mais il ne faut pas noircir non plus le tableau des universités françaises : on y trouve d'excellents professeurs et des gens intéressés et intéressants. Le problème, à mon sens, c'est qu'il est difficile de les rencontrer et qu'on se sent peut-être moins poussé. En même temps, la formation que tu demanderais est sélective, donc j'imagine que l'émulation y est plus présente que dans d'autres programmes.

    Bon courage !
  • Merci beaucoup pour ta réponse.

    Du coup, si je compte rebondir vers le trio rêvé (Sciences Po - ENS - ENA), il serait plus certain d'envisager la voie de la prépa que de la double-licence... Puisque apparemment, si tout va pour le mieux, et que je finis par obtenir Ulm, je peux dériver vers Sciences Po Paris et ainsi me préparer à l'ENA, si j'en crois le schéma "classique" de ceux qui veulent se tourner vers les valeurs sûres des études politiques et qui n'ont pas obtenu Sciences Po au commencement.

    Avec un peu de recul, je me rends compte que les cours proposés par le bi-cursus m'intéressent bien davantage que ceux d'une hypokhâgne de lettres qui me paraissent très "scolaires". Mais si c'est pour me retrouver avec une licence de philosophie d'un côté et une licence de droit de l'autre, et ne pas savoir quoi en faire et n'ayant pas les bagages pour préparer les concours des grandes écoles, cela risque d'être assez "vain", pragmatiquement parlant.

    Personne... ?
  • Je pense pour m'y être intéressé que l'hk n'a rien de "scolaire". Une excellence scolaire au lycée ne présage rien quand à ta réussite en prépa pour la simple et bonne raison que réussir eu lycée allie maitrise de la méthodo (en 3 ans, c'est faisable, hein) et des connaissances. En prépa, on te demandera de réfléchir, de réfléchir vraiment, je pense qu'il faut y aller avec une certaine passion, tout du moins un intérêt certain pour espérer y réussir et aussi et surtout s'y épanouir. Car la prépa ne doit pas être un sacrifice, mais deux ans d'enrichissement intellectuel et culturel. Si tu veux vraiment l'ENA, l'ENS en compagnie, qui ne sont pas des fins en soi, il faudra réellement t'accrocher, mais ca ne suffira pas, comme dit plus haut, la réussite à ces concours dépend aussi de ton milieu social d'origine qui est un déterminant essentiel de ce qu'aujourd'hui tu appelles tes "capacités".
    En prépa, il faut une motivation démentielle, donc si tu n'es même pas sur ni convaincu par ton choix d'orientation, je pense que ça va être compliqué pour toi, mais quoi qu'il en soit il ne faut pas que tu doutes de la qualité ou de l'intérêt de la formation, qui est probablement une des plus enrichissantes qui soit.
    Bonne chance pour tes projets!
  • Merci beaucoup pour ton message.
    Mais qu'entendez-vous par l'importance du "milieu social" ? Il y aurait un déterminisme, un plafond de verre pour certains ? Ou une politique de quotas sociaux qui est aussi déterminante pour notre admission que les épreuves ?
  • Lis Bourdieu ;)
    Le milieu social est essentiel dans la scolarité de l'enfant, car sa socialisation est avant tout basée sur un mécanisme d'imitation : En voyant ses parents occuper un haut rôle, ayant fait de hautes études, et en plus ces derniers l'encourageant à suivre la même voie, il est inévitable qu'il ait une motivation décuplée. Mais aussi et surtout, il est dès son enfance projeté dans un univers ou il acquiert une culture légitime, qui passe par la transmission du gout de lire, d'intérioriser de nouveaux savoirs, l'assiduité dans les devoirs, l'organisation scolaire... Autant de facteurs qui multiplient les chances d'un enfant issu de classe sociale aisée de réussir dans la vie, sans compter les avantages en nature, comme la possibilité pour les parents d'inscrire leurs enfants dans des grandes écoles qui vont le pousser à travailler pour réussir plus.
    Pour te donner un ordre d'idée, un enfant de cadre à 70 fois plus de chance de devenir cadre qu'un enfant d'ouvrier.
    De la même manière, moins d'un élève sur 10 en prépa est fils d'ouvrier ou d'agriculteur.
    Les grandes écoles, qui se veulent méritocratiques, n'en parlons même pas : Tous ceux qui soutiennent que les mathématiques et la physique sont des sciences de pure logique qui ne sont pas affectées par l'origine et qui mettent en valeur la véritable intelligence sont dans l'illusion, il suffit simplement d'analyser les PCS des polytechniciens pour s'en rendre compte.
  • ArtzArtz Membre
    Plusieurs remarques à ce qui a été dit :
    - Je suis d'accord avec le propos sur le parcours social, mais il faut bien comprendre ce que cela ne signifie pas. Cela ne signifie pas que, pour un fils d'ouvrier, il soit impossible d'être pris à l'ENS. Cela signifie qu'il y a des tendances statistiques, et l'existence d'un "capital culturel" qui dépasse la simple maîtrise formelle des exercices. La méthodologie de la dissertation est scolaire, l'éloquence est sociale, pour résumer Bourdieu.

    - La prépa est effectivement très scolaire, car elle donne les bases d'un panthéon classique. Autrement dit, on ne se frotte pas aux nouveautés de la recherche, ni à des sujets de société brûlants, on apprend la culture classique, ce qu'il faut apprendre, ce qui, évidemment, est discutable. Mais ça donne des fondements, disons.
  • Je doute vraiment que la différence entre la proportion d'élèves issus de PCS 1 et 2 et celle issue de la PCS 3 à l'ENS puisse être qualifiée de "tendance statistique". C'est un véritable fossé.
  • ArtzArtz Membre
    Forte tendance statistique ? :)

    Bon, je vais mettre le fond de ma pensée à jour : sais-tu de quels milieux viennent ceux qui peuvent nous lire, Ektrilh ? Moi non. Alors, certes, je reconnais et je dénonce la très forte de présence d'héritiers aux ENS -comme dans toute formation universitaire à partir d'un certain niveau-, mais je tiens à ne pas oblitérer le fait qu'individuellement -par opposition à statistiquement-, une réussite soit possible. Parce qu'il faut que ceux qui sont concernés par ces questions puissent connaître ce à quoi ils s'exposent sans désespérer. Il ne faut pas que la dénonciation des mécanismes sociaux en vienne à reproduire ces mécanismes sociaux.

    Je doute d'être clair. Le suis-je ?
  • Tout à fait clair.
    Plus que quand on nous assène les PCS 1, 2 et 3, sans précision.
  • Si j'ai bien compris, tu veux dire qu'il faut éviter de ressortir cette inégalité de reproduction sociale à ceux qui ont de l'ambition, car ils seraient tentés de se dire -si ils ne sont pas du bon côté du miroir, évidemment :cool: - que ça ne sert alors à rien de poursuivre leur chemin ambitieux car ils seraient amenés à y échouer alors que leur réussite reste possible, amplifiant ainsi le phénomène et créant un cercle vicieux, c'est ça ?

    Je suis d'accord avec toi, heureusement, les "réussites paradoxales" existent, c'est aussi une réalité, mais une réalité qui a tendance à s'effriter : Les inégalités s'accroissent, et il faut que chacun qui désire intégrer les cursus élitistes se rende compte que la hiérarchie qu'ils ont instauré dans leur lycée de province (premier dans les 3/4 voire toutes les matières..) sera très probablement rendue caduque dès qu'ils franchiront le pas d'intégrer une formation supérieure sélective, et je pense que c'est important d'en être pleinement conscient, car le découvrir dans l'instant peut-être un choc d'autant plus grand qu'ils auront aussi le choc de la difficulté de la formation à encaisser, voilà tout ;)
  • Parce que les élites ne sont qu'à Paris et les classes inférieures en province ?
  • Je ne me fais qu'utiliser des généralités pour tenter de donner un aperçu de la réalité. Je pense que tu as très bien compris mon discours et j'ai du mal à saisir la raison de ton hostilité de ton, à laquelle je ne fournirais plus de réponse. J'aime les débats, pas de ce genre.

    PS : Je suis moi-même en Province, le but de ce message n'était donc pas de descendre les bons provinciaux pour glorifier les parisiens, si c'est pour cela que tu es si peu avenante :) .
  • Nosferatu a écrit:
    Bonjour à tous,
    ... Du coup, là, je suis un petit peu déboussolé même si tout le monde me dit, honnêtement ou diplomatiquement, que Sciences Po, ce n'est plus ce que c'était.

    Tiens! Un de mes amis (camarade de promotion) dont la fille est actuellement à Sciences-Po m'a tenu le même discours récemment... Je me dis que lui, contrairement à moi, a la possibilité d'établir des comparaisons, mais sont-elles vraiment objectives? Parents et aînés ont souvent tendance à glorifier le passé et minimiser le présent.
    Nosferatu a écrit:
    Mais j'ai également dans ma liste APB un vœu qui me tente pas mal même si je n'ai pas eu beaucoup d'avis là-dessus : la double-licence Droit-Philosophie de de Paris I. Le programme me plait beaucoup, mais j'ai peur que l'environnement de la fac ne me convienne pas. Cela dit, étant donné que je reste plutôt intéressé par l'univers politique, je me dis que les débouchés de cette formation m'assurent peut-être davantage un avenir en études "politiques" (Sciences Po, l'ENA... Oui, je vise haut, mais laissez-moi rêver encore un peu, je viens de me prendre une grosse douche froide hier).


    Si tu tiens à faire l'ENA, je te conseillerais deux voies possibles (en fait trois):
    i) Soit faire des études de droit à l'université, de préférence dans une fac renommée (genre Assas ou Paris 1) - car la renommée et le prestige comptent beaucoup à Sciences-Po -, avec une spécialisation en droit public en L3. Ensuite tu tentes à nouveau ta chance au concours de Sciences-Po en master. Mais tu devras avoir un très bon dossier pour espérer être retenu. C'est pourquoi la double licence droit-philo m'apparaît risquée, même si c'est une filière sélective et donc susceptible de valoriser ton dossier pour Sciences-Po; en tout cas elle me semble assez inutile d'un point de vue stratégique. Il vaudrait mieux alors miser sur une double licence droit-histoire, si celle-ci existe.

    ii) Soit faire une prépa littéraire et tenter le concours de l'ENS qui, en cas de succès te placera en très bonne position pour une entrée à Sciences-Po (celle-ci n'est, me semble-t-il, pas automatique, à vérifier...), ou tenter une bonne école de commerce au travers des épreuves de la BEL. A l'issue de cette école tu pourras tenter d'entrer à Sciences-Po, voire tenter l'ENA directement.

    Il y a aussi une solution alternative, qui est de tenter les IEP de province à bac +1. Même si Sciences-Po Paris fournit la majorité des énarques, certains diplômés IEP de province réussissent le concours.

    J'espère t'avoir aidé un peu. Mais surtout, garde en tête qu'il existe d'autres voies d'excellence pour atteindre l'ENA.
  • Merci pour vos messages.
    Personnellement, je ne suis déjà pas tellement d'accord avec la thèse de Bourdieu, surtout sur l'éloquence qui serait propre à notre classe sociale... Il me semble que quiconque ayant compris les "règles du jeu" sont en mesure de savoir en jouer. M'enfin bref.
    Et il me semble - mais vous êtes certainement plus au courant que moi - que les CPES d'Henri IV, qui sont apparemment des formations de prestige (même si elles ne font pas l'unanimité), sont avant tout composées d'étudiants venant de classes populaires. Mais ça peut très bien être un exemple isolé.

    Sinon, Scipione, j'ai fait une grosse erreur, celle de ne pas avoir mis énormément de vœux sur APB. J'ai surtout mis des prépas littéraires, des licences de philo et ce bi-cursus Droit-philo. J'aurais en effet du ajouter des facs de droit renommées... Et il m'est désormais impossible d'inscrire de nouveaux vœux sur APB. Cela est une imprudence de ma part, je ne voulais visiblement pas croire que je ne serai pas accepté à Sciences Po Paris, et ça m'a poussé à déconsidérer légèrement le système APB. Ce qui fut stupide de ma part, j'en conviens...
  • ArtzArtz Membre
    @ Ektrilh : J'essaye de tenir une position d'équilibre : il faut bien dénoncer ces mécanismes de reproduction et les rendre apparents, mais il faut malgré tout essayer de les rendre faux individuellement. Parce qu'ici, nous ne sommes pas des scientifiques ou des sociologues, mais des gens qui essayent de conseiller les individus. Mais je crois que nous sommes d'accord sur le fond, donc passons.

    @ Scipione : L'ENS Lyon permet d'aller directement à l'entretien de Sciences Po Paris. Après, je n'ai jamais entendu parler d'un Ulmien ayant raté le concours...

    @ Nosferatu : Il te semble mal, je dirais. :) Si tu creuses un peu les études de sciences sociales -je pense aux études de genre, par exemple-, tu verras que la conscientisation de nos habitus sociaux ne rend pas nécessairement ceux-là moins présents. C'est un long, long, travail, de longue haleine.
  • Je suis encore tiraillé par le choix...

    Mais je penche finalement pour la prépa..


    Je me permets de "upper", je suis vraiment en proie au doute...
  • ArtzArtz Membre
    Si tu ne fais que rafraîchir la page sans ajouter de nouveaux éléments, j'ai bien peur que nous n'ayons rien de plus à en dire. :)
  • @Nosferatu,

    La prépa littéraire me semble être le meilleur choix. En effet, si tu rates Sciences-Po avec une licence de droit public, les débouchés seront minces. Le droit public conduit essentiellement aux métiers dans la fonction publique via des concours pour lesquels les étudiants issus d'IEP sont largement avantagés du fait de leur formation pluridisciplinaire. A moins que tu ne songes à devenir prof de droit public... :/. La solution serait plutôt de choisir une spécialisation en droit privé en licence, mais du coup ça deviendrait moins adapté à Sciences-Po.

    La prépa littéraire t'ouvrira davantage de portes. Si tu rates l'ENS, tu auras la possibilité d'accrocher une école (de commerce, ou de journalisme par exemple) via la BEL. En plus, au vu des nombreux témoignages sur ce forum, la prépa est une formation enrichissante, exigeante et par là même valorisante.

    A mon avis, tu ne devrais plus hésiter...
  • Il est faux de dire que la prépa n'est pas scolaire. De fait, c'est l'expression la plus pure qui soit du scolaire. De l'essence du scolaire. Il s'agit de préparer les élèves aux épreuves les plus académiques qui soient. Et cela n'enlève pas sa qualité à la prépa. Et ça n'empêche pas de réfléchir. Mais ce n'est pas pour rien que l'on fait autre chose après, d'une autre manière. C'est à mon sens la principale raison pour laquelle il n'y a aucun d'intérêt à y passer plus de trois ans.


    Quant aux CPES, c'est le principe, si je ne m'abuse. Mais c'est cosmétique.


    Qu'entends-tu par "études politiques"?
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