Fiches méthode Bac de français 2020

Bonjour à tous,
Je suis en première S et j'ai jusqu'à vendredi pour faire une question sur corpus que ma prof va relever et noter. J'aimerais savoir ce que vous pensez de mon plan, avant de me lancer dans la rédaction.

Voici les trois textes:
- "Harmonie du soir" de Baudelaire
- "Quand je suis vingt ou trente mois" de Ronsard
- "La pluie" de Ponge

Voici la question:
Quelle relation le poète entretient-il avec la nature?

Et voici mon plan:
1ère partie = les points communs (descriptions précises de la nature)
2ème partie = les différences (Baudelaire = dévalorisation de la nature; Ponge et Ronsard: valorisation de la nature)
Merci par avance
Mots clés :

Réponses

  • Beaucoup trop superficiel. Ce qu'on attend, c'est la fonction que les trois poètes assignent à la nature.
  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour...

    Précises toutes trois, ces descriptions de la nature ?
    Dévalorisante pour la nature, l'harmonie que perçoit Baudelaire ?
    Et tu ne parles pas vraiment de la relation entre le poète et la nature.
    Est-ce la même dans chaque poème ?

    Harmonie du soir

    Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
    Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
    Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
    Valse mélancolique et langoureux vertige !

    Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
    Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige ;
    Valse mélancolique et langoureux vertige !
    Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

    Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige,
    Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
    Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
    Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

    Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
    Du passé lumineux recueille tout vestige !
    Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
    Quand je suis vingt ou trente mois

    Quand je suis vingt ou trente mois
    Sans retourner en Vendômois,
    Plein de pensées vagabondes,
    Plein d'un remords et d'un souci,
    Aux rochers je me plains ainsi,
    Aux bois, aux antres et aux ondes.

    Rochers, bien que soyez âgés
    De trois mil ans, vous ne changez
    Jamais ni d'état ni de forme ;
    Mais toujours ma jeunesse fuit,
    Et la vieillesse qui me suit,
    De jeune en vieillard me transforme.

    Bois, bien que perdiez tous les ans
    En l'hiver vos cheveux plaisants,
    L'an d'après qui se renouvelle,
    Renouvelle aussi votre chef ;
    Mais le mien ne peut derechef
    R'avoir sa perruque nouvelle.

    Antres, je me suis vu chez vous
    Avoir jadis verts les genoux,
    Le corps habile, et la main bonne ;
    Mais ores j'ai le corps plus dur,
    Et les genoux, que n'est le mur
    Qui froidement vous environne.

    Ondes, sans fin vous promenez
    Et vous menez et ramenez
    Vos flots d'un cours qui ne séjourne ;
    Et moi sans faire long séjour
    Je m'en vais, de nuit et de jour,
    Au lieu d'où plus on ne retourne.

    Si est-ce que je ne voudrois
    Avoir été rocher ou bois
    Pour avoir la peau plus épaisse,
    Et vaincre le temps emplumé ;
    Car ainsi dur je n'eusse aimé
    Toi qui m'as fait vieillir, Maîtresse.
    La pluie

    La pluie, dans la cour où je la regarde tomber, descend à des allures très diverses. Au centre c'est un fin rideau (ou réseau) discontinu, une chute implacable mais relativement lente de gouttes probablement assez légères, une précipitation sempiternelle sans vigueur, une fraction intense du météore pur. A peu de distance des murs de droite et de gauche tombent avec plus de bruit des gouttes plus lourdes, individuées. Ici elles semblent de la grosseur d'un grain de blé, là d'un pois, ailleurs presque d'une bille. Sur des tringles, sur les accoudoirs de la fenêtre la pluie court horizontalement tandis que sur la face inférieure des mêmes obstacles elle se suspend en berlingots convexes. Selon la surface entière d'un petit toit de zinc que le regard surplombe elle ruisselle en nappe très mince, moirée à cause de courants très variés par les imperceptibles ondulations et bosses de la couverture. De la gouttière attenante où elle coule avec la contention d'un ruisseau creux sans grande pente, elle choit tout à coup en un filet parfaitement vertical, assez grossièrement tressé, jusqu'au sol où elle se brise et rejaillit en aiguillettes brillantes.

    Chacune de ses formes a une allure particulière : il y répond un bruit particulier. Le tout vit avec intensité comme un mécanisme compliqué, aussi précis que hasardeux, comme une horlogerie dont le ressort est la pesanteur d'une masse donnée de vapeur en précipitation.

    La sonnerie au sol des filets verticaux, le glou-glou des gouttières, les minuscules coups de gong se multiplient et résonnent à la fois en un concert sans monotonie, non sans délicatesse.

    Lorsque le ressort s'est détendu, certains rouages quelque temps continuent à fonctionner, de plus en plus ralentis, puis toute la machinerie s'arrête. Alors si le soleil reparaît tout s'efface bientôt, le brillant appareil s'évapore : il a plu.
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