Prépa littéraire Licence lettres modernes
Capes lettres modernes

Bonjour!

Je suis actuellement en classe de khâgne Lyon spécialité anglais et j'aurais voulu savoir s'il m'était possible d'intégrer en L3 la bi-licence Anglais LLCER / LEMA (Lettres Edition Medias Audiovisuel) de la Sorbonne l'année prochaine.

Ma question porte principalement sur la LEMA puisque cette formation est un peu différente du cursus plus "classique" de lettres modernes et donc peut-être plus difficilement accessible pour une khâgneuse?

Voilà j'espère que mon message est assez clair... Merci d'avance pour vos réponses!

Réponses

  • Bonjour!

    Alors, je vais essayer de vous aider comme je le peux, même si je dois vous avouer que je n'y connais absolument rien à la filière LEMA. :rolleyes: Cependant, je suis en double licence lettres/anglais: je pense pouvoir vous être partiellement utile :)

    Tout d'abord, votre entrée ou non à la faculté (en L1, L2 ou L3) dépend des équivalences que la CPGE veut bien vous accorder. En arrivant à la fac (même en sortant de deux années de classes préparatoires) la pente risque d'être rude à remonter.

    Concernant la LLCER anglais, il faudra impérativement revoir les notions déjà visitées par les étudiants de L3 au cours de leurs deux premières années à l'université: grammaire (grammaire raisonnée 2), civilisation britannique et américaine (A people's history of America, Howard Zinn/ Mastering Modern History, Lowe/ Modern American History, Pennington), littérature (méthodologie du commentaire et de la dissertation, grands classiques de la littérature anglophone), phonétique (tous les symboles phonétiques internationaux, diphtongues, triphtongues etc.), thème et version (traduction littéraire). J'ai pris soin de vous mettre quelques ouvrages intéressants entre parenthèses: essayez d'en effectuer la lecture pendant l'été :)

    Si vous voulez mon avis, il serait plus sage de bifurquer en L2 plutôt qu'en L3, quitte à "perdre" une année. Effectivement, la première année est une année qui vise à ramener le niveau à un tronc commun tandis que la deuxième est plus méthodologique et fastidieuse. La troisième année est plutôt une année de spécialisation. Sachez qu'avoir fait une prépa est un avantage comme un inconvénient: dans certaines matières, vous allez très bien vous en tirer mais dans d'autres un peu moins bien (notamment les matières spécifiques à l'université).

    En tout cas, je vous souhaite bien du courage et une réussite sans faille!
  • Bonjour!

    Tout d'abord, merci beaucoup pour votre réponse très détaillée.

    Simplement il y a certains points que j'aimerais reprendre, plus particulièrement concernant la vision approximative que vous semblez avoir des classes prépas (ne voyez absolument aucune agressivité dans mes propos).

    Vous dites que la "pente risque d'être rude à remonter"... Je ne vois pas du tout pourquoi, c'est d'ailleurs plutôt l'inverse que tous les témoignages de khâgneux semblent signifier (pour beaucoup, si en effet il y a une grande différence de niveau entre la fac et la prépa, c'est en défaveur des facs). Mais je ne veux pas relancer un débat stérile opposant la prépa à l'université, d'autant plus que je suis persuadée que chaque système à ses avantages et ses limites.

    En ce qui concerne un niveau à rattraper en LLCE, sachez que nous avons des cours de civilisation, de littérature, de grammaire et de traduction littéraire (version et thème). Je tiens donc à signaler que le seul manque que pourrait avoir un khâgneux (spé anglais) est en phonétique que l'on aborde très superficiellement.

    Pour ce qui concerne le passage en L2 plutôt qu'en L3, à mon avis, tout dépend du niveau que l'on avait en khâgne mais je ne suis pas sûre qu'il soit si pertinent de "redoubler" sa L2 si on a eu les équivalences dans sa spé pour une double-licence pour tous ceux qui ont été sous-admissibles à l'ENS.

    J'espère que vous n'interpréterez pas mal mes propos mais je voulais profiter de ce message pour éventuellement répondre à des questions d'autres khâgneux ou hypokhâgneux qui pourraient passer par là ;)

    Merci encore pour votre réponse!
    Je vous souhaite également d'obtenir les résultats que vous souhaitez :)
  • En effet, la pseudo compétition entre les CPGE et l'université n'a pas lieu d'être: ce sont des systèmes dont les éthiques et philosophies sont divergentes.

    Vous aurez sans doute bien compris que ma réponse, au même titre que la vôtre, n'était pas ponctuée d'agressivité. Bien au contraire, je pensais qu'il aurait été judicieux de vous faire parvenir les différents commentaires d'amis ex-khâgneux. Comme il faut de tout pour faire un monde, chacun vit son entrée à l'université de différentes manières: avec ou sans succès en l'occurrence.

    Il est vrai et j'en suis conscient, que les spé anglais suivent certains enseignements qui se rapprochent des nôtres. Toutefois, il est aussi vrai que les approches universitaires diffèrent de celles des classes préparatoires (axées sur les concours). C'est pourquoi j'avais pris soin de le préciser: il faudra faire face à d'autres dilemmes, pas uniquement académiques en soit.

    J'avais aussi voulu le préciser pour tous les khâgneux qui arrivent en terrain conquis à l'université: ceux-là on le don d'en exaspérer plus d'un. Sachez qu'il est monnaie courante pour les élèves de prépa de tenir le genre de discours que vous me décrivez: qu'il soit justifié ou non d'ailleurs (je vise les personnes de mauvaise foi qui se permettent de critiquer sans avoir les notes pour) . Vous me semblez ne pas faire partie de ces personnes et j'apprécie d'avoir cette discussion avec vous!

    Bonne soirée! :)
  • LaoshiLaoshi Membre
    pas uniquement académiques en soit.
    Sens ?
  • Je parlais des grandes galères de la fac: en clair, l'administration :lol:
  • CaliaCalia Membre
    Bonjour,

    Je te conseille de demander directement dans ta prépa quelles sont les équivalences possibles. Lorsque j'étais en khâgne, nous avions un certain nombre d'équivalences avec des cursus en sciences sociales dans la fac la plus proche + la possibilité d'entrer en L2 de droit sous réserve de suivre des cours de rattrapage. Normalement ces cursus se limitaient aux enseignements que l'on suivait en prépa (donc possibilité d'avoir des équivalences en LLCE, histoire, géographie, lettres modernes / classiques, philosophie et histoire de l'art en gros), mais il est aussi devenu possible d'obtenir des équivalences en LEA et sociologie. A voir donc avec ton lycée ce qui se fait, ou directement avec la fac qui t'intéresse.

    Ayant moi-même rejoint la fac en master de LLCE après trois ans de prépa, et connaissant plusieurs personnes dans le même cas, je peux confirmer que les étudiants de khâgne ont tout à fait le niveau, bien que les enseignements ne soient pas dispensés de la même manière. Il reste la question de la linguistique, phonologie, etc, mais j'avais été rassurée de voir que de nombreux étudiants qui avaient fait tout leur parcours en fac semblaient l'appréhender tout autant que moi. :)
  • Bonsoir,

    Merci Calia pour ta réponse et ton témoignage :)

    Nous avons en effet des équivalences données dans notre spécialité (j'ai donc déjà une L1 en LLCE anglais à Paris IV) et nous avons la possibilité d'avoir des équivalences pour une double licence si nous sommes sous-admissibles à l'ENS (ce qui est le cas de la très grande majorité des élèves de ma prépa puisque seul un élève ne l'a pas été l'année dernière)

    Ma question initiale était de savoir si une khâgneuse pouvait s'orienter vers une L3 en LEMA ou si on devait nécessairement choisir une formation en lettres modernes plus "classique" (faute d'équivalences possibles en LEMA ?)
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