Fiches méthode Bac de français 2020

Bonjour, je suis en première S et j'ai un commentaire à rédiger sur le texte suivant :
Je voudrais avoir vécu au temps des vrais voyages, quand s'offrait dans toute sa splendeur un spectacle non encore gâché, contaminé et maudit ; n'avoir pas franchi cette enceinte moi-même, mais comme Bernier, Tavernier, Manucci... Une fois entamé, le jeu des conjectures n'a plus de fin. Quand fallait-il voir l'Inde, à quelle époque l'étude des sauvages brésiliens pouvait-elle apporter la satisfaction la plus pure, les faire connaître sous la forme la moins altérée ? Eût-il mieux valu arriver à Rio au XVIIIe siècle avec Bougainville ou au XVIe avec Léry et Thevet ? Chaque siècle en arrière me permet de sauver une coutume, de gagner une fête, de partager une croyance supplémentaire. Mais je connais trop les textes pour savoir qu'en m'enlevant un siècle, je renonce à des informations et à des curiosités propres à enrichir ma réflexion. Et voici, devant moi, le cercle infranchissable : moins les cultures humaines étaient en mesure de communiquer entre elles et donc de se corrompre par leur contact, moins aussi leurs émissaires respectifs étaient capable de la richesse et la signification de cette diversité. En fin de compte, je suis prisonnier d'une alternative : tantôt voyageur ancien, confronté à un prodigieux spectacle dont tout ou presque lui échappait - pire encore inspirait raillerie et dégoût ; tantôt voyageur, moderne courant après les vestiges d'une réalité disparue. Sur ces deux tableaux, je perds et plus qu'il ne semble : car moi qui gémis devant des ombres, ne suis-je pas imperméable au vrai spectacle qui prend forme en cet instant, mais pour l'observation duquel mon degré d'humanité manque encore du sens requis ? Dans quelques centaines d'années, en ce même lieu, un autre voyageur, aussi désespéré que moi, pleurera la disparition de ce que j'aurais pu voir et qui m'a échappé. Victime d'une double infirmité, tout ce que j'aperçois me blesse, et je me reproche sans relâche de ne pas regarder assez.

Je ne sais malheureusement pas par quel bout commencer...
Des idées ?
Merci d'avance ;)

Réponses

  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.
    Je ne sais malheureusement pas par quel bout commencer...
    Dans ce cas, la fiche méthode concernant le commentaire pourra peut-être t'aider à démarrer...
    https://www.etudes-litteraires.com/fiches-methodologiques.php
  • Le fait est que je sais faire un commentaire, mais c'est ce texte en particulier qui me pose problème
  • Il te faut trouver la structure de l'extrait, les connecteurs logiques ... les thèmes, les arguments, les exemples, les tournures interrogatives, les champs lexicaux, les figures de style ("je suis prisonnier de cette alternative") ...
    Après tu pourras poser la problématique :
    Pour l'ethnologue, qu' est-ce qu'un vrai voyage ? dans l'espace ? dans le temps ?
  • bonjour, je suis élève de première ES, aurais tu s'il te plaît le texte de Claude Lévi Strauss ? pourrais tu m'aider ? J'ai le même texte que toi. Ton message date de 2015 tu devrais l'avoir fini :)
    Merci d'avance
    Cordialement
    Elea :)
  • JehanJehan Modérateur
    edewitte a écrit:
    Aurais tu s'il te plaît le texte de Claude Lévi-Strauss ?
    Le texte de Claude Lévi-Strauss ?
    Mais il est affiché dans le premier message de cette discussion, voyons... ;)

    Et je doute que Tennis te réponde, il ne s'est plus manifesté sur le site depuis trois ans.
  • Bonjour, non je parle pas du texte, je l'ai vu mais du commentaire... Je n'y arrive pas, j'ai fait toutes mes fiches analytiques sauf celle la ! J'ai besoin d'aide ... Aurais tu le commentaire rédigé s'il te plait ?
    Merci d'avance
  • AmmyAmmy Membre
    Il ne te répondra pas, c'était il y a trois ans
  • Bonjour,

    Je dois rédiger un commentaire sur un extrait de Tristes tropiques, malheuresement, je n'arrive pas à établir de plan, ni à trouver de problématique, et plus généralement, je suis complètement perdu face au texte.

    Voici l'extrait :
    Je voudrais avoir vécu au temps des vrais voyages, quand s'offrait dans toute sa splendeur un spectacle non encore gâché, contaminé et maudit ; n'avoir pas franchi cette enceinte moi-même, mais comme Bernier, Tavernier, Manucci... Une fois entamé, le jeu des conjectures n'a plus de fin. Quand fallait-il voir l'Inde, à quelle époque l'étude des sauvages brésiliens pouvait-elle apporter la satisfaction la plus pure, les faire connaître sous la forme la moins altérée ? Eût-il mieux valu arriver à Rio au XVIIIe siècle avec Bougainville ou au XVIe avec Léry et Thevet ? Chaque siècle en arrière me permet de sauver une coutume, de gagner une fête, de partager une croyance supplémentaire. Mais je connais trop les textes pour savoir qu'en m'enlevant un siècle, je renonce à des informations et à des curiosités propres à enrichir ma réflexion. Et voici, devant moi, le cercle infranchissable : moins les cultures humaines étaient en mesure de communiquer entre elles et donc de se corrompre par leur contact, moins aussi leurs émissaires respectifs étaient capable de la richesse et la signification de cette diversité. En fin de compte, je suis prisonnier d'une alternative : tantôt voyageur ancien, confronté à un prodigieux spectacle dont tout ou presque lui échappait - pire encore inspirait raillerie et dégoût ; tantôt voyageur, moderne courant après les vestiges d'une réalité disparue. Sur ces deux tableaux, je perds et plus qu'il ne semble : car moi qui gémis devant des ombres, ne suis-je pas imperméable au vrai spectacle qui prend forme en cet instant, mais pour l'observation duquel mon degré d'humanité manque encore du sens requis ? Dans quelques centaines d'années, en ce même lieu, un autre voyageur, aussi désespéré que moi, pleurera la disparition de ce que j'aurais pu voir et qui m'a échappé. Victime d'une double infirmité, tout ce que j'aperçois me blesse, et je me reproche sans relâche de ne pas regarder assez.


    Pour l'instant, j'ai compris que l'auteur se plaint du manque de relativisme des Grands voyageurs qui a conduit à la << destruction >> de la culture des Indiens d'Amérique, , mais que d'un autre côté il le comprend ( le manque de recul ).
    Sinon à partir de Mais je connais trop les textes je ne comprends vraiment plus rien.

    Merci d'avance de votre aide :) .
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    Ce texte est paradoxal dans son énoncé.
    En tout cas il énonce une insatisfaction herméneutique.
    Au début, l'auteur regrette de n'avoir pas connu les civilisations extra-européennes au moment où elles n'étaient pas encore corrompues par l'impérialisme technologique et rationaliste des colonisateurs.
    Mais il se rend bien compte que le bagage intellectuel et culturel du passé ne lui aurait pas permis d'apprécier la richesse et l'originalité de ces civilisations car il aurait été prisonnier des préjugés d'alors.
    Il n'y a donc pas de moment privilégié pour rencontrer l'autre dans ses différences. Le texte s'achève sur un constat pessimiste : nous ne savons pas nous émerveiller car nous sommes enfermés dans notre carcan culturel et idéologique.
  • Re,

    Merci beaucoup de ton aide !

    J'avais écrit à peu près ça sous forme de brouillon.
    Malheureusement, je n'arrive toujours pas à établir une problématique avec ces informations, ni des axes.
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Pour la problématique : l'impossible voyage de l'ethnologue.
    Quant aux axes ils sont suggérés par les thèses successives :
    - forces et faiblesses du voyage dans le passé,
    - insatisfaction du voyage dans le présent,
    - peut-on vraiment rencontrer l'autre ?

    En filigrane, il y a cette réflexion désabusée : nous nous plaignons de la dureté de ce que nous vivons et nous fantasmons sur d'autres époques, or le temps présent, malgré ses insuffisances, est le meilleur parce que c'est le nôtre, le temps de notre responsabilité.
  • Bonsoir, j ai un commentaire a faire sur le même extrait, j ai deja fait l'intro, la problématique et le 1er axe mais je ne trouve plus quoi dire pour le 2eme et 3eme axe.
    Quelqu'un aurai des idées ?
    P.S: la problématique c'est :Quand l’étude des sauvages brésiliens pouvait-elle les faire connaitre sous la forme la moins altérée ?
    Merci d'avance
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