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Réponses

  • Très bien, merci !

    Pourriez-vous également m'expliquer ἀντίστασθαι, s'il vous plaît ? J'ai trouvé le verbe dans le dictionnaire mais je ne saurais reconnaître sa forme
  • C'est l'infinitif médio-passif du verbe ἀνθίστημι.
    Mais ἀνθίστασθαι serait plus correct...
  • Encore merci, Jacques.
  • J'ai rajouté une remarque.
    L'établissement du texte d'Ésope (qui n'a peut-être jamais existé !) me paraît singulièrement délicat. Je vais commander dès demain les éditions Budé et Loeb chez mon libraire et je vous rendrai compte de tout cela. Il faut absolument que j'aie sous les yeux l'apparat critique de ce texte. C'est le mot byzantin qui m'intrigue le plus ; les copistes médiévaux n'étaient pas si ignorants que cela, ou alors ils ont comblé une lacune par une glose "moderne" qui est passée dans le texte... Et ἀντίστασθαι, sans premier thêta, me semble être une autre forme "moderne"...
  • Gabiana : le chêne n'était pas associé à Zeus ?

    A Dodone, en Epire, se trouve un sanctuaire dédié à Zeus, lieu du plus vieil orale grec selon Hérodote. Les prêtres y interprétaient le bruissement des feuilles de chêne sous le vent.
  • Bonjour,

    Je rencontre une difficulté à traduire une fable d'Ésope. Pourriez-vous me venir en aide, s'il vous plaît ?
    Λέαινα ὀνειδιζομένη ὑπὸ ἀλώπεκος ἐπὶ τῷ διὰ παντὸς ἕνα τίκτειν·[...]

    Je ne saisis pas le sens des mots en gras. Voici ma traduction :
    La lionne, à qui le renard reprochait de toujours mettre bas à un petit, [...]
  • JehanJehan Modérateur
    Pas "mettre bas à", en tout cas.
    Plutôt toujours mettre bas un seul petit, il me semble...

    mettre bas = mettre au monde, enfanter.
  • τὸ τίκτειν est un infinitif substantivé : "le fait de mettre bas...".
  • Très bien, merci à vous deux !

    Bonjour,

    Je traduis un passage du Charmide (156e-157a), de Platon.
    πάντα γὰρ ἔφη ἐκ τῆς ψυχῆς ὡρμῆσθαι καὶ τὰ κακὰ καὶ τὰ ἀγαθὰ τῷ σώματι καὶ παντὶ τῷ ἀνθρώπῳ, καὶ ἐκεῖθεν ἐπιῤῥεῖν ὥσπερ ἐκ τῆς κεφαλῆς ἐπὶ [157a] τὰ ὄμματα: δεῖν οὖν ἐκεῖνο καὶ πρῶτον καὶ μάλιστα θεραπεύειν, εἰ μέλλει καὶ τὰ τῆς κεφαλῆς καὶ τὰ τοῦ ἄλλου σώματος καλῶς ἔχειν.
    Cousin et Croiset traduisent ἐκεῖνο par l'âme. Étant donné que ψυχή est féminin, pourquoi ce pronom-adjectif démonstratif est-il au neutre et non au féminin, s'il vous plaît ?
  • A mon sens ἐκεῖνο (neutre sg) est rendu par "âme" par Cousin et Croiset car " ἐκεῖνο " renvoie au fait que tous les maux et tous les biens pour l'homme découlent de la santé de l'âme. "... qu'il faut donc s'occuper d'abord et surtout de cette partie" propose une autre traduction (Œuvres de Platon, nouvelle édition accompagnée de notes, d'arguments et de tables analytiques, précédées d'une esquisse de la philosophie de Platon par M. Schwalbé et d'une introduction à la République par M. Aimé-Martin. Société du Panthéon littéraire, 1845. Platon, Charmide, p. 131,

    La vivacité de Jacques a précédé mes modifications... :)
  • ἐκεῖνο = ce fait (le fait que les maux puissent découler de l'âme tout comme les biens)
    δεῖν οὖν ἐκεῖνο ... θεραπεύειν... : "(il dit) qu'il faut donc remédier... à ce fait..."
  • Je vois, merci à vous deux.

    Bonjour,
    ὁ δὲ ἐπὶ τούτῳ, κρηπῖδας Αἰγέα ὑπὸ πέτρᾳ καὶ ξίφος θεῖναι γνωρίσματα εἶναι τῷ παιδὶ· καὶ τὸν μὲν ἐς Ἀθήνας ἀποπλεῖν, Θησέα δέ, ὡς ἕκτον καὶ δέκατον ἔτος ἐγεγόνει, τὴν πέτραν ἀνώσαντα, οἴχεσθαι τὴν παρακαταθήκην τὴν Αἰγέως φέροντα.
    Je ne comprends pas le tout premier mot ni comment apparaît la série de propositions infinitives et je ne sais pas comment situer γνωρίσματα εἶναι τῷ παιδὶ par rapport au syntagme précédent. Pourriez-vous m'aider, s'il vous plaît ?
  • 1° C'est parce que vous ne tenez pas compte du contexte : Avant ce ὁ δέ, il y a eu ὅδε μὲν τῶν λόγων πρῶτος derrière lequel on sous-entend λέγει. Les propositions infinitives dépendent de ce λέγει sous-entendu.
    Une première légende dit que... "Celle-ci, après elle, dit que...", autrement dit : "La légende suivante dit que... "

    2° γνωρίσματα est attribut des COD κρῆπιδας et ξίφος : des bottes et une épée en guise de...
  • Très bien, merci !
  • Bonjour,
    Μόγις δὴ ὁ Ζεὺς ἐννοήσας λέγει ὅτι “δοκῶ μοι,” ἔφη, “ἔχειν μηχανήν, ὡς ἂν εἶέν τε ἅνθρωποι καὶ παύσαιντο τῆς ἀκολασίας ἀσθενέστεροι [190d] γενόμενοι.

    Mais Zeus ayant réfléchi dit avec peine : "Il me semble" dit-il "que j'ai un moyen pour que les hommes existent et cessent d'être plus faibles que la licence."

    Pourriez-vous me corriger, s'il vous plaît ?
  • Je traduirais comme ça :

    Zeus ayant réfléchi avec peine, dit : Je crois, dit-il, avoir un moyen afin que (ὡς) les hommes existent (εἶέν) et qu'ils calment leurs désordres devenant plus faibles

    Soit :

    Zeus ayant réfléchi avec peine, dit : Je crois avoir trouvé un moyen de sauvegarder les hommes et de calmer leurs désordres, en les affaiblissant.

    (Traduction d'amatrice à soumettre à personne compétente)
  • Μόγις δὴ ὁ Ζεὺς ἐννοήσας λέγει ὅτι “δοκῶ μοι,” ἔφη, “ἔχειν μηχανήν, ὡς ἂν εἶέν τε ἅνθρωποι καὶ παύσαιντο τῆς ἀκολασίας ἀσθενέστεροι γενόμενοι.

    Littéralement
    Zeus ayant réfléchi laborieusement dit : "Il me semble que je possède un moyen dans la pensée que les hommes existeraient et cesseraient leur indiscipline, s'ils étaient devenus plus faibles".

    Bien que la traduction de ὡς par "pour que" soit plus simple en français, cet adverbe conjonctif gouverne en fait le participe γενόμενοι qui équivaut à une subordonnée hypothétique, dont les principales sont à l'optatif potentiel (ἂν εἶέν et (ἂν) παύσαιντο) ; le ὡς final ne saurait être suivi d'un tel optatif.
  • Fort bien, merci à vous.
  • Bien que la traduction de ὡς par "pour que" soit plus simple en français, cet adverbe conjonctif gouverne en fait le participe γενόμενοι qui équivaut à une subordonnée hypothétique, dont les principales sont à l'optatif potentiel (ἂν εἶέν et (ἂν) παύσαιντο) ; le ὡς final ne saurait être suivi d'un tel optatif.
    Quelle serait la traduction littérale de ὡς gouvernant le participe γενόμενοι . Ce serait la conjonction française "si" comme je lis dans votre traduction ? Elle n'aurait donc plus le sens final, mais un sens conditionnel ?
  • Non, c'est le participe qui se charge d'une valeur conditionnelle (cf grammaire). Il n'est pas accompagné de ἄν vu qu'il forme la protase ; la particule apparaît par contre dans l'apodose, accompagnant l'optatif ; ὡς n'est pour rien dans tout cela, ce n'est même pas ici une conjonction, mais un "adverbe".
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