Virgule ou point-virgule après un acronyme

J'ai un dilemme au sujet d'une réponse que j'ai faite sur ce forum.
Peut-on placer une virgule, ou un point-virgule, après un acronyme se terminant, évidemment, par un point ?
Il est entendu que cette virgule est indispensable à la compréhension de la phrase.
L'exemple était «..., ... Q.I., ...»
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Réponses

  • Le problème contrairement aux abréviations ne se pose pas. Quotient Intellectuel s'écrit "QI".
    Voir ici. Voir également Wikipédia pour l'écriture des sigles et acronymes.
    Vous pouvez voir également sur ce site une discussion sur les abréviations et ponctuations qui vaut son pesant de cacahuètes.
  • La question se pose, même pour Q.I. puisque le Larousse et le Robert l'écrivent toujours avec des points.
    La règle :
    Le point qui termine une abréviation, dit "point abréviatif", se maintient entre l'abréviation et toute ponctuation, sauf le point final et les points de suspension avec lesquels il se confond.
  • Personnellement, je trouve très laid un point juste avant un autre signe de ponctuation, par exemple une virgule : Pensez-vous que l'Allemagne, la France, l'Italie, etc., accepteront le maintien de la Grèce dans la zone euro ?

    Si nous supprimons le point abréviatif juste avant la virgule, nous ne saurons bien sûr pas en principe qu'il s'agit d'une abréviation. Mais c'est aussi le cas quand le point abréviatif se confond avec le point final d'une phrase : Je voyage dans beaucoup de pays : le Mexique, le Maroc, la Chine, etc.
  • Merci à tous, je pensais comme Anne mais sans en être persuadé.
    Il est vrai qu'il est toujours préférable d'éviter cette apposition, mais parfois, elle est indispensable à la bonne compréhension de la phrase.
    Pour QI, sans points, je n'aime pas, car dans ce cas, le lecteur se doit de prononcer Ki et non Ku - i.
  • Bonsoir,

    - "Q.I." n'est ni un acronyme ni même une abréviation (une abréviation se lit comme si le terme n'était pas abrégé). Ex. : "Adv." ne se lit pas "adv." mais "adverbe". C'est d'ailleurs une importante différence entre le sigle et l'abréviation (le sigle R.A.T.P. est épelé : on ne lit pas son développement).

    - "Q.I." est un sigle court certes, mais un sigle tout de même.

    - Le second point abréviatif est obligatoire.

    - On parle de "point abréviatif" pour les sigles, et non pas seulement pour les abréviations.

    - Il est de règle que le point abréviatif n'absorbe pas la virgule.

    Extrait d'un article publié sur "Etc." et les signes de ponctuation. La teneur de cet extrait est en accord avec le Traité de la ponctuation française de J. Drillon.
    Si le point abréviatif de la locution "etc." se confond avec le point final et les points de suspension (cf. 1.1.1. et 1.1.3.), il n’annule aucun autre signe de ponctuation.
  • Je trouve ce principe mal établi, pour les raisons déjà indiquées (message 4). Je préconise par conséquent la suppression du point abréviatif quand il se trouve juste avant un autre signe de ponctuation, en particulier la virgule.

    En tout, il faut garder un esprit critique ! :rolleyes:
  • Bonsoir Spalding !

    Vous pouvez toujours "préconiser" ; je doute fort que cela ait davantage d'influence que mon article et, surtout, le traité de
    Drillon ! :D

    Ricardo, bien sûr : il importe que la présence ou l'absence de points abréviatifs renseigne sur la façon de lire la forme abrégée.
  • Je ne vous apprendrai rien en disant que les lois ne sont pas toujours bien faites, quel que soit le domaine envisagé. C'est d'ailleurs pourquoi elles évoluent ! Et les règles suivent aussi souvent les usages, avec retard.

    Cela dit, que vous mettiez ou non un point abréviatif juste avant une virgule n'a pas une importance énorme ! Certains apprécieront, d'autres pas, la plupart resteront indifférents tant ils lisent vite... C'est comme lorsqu'on écrit "clef" au lieu de "clé" : personne ne vous sanctionnera ! ;)
  • Que représente cette intervention du webmestre ?

    @ Spalding :
    C'est comme lorsqu'on écrit "clef" au lieu de "clé" : personne ne vous sanctionnera !
    J'ai toujours écrit «clef», mais ta phrase laisse à supposer que c'est fautif.
    Nulle part, je ne vois que cette orthographie doive être remplacée.

    Académie :
    Du latin classique clavem, accusatif de clavis, « clef, loquet, barre ». (L'orthographe étymologique et ancienne, clef, et l'orthographe moderne, clé, s'emploient toutes deux selon des critères qui ne sont pas objectivement définissables.)
  • J'avais oublié que le site ne tolère pas les images provenant d'un site autre qu'un hébergeur d'images. Question de droits d'auteur, de responsabilité, etc.
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    et de bande passante, je crois.
  • Si c'était juste une histoire de bande passante, ce sont les balises Images qui devraient être interdites !
  • C'est bon à savoir, car je n'avais pas connaissance de cette règle du forum.
    Ce n'est pas une image qui va flinguer la bande passante.

    @ Romeo (et aux autres) :
    Le "Traité de Drillon" est-il The référence en matière de ponctuation, ou est-il un ouvrage parmi d'autres ?
    Se doit-on de le posséder, ou les ouvrages classiques (Grevisse, Hanse, etc.) sont-ils suffisants au commun des mortels ?
  • Spalding a écrit:
    C'est comme lorsqu'on écrit "clef" au lieu de "clé" : personne ne vous sanctionnera !
    ricardo a écrit:
    J'ai toujours écrit "clef", mais ta phrase laisse supposer que c'est fautif. Nulle part, je ne vois que cette orthographe doive être remplacée.

    Je voulais dire que les normes restent indécises en français dans un certain nombre de cas. Je ne pense pas ainsi que vous serez sanctionnés si vous écrivez "etc, etc," plutôt que "etc., etc.,". La première formulation est quand même beaucoup moins lourde que la seconde. Bien sûr, on ne sait plus en principe qu'il s'agit d'abréviations, mais c'est aussi le cas quand le point abréviatif se confond avec le point final d'une phrase. Peu contestable !

    Le doublet clé/clef n'est que l'un des quarante ou cinquante cas d'orthographes multiples, répertoriés actuellement en français. La graphie "clé" est de loin plus courante que "clef", considéré comme désuet. Mais "clef" reste quand même admis. Par contre, "ome" (homme) ne sera pas admis, même si cette orthographe a bien existé au Moyen Âge et fait penser à son équivalent italien "uomo". Ce sont des conventions, un peu arbitraires comme toutes les conventions ! ;)
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