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Sujets du bac de français 2015, série L - Question et commentaire

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Réponses

  • AkitenAkiten Membre
    Je ne suis vraiment pas bien. J'ai lu diverses corrections du commentaire, et rien ne correspond à ce que j'ai produit. Toutes vos remarques, sur les sonorités notamment, sont bien pensées. Je sais que j'ai fait des contresens et que je n'ai pas réussi à exploiter le texte pour en tirer le sens. Mon interprétation est fausse. Devant ma feuille, j'étais rongée par le stress et je crois que c'est ce stress qui va être responsable de mon échec. Je suis très déçue de ce que j'ai rendu, surtout par rapport au travail plutôt intense que j'ai fourni cette année et notamment depuis un mois pour ce maudit bac. Je ne dors pas la nuit, je refais le monde, je doute de mes capacités alors que j'ai tourné à 15 en français durant toute mon année de 1ère L.
    Que faire face à l'éventualité d'avoir de nombreux points de retard ? Redoubler ?
    Veuillez m'excuser pour mon message qui n'a rien à voir avec cette discussion, mais si beaucoup d'entre vous ont su faire preuve de lucidité pendant l'écrit, ce n'est malheureusement pas mon cas.
  • Akiten : Je te comprend vraiment, au début de l'épreuve le stress m'a envahi et j'ai vraiment paniqué, c'était le "trou noir quoi"!Après ça a été mieux, mais bon...
    Ton plan n'est peut-être pas si mauvais que ça ! Tu ne voudrais pas nous le poster pour qu'on voie ?
    En tout cas il ne faut surtout pas redoubler pour ça, ça arrive à tout le monde de ne pas réussir le Jour-J, et il y a encore plein d'autres épreuves l'année prochaine pour te rattraper :)
    Courage !
  • Akiten, ne te fais vraiment aucun soucis. Tout le monde peut - et doit, c'est en ça que la littérature est originale - avoir des interprétations différentes ; il suffit simplement d'aller jusqu'au bout de cette interprétation sans avoir l'air de ne pas y croire. Je doute aussi énormément de moi depuis vendredi, j'ai peur de ne pas avoir été suffisamment à la hauteur, notamment pour la question de corpus, et je crains d'être déçue le 10 juillet. Je rêve pourtant de faire des études de lettres assez poussées et ce ne serait clairement pas un atout si ma note ne s’avérait pas convaincante...Le mieux, c'est de t'occuper l'esprit : pense à autre chose, mais ne te retourne pas la tête avec ça, c'est la pire des choses (plus on y pense et plus on a l'impression d'avoir complètement raté).
    Bon courage ;)
  • AkitenAkiten Membre
    Merci de votre soutien.
    J'avais recopié l'intégralité de mon plan, mais j'ai fait une fausse manip et tout s'est effacé :(
    Je veux cependant vous faire part d' une partie de ce j'ai écrit et de ce dont je doute :
    - Lamartine nous laisse voir qu'il a bcp voyagé ("toutes les mers") et nous donne une image colorée des contrées qu'il a observées ("verdoyant" "jasmin")
    - pour moi, Lamartine est nostalgique de sa jeunesse, et l'idée de son salut prochain l'obsède (connotations pathétiques et tragiques "fortune")
    Ceci ne sont que quelques parties mais c'est sur celles làque je doute le plus.
    J'ai aussi parlé :
    -du lyrisme du poème,
    - des connotations mélioratives qui nous montrent que Lamartine jeune appréciait voyager, vision positive du voyage
    - de la métaphore filée de l'oiseau qui représente la liberté
    - de l'effet du changements des temps.
    Cependant, je n'ai pas pensé à étudier la musicalité du poème, et n'ai pas compris que Lamartine exprime une désillusion, que ses espoirs ne se sont pas réalisés.
    Je sais bien qu'il n'existe pas de correction type pour le français et qu'on ne peut pas réussir à parler de tout dans un commentaire. Mais je trouve mes interprétations tirées par les cheveux. Qu'en pensez vous ?
  • iBbmiBbm Membre
    Bonjour à tous et à toutes !

    Personnellement, je ne suis pas très sereine au niveau du travail que j'ai apporté pendant les 4h. J'ai l'impression d'avoir perdu mes moyens malgré le fait que j'ai géré mon temps (ce qui n'est pas souvent le cas). Et venant de voir vos plans pour la question sur corpus ou encore le commentaire, ça me fait stresser encore plus...

    Question sur corpus

    J'ai plutôt fait simple comparé à vous:

    I - Un voyage qui apporte la joie
    Ici, j'ai expliqué le texte A et B, en parlant de l'harmonie avec la nature, la découverte de nouveaux horizons, l'exotisme, sensations de bonheur...

    II- Un voyage qui est aussi source de tristesse
    Et là, j'ai plutôt parlé des textes B, C et D, qui exprimaient la mélancolie/nostalgie, les souvenirs, la fatigue ou même la peur et la séparation de proches (dans le texte C, je crois).

    Je ne suis vraiment pas sûre de ce que j'ai fait...

    Commentaire

    J'ai pris le commentaire car les deux autres sujets ne m'inspiraient pas mais à vrai dire le poème de Lamartine n'était pas mieux.
    J'ai peur car je me suis beaucoup inspirée de mon corpus pour faire le commentaire et j'ai presque fait la même problématique (et donc le même plan)...
    En regardant le poème, j'ai remarqué directement qu'il était coupé en deux du vers 1 à 10 et 11 à 20 et je me suis donc basée là-dessus.

    Problématique : En quoi le poème de Lamartine oppose deux visions du voyage ?

    I- Éloge du vers 1 à 10 (en gros, je me rappelle plus exactement)
    1) Souvenir joyeux, exprimé au passé donc sa jeunesse, avec "je" et pronoms personnels "mes" "ma", qui montrent que cette aventure lui appartient.
    2) Un beau voyage sur l'eau, champs lexical de la mer avec allitération en v et f qui amène de la légèreté, la nature, et la beauté de la destination (quand il parle d'une île et d'un continent).

    II- Blâme des vers 11 à 20 (en gros aussi)
    1) Retour à la réalité, à la vieillesse du poète, avec "Et maintenant" "autrefois", et l'usage du présent et du passé composé (donc action résolue).
    2) Nostalgie due au souvenir, tristesse exprimée avec le registre tragique : champs lexical de la fatalité (la foudre qui lui tombe dessus, ses ailes semées représentant son âme, un champs mort, sa destinée tragique...).

    Je suis désolée mais je me rappelle plus de mes 3èmes sous parties...

    Vos plans sont vraiment biens et recherchés en tout cas... Dites moi si le mien est pertinent, s'il vous plaît !
  • AkitenAkiten Membre
    IBbm, ton plan ressemble en de nombreux points au mien ! Je suis dans le même cas que le tien, je suis fébrile.
  • iBbmiBbm Membre
    Akiten, je suis contente que ça ressemble un peu à ce que tu as fait, je me sentais seule !

    Mais, sinon, pensez vous que ca soit grave d'avoir fait une problématique et un plan similaire pour le corpus et le commentaire ? (ce que j'ai fait...)
  • Akiten : je ne vois pas pourquoi tu t'inquiètes, ce que tu as écrit me paraît très bien ! Et un plan ne peut pas être exhaustif, on ne peut jamais TOUT mettre :)

    iBbm : j'avais fait la même erreur que toi à mon 1er bac blanc sur le roman, et j'avais été un peu pénalisée mais je m'en étais sortie avec un p'tit 12, pas génial génial mais pas trop mauvais non plus ! Je pense donc que ça peut être un peu pénalisant, mais je ne sais pas exactement à quel point !
  • Vos plans ressemblent au mien, alors si on a "tous" plus ou moins trouvé la même chose, c'est qu'il ne devrait pas trop y avoir de soucis. Pas d'inquiétude, donc! (ou du moins, espérons-le...) :D
  • iBbmiBbm Membre
    CélineM a écrit:
    iBbm : j'avais fait la même erreur que toi à mon 1er bac blanc sur le roman, et j'avais été un peu pénalisée mais je m'en étais sortie avec un p'tit 12, pas génial génial mais pas trop mauvais non plus ! Je pense donc que ça peut être un peu pénalisant, mais je ne sais pas exactement à quel point !

    Merci de ta réponse, c'est dommage car j'ai vraiment hésité avec une autre problématique mais qui était beaucoup moins pertinente et j'ai préféré choisir la sécurité malgré le fait qu'elle soit similaire à celle du corpus...
  • Coucou, personnellement je trouve ton commentaire vraiment pas mal. Le plan est logique et suit bien le texte . Tu as abordé les grands thème: la mer , la joie puis la souffrance , le temps du voyage qui est passé. En plus tu as trouvé pas mal de procédés. Ce qui éventuellement aurait pu donner un plus , c'est d'insister sur le fait que c'était un poème romantique , notamment avec le lyrisme . Mais tu t"en est bien sorti, donc pas de stresse, pense aux vacances :P
    ( je répondais au plan de CelineM , je sais pas si c'est marqué automatiquement)
  • escapeescape Membre
    Après avoir pris connaissance du corpus de textes sur le thème du voyage destiné au bac L , je voulais vous demander si le texte de Maulpoix est bien représentatif pour illustrer le voyage"tourisme" au 21ème siècle ?
    De plus, peut-on le considérer comme un écrivain du courant moderniste ?
    Merci d'avance. Au plaisir de vous lire .
    escape
  • anna13anna13 Membre
    Bonjour, je m'entraîne pour le bac de français et j'ai fait un corpus. Malheureusement, j'ai la correction et les axes ne sont pas du tout les mêmes que les miens, ce qui m'inquiète. J'aurai besoin d'aide pour savoir si c'est juste ou pas. Merci d'avance.
  • Sans les textes, nous ne pouvons guère vous aider. Votre plan peut différer de la correction et être cohérent.
  • anna13anna13 Membre
    Le corpus est constitué :
    Texte A : Jean-Pierre Claris de Florian, « Le Voyage », Fables, IV, 21 (1792)
    PARTIR avant le jour, à tâtons, sans voir goutte
    Sans songer seulement à demander sa route,
    Aller de chute en chute, et, se traînant ainsi,
    Faire un tiers du chemin jusqu'à près de midi ;
    Voir sur sa tête alors s'amasser les nuages,
    Dans un sable mouvant précipiter ses pas,

    Courir, en essuyant orages sur orages,
    Vers un but incertain où l'on n'arrive pas ;
    Détrempé
    vers le soir, chercher une retraite
    Arriver haletant, se coucher, s'endormir :
    On appelle cela naître, vivre et mourir.
    La volonté de Dieu soit faite !

    TEXTE B : Alphonse de Lamartine, « Les Voiles », poème publié en 1873 dans Œuvre
    posthume
    Quand j'étais jeune et fier et que j'ouvrais mes ailes,
    Les ailes de mon âme à tous les vents des mers,
    Les voiles emportaient ma pensée avec elles,
    Et mes rêves flottaient sur tous les flots amers.

    Je voyais dans ce vague où l'horizon se noie
    Surgir tout verdoyants de pampre
    et de jasmin
    Des continents de vie et des îles de joie
    Où la gloire et l'amour m'appelaient de la main.

    J'enviais chaque nef
    qui blanchissait l'écume,
    Heureuse d'aspirer au rivage inconnu,
    Et maintenant, assis au bord du cap qui fume,
    J'ai traversé ces flots et j'en suis revenu.

    Et j'aime encor ces mers autrefois tant aimées,
    Non plus comme le champ de mes rêves chéris,
    Mais comme un champ de mort où mes ailes semées
    De moi-même partout me montrent les débris.

    Cet écueil me brisa, ce bord surgit funeste,
    Ma fortune
    sombra dans ce calme trompeur ;
    La foudre ici sur moi tomba de l'arc céleste
    Et chacun de ces flots roule un peu de mon coeur.
    Ischia 1844, septembre.

    Texte C : Jean de La Ville de Mirmont, L’horizon chimérique, recueil posthume (1920)
    Vaisseaux, nous vous aurons aimés en pure perte ;
    Le dernier de vous tous est parti sur la mer.
    Le couchant emporta tant de voiles ouvertes
    Que ce port et mon cœur sont à jamais déserts.

    La mer vous a rendus à votre destinée,
    Au-delà du rivage où s’arrêtent nos pas.
    Nous ne pouvions garder vos âmes enchaînées ;
    Il vous faut des lointains que je ne connais pas.
    Je suis de ceux dont les désirs sont sur la terre.

    Le souffle qui vous grise
    emplit mon cœur d’effroi,
    Mais votre appel, au fond des soirs, me désespère,
    Car j’ai de grands départs inassouvis en moi.

    Texte D : Jean-Michel Maulpoix, L’instinct de ciel, section III, extrait (2000)
    Je suis cet homme tout bossué de sacs et de valises qui va et vient dans sa propre vie,
    avec des départs, des retours, portant au cœur des coups, et des bleus plein la tête, traînant des
    cartables de cuir remplis de phrases et des serviettes bourrées de lettres, toujours rêvant de se
    blottir dans le sac à main d’une femme, parmi les tubes de rouge à lèvres, les miroirs, les
    photos d’enfants et les flacons de parfum.

    Cet homme hérissé d’antennes essaie de capter son amour sur les ondes et tend vers lui
    des fils où il se prend les pieds. Cet homme-là ne sait pas auprès de qui il dormira le soir
    même, ni en quel sens demain matin s’en ira la vie.

    Tic-tac de l’encre et du désir… L’existence balance son pendule entre le côté des
    10 livres et le côté de l’amour, les tickets d’envol et les longues stations dans la chambre, le dos
    tourné et les bras ouverts, l’homme immobile et le piéton, celui qui ne croit plus au ciel et
    celui qui l’espère encore, celui qui fabrique des figures et celui qui veut un visage.

    Il fut un temps où je poussais dans mes racines de par ici, ne connaissant des lointains
    que la rêverie et de la langue les mots les plus approximatifs. Mais j’ai quitté l’allée de buis1
    et le petit jardin. Je ne m’alimente plus en eau par les racines mais par le ciel.

    J’ai fumé la cigarette du voyage. Elle m’a piqué les yeux et fait battre le cœur plus
    vite. Elle a laissé sur mes réveils un goût de tabac froid. J’ai toussé, j’ai perdu ma voix. J’ai
    deux grosses valises sous les yeux. Je suis un voyageur brumeux qui n’y voit plus très clair et
    qui croit encore nécessaire de s’en aller plus loin.

    J’ai fui, j’ai pris le large. L’habitude surtout de n’être nulle part, en apnée dans ma
    propre vie. Portrait du poète fin-de-siècle en créature d’aéroport, avec cette tête bizarre qu’a
    l’homme des foules en ces lieux-là : cerveau de gélatine blanche, œil à demi ensommeillé
    tourné vers le dedans, mais de la fièvre au bout des doigts.

    Je m’en suis allé de par le monde, à la recherche de mes semblables : les
    inconnus, les passagers, les hommes en vrac et en transit que l’on rencontre dans les aéroports
    et sur les quais des gares. Ceux dont on ne sait rien et que l’on ne connaîtra pas. Ceux que
    malgré tout on devine, à cause de leurs tickets, leur fatigue, leurs bagages. Ceux de nulle part
    et de là-bas, qui s’en vont chercher des soleils en poussant leur vie devant eux et en perdant
    mémoire.

    Ma problématique est : nous allons montrer comment la conception du voyage diffère d'un individu à l'autre.

    Mes axes sont :
    A. Un lieu propice au voyage : la mer (texte B,C)
    B. La fuite vers l'inconnu (texte A,D)
    C. Le voyage lié à l'évolution de la vie avec la naissance, la vie et la mort (A,B)
    Pouvez vous me dire ce que vous en pensez ? Merci.
  • Réponse rapide : en fait, ces "voyages" sont tous des symboles du voyage de la vie. Donc, vos axes ne me paraissent pas convenir.
  • anna13anna13 Membre
    Merci pour votre réponse et désolé pour le retard. :)
    Je les ai modifié :

    A. Un lieu propice au voyage : la mer (texte B,C)
    B. L'allégorie de l'inconnu (texte A, D )
    C. une allégorie de la vie (A,B)

    Est-ce mieux ?
  • Anna13, je vous ai déjà répondu concernant le poème "Les Voiles". Tous ces textes sont une métaphore du voyage de la vie.

    Que la mer se prête à cette image, OK, mais il ne s'agit pas de véritables voyages en mer.
  • anna13anna13 Membre
    Merci de votre aide.
  • Car0lineCar0line Membre

    Bonjour ,

    suite à mon bac blanc d'écrit ce matin, je me rends compte que je n'ai pas du tout évoquer le voyage explicitement...et donc je pense avoir fait un hors-sujet et cela me stresse énormément :/

    en problématique, j'ai mis :

    Comment le poète parvient-il à évoquer la fuite du temps, en nous livrant son expérience personnelle, oscillant entre le passé et le présent...

    et en plan , j'ai mis :

    A/ une poésie qui mélange le fond et la forme

    • L'écriture qui respecte la versification traditionnelle : qui provoque un effet saccadé chez le poète , avec la ponctuation, les rimes, l'élégie...
    • Les thèmes : la fuite du temps, la nature..

    B/ expérience personnelle

    • Sentiments contradictoires entre passé et présent : situation renversée entre le début et la fin du poème, pas les mêmes émotions, sentiments
    • Rapport particulier avec les éléments naturels de la Terre ... : le poète semble être heureux à la vue du paysage, il est nostalgique...


    Je savais en effet que je n'étais pas à l'aise avec la poésie et que j'étais convaincue que ça allait tombé... j'espère pouvoir trouver une réponse à ma question :(

    Je suis super stressée alors que je ne le suis presque jamais...

    En espérant trouver le réconfort...

    bonne soirée et merci ..

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