Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour, je suis en série S.

Je voulais savoir s'il était possible - comme je l'ai lu récemment dans une fiche consacrée à l'oral de français - d'être interrogé sur un texte "inconnu" (j'entends par là, non étudié en classe comme avec une lecture analytique).
Cela me semble bien injuste, si c'était le cas, de devoir commenter un texte non étudié vis-à-vis d'autres élèves qui sont interrogés quant à eux sur une lecture analytique réalisée en cours.

Merci d'avance pour vos réponses (je cherche, bien évidemment, à me rassurer - ou pas).
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Réponses

  • En plus de la liste certifiée conforme par le professeur de la classe, le candidat doit veiller à bien lire le descriptif des activités qui peuvent faire l'objet de questions à l'oral :

    Etude d'une œuvre complète. le candidat doit l'avoir lue même si seulement 2 ou 3 textes figurent dans sa liste.
    Textes complémentaires. Le candidat doit les connaître et doit pouvoir faire des rapprochements avec les textes étudiés.
    Des pistes de réflexion pour l'entretien peuvent figurer sur la liste. Bien les regarder.
    Il paraît qu'il y a une nouveauté cette année : sur une œuvre complète un candidat pourrait être interrogé sur un extrait hors liste mais des examinateurs émettent des réserves et ne suivront pas cette consigne ... mais pas .... tous.
  • LaoshiLaoshi Membre
    Il paraît qu'il y a une nouveauté cette année : sur une œuvre complète un candidat pourrait être interrogé sur un extrait hors liste mais des examinateurs émettent des réserves et ne suivront pas cette consigne ... mais pas .... tous.
    Ce n'est pas nouveau. Il a toujours été possible de le faire. Mais on n'est pas vicieux à ce point...
    Sauf si l'élève arrive sans liste de textes, ce qui peut toujours arriver, mais rarement.
  • TatooTatoo Membre
    Mon prof nous a bien dit que l'Education Nationale insistait pour que l'on soit interrogé hors liste. Mais, de 1, le hors liste concerne une oeuvre complète donc cela implique que l'oeuvre soit bien étudié et donc ça ne doit pas être si difficile, et de 2 les profs ne le font généralement pas trop ^^ Sur une classe de 25 élèves, 3 seront peut-être interrogés hors liste
  • Oui c'est tout a fait possible ! Malheureusement ..
    Après je sais que certains de mes profs le faisaient pour tester un peu les élèves après c'est très rare et en plus la notation n'est bien évidemment pas la même c'est beaucoup plus cool c'est logique ! :)
  • AmmyAmmy Membre
    Tatoo a écrit:
    Mon prof nous a bien dit que l'Education Nationale insistait pour que l'on soit interrogé hors liste. Mais, de 1, le hors liste concerne une oeuvre complète donc cela implique que l'oeuvre soit bien étudié et donc ça ne doit pas être si difficile, et de 2 les profs ne le font généralement pas trop ^^ Sur une classe de 25 élèves, 3 seront peut-être interrogés hors liste

    Non l'éducation nationale n'insiste pas du tout pour ça, bien au contraire. Ta prof a dû tomber sur les consignes d'une inspectrice un peu marginale...
    Et non pour 3 élèves sur 25 : les profs qui ne le font pas (comme moi et la plupart des profs) ne le font jamais. Les rares profs qui aiment bien interroger hors extraits étudiés le font plus que 3 fois sur 25.
  • TatooTatoo Membre
    Je ne fais que répéter ce qu'il nous a dit. Il a dit que c'était très récent, le fait que les profs soient un peu poussé à interroger hors liste, et que très peu le faisaient et que quand ils le faisaient c'était sur très peu d'élèves. Parce que les profs n'aiment pas ça.
  • DeliaDelia Membre
    il a dit que c'était très récent, le fait que les profs soient un peu poussé à interroger hors liste

    Très récent à l'échelle géologique, mais cela date d'une bonne dizaine d'années quand même ! Peut-être que l'insistance, elle, est récente.
    Cette éventualité ne devrait effrayer que les perroquets, les élèves qui s'imaginent que l'oral consiste à réciter par cœur les notes de cours sans se soucier de savoir si l'analyse de leur prof répond à la question de l'examinateur. Pour ceux qui ont su travailler personnellement, c'est la perspective de faire preuve de leurs propres capacités ...et d'avoir une excellente note !
    Que voulez-vous que fasse le malheureux examinateur à qui l'on récite le cours de son collègue ? Quelle note va-t-il donner au collègue ? C'est une situation embarrassante.
  • TatooTatoo Membre
    Peut-être que l'insistance, elle, est récente.
    Oui je voulais dire que c'est le fait que les profs soient poussés à le faire qui est récent :)
  • LaoshiLaoshi Membre
    Que voulez-vous que fasse le malheureux examinateur à qui l'on récite le cours de son collègue ? Quelle note va-t-il donner au collègue ? C'est une situation embarrassante.
    Il ne note pas le collègue (quelquefois, cela pourrait être méchant), mais tend à récompenser l'élève scrupuleux qui a bien écouté ses cours. Tous les élèves ne sont pas à l'aise à l'oral pour des raisons diverses. Je crois qu'il faut être indulgents avec ceux qui semblent avoir été attentifs et avoir travaillé, même s'ils n'ont pas l'étincelle du génie ou l'éloquence d'un orateur chevronné.
  • AmmyAmmy Membre
    Personnellement on ne m'a pas poussée à le faire, bien au contraire.
  • ComateenComateen Modérateur
    Delia a écrit:
    il a dit que c'était très récent, le fait que les profs soient un peu poussé à interroger hors liste

    Très récent à l'échelle géologique, mais cela date d'une bonne dizaine d'années quand même ! Peut-être que l'insistance, elle, est récente.
    Cette éventualité ne devrait effrayer que les perroquets, les élèves qui s'imaginent que l'oral consiste à réciter par cœur les notes de cours sans se soucier de savoir si l'analyse de leur prof répond à la question de l'examinateur. Pour ceux qui ont su travailler personnellement, c'est la perspective de faire preuve de leurs propres capacités ...et d'avoir une excellente note !
    Que voulez-vous que fasse le malheureux examinateur à qui l'on récite le cours de son collègue ? Quelle note va-t-il donner au collègue ? C'est une situation embarrassante.
    Il ne faut pourtant pas se leurrer, bien souvent les élèves se raccrochent à la lecture proposée par l'enseignant. C'est assez normal, finalement, et ça ne fait pas d'eux des perroquets, juste des élèves dont c'est souvent le premier oral et que cela rassure d'avoir déjà des éléments d'analyse sur le texte. Même si évidemment ils doivent adapter leur réponse à la question posée et ne pas se contenter de réciter.
  • Je pense que je préfère personnellement être interrogée sur un texte inconnu et que l'examinateur soit un peu plus indulgent que sur un texte où je n'ai rien compris et vais faire un hors sujet en "récitant mon cours"...
    Je ne vois vraiment pas l’intérêt d'apprendre des analyses par cœur et les réciter (chic on faisait pareil au primaire) mais un élève qui a bien compris la séquence, ses textes et plus généralement son cours peut se débrouiller sur n'importe quel texte finalement... Même s'il est inconnu de lui, il ne faut pas paniquer et se dire que c'est comme le jour de l'écrit, un commentaire sauf qu'au lieu de rédiger on parle.
    Bon si je tombe sur un texte bien compris pendant l'année et une problématique qui m'inspire et où j'ai pleins de choses à dire je ne vais pas cracher dessus c'est sur !
    Tous les élèves ne sont pas à l'aise à l'oral pour des raisons diverses. Je crois qu'il faut être indulgents avec ceux qui semblent avoir été attentifs et avoir travaillé, même s'ils n'ont pas l'étincelle du génie ou l'éloquence d'un orateur chevronné.
    Parler seul(e) devant un examinateur et sachant que toute notre année ne dépend que de 20 minutes et d'une note (+ l'écrit) c'est assez impressionnant pour déstabiliser et ne pas être à l'aise effectivement ;)
  • DeliaDelia Membre
    Petite plume apprentie, je vous remercie de votre intervention. Cela me réconforte de voir que je ne suis pas seule à penser que l'improvisation est favorable à l'élève.

    Gabiana :
    Il ne note pas le collègue (quelquefois, cela pourrait être méchant), mais tend à récompenser l'élève scrupuleux qui a bien écouté ses cours.

    A la troisième récitation ne varietur d'une analyse qui ne répond pas à la question que vous avez posée comment pouvez-vous dire que ce n'est pas l'analyse du collègue que vous allez noter ? Où est la méchanceté que vous évoquez ? Je sais que c'est le collègue qui parle et non le candidat, je n'ai aucun repère d'évaluation pour noter le candidat. C'est le collègue que je note, ou plutôt que je ne note pas, car je ne suis pas IPR. Je me tirais de ce cas de conscience récurrent en mettant la moyenne : aucune raison de faire perdre des points à un élève scrupuleux et animé du désir de bien faire, aucune raison non plus de lui en donner car il n'a pas fourni le travail demandé.

    Comateen :
    Il ne faut pourtant pas se leurrer, bien souvent les élèves se raccrochent à la lecture proposée par l'enseignant. C'est assez normal, finalement, et ça ne fait pas d'eux des perroquets,
    Pas des perroquets ? Vous me répèterez ça quand vous aurez subi la même analyse quatre fois en quatre jour ! A la cinquième, vous pourrez souffler... Pas des perroquets ? Voyez plutôt que ce qui advint à une collègue, du temps où l'examinateur ne posait pas de question. La collègue choisit un texte sur la liste. Au bout du temps de préparation, la candidate prend place, lit le texte... et dévide imperturbablement l'analyse d'un autre texte. A la fin, consciente d'un malaise, elle s'écrie : « Ah non, c'est pas ça ! hé bien je vais vous lire le texte que je viens d'expliquer. »

    Quand je dis perroquet...
  • LaoshiLaoshi Membre
    Je pense que je préfère personnellement être interrogée sur un texte inconnu et que l'examinateur soit un peu plus indulgent que sur un texte où je n'ai rien compris et vais faire un hors sujet en "récitant mon cours"...
    Petite plume, as-tu imaginé le cas d'un texte d'un texte inconnu et que tu ne comprennes rien ?
    Normalement, tous les textes étudiés en classe, tu es censée les avoir compris, ou du moins, tu as eu du temps pour t'informer.
    Je ne vois vraiment pas l’intérêt d'apprendre des analyses par cœur et les réciter (chic on faisait pareil au primaire) mais un élève qui a bien compris la séquence, ses textes et plus généralement son cours peut se débrouiller sur n'importe quel texte finalement... Même s'il est inconnu de lui, il ne faut pas paniquer et se dire que c'est comme le jour de l'écrit, un commentaire sauf qu'au lieu de rédiger on parle.
    Apprendre par coeur et réciter, ce n'est pas ce que je préconise. Cela me paraît difficilement faisable d'ailleurs, compte tenu du nombre de choses qui devraient être apprises par coeur.
    Chic, c'est comme ça qu'on faisait en primaire, je ne crois pas non plus que ce soit le sujet.
    Quant à dire que l'oral, c'est comme l'écrit...pour toi peut-être, mais pas pour tous les élèves. Certains vont se montrer brillants à l'écrit et, intimidés à l'oral, perdront beaucoup de leurs moyens. Le fait de bien posséder le cours (encore faut-il qu'il soit bon ...) est une aide appréciable.

    Delia,
    l'improvisation est favorable à l'élève.
    A certains élèves, ceux qui ont l'habileté langagière donnée par un environnement culturel et social favorable.
    A la troisième récitation ne varietur d'une analyse qui ne répond pas à la question que vous avez posée comment pouvez-vous dire que ce n'est pas l'analyse du collègue que vous allez noter ? Où est la méchanceté que vous évoquez ? Je sais que c'est le collègue qui parle et non le candidat
    Je n'ai jamais interrogé trois fois de suite sur le même texte, avec la même question.
    Et le cas ne s'est jamais présenté pour moi de cette façon extrême.
    J'ai toujours eu devant moi un jeune qui parlait, avec plus ou moins de brio, non un collègue. Et même si je sentais transparaître à travers son exposé l'analyse d'un professeur, (analyse avec laquelle je n'étais pas forcément d'accord, car j'en ai entendu de bien bonnes...et là aurait été la méchanceté : noter le ou la collègue), j'avais toujours la possibilité d'interroger le candidat par trop "perroquet" pour lui demander d'expliciter ses propos et de répondre à la question posée s'il ne l'avait pas fait.
    Je précise tout de même que je n'ai pas fait passer d'oral depuis 2011.
    Je n'ai jamais interrogé hors liste, sauf dans le cas où des candidats se présentaient sans liste.
  • Mais le texte inconnu est tout de même issu d'une oeuvre intégrale que nous avons étudié, ce n'est pas un extrait perdu dans l'océan de la littérature. Donc oui une oeuvre que nous avons lue, que nous avons plus ou moins étudiée, que nous avons commentée et pu trouver des renseignements. Si ce n'est pas compris, c'est la faute de l'élève. Puis je ne pense pas que le sadisme de l'examinateur aille jusqu'à prendre un extrait d'une complexité extrême sachant qu'il s'aventure déjà hors des sentiers battus par l'élève.
    Pourtant bien des élèves apprennent par cœur des pans entier de lectures analytiques qu'ils ne comprennent qu'à peine. Je ne veux pas parler de méthode d'apprentissage je compare juste la grande évolution et la maîtrise qu'on pu apprendre les élèves entre la récitation d'une fable ou d'une leçon de grammaire au primaire et la récitation de l'analyse de texte au lycée. (attention je parle pour certains élèves, je ne suis pas une révolutionnaire qui souhaite changer le système éducatif).
    Je ne dis pas que tout est semblable entre l'écrit et l'oral mais je pense que la préparation des deux exercices est assez similaire oui. C'est la mise en forme qui diffère et le temps consacré à ce fait.
  • DeliaDelia Membre
    Apprendre par coeur et réciter, ce n'est pas ce que je préconise. Cela me paraît difficilement faisable d'ailleurs, compte tenu du nombre de choses qui devraient être apprises par coeur.

    Si c'est faisable, ils le font ! Je ne pars pas de ma seule expérience, mais des témoignages multiples et concordants des collègues.
  • LaoshiLaoshi Membre
    Au bout du temps de préparation, la candidate prend place, lit le texte... et dévide imperturbablement l'analyse d'un autre texte. A la fin, consciente d'un malaise, elle s'écrie : « Ah non, c'est pas ça ! hé bien je vais vous lire le texte que je viens d'expliquer. »
    Évidemment, si on en arrive là, je ne dis plus rien. J'espère que la candidate étourdie s'est pris une bulle. :/
    Petite plume, tu parlais d'un texte inconnu. Si tu l'as lu, ne serait-ce qu'une fois, tu ne peux pas dire qu'il est inconnu.
    Quant à comparer l'écrit et l'oral, je m'y refuse.
  • Oui je me suis mal exprimée tout du long... texte inconnu = texte non étudié en classe et ne figurant pas en lecture analytique sur le descriptif.
  • SliferSlifer Membre
    Préparer une analyse d'un texte inconnu* en vingt minutes seulement, vraiment ? Vous pensez cela faisable, vous, en tant que professeurs ?

    * même étudié en oeuvre intégrale : étudier une oeuvre intégrale en quelques semaines, c'est impensable ; après une année en TL à étudier seulement deux œuvres, je ne suis pas capable d'analyser n'importe quel extrait des Mains Libres ou de Madame Bovary. Et pourtant, on a ici un recueil très court (Les Mains Libres) : imaginez si l'oeuvre intégrale est un Roman (Madame Bovary, par exemple)...

    A moins que l'élève ne soit particulièrement brillant et à l'aise à l'oral / à l'improvisation, c'est pour ma part impensable.
  • LaoshiLaoshi Membre
    Pour moi aussi, Slifer, improviser a toujours été difficile, et bien que le temps de préparation ait été augmenté, je crois que seuls des élèves bien entraînés ou naturellement très à l'aise à l'oral (cela existe bien sûr) peuvent y réussir.
    Quant au cas extrême cité par Délia d'une candidate présentant un texte pour un autre, je crois que je n'aurais pas attendu qu'elle ait terminé pour lui signifier qu'elle se moquait du moi.
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