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Réponses

  • Si je faisais du mauvais esprit, mais naturellement je n'en fais pas :| , je dirais qu'à la prochaine génération, on pourra simplifier encore le passé simple en ne s'en servant plus du tout. À la génération suivante, seuls les étudiants s'intéressant à l'ancien français en entendraient parler.
    Naturellement, à la fin des romans plus ou moins anciens dont les auteurs auront utilisé le passé simple, il faudra écrire un petit lexique expliquant ce qu'était le passé simple et comment il se conjuguait.
    On pourra alors s'occuper du passé antérieur et lui faire sa fête. Puis de certains autres temps et d'autres modes (à une époque j'ai eu comme copain un gars qui n'utilisait jamais (je n'exagère pas) le subjonctif, eh bien j'arrivais quand même à voir ce qu'il voulait dire).
    Seuls pourront alors comprendre les conjugaisons fumeuses de ces temps fumeux les élèves qui les auront apprises dans leurs familles, à condition qu'ils soient nés dans des familles de lettrés et à condition aussi d'avoir du temps à perdre. Ou dans un bouquin ad hoc lu ailleurs que dans une école, voir plus pas.
    Après tout, il y a de nombreux milliers d'années, je suppose que nos ancêtres ne connaissaient que trois temps : le passé, le présent et le futur. Et un seul mode.
    Ah, c'était plus simple avant l'invention du passé simple ! Après tout, on en savait assez pour passer d'un arbre à un autre ainsi qu'à construire quelques outils.

    Quant à moi, j'eus du plaisir à apprendre par cœur le Bescherelle des conjugaisons à 17 ans. À 25 ans j'ai constaté que j'avais quelques lacunes alors je l'ai de nouveau appris par cœur. Maintenant que je vire vieux schnoque, il faudrait peut-être que je refasse cet effort car j'ai de nouveau des lacunes. Il faut dire que maintenant j'ai un ordinateur devant moi et qu'en 3 clics je trouve la conjugaison dont j'ai besoin. Et je ramollis.
    Car c'est un peu comme pour le calcul : on se sert mieux d'une calculatrice si on sait déjà calculer tout seul.

    J'espère que vous me pardonnerez ces quelques plaisanteries :| .

    Ah oui, tiens ! Il me revient en tête une chronique d'Alain-Gérard Slama sur France Culture. Une enquête avait été menée chez des gens cultivés pour savoir en quoi il était bon d'avoir du savoir. Les réponses étaient que le savoir servait à ceci, à cela... mais, dit alors Slama, personne ne disait que le savoir était aussi un plaisir, celui du savoir pour lui-même.
    J'eus du plaisir quand je découvris quelques rares conjugaisons comme j'eus du plaisir quand j'appris à résoudre une équation du deuxième degré. Rien que pour savoir le faire. Et puis je me sentais entrer dans la cour des grands : je faisais partie de ceux qui savaient résoudre cette équation difficile.

    Vous voudrez bien ne pas m'en vouloir d'avoir utilisé le passé simple à la première personne deux ou trois fois dans mon laïus. Pourvu que je n'aie pas fait de faute de conjugaison.
  • Laoshi a écrit:
    Eh bien, c'est tout à fait normal.
    Vraiment ?
    Si, dans le principe, je veux bien admettre qu'on enseigne en priorité les formes dont les élèves vont avoir le plus besoin (donc la 3e personne), je trouve cependant qu'il y a un problème logique à les laisser dans le flou pendant plusieurs années pour les autres formes, comme si ces formes n'existaient pas. Or il conviendrait au contraire que l'école les familiarise autant que faire se peut avec des formes qu'ils n'entendent jamais à l'oral.

    Mais comme d'habitude, que va-t-il se passer ? Les enfants des CSP+ vont y être familiarisé, (notamment parce qu'ils liront le club des cinq ancienne édition hérité de Tata Ginette ou les malheurs de Sophie) alors que les enfants venant de familles moins aisées ou moins dotées en capital culturel se retrouveront, pour les plus chanceux d'entre eux, dans mon cours de version en hypokhâgne à se demander si "nous rencontrâmes" est correct, parce que vraiment, "ça fait bizarre".... Les moins chanceux ne connaîtront pas l'existence de mes cours d'hypokhâgne (je plaisante) et auront un bac qui n'a pas de sens et planteront leur première année de droit, de LEA ou de PACES parce que les structures langagières ne sont pas claires pour eux.
    Je force peut-être le trait, mais pas tant que cela.

    @Hippocampe : le monde que tu décris ressemble comme deux gouttes d'eau au processus qui s'engage dans 1984 de George Orwell...
    Concernant la culture, je crois qu'elle a une autre fonction que celle qu'on veut bien avouer : les gens "cultivés" se reconnaissent entre eux. C'est un marqueur social. Ça ouvre des portes. Une ancienne élève m'a raconté qu'elle s'était retrouvée dans un entretien d'embauche à saisir une allusion à un opéra, faite par un de ses interlocuteurs, opéra où il se trouve que nous avions emmené nos élèves (oui, nous emmenons nos élèves à l'opéra). Elle a su répondre avec répartie, la conversation s'est prolongée sur l'opéra. Elle a eu la sensation de faire partie des "sachants" et d'être du même côté que ses embaucheurs. Et elle a décroché le job (pourtant elle ne partait pas confiante : elle avait un profil très "banlieue", son nom, les établissements fréquentés, etc. qui lui faisait craindre une certaine discrimination)

    Pourquoi a-t-on peur d'enseigner les 1e et 2e personnes du passé simple à des 6e ?

    Ps : en voilà une belle tartine pour votre petit déjeuner du dimanche matin... :D
  • TheRedRoom a écrit:
    @Hippocampe : le monde que tu décris ressemble comme deux gouttes d'eau au processus qui s'engage dans 1984 de George Orwell...
    Je le sais bien, j'avais le livre en tête lors de l'écriture de certaines des phrases de mon laïus. Simplifier la langue pour rendre de plus en plus difficile d'avoir des idées intelligentes.
    TheRedRoom a écrit:
    Pourquoi a-t-on peur d'enseigner les 1e et 2e personnes du passé simple à des 6e ?
    Personnellement, je connaissais tout ça au CM2 et non parce que je l'avais appris tout seul. Je l'avais étudié à l'école primaire.
    Je le sais grâce à un souvenir et à un instit. Un jour mon instit du CM2 m'a donné une énorme punition. Il m'a donné un verbe, suite à quoi j'ai dû conjuguer ce verbe à toutes les formes de toutes de toutes les voix de toutes les personnes de tous les temps et de tous les modes. Donc, par exemple, le verbe chanter (je prends un verbe au hasard car je ne sais plus lequel il m'avait donné à conjuguer) au passé simple de l'indicatif, à la deuxième personne, à la voix interro-négative et à la forme passive (je confonds peut-être voix et forme, j'ai arrêté la grammaire française en troisième).
    Entre autres : tu chantas, chantas-tu ?, tu ne chantas pas, ne chantas-tu pas ? puis tu fus chanté, fus-tu chanté ? tu ne fus pas chanté, ne fus-tu pas chanté ?
    puis la forme pronominale...
    Et ainsi de suite, ainsi de suite, ainsi de suite, ainsi de suite... ... ... ...

    Ps : en voilà une belle tartine pour votre petit déjeuner du dimanche matin...
    Non, ça fait deux tartines si on compte la mienne.
    Ça fait trop...
    Bonjour,

    Je suis actuellement en terminale scientifique dans un lycée de province et je souhaiterai m’orienter vers des études littéraires, à savoir une classe préparatoire A/L.

    Seulement je me pose beaucoup de questions et je suis, il me faut l’admettre, un peu inquiet. Tout d’abord je ne sais pas si le fait de venir d’une série scientifique peut me porter préjudice quant à la sélection.
    Jean-Luc Picard a écrit:
    - Venir de filière scientifique est sans aucune gravité.

    Et inversement, un élève en terminale L ou ES spé maths, bon en maths, peut-il aller en maths sup ?
  • Et inversement, un élève en terminale L ou ES spé maths, bon en maths, peut-il aller en maths sup ?
    :D :D :D
  • Tsss, élève Laoshi ! Je posais la question sérieusement !
    Les lycées me paraissent être devenus des organisations tellement dingues avec ces spécialités et ces exceptions.
  • @Hippocampe
    Je ne sais pas si le cas est impossible... en tout cas il est très improbable. Dans mon hypokhagne il y avait quelque chose comme plus d'un tier d'élèves issus de S. C'est le cas à peu près partout. A contrario, je n'ai pas connaissance de cas où un élève issu de filière économique ou littéraire soit allé en maths sup.
  • Hippocampe a écrit:
    Et inversement, un élève en terminale L ou ES spé maths, bon en maths, peut-il aller en maths sup ?
    Non, les prépas scientifiques ne sont pas ouvertes aux bacheliers littéraires ni éco.
    Et même en prépa eco, les bacheliers S doivent aller en ECS, les bacheliers éco vont en ECE. Tout est assez cloisonné... Sauf les prépas littéraires !
  • OK, merci.

    Je suis un peu perdu fans ces histoires de spécialités et d'options, ça n'existait pas de mon temps. Si plein de TS peuvent aller en HK (ce qui ne se faisait pas tellement ou pas du tout quand j'étais jeune) alors on peut légitimement se demander si le contraire peut se produire.

    Combien d'heures par semaine représente une option ou une spécialité, à quel niveau y dispense-t-on les cours ? On peut se poser ces questions.
    Avec mon bac scientifique, j'aurais explosé en HK.

    Existe-t-il des "spé" ou des options consacrées au français ou à la philo en TS ?

    Bonne semaine.
  • Au lycée, pour ce qui est des options, il y a plusieurs volumes horaires : on peut choisir une section euro où généralement cela représente 1 heure supplémentaire par semaine (c'est ridicule je trouve, pour l'avoir essayée, on avançait à rien), une troisième langue vivante ou ancienne à raison de 3 heures par semaine, les arts qui, je crois, impliquent au moins 4 heures de cours, et enfin les options sportives qui dépendent du lycée dans lequel l'élève se trouve.
    Il est important de noter que seule l'euro peut se cumuler avec une autre option, vouloir latin et grec en même temps est possible de temps en temps si on arrive à faire basculer l'administration en sa faveur (ce n'est pas toujours une mince affaire...)

    Pour les spécialités, on compte généralement 4 heures dans l'emploi du temps avec une matière qui est liée à la filière que l'élève suit. Par exemple en L, nous avons le choix entre langue vivante appronfondie, latin, grec, mathématiques (nécessaire pour prétendre à une prépa B/L, les écoles de professeurs des écoles,...), LV3, arts plastiques qui eux sont à 4 heures par semaine je crois, danse, droit,...
    En S dans notre lycée la répartition des choix se fait entre mathématiques, physique-chimie, SVT, informatique.
    Pour les ES : SES renforcées, mathématiques, sciences po,...

    Donc, pour vous répondre clairement Hippocampe, les S ne bénéficient pas d'une spécialité littéraire, comme les autres filières ne peuvent pas choisir de spécialité qui sortent de leur domaine, sauf les L avec la spécialité mathématiques, programme identique aux maths du tronc commun des ES.

    PS : en relisant votre message, j'ai remarqué avoir omis votre question sur les niveaux dispensés. Je ne saurais trop les évaluer, je ne suis pas qualifiée, mais cela dépend du professeur qui tient la classe. Certains nous préparent au bac tout simplement, d'autres vont au-delà. Mais bon, rien ne nous empêche d'aller ouvrir la grammaire, lire de son côté pour essayer de grapiller quelques connaissances supplémentaires.
  • Oui, enfin c'est bientôt fini tout ça... Et ce qui vient, on a du mal à s'y projeter !
  • Bonjour,

    Ma fille Marie vient de rater science po Paris (panique lors des épreuves écrites après plusieurs semaines de pression, les oraux semblent inaccessibles).
    Elle va donc s'orienter vers une B/L - son deuxième choix de post bac.

    Quelle prépa demander, ou plutôt, laquelle accepter si elle est admise à la fois dans une prépa "moyenne" et une très bonne comme Janson ou Lakanal ? Elle devra en effet vite se décider sur parcours sup.

    Son dossier de terminale ES est bon (selon les trimestres, entre 17 et 18 en SES et histoire-géo, 20 en math et spé math, 17 et 15 en philo, 16 en langues). Première ou deuxième de sa classe en fonction des matières, sauf en langues. Très bonnes appréciations en général, du style "faut se montrer ambitieuse".. "excellent"... "connaissances très solides".

    Problème : elle est jeune, 16 ans, n’est pas spécialement attirée par les ENS qu’elle ne connait pas. En tant que mère, je m'inquiète de l'ambiance dans les très bonnes prépa parisiennes.
    Sa panique aux épreuves de science po le week-end dernier montre sa difficulté aujourd’hui à résister à la pression qu'elle se met déjà beaucoup elle-même. Elle a peur d’être noyée dans le travail même si elle dit rechercher un environnement riche intellectuellement et très stimulant.

    Elle réfléchit à :
    Tenter l’IEP de Lyon en bac + 1 pour la possibilité du cursus sur l’Asie et la perspective d'une année à l'international (mais comment avoir le temps de préparer dans une très bonne prépa ?).
    Attendre et postuler pour un Master à science po après trois ans de prépa (mais les chances sont tout de même minces).
    Se laisser le temps de "mûrir" ;-)

    Elle n'en est pas encore là mais j'imagine que cela peut jouer dans le choix et l'ambiance des prépa.

    Merci beaucoup de vos conseils !
  • TheRedRoomTheRedRoom Modérateur
    Je connais mal les prépas B/L donc je ne peux pas vous donner d'avis concernant les prépas en particulier.
    Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il faut relativiser la division entre les "grandes" prépas et les autres : il peut y avoir une excellente ambiance d'entraide et de bienveillance dans une grande prépa, et la qualité de l'enseignement dans les "petites" n'a souvent pas grand chose à envier aux grandes. Il y a d'autres questions qui sont cruciales :
    - combien de temps de transport est-elle prête à accepter ?
    - Envisagez-vous un internat ?
    - qu'est-ce qui est le plus favorable à sa confiance en elle et à sa réussite : être (peut-être) dans les moyens dans une prépa très selective mais avoir l'émulation d'esprits brillants ou être dans les meilleurs dans une prépa moins sélective ? Cela dépend des tempéraments...
  • Je vous remercie de votre réponse.

    En fait, elle a mis beaucoup de temps s'autoriser à tenter science po paris, à cause de son manque de confiance en elle. Du coup, elle s'est mise tard à la préparation tout en se mettant une barre tellement haute que cela la tétanisait parfois... Mais maintenant, elle sait qu'elle veut une filière riche intellectuellement.

    Si elle admise en prépa, j'espère qu'elle aura un internat et que son âge sera un critère pour qu'elle l'obtienne (elle n'aura 17 ans que début octobre).

    [qu'est-ce qui est le plus favorable à sa confiance en elle et à sa réussite : être (peut-être) dans les moyens dans une prépa très selective mais avoir l'émulation d'esprits brillants ou être dans les meilleurs dans une prépa moins sélective ? Cela dépend des tempéraments...]
    C'est toute la question et je ne sais quoi répondre. Comment peut-elle le savoir tant qu'elle ne l'aura pas expérimenter ?
    Son échec a science po est à peine digéré. Il peut la booster comme lui faire perdre confiance...
    Son âge et son caractère "m'inquiètent" car je crains qu'elle ne manque un peu de maturité.
  • Pour avoir fait les portes ouvertes d’Henri IV, un des CPE en charge de la partie « logement » m’a dit que l'âge n'était pas un critère à moins d’avoir énormément d’avance (3 ans par exemple). Il a ensuite ajouté que même dans ce cas, il fallait être boursier et/ou être éloigné géographiquement pour espérer avoir une place à l’internat (la jeune fille juste devant moi avait 14 ans seulement, c’est pour cela que nous avons parlé du logement lors des entretiens). Est-elle boursière ou éloignée ?

    L’internat de JDS privilégie les critères sociaux et le dossier scolaire d'après les JPO pour l’internat mais un petit bonus peut être attribué sur l'âge.
  • cat75cat75 Membre
    J'ai passé mon bac à 15 ans et échoué au concours de Sciences Po Paris pour les mêmes raisons que votre fille, la panique en moins ( peur de l'échec donc pas trop de travail pour moins culpabiliser si je n'avais pas le concours ) .
    Comme j'avais fait des choix aberrants sur l'équivalent de Parcoursup je me suis retrouvée dans une prépa A/L de niveau moyen. Je ne visais rien de précis, seulement approfondir des matières qui me plaisaient et avoir une stimulation intellectuelle. Ces 2 années n'ont pas été simples sur le plan psychologique mais formidables sur le plan intellectuel . J'ai finalement passé en plus de l'ENS le concours des écoles de commerce avec une réussite maximale, le concours lui-même n'a pas été un problème. Et je suis globalement très satisfaite.
    Si c'était à refaire je choisirais une prépa un peu meilleure ( pas forcément HIV ) pour avoir un peu plus d'émulation car là où j'étais les profs étaient très bien mais je manquais de personnes avec qui travailler car mes camarades n'avaient aucune ambition par rapport aux concours.
  • Merci de vos témoignages.
    Pour le moment, Marie n'a pas d'ambition par rapport à des concours - si ce n'était science po pour leur campus Asie au Havre. Mais plus elle progresse dans les classes, et plus elle recherche une stimulation intellectuelle, comme vous Cat75. Elle souffre pas mal en terminale là.

    Elle ne veut plus aller dans la prépa de notre région, comme elle le souhaitait l'année dernière, mais elle voudrait une prépa parisienne. Mais c'est vrai que je crains un peu la pression dans une très bonne prépa. Peur que cela la paralyse. Même si elle aura grandi un peu dans quelques mois.
    Pas facile pour nous parents, avec des jeunes de cet âge. Jusqu'à présent, elle s'est toujours débrouillée toute seule pour son parcours scolaire, ses cours, devoirs etc. Là, je crains de la laisser décider toute seule. C'est peut-être bête, trop protecteur...

    On n'habite ni à Paris, ni en région parisienne donc nous sommes suffisamment éloignés pour demander un internat. Mais elle n'est pas boursière.
  • LaoshiLaoshi Membre
    Elle ne veut plus aller dans la prépa de notre région, comme elle le souhaitait l'année dernière, mais elle voudrait une prépa parisienne.
    Si j'étais vous, j’essaierais de discuter avec elle de cette décision, étant donné que vous nous parlez d’une lycéenne très jeune et prompte à paniquer devant l’épreuve écrite d’un concours.
    Est-elle prête à vivre en internat loin de sa famille ? Ce n’est pas évident pour tout le monde...
  • Sinon, elle peut toujours intégrer la prépa qui est proche du foyer familial en cas de coup dur et ensuite postuler pour une plus prestigieuse en seconde année si elle s’en sent capable. Cela pourrait lui laisser une année où elle apprendrait à mieux se connaître, sa relation au stress et aux classements, si l’émulation lui est plus bénéfique en d’autres mots. Cependant, je ne dis pas qu’un changement d’atmosphère en plein cursus est forcément des plus recommandables, mais c’est une option à considérer.
  • TheRedRoomTheRedRoom Modérateur
    Pour réussir quelque chose d'exigeant, il faut avoir pas mal échoué avant. Elle ne s'en rend pas encore compte, mais le véritable échec serait de ne rien apprendre de cette expérience, et de laisser cet "échec" la définir. Si elle parvient à apprendre quelque chose, alors ce n'est pas un échec, mais une étape indispensable vers la réussite. (vous pouvez d'ores et déjà la féliciter pour cette étape franchie ! ) il y aura d'autres échecs. Elle réussira si elle laisse de côté la blessure narcissique et apprend de ses erreurs.
    On dit parfois que pour être bon cavalier il faut être tombe 100 fois de son cheval : c'est un peu ça l'idée.

    C'est pareil pour le choix de prépa : vous allez devoir faire un choix "à l'aveugle", sans savoir ce qui est préférable pour elle. Parfois le hasard fait bien les choses, et quand ce n'est pas le hasard, ce sont les capacités d'adaptation des jeunes. Il faut savoir que, comme on vous l'a dit plus haut, quel que soit votre choix de prépa, vous pouvez rectifier le tir à la fin de l'année (ou en cours d'année, mais c'est rare) et déposer un dossier pour changer de prépa. Donc vous pouvez destresser : il y a de fortes chances que les choses de passent bien, quel que soit son choix.
  • LaoshiLaoshi Membre
    Salut, The redRoom,
    Je ne suis pas tout à fait d'accord sur la vision que tu donnes ici de l'échec, et comme ce n'est pas la première fois que tu évoques le fait d'échouer, je me permets de donner ma position.
    Bien sûr, je suis de ton avis pour dire que l'échec de cette jeune fille de seize ans, brillante apparemment, n'aura pas de conséquences sur la poursuite de ses études.
    Mais quant à dire : il y aura d'autres échecs ; pour réussir, il faut avoir échoué plusieurs fois, on apprend de ses échecs, etc., je crois qu'il faut un peu nuancer.
    Des échecs répétés peuvent être destructeurs suivant sur qui et à quel moment ils se produisent. Ils peuvent être vécus comme injustes. Certains échecs sont irrécupérables, et ne sont pas imputables seulement à la personne qui échoue, mais à des facteurs extérieurs sur lesquels ce n'est pas ici le lieu de s'étendre.
    Je sors un peu du sujet. Mais je voulais que cela soit dit.

    La jeune fille de notre correspondante a bien entendu toute capacité pour aller en classe préparatoire. Et si elle a envie d'aller à Paris, pourquoi pas ?
    Le choix de cette classe doit être cependant pesé avec ses parents et ses professeurs.
    La capacité d'adaptation est propre à chacun. Comme elle a 16 ans, on doit déjà pouvoir se rendre compte si elle l'a ou pas.
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