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Réponses

  • TheRedRoom a écrit:
    @Hippocampe : le monde que tu décris ressemble comme deux gouttes d'eau au processus qui s'engage dans 1984 de George Orwell...
    Je le sais bien, j'avais le livre en tête lors de l'écriture de certaines des phrases de mon laïus. Simplifier la langue pour rendre de plus en plus difficile d'avoir des idées intelligentes.
    TheRedRoom a écrit:
    Pourquoi a-t-on peur d'enseigner les 1e et 2e personnes du passé simple à des 6e ?
    Personnellement, je connaissais tout ça au CM2 et non parce que je l'avais appris tout seul. Je l'avais étudié à l'école primaire.
    Je le sais grâce à un souvenir et à un instit. Un jour mon instit du CM2 m'a donné une énorme punition. Il m'a donné un verbe, suite à quoi j'ai dû conjuguer ce verbe à toutes les formes de toutes de toutes les voix de toutes les personnes de tous les temps et de tous les modes. Donc, par exemple, le verbe chanter (je prends un verbe au hasard car je ne sais plus lequel il m'avait donné à conjuguer) au passé simple de l'indicatif, à la deuxième personne, à la voix interro-négative et à la forme passive (je confonds peut-être voix et forme, j'ai arrêté la grammaire française en troisième).
    Entre autres : tu chantas, chantas-tu ?, tu ne chantas pas, ne chantas-tu pas ? puis tu fus chanté, fus-tu chanté ? tu ne fus pas chanté, ne fus-tu pas chanté ?
    puis la forme pronominale...
    Et ainsi de suite, ainsi de suite, ainsi de suite, ainsi de suite... ... ... ...

    Ps : en voilà une belle tartine pour votre petit déjeuner du dimanche matin...
    Non, ça fait deux tartines si on compte la mienne.
    Ça fait trop...
    Bonjour,

    Je suis actuellement en terminale scientifique dans un lycée de province et je souhaiterai m’orienter vers des études littéraires, à savoir une classe préparatoire A/L.

    Seulement je me pose beaucoup de questions et je suis, il me faut l’admettre, un peu inquiet. Tout d’abord je ne sais pas si le fait de venir d’une série scientifique peut me porter préjudice quant à la sélection.
    Jean-Luc Picard a écrit:
    - Venir de filière scientifique est sans aucune gravité.

    Et inversement, un élève en terminale L ou ES spé maths, bon en maths, peut-il aller en maths sup ?
  • Et inversement, un élève en terminale L ou ES spé maths, bon en maths, peut-il aller en maths sup ?
    :D :D :D
  • Tsss, élève Laoshi ! Je posais la question sérieusement !
    Les lycées me paraissent être devenus des organisations tellement dingues avec ces spécialités et ces exceptions.
  • @Hippocampe
    Je ne sais pas si le cas est impossible... en tout cas il est très improbable. Dans mon hypokhagne il y avait quelque chose comme plus d'un tier d'élèves issus de S. C'est le cas à peu près partout. A contrario, je n'ai pas connaissance de cas où un élève issu de filière économique ou littéraire soit allé en maths sup.
  • Hippocampe a écrit:
    Et inversement, un élève en terminale L ou ES spé maths, bon en maths, peut-il aller en maths sup ?
    Non, les prépas scientifiques ne sont pas ouvertes aux bacheliers littéraires ni éco.
    Et même en prépa eco, les bacheliers S doivent aller en ECS, les bacheliers éco vont en ECE. Tout est assez cloisonné... Sauf les prépas littéraires !
  • OK, merci.

    Je suis un peu perdu fans ces histoires de spécialités et d'options, ça n'existait pas de mon temps. Si plein de TS peuvent aller en HK (ce qui ne se faisait pas tellement ou pas du tout quand j'étais jeune) alors on peut légitimement se demander si le contraire peut se produire.

    Combien d'heures par semaine représente une option ou une spécialité, à quel niveau y dispense-t-on les cours ? On peut se poser ces questions.
    Avec mon bac scientifique, j'aurais explosé en HK.

    Existe-t-il des "spé" ou des options consacrées au français ou à la philo en TS ?

    Bonne semaine.
  • Au lycée, pour ce qui est des options, il y a plusieurs volumes horaires : on peut choisir une section euro où généralement cela représente 1 heure supplémentaire par semaine (c'est ridicule je trouve, pour l'avoir essayée, on avançait à rien), une troisième langue vivante ou ancienne à raison de 3 heures par semaine, les arts qui, je crois, impliquent au moins 4 heures de cours, et enfin les options sportives qui dépendent du lycée dans lequel l'élève se trouve.
    Il est important de noter que seule l'euro peut se cumuler avec une autre option, vouloir latin et grec en même temps est possible de temps en temps si on arrive à faire basculer l'administration en sa faveur (ce n'est pas toujours une mince affaire...)

    Pour les spécialités, on compte généralement 4 heures dans l'emploi du temps avec une matière qui est liée à la filière que l'élève suit. Par exemple en L, nous avons le choix entre langue vivante appronfondie, latin, grec, mathématiques (nécessaire pour prétendre à une prépa B/L, les écoles de professeurs des écoles,...), LV3, arts plastiques qui eux sont à 4 heures par semaine je crois, danse, droit,...
    En S dans notre lycée la répartition des choix se fait entre mathématiques, physique-chimie, SVT, informatique.
    Pour les ES : SES renforcées, mathématiques, sciences po,...

    Donc, pour vous répondre clairement Hippocampe, les S ne bénéficient pas d'une spécialité littéraire, comme les autres filières ne peuvent pas choisir de spécialité qui sortent de leur domaine, sauf les L avec la spécialité mathématiques, programme identique aux maths du tronc commun des ES.

    PS : en relisant votre message, j'ai remarqué avoir omis votre question sur les niveaux dispensés. Je ne saurais trop les évaluer, je ne suis pas qualifiée, mais cela dépend du professeur qui tient la classe. Certains nous préparent au bac tout simplement, d'autres vont au-delà. Mais bon, rien ne nous empêche d'aller ouvrir la grammaire, lire de son côté pour essayer de grapiller quelques connaissances supplémentaires.
  • Oui, enfin c'est bientôt fini tout ça... Et ce qui vient, on a du mal à s'y projeter !
  • Bonjour,

    Ma fille Marie vient de rater science po Paris (panique lors des épreuves écrites après plusieurs semaines de pression, les oraux semblent inaccessibles).
    Elle va donc s'orienter vers une B/L - son deuxième choix de post bac.

    Quelle prépa demander, ou plutôt, laquelle accepter si elle est admise à la fois dans une prépa "moyenne" et une très bonne comme Janson ou Lakanal ? Elle devra en effet vite se décider sur parcours sup.

    Son dossier de terminale ES est bon (selon les trimestres, entre 17 et 18 en SES et histoire-géo, 20 en math et spé math, 17 et 15 en philo, 16 en langues). Première ou deuxième de sa classe en fonction des matières, sauf en langues. Très bonnes appréciations en général, du style "faut se montrer ambitieuse".. "excellent"... "connaissances très solides".

    Problème : elle est jeune, 16 ans, n’est pas spécialement attirée par les ENS qu’elle ne connait pas. En tant que mère, je m'inquiète de l'ambiance dans les très bonnes prépa parisiennes.
    Sa panique aux épreuves de science po le week-end dernier montre sa difficulté aujourd’hui à résister à la pression qu'elle se met déjà beaucoup elle-même. Elle a peur d’être noyée dans le travail même si elle dit rechercher un environnement riche intellectuellement et très stimulant.

    Elle réfléchit à :
    Tenter l’IEP de Lyon en bac + 1 pour la possibilité du cursus sur l’Asie et la perspective d'une année à l'international (mais comment avoir le temps de préparer dans une très bonne prépa ?).
    Attendre et postuler pour un Master à science po après trois ans de prépa (mais les chances sont tout de même minces).
    Se laisser le temps de "mûrir" ;-)

    Elle n'en est pas encore là mais j'imagine que cela peut jouer dans le choix et l'ambiance des prépa.

    Merci beaucoup de vos conseils !
  • TheRedRoomTheRedRoom Modérateur
    Je connais mal les prépas B/L donc je ne peux pas vous donner d'avis concernant les prépas en particulier.
    Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il faut relativiser la division entre les "grandes" prépas et les autres : il peut y avoir une excellente ambiance d'entraide et de bienveillance dans une grande prépa, et la qualité de l'enseignement dans les "petites" n'a souvent pas grand chose à envier aux grandes. Il y a d'autres questions qui sont cruciales :
    - combien de temps de transport est-elle prête à accepter ?
    - Envisagez-vous un internat ?
    - qu'est-ce qui est le plus favorable à sa confiance en elle et à sa réussite : être (peut-être) dans les moyens dans une prépa très selective mais avoir l'émulation d'esprits brillants ou être dans les meilleurs dans une prépa moins sélective ? Cela dépend des tempéraments...
  • Je vous remercie de votre réponse.

    En fait, elle a mis beaucoup de temps s'autoriser à tenter science po paris, à cause de son manque de confiance en elle. Du coup, elle s'est mise tard à la préparation tout en se mettant une barre tellement haute que cela la tétanisait parfois... Mais maintenant, elle sait qu'elle veut une filière riche intellectuellement.

    Si elle admise en prépa, j'espère qu'elle aura un internat et que son âge sera un critère pour qu'elle l'obtienne (elle n'aura 17 ans que début octobre).

    [qu'est-ce qui est le plus favorable à sa confiance en elle et à sa réussite : être (peut-être) dans les moyens dans une prépa très selective mais avoir l'émulation d'esprits brillants ou être dans les meilleurs dans une prépa moins sélective ? Cela dépend des tempéraments...]
    C'est toute la question et je ne sais quoi répondre. Comment peut-elle le savoir tant qu'elle ne l'aura pas expérimenter ?
    Son échec a science po est à peine digéré. Il peut la booster comme lui faire perdre confiance...
    Son âge et son caractère "m'inquiètent" car je crains qu'elle ne manque un peu de maturité.
  • Pour avoir fait les portes ouvertes d’Henri IV, un des CPE en charge de la partie « logement » m’a dit que l'âge n'était pas un critère à moins d’avoir énormément d’avance (3 ans par exemple). Il a ensuite ajouté que même dans ce cas, il fallait être boursier et/ou être éloigné géographiquement pour espérer avoir une place à l’internat (la jeune fille juste devant moi avait 14 ans seulement, c’est pour cela que nous avons parlé du logement lors des entretiens). Est-elle boursière ou éloignée ?

    L’internat de JDS privilégie les critères sociaux et le dossier scolaire d'après les JPO pour l’internat mais un petit bonus peut être attribué sur l'âge.
  • cat75cat75 Membre
    J'ai passé mon bac à 15 ans et échoué au concours de Sciences Po Paris pour les mêmes raisons que votre fille, la panique en moins ( peur de l'échec donc pas trop de travail pour moins culpabiliser si je n'avais pas le concours ) .
    Comme j'avais fait des choix aberrants sur l'équivalent de Parcoursup je me suis retrouvée dans une prépa A/L de niveau moyen. Je ne visais rien de précis, seulement approfondir des matières qui me plaisaient et avoir une stimulation intellectuelle. Ces 2 années n'ont pas été simples sur le plan psychologique mais formidables sur le plan intellectuel . J'ai finalement passé en plus de l'ENS le concours des écoles de commerce avec une réussite maximale, le concours lui-même n'a pas été un problème. Et je suis globalement très satisfaite.
    Si c'était à refaire je choisirais une prépa un peu meilleure ( pas forcément HIV ) pour avoir un peu plus d'émulation car là où j'étais les profs étaient très bien mais je manquais de personnes avec qui travailler car mes camarades n'avaient aucune ambition par rapport aux concours.
  • Merci de vos témoignages.
    Pour le moment, Marie n'a pas d'ambition par rapport à des concours - si ce n'était science po pour leur campus Asie au Havre. Mais plus elle progresse dans les classes, et plus elle recherche une stimulation intellectuelle, comme vous Cat75. Elle souffre pas mal en terminale là.

    Elle ne veut plus aller dans la prépa de notre région, comme elle le souhaitait l'année dernière, mais elle voudrait une prépa parisienne. Mais c'est vrai que je crains un peu la pression dans une très bonne prépa. Peur que cela la paralyse. Même si elle aura grandi un peu dans quelques mois.
    Pas facile pour nous parents, avec des jeunes de cet âge. Jusqu'à présent, elle s'est toujours débrouillée toute seule pour son parcours scolaire, ses cours, devoirs etc. Là, je crains de la laisser décider toute seule. C'est peut-être bête, trop protecteur...

    On n'habite ni à Paris, ni en région parisienne donc nous sommes suffisamment éloignés pour demander un internat. Mais elle n'est pas boursière.
  • LaoshiLaoshi Membre
    Elle ne veut plus aller dans la prépa de notre région, comme elle le souhaitait l'année dernière, mais elle voudrait une prépa parisienne.
    Si j'étais vous, j’essaierais de discuter avec elle de cette décision, étant donné que vous nous parlez d’une lycéenne très jeune et prompte à paniquer devant l’épreuve écrite d’un concours.
    Est-elle prête à vivre en internat loin de sa famille ? Ce n’est pas évident pour tout le monde...
  • Sinon, elle peut toujours intégrer la prépa qui est proche du foyer familial en cas de coup dur et ensuite postuler pour une plus prestigieuse en seconde année si elle s’en sent capable. Cela pourrait lui laisser une année où elle apprendrait à mieux se connaître, sa relation au stress et aux classements, si l’émulation lui est plus bénéfique en d’autres mots. Cependant, je ne dis pas qu’un changement d’atmosphère en plein cursus est forcément des plus recommandables, mais c’est une option à considérer.
  • TheRedRoomTheRedRoom Modérateur
    Pour réussir quelque chose d'exigeant, il faut avoir pas mal échoué avant. Elle ne s'en rend pas encore compte, mais le véritable échec serait de ne rien apprendre de cette expérience, et de laisser cet "échec" la définir. Si elle parvient à apprendre quelque chose, alors ce n'est pas un échec, mais une étape indispensable vers la réussite. (vous pouvez d'ores et déjà la féliciter pour cette étape franchie ! ) il y aura d'autres échecs. Elle réussira si elle laisse de côté la blessure narcissique et apprend de ses erreurs.
    On dit parfois que pour être bon cavalier il faut être tombe 100 fois de son cheval : c'est un peu ça l'idée.

    C'est pareil pour le choix de prépa : vous allez devoir faire un choix "à l'aveugle", sans savoir ce qui est préférable pour elle. Parfois le hasard fait bien les choses, et quand ce n'est pas le hasard, ce sont les capacités d'adaptation des jeunes. Il faut savoir que, comme on vous l'a dit plus haut, quel que soit votre choix de prépa, vous pouvez rectifier le tir à la fin de l'année (ou en cours d'année, mais c'est rare) et déposer un dossier pour changer de prépa. Donc vous pouvez destresser : il y a de fortes chances que les choses de passent bien, quel que soit son choix.
  • LaoshiLaoshi Membre
    Salut, The redRoom,
    Je ne suis pas tout à fait d'accord sur la vision que tu donnes ici de l'échec, et comme ce n'est pas la première fois que tu évoques le fait d'échouer, je me permets de donner ma position.
    Bien sûr, je suis de ton avis pour dire que l'échec de cette jeune fille de seize ans, brillante apparemment, n'aura pas de conséquences sur la poursuite de ses études.
    Mais quant à dire : il y aura d'autres échecs ; pour réussir, il faut avoir échoué plusieurs fois, on apprend de ses échecs, etc., je crois qu'il faut un peu nuancer.
    Des échecs répétés peuvent être destructeurs suivant sur qui et à quel moment ils se produisent. Ils peuvent être vécus comme injustes. Certains échecs sont irrécupérables, et ne sont pas imputables seulement à la personne qui échoue, mais à des facteurs extérieurs sur lesquels ce n'est pas ici le lieu de s'étendre.
    Je sors un peu du sujet. Mais je voulais que cela soit dit.

    La jeune fille de notre correspondante a bien entendu toute capacité pour aller en classe préparatoire. Et si elle a envie d'aller à Paris, pourquoi pas ?
    Le choix de cette classe doit être cependant pesé avec ses parents et ses professeurs.
    La capacité d'adaptation est propre à chacun. Comme elle a 16 ans, on doit déjà pouvoir se rendre compte si elle l'a ou pas.
  • Je vous remercie de vos messages, de cet échange qui fait avancer ma réflexion.

    Marie a très envie de partir de la maison ;-) Pas que les relations y soient compliquées, elle est suffisamment "dans son monde", je suis souvent en voyage, son père rentre tard et elle est autonome depuis longtemps. Mais elle veut "voir ailleurs", progresser ailleurs, vivre « seule ». De toute façon, pas de B/L dans notre ville.

    Je l'ai félicitée d'être restée jusqu'au bout des épreuves alors qu'elle a songé à quitter la première épreuve au milieu. C'est déjà, selon moi, une réussite. De plus, si elle ne s'était pas autorisée à tenter science po paris, elle n'aurait jamais accepté d'aller aux portes ouvertes de Lakanal. Portes ouvertes qui l’ont plus attirée que celle de la B/L de notre région que nous avions faites l’année précédente.

    Il faut qu'elle digère effectivement sa blessure narcissique d'avoir échoué pour avoir commencé trop tard ses révisions, ce qui a accentué son manque de confiance en elle et cette panique. Elle devrait en ressortir plus mûre.


    Laoshi, vous avez raison, il faut reparler avec ses professeurs. Avec ma fille aussi, en tenant compte de vos messages.

    TheRedRoom et Amelie, je suis soulagée de savoir qu'elle pourrait changer de prépa à la fin de la première année. Que rien n’est écrit. Cela fait baisser le stress.

    Il faut juste qu'elle arrive à savoir avant la fin de parcours sup si elle veut tenter science po Lyon l'année prochaine (pour leur cursus sur l’Asie), travail que j’imagine peu compatible dans une prépa parisienne. Ou se donner à fond dans une prépa parisienne, et y faire les deux ou trois ans avant de décider comment poursuivre.
    Mais elle perdrait cette troisième année à l'international qu'elle souhaitait tant faire en Asie. Elle apprend une langue asiatique depuis deux ans en dehors de son lycée, y part cet été pour suivre des cours intensifs, hébergée dans une famille.

    En fait, elle est un drôle « mélange », dans son désir de beaucoup de choses, de doute permanent sur ses capacités, de jeunesse qui l’oblige à prendre des décisions alors qu’elle manque encore de maturité à certains niveaux. Mais comme beaucoup de jeunes de cet âge je pense.

    Je vous remercie beaucoup de vos réflexions.
  • Bonjour à tous,
    Je suis en Terminale ES, spé maths, dans un lycée d’Aquitaine assez mal classé (autour de la 1800ème place sur 2300 d’après le classement 2018 du Parisien) et j’aimerais intégrer une prépa littéraire l'an prochain. Cependant, il me reste quelques hésitations dans mes choix d’établissements et d’alternatives au cas où, et c’est pour cela que j’aurai besoin de votre aide afin de me conseiller si possible.
    En effet, mon ambition première, depuis l’an dernier, est de rentrer en prépa B/L, car d’une part je souhaite me fermer aucune porte et lâcher aucune matière pour l’instant (même si j’y serai obligé plus tard), d’autant que les matières qu’elle propose m’intéresse beaucoup (maths, SES, histoire), mais surtout d’autre part cette classe me permettrait de repousser mes limites, ce qui m’attire. De plus, je pense que intégrer cette prépa peut apporter un plus non négligeable sur le CV pour la suite. J’hésite entre différents voies après cette prépa (ENSAI, Celsa, Iep), mais ce n’est pas le sujet du jour.

    Voivi mes moyennes générales dans chaque matière lors des deux premiers trimestres de terminale:
    SES : 18,7 (1er)
    Histoire géographie : 18,6 (1er)
    Maths : 18,8 (1er)
    Maths spé : 20 (1er)
    Philo : 17 (1er)
    Latin : 18,7 (1er)
    Espagnol : 18,4 (2ème) 
    Anglais : 17,4 (4ème)
    EPS : 14,5
    Moyenne de l'année: 18,1 (1er)
    Mes appréciations évoquent un élève sérieux, curieux, avec de la réflexion et qui participe.

    Et aux épreuves anticipées :
    - Français et littérature écrit : 19/20
    - Français et littérature oral : 17/20
    - Travaux personnels encadrés : 17/20
    - Sciences : 16/20

    Cependant, je me pose beaucoup de questions (qui ont sûrement pas lieu d’être) et je suis un peu inquiet. En effet, même si j’ai un bon dossier, je viens d’un lycée très modeste, qui a envoyé que 2 élèves en B/L en 15 ans, et d’une classe assez moyenne, avec 11,5 de moyenne de classe. De plus, lors des porte-ouvertes. j’ai eu l’information que ces prépas sont très demandées et sélectives, ils ne recrutent que très peu d’ES et qu’à partir de 16 de moyenne, et étant donné le rang de mon lycée (même si je ne connais pas les critères sur lesquelles les prépas se basent pour établir un classement), dans ma tête, je ne suis pas totalement rassuré, même si je m’inquiète peut-être pour rien. J’ai une liste de lycée définie (les plus proches géographiquement, voir ci-dessous), mais je ne sais pas si je dois essayer de mettre des établissements plus côtés ou au contraire moins côtés, même si je me demande s’il vaudrait pas mieux dans ce cas là privilégier d’autres formations.

    Liste des prépas B/L visées :
    Lycée Montaigne (Bordeaux)
    Lycée St Sernin (Toulouse)
    Lycée Guist'hau (Nantes)

    Par conséquent, je réfléchis à d’autres alternatives (que j’ai toutes mises dans mes vœux sur parcoursup), sauf que je n’arrive pas à savoir laquelle me plaît le plus.
    Ainsi, mon principal plan B est la prépa A/L, notamment car, d’après mes recherches, il s’agit de la formation qui offre le plus de débouché dans l’histoire (corrigez moi si je me trompe), un domaine qui m’intéresse particulièrement, bien qu’ils restent réduits hors de l’enseignement. Néanmoins, je suis moins à l’aise avec les langues, surtout l’anglais où j’ai de grandes difficultés même si cela ne se voit pas dans ma moyenne cette année, et j’ai peur que cela me soit préjudiciable dans cette prépa où les langues occupent visiblement une place assez importante. De plus, d’après ce que j’ai lu, une grande majorité de A/L rejoignent une licence ensuite, et je me demande si il ne vaut pas plus aller directement en fac (je n’ai pas d’idée sur le sujet).

    Liste des prépas A/L visées :
    Lycée Camille Juillan (Bordeaux)
    Lycée Montaigne (Bordeaux)
    Lycée Barthou (Pau)

    Aussi, j’examine une autre possibilité, la fac, afin de tenter le concours de l’IEP Bordeaux en 3ème année, qui m’intéresse également. Je n’ai pas voulu le tenter en terminale, car je souhaitais me concentrer pleinement sur mes 2 premiers trimestres en vue d’accéder à une B/L, mon souhait. Cependant, je ne sais pas quelle fac constitue la meilleure préparation pour ce concours. Histoire ? AES ? Droit ?
    Enfin, je suis aussi renseigné sur les doubles licences et les prépas d1 et d2, mais je ne sais pas laquelle de ces alternatives privilégier en cas de refus dans les prépas B/L. J’ai sûrement oublié d’autres alternatives possibles, n’hésitez pas à les mentionner.

    Globalement, pour résumer mes questions :
    Que pensez vous de ma liste de prépas ? Trop ou pas assez ambitieuse ?
    En cas de refus, quelle alternative dois-je privilégier parmi les autres formations, sachant que l’histoire, le tourisme voire le journalisme m’intéresse ?

    Je vous remercie d’avance d’avoir pris le temps et la peine de me lire, et j’espère que vous pourriez m’aider dans mon orientation, j’en serai reconnaissant.
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