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Réponses

  • Bonsoir ,
    merci pour cette réponse !
  • Pardon, j’ai juste un questionnement incongru quand je découvre ces fils de lycéens qui excellents doutent d’être pris dans une CPGE. A quoi est-ce dû ? Est-ce une question de sens (But de cette excellence) ou de confiance en soi ?
  • Excellente question....

    J'y vois plusieurs aspects :
    - une certaine idéalisation de la prépa qui encourage à imaginer un niveau hallucinant à l'entrée en hypokhâgne
    - le fait que le système éducatif n'encourage pas dans son ensemble un rapport sain avec l'échec ni l'aquisition d'une saine confiance en soi.
    - par ailleurs, je trouve, paradoxalement, que les jeunes generations, qui théoriquement ont beneficié d'une éducation plus bienveillant (est-ce vraiment le cas ?) se mettent une pression folle sur tout un tas d'aspects de leur vie.

    Je m'inquiète quant à moi du nombre effarant de jeunes qui souffrent de dépression. Ma génération souffrait certainement autant mais sans le dire. Mais j'aurais espéré que les choses s"améliorent en 20 ans !
  • Parfois je me demande si certains ne viennent que pour se faire féliciter.

    "J'ai 18 partout, serai-je pris en HK ?"
    "Et moi ? J'ai eu la mention TB, mais de justesse, puis-je postuler à..."
    Si la réponse est non, alors combien faut-il avoir ? Que des 25/20 ?

    Un sujet me turlupine : plein d'élèves ont des 18/20 un peu partout alors que dans mon jeune temps un 15/20 se faisait remarquer. Il y en avait peu... Et la mention TB existait presque seulement de manière théorique.
    Au point que je n'ai connu qu'un seul gars ayant eu de vraies bonne notes (j'ai fait mon service avec lui, je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans...♪♫), il avait passé son bac A, le bac littéraire de l'époque, avec comme moins bonne note un 17. Et encore, il n'était pas francophone de naissance : il avait passé sa prime jeunesse dans une cambrousse chez ses grands-parents qui ne parlaient que le provençal.
    Nous vivions une époque où pour avoir des bonnes notes il fallait être réellement doué et avoir réellement travaillé. J'ai fait mon service avec des normaliens, eux-mêmes considéraient le gars dont je vous parle comme un élève exceptionnel. Des notes sensiblement moins bonnes leur avait permis, aux autres, d'entrer en HK&K puis à Ulm.
    Le gars dont je vous parle y enseigne, maintenant, à Ulm. Il n'avait pas trouvé ses bonnes notes dans un paquet Bonux.

    Je fais vieux schnoque, je sais.

    En trente ans, le niveau des élèves a-t-il progressé à ce point ?
  • Du point de vue de quelqu'un qui a quitté le lycée récemment, je pense que c'est dû à un système scolaire de secondaire qui ne fait tout simplement plus sens, en rien.
    Je ne blâme pas les profs, à vrai dire, je ne sais pas trop qui il faudrait blâmer. En tout cas, ce que j'ai vu toute ma scolarité, c'était moi, fille de prof, qui n'a jamais cherché à travailler plus que ça à l'école (j'ai peut-être passé 2 jours à réviser pour l'histoire et la philo) et qui a eu 17,3 au bac, sentiment d'imposture généralisé et une année d'hypokhagne assez catastrophique avant que je comprenne ce qu'on attendait de moi (du genre: lire une copie sur laquelle on a eu 7 n'est pas un suicide symbolique, ce n'est pas remuer le couteau dans la plaie, et en fait, c'est même nécessaire); à côté de cela, pas mal de fille de ma classe (en TL) qui se sentaient "nulles", qui avaient des notes "nulles", les profs qui leur faisait clairement comprendre qu'elles devraient "être un peu plus comme moi" (alors que je travaillais moins qu'elles... ou comment développer chez les "bons" élèves un mélange atomique de narcissime et d'imposture).
    Ajoutez à cela des profs de prépas qui pendant les portes ouvertes vous disent que 15 au bac français, c'est presque éliminatoire...

    Je ne peux pas m'empêcher de penser que le lycée était un moment très étrange. J'avais l'impression d'être engluée (qu'on était tous englués) dans une sorte de fatalité, il y avait ceux qui allaient avoir de bonnes notes, et ceux qui n'allaient pas en avoir, peu importe ce qui se passait, et je pouvais rentrer chez moi et me mettre au lit, j'allais avoir 17 et "travailleuse et motivée!" Sur le bulletin...
  • Si je peux me permettre de donner mon avis d'hypokhâgneuse sortie du lycée depuis pas même un an et étant probablement intervenue sur ce sujet pour avoir, moi aussi, un avis sur mes bulletins :

    Pour ma part je m'inquiétais de savoir si mon dossier était à la hauteur des plus grandes prépas parisiennes. Je savais que mon dossier était bon voire excellent, mais, face au mythe de H4 et LLG les-grandes-prépas-super-sélectives, on ne peut que douter. La réponse, ici comme aux portes ouvertes des susdits lycées, a été "Il est excellent, tu as de bonnes chances d'être prise, même si on ne peut jamais être sûr"
    Je n'ai pas été prise, mise sur liste d'attente à des rangs lointains (du styld 550 et 350 je crois). Ça a été une grande déception. Nombre de mes proches ont voulu incriminer cela à mon origine provinciale ou au fait que j'ai fait une 1ere et une terminale S. Personnellement, je ne me pose plus de questions, et cela fait bien longtemps que je ne regrette plus : depuis mes premiers jours dans ma prépa (bonne prépa de province). Je n'aurais pas tenu le choc à Paris, loin de mes proches... récemment, à la fin d'une khôlle, un de mes profs m'a dit qu'il fallait absolument que je fasse quelque chose contre mon anxiété "quitte à perdre 1,2,3 points de moyenne, si ça vous aide". Pas ce qu'on s'attendrait à entendre en prépa (encore le poids des clichés).

    Je me rends compte que je digresse un peu donc pour commencer, pour les lycéens qui lisent ceci : l'avis qu'on donne sur vos dossiers, tout éclairé qu'il soit, ne peut qu'être indicatif.
    Effectivement, notre génération tend à se mettre une pression hallucinante, comme le dit TheRedRoom. Peut-être aussi parce que de nos études dépend toute notre vie, parce que le monde du travail est bouché par un chômage de masse dès l'entrée et que même les diplômes ne sont pas forcément une garantie... il y a toujours cette crainte présente je pense. Et puis, on se dit que pour réussir, il faut être le meilleur...

    Bien entendu que le lycée et les notes qu'il donne, les notes données au bac, ont perdu de leur valeur, aussi, ce qui donne des moyennes mirobolantes... il n'y a qu'à voir ma moyenne de bac, par exemple, pour s'en rendre compte : 19,95 : impensable ne serait-ce qu'il y a 10 ans. J'ai beaucoup travaillé, en plus d'avoir, je l'admets, des facilités naturelles,mais monter aussi haut reste sidérant. Quand je pense que j'ai eu 19 en maths avec ce que j'ai produit le jour de l'épreuve (avec le nombre de questions que j'ai laissées en suspens, je ne pouvais pas n'avoir perdu qu'un point), je me demande ce qui se passe au niveau de la correction.
    Face à cette avalanche de bonnes notes qui sidèrent, aussi parce que souvent on a absolument pas confiance en soi (je parle pour moi-même,mais je suis loin d'être la seule), il est évident que la remise en question de son dossier soit si fréquente, face au mythe de la prépa qui note très, très durement. On a l'impression de ne pas mériter et surtout de ne pas être à la hauteur des attentes.
    Et c'est aussi comme ça qu'on s'imagine qu'en prépa on va être abonné aux 2... personnellement je n'ai jamais vu personne avoir moins de 4 pour une dissert, et moi-même je ne suis jamais descendue en-dessous de 12 (mais je sais que mon cas est très loin d'être une généralité).
  • @hippocampe mais non, tu n'es pas un vieux schnock ! Je pense qu'en soi c'est plutôt une bonne chose que l'on s'autorise à donner des bonnes notes même jusqu'à 20. Moi j'ai été élevée dans l'idée que si l'on fait des compliments à un enfant, il/elle risque de prendre la grosse tête, donc on n'en faisait jamais. Tout cela n'est tout de même pas très sain...

    @sznne ton témoignage est tout à fait éclairant. Vraiment. C'est comme si les choses n'avaient plus aucun sens. On a voulu rendre les notes plus bienveillantes, on les a rendues presque arbitraires, en tous cas déconnectée de toute réalité du travail accompli... Comme si le travail des profs était de juger les personnes et non pas d'évaluer le travail accompli.
  • Star-Seeker a écrit:
    face au mythe de la prépa qui note très, très durement. On a l'impression de ne pas mériter et surtout de ne pas être à la hauteur des attentes.
    Et c'est aussi comme ça qu'on s'imagine qu'en prépa on va être abonné aux 2... personnellement je n'ai jamais vu personne avoir moins de 4 pour une dissert.

    Il ne faut pas s'imaginer qu'on va être abonné aux 2.
    De mon temps (est-ce toujours le cas ?), il fallait s'attendre à ramasser une grosse baffe lors du premier devoir en salle.
    Lors de ce devoir, je m'en souviens encore, j'ai eu 4/20, ce qui était la note médiane, à savoir qu'il y avait autant d'élèves derrière moi que d'élèves devant moi. Ça secoue, en comparaison avec la terminale. Ça ne ressemble pas au passage de seconde en première ou de première en terminale. Ou plutôt si, ça ressemble mais en 10 fois plus rude, seulement à 18 ans on a les petites cellules grises (chères à Hercule Poirot) aptes à changer de rythme (sans qu'on ne s'en rende compte).
    Et c'est ainsi qu'on s'habitue alors très vite au fait qu'il faut travailler beaucoup (pas tout le temps quand même, on peut avoir un peu de loisir et ça aide à se sentir bien) et à celui qu'il faut comprendre plus vite, en particulier durant les cours. On s'y habitue et les notes augmentent. On s'habitue à être meilleur qu'avant.
    Quand tu étais en troisième, si on t'avait montré le cours de terminale, tu aurais pris peur mais une fois rendue en terminale tu a pu constater que tu arrivais à faire beaucoup de choses que tu n'aurais pu comprendre en troisième. Tu avais progressé. Eh bien en prépa aussi tu progresses (beaucoup) et tu finis ton année en te rendant compte que tu sais faire plein de choses que tu ne savais pas faire en terminale. C'est naturel, du moins si tu étudies des sujets qui t'intéressent, dans le cas contraire il vaut mieux t'orienter vers autre chose. Mais en fait presque tous les élèves restent et progressent.
    Il faut juste savoir (à l'avance si possible) que c'est l'atterrissage en prépa qui est difficile. Au bout d'un mois, ou moins, on prend ses marques et on sait comment bosser.
    Pour en revenir au premier devoir en salle, dont j'ai parlé plus haut, l'un de nous a eu 0/20 (pour 4 heures de travail...). Il a bien réussi ensuite.
    Du moins était-ce le cas il y a longtemps. Peut-être que maintenant on câline les élèves de prépa comme on le fait avec ceux de terminale.
  • @Star-Seeker je n'avais pas vu ton message quand j'ai posté le mien. Ton témoignage aussi est très intéressant et j'espère que tu te sens bien dans ta prépa.
    Hippocampe a écrit:
    De mon temps (est-ce toujours le cas ?), il fallait s'attendre à ramasser une grosse baffe lors du premier devoir en salle.
    Lors de ce devoir, je m'en souviens encore, j'ai eu 4/20, ce qui était la note médiane, à savoir qu'il y avait autant d'élèves derrière moi que d'élèves devant moi. Ça secoue, en comparaison avec la terminale.

    De mon temps, on appelait ça la "claque de bon fonctionnement". :D
    C'est toujours le cas, je pense, dans la plupart des matières en prépa, non pas par perversion de la part des professeurs, mais parce que tout à coup on change d'échelle d'évaluation.
    Ce qui est décourageant en tant qu'élève, il me semble, ce n'est pas tant la note : c'est lorsqu'on ne sait pas quoi faire pour progresser...
    J'ai vécu une prépa où une partie des professeurs ne se souciaient pas vraiment ni d'expliquer leur barème, ni de suggérer des priorités de travail pour que les résultats s'améliorent. J'ose espérer que les choses ont progressé en 20 ans !

    En ce qui me concerne, je plaide coupable, je les dorlote : ceux qui ont entre 3 et 6 je les appelle "les apprentis", entre 7 et 10 "les padawans" entre 10 et 13 "les chevaliers", etc... Ça dédramatise ;)
  • Et pour la Chandeleur, tu leur as servi des crêpes ?

    Quel est le petit nom que tu donnes à ceux qui se situent entre 0 et 2 ? Les zéros ? Les taches ? Les bouses ? Les vers de terre ? Les crasseux ?
  • Ah oui, l'absence d'appellation pour 0, 1 et 2 suscite des questions lorsque je distribue mon petit récapitulatif des notes.
    Je réserve ces notes pour les copies qui n'ont pas vraiment joué le jeu (qui n'ont qu'une intro, qui n'ont qu'un vague plan alors que j'avais demandé quelque chose de rédigé, qui ont traduit la mauvaise partie du texte, etc...) donc on va dire que ce sont les "hors format".

    Pour les crêpes, non, je dois dire qu'ils de débrouillent assez bien sans moi... Dans une de mes classes, il y a, affiché sur le tableau en liège, à côté du khôlloscope, un "gateauscope", qui récapitule qui dans la classe prend en charge la fourniture de pâtisseries à consommer à la pause de 10h20.
    Mais j'avoue leur avoir déjà amené des chouquettes un samedi matin particulièrement froid lorsque je surveillait un devoir sur table. Et je crois que ma collègue de culture antique leur à déjà confectionné des pâtisseries romaines.
  • Super coooool, ta prépa !
  • C'est ce que tout le monde semble penser... A part les principaux concernés, bien sûr. :D
  • @TheRedRoom Oui,je m'y plais vraiment beaucoup !
    Dans ma prépa, niveau notes on est loin des clichés des profs qui prennent un malin plaisir à égrener les mauvaises notes devant tout le monde... la meilleure et la moins bonne notes sont rapidement données,les copies ne sont jamais classées, et les profs ne font aucun commentaire. Bien sûr que ça peut descendre bas, mais comme vous le dites, c'est un changement d'échelle d'évaluation. Et après il faut comprendre que faire pour progresser, les profs essaient de donner des indications sur comment s'y prendre.

    Ne changez rien aux distributions de pâtisseries,quand ça arrive ça n'a pas de prix,pour les élèves ! ( par exemple, ma prof de grec distribuait des papillottes pendant le concours blanc, ça rendait ça un tantinet plus agréable).
  • @StarSeeker je tiens quand même à dire que même dans les grands lycées la grande majorité des profs est très bienveillante, fait attention à ses élèves et est loin d'être sadique... (bien sûr les notes sont dures, et ils encouragent à la performance mais il y a rarement, si ce n'est jamais, de descente en flammes publiques...)
  • Concernant les mentions, en effet, elles étaient plus que rares chez les littéraires il y a encore quelques décennies. Lors de ma promo, en 1985 (gasp!) j'étais dans la Terminale littéraire du meilleur lycée (privé) des Yvelines, et nous n'avions eu que DEUX mentions Bien (dont la mienne) et UNE mention Très bien. Mais cette mention Bien (obtenue sans beaucoup de marge, avec 14.5 de moyenne) m'avait suffi ensuite pour entrer en Hk au lycée Henri IV (aidé sans doute quand même par un prix de version grecque au concours général…).
    Aujourd'hui, l'inflation des bonnes notes atteint un seuil ubuesque, et c'est pourquoi les professeurs de prépa sont totalement perdus devant des dossiers tous très bons sur le papier.

    Quant à la déconnexion entre le niveau sanctionné par le Bac et celui attendu en prépa, je m'excuse par avance auprès de ceux qui ne supportent pas le parler-vrai sur ces questions sensibles… Mais enfin, si le bac est aujourd'hui totalement coupé des exigences du supérieur, ce n'est pas parce que les profs du secondaire ne feraient pas bien leur boulot, mais parce qu'il a été décidé idéologiquement, au début des années 1980, que 80% de chaque classe d'âge devait désormais obtenir le Bac.

    En raison de la corrélation forte (au plan statistique, pas forcément individuel!) entre réussite scolaire et intelligence générale, ce seuil de 80% signifie que le Bac doit aujourd'hui pouvoir être obtenu dès 88 de Qi.
    Comme il n'est pas encore possible, même avec toute la pensée magique tout le volontarisme politique du monde, d'augmenter le Qi des gens, il a donc bien fallu descendre les exigences du Bac.
    (Par parenthèse, c'est en raison de la même corrélation que le Bac n'est pas corrigé nationalement, et ne le sera que le jour – prochain – où il sera possible d'en noyer les résultats dans le contrôle continu, qui, lui, restera bien sûr évalué localement).
  • sznne a écrit:
    @StarSeeker je tiens quand même à dire que même dans les grands lycées la grande majorité des profs est très bienveillante, fait attention à ses élèves et est loin d'être sadique... (bien sûr les notes sont dures, et ils encouragent à la performance mais il y a rarement, si ce n'est jamais, de descente en flammes publiques...)

    Loin de moi l'idée de dire le contraire ! Quand j'ai dit que je ne regrettais pas de ne pas être allée dans un grand lycée parce que je n'aurais pas tenu, ça n'avait rien à voir avec un mythique sadisme des profs, mais avec ma propre personnalité et problèmes d'angoisse qui font que, éloignée de mes proches, dans un environnement inconnu, j'aurais eu bien du mal, moi qui dois déjà faire très attention à mon anxiété en prépa dans ma ville natale... je ne doute pas que les profs dans les grands lycées soient tout aussi bienveillants que ceux que j'ai actuellement, d'ailleurs ce sont les mêmes, puisque les profs peuvent être mutés un peu partout (et plusieurs de mes profs ont déjà enseigné à Henri IV).
  • Jean-Luc Picard a écrit:
    Mais enfin, si le bac est aujourd'hui totalement coupé des exigences du supérieur, ce n'est pas parce que les profs du secondaire ne feraient pas bien leur boulot, mais parce qu'il a été décidé idéologiquement, au début des années 1980, que 80% de chaque classe d'âge devait désormais obtenir le Bac.
    ...en mentant à tous sur le niveau à atteindre, sinon pour avoir le bac, du moins pour survivre dans l'enseignement supérieur...

    https://www.nouvelobs.com/education/20170412.OBS7925/on-ment-aux-eleves-sur-leur-niveau-reel.html
  • Star-Seeker a écrit:
    sznne a écrit:
    @StarSeeker je tiens quand même à dire que même dans les grands lycées la grande majorité des profs est très bienveillante, fait attention à ses élèves et est loin d'être sadique... (bien sûr les notes sont dures, et ils encouragent à la performance mais il y a rarement, si ce n'est jamais, de descente en flammes publiques...)

    ... rien à voir avec un mythique sadisme des profs,... je ne doute pas que les profs dans les grands lycées soient tout aussi bienveillants que ceux que j'ai actuellement
    Hippocampe a écrit:
    Laoshi a écrit:
    Un professeur n'humilie jamais ses élèves, il est là pour les instruire.
    Je suis désolé de te contredire, L : il y a des profs qui pratiquent l'humiliation comme si c'était leur but principal. J'en ai connu plusieurs. Ce que j'ai vu de pire a été ma prof de maths en Maths sup (à raison de quinze heures de cours par semaine). Il se trouve que les filles pleurent plus souvent que les garçons. Toutes les filles de ma classe ont pleuré, carrément pleuré à chaudes larmes, au moins une fois, debout sur l'estrade, devant tous les élèves, tellement elles étaient traitées comme des m... par la prof. Un copain, une fois, au tableau et assommé par les saloperies que lui disait la prof est devenu incapable de dire combien valait le sinus de zéro. Et ça a duré longtemps.
    La prof de maths que j'ai eue en première et en terminale était également une... je préfère ne pas dire le mot.
    Quel soulagement quand j'ai eu un prof de maths normal et agréable en Maths spé. C'était tellement bien que j'ai redoublé, rien que pour le plaisir d'être avec ce prof !!
    Jean-Luc Picard a écrit:
    C'est vrai qu'il y a des personnalités pathologiques dans l'enseignement (nous en connaissons presque tous), et qu'il serait bon de trouver un filtre pour les écarter à l'entrée dans la profession.
  • Bonjour,

    Je suis actuellement en terminale scientifique dans un lycée de province et je souhaiterai m’orienter vers des études littéraires, à savoir une classe préparatoire A/L.

    Seulement je me pose beaucoup de questions et je suis, il me faut l’admettre, un peu inquiet. Tout d’abord je ne sais pas si le fait de venir d’une série scientifique peut me porter préjudice quant à la sélection. De plus, je ne sais pas si mes notes sont suffisantes pour pouvoir intégrer une prépa parisienne (Henri IV, Louis-le-Grand, Condorcet..) ou toute autre bonne prépa (Le Parc, Thiers..)

    Voici mes notes :

    - Classe de première (premier / second / troisième trimestre)
    Français : 17 / 17,3 / 17
    Histoire-Géographie : 18,4 / 15,7 /19,3
    Anglais : 20 / 18 / 19,3
    Espagnol : 17,1 / 15,3 / 19,2
    Moyenne générale : 18,2 / 16,6 / 17,8

    - Classe de terminale (premier trimestre)
    Philosophie : 16,2
    Histoire-Géographie : 17,3
    Anglais : 18,7
    Espagnol : 16,8
    Moyenne générale : 16,5

    - Épreuves anticipées :
    Français écrit : 12
    Français oral : 19
    TPE : 20

    Je fait une option théâtre depuis la classe de seconde.

    Que pensez-vous de mon dossier, est-il suffisant pour les grandes prépas ? Aurais-je des difficultés supplémentaires par rapport aux bacheliers littéraires une fois en prépa ?

    Merci par avance.
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