Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour à tous,
Pour la rentrée qui revient à grands pas dans moins d'une semaine, je doit réaliser une petite anthologie en français. Le thème est "poésie et musique".
Depuis ce matin, j'ai longuement recherché des poèmes sur ce texte, sachant qu'il doit y en avoir un pour chaque mouvement poétique majeur.

J'ai déjà trouvé 3 poèmes, correspondants aux mouvements du romantisme, du symbolisme, et un de Baudelaire, que mon professeur nous demande d'étudier comme un mouvement à part.

Mais il en reste 7 sur lesquels je bloque, mes recherches ne m'ont pas satisfait.
Voici la liste des mouvements pour lesquels il me manque un poème :

Au XVIe siècle, La Pléiade

Au XVIIe siècle, Classicisme et Baroque

Au XVIIIe siècle, poème au choix (quelque soit le mouvement)

Au XIXe siècle, Parnasse

Au XXe siècle, surréalisme

Au XXIe siècle, au choix

J'espère que vous aurez compris là où j'ai besoin de votre aide, et que je recevrai des idées de poèmes le plus vite possible.

Merci d'avance pour toute réponse ! :)

ps : j'ai bien cherché sur ce forum, mais les poèmes proposés correspondaient aux époques pour lesquelles j'avais déjà trouvé un poème !

Réponses

  • L' Alouette de Jacques Peletier du Mans ( 1517-1582)

    La Solitude de Saint-Amant (1594-1661) Au creux de cette grotte fraîche ...

    A Madame Lullin de Voltaire (1694-1778) Hé quoi ! Vous êtes étonnée ...

    La nuit de mai d'Alfred de Musset (1810-1857) Poète, prends ton luth et me donne un baiser

    A la musique d'Arthur Rimbaud

    De la musique avant toute chose de Paul Verlaine

    Fantaisie de Gérard de Nerval

    Mille ans après de Leconte de Lisle (1818-1894)

    Chanson de André Hardellet (1911-1974)

    La Chambre dans l'espace de René Char (1907-1988)

    Air du temps de Louis Aragon (1897-1982)

    Une petite cantate de Barbara

    La valse à mille temps de Jacques Brel

    Les saisons dans tes oreilles de André Pieyre de Mandiargues

    La Voix de Philippe Jaccottet Qui chante là quand toute voix se tait ? Qui chante ...
  • Bonjour, Je dois preparer une anthologie poetique sur la musique et j'ai vu que Floreal avait indique le poeme A Madame Lullin de Voltaire comme un texte correspondant a ce theme. J'aime beaucoup Voltaire et ce texte et je voudrais l'utiliser pour mon anthologie pour laquelle j'ai deja developper les poemes de Baudelaire La Musique et La sonate au clair de Lune de Alain Hannecart, mais j'ai du mal a voir comment ce poeme de Voltaire a un lien avec le theme de la musique en dehors de la Muse qui fredonne des vers et l'oiseau dont la voix n'a plus rien de tendre. Pourriez vous m'aider? Merci
  • François Marie Arouet, dit VOLTAIRE
    1694 - 1778

    A Mme Lullin

    Hé quoi ! vous êtes étonnée
    Qu'au bout de quatre-vingts hivers,
    Ma Muse faible et surannée
    Puisse encor fredonner des vers ?

    Quelquefois un peu de verdure
    Rit sous les glaçons de nos champs ;
    Elle console la nature,
    Mais elle sèche en peu de temps.

    Un oiseau peut se faire entendre
    Après la saison des beaux jours ;
    Mais sa voix n'a plus rien de tendre,
    Il ne chante plus ses amours.

    Ainsi je touche encor ma lyre
    Qui n'obéit plus à mes doigts ;
    Ainsi j'essaie encor ma voix
    Au moment même qu'elle expire.

    "Je veux dans mes derniers adieux,
    Disait Tibulle à son amante,
    Attacher mes yeux sur tes yeux,
    Te presser de ma main mourante."

    Mais quand on sent qu'on va passer,
    Quand l'âme fuit avec la vie,
    A-t-on des yeux pour voir Délie,
    Et des mains pour la caresser ?

    Dans ce moment chacun oublie
    Tout ce qu'il a fait en santé.
    Quel mortel s'est jamais flatté
    D'un rendez-vous à l'agonie ?

    Délie elle-même, à son tour,
    S'en va dans la nuit éternelle,
    En oubliant qu'elle fut belle,
    Et qu'elle a vécu pour l'amour.

    Nous naissons, nous vivons, bergère,
    Nous mourons sans savoir comment ;
    Chacun est parti du néant :
    Où va-t-il ?... Dieu le sait, ma chère.

    Un poème comme une dédicace. Ne dit-on pas "chanter les louanges de quelqu'un" ,
    La poésie qui joue avec les sonorités, les rimes et le rythme est un art qui se veut aussi musique. Voltaire veut encore, malgré l'âge, "jouer de sa lyre", autre métaphore du poète. ( Voir Orphée)
  • Merci, ca va m'aider maintenant c'est beaucoup plus clair.
    Je cherche aussi un poeme du Moyen Age et un du XVIIeme siecle, pour le moment apres de longues recherches je comprend qu'il faut faire un lien avec les troubadours ou les poemes mis en musique/chantes mais rien ne semble convenir? Pourriez-vous m'aider? Merci.
  • D' Anne jouant de l'épinette

    Lorsque je vois en ordre la brunette,
    Jeune, en bon point, de la ligne des dieux.
    Et que sa voix, ses doigts, et l'épinette
    Mènent un bruit doux et mélodieux,
    J'ai du plaisir, et d'oreilles et d'yeux,
    Plus que les saints en leur gloire immortelle ;
    Et autant qu'eux je deviens glorieux.
    Dès que je pense être un peu aimé d'elle.

    Clément Marot (1496-1544)
    Extrait

    Quand cet homme fameux dont la Lyre et la voix
    Attiraient après lui les Rochers et les Bois,
    Suspendaient pour un temps le cours de la Nature,
    Arrêtaient les Ruisseaux, empêchaient leur murmure,
    Domptaient les Animaux d'un air impérieux,
    Assûraient les craintifs, calmaient les furieux,
    Et par une merveille inconnue à la Terre
    Faisaient naître la paix où fut toujours la guerre.
    Quand, dis-je, cet Amant eut accusé la mort,
    Injurié les Cieux, les Astres et le Sort,
    Et dit sur l'accident du trépas de sa femme
    Tantôt avec louange, et tantôt avec blâme,
    Tout ce que dans l'excès d'un semblable malheur
    Lui purent inspirer l'amour et la douleur,
    Il dressa le tombeau de sa chère Eurydice
    Dessus un grand Rocher pendant en précipice,
    Pour y passer sa vie et s'y plaindre toujours
    Du cours infortuné de ses tristes amours.
    Il ne prit avec lui que sa Lyre fidèle
    Pour employer le temps à se plaindre avec elle :
    Mais ce rare instrument qu'il sut si bien toucher,
    De nouveaux ornements embellit son Rocher ;
    Car le son merveilleux de ses cordes divines
    Obligea les forêts d'enlever leurs racines,
    Pour venir honorer de leur ombrage frais
    Ce mortel si savant à faire des regrets.
    A ses premiers accords on vit soudain paraître
    Le Noyer, le Cormier, le Tilleul, et le Hêtre,
    Le Chêne qui jadis couronnait le Vainqueur
    D'une juste pitié s'y fendit jusqu'au coeur.
    Le Cèdre impérieux y vint baisser la tête
    Suivi du vert Laurier qui brave la tempête.
    Le Palmier s'y pressa pour lui faire la Cour,
    Cet exemple parfait de constance et d'amour,
    Le Tremble y vint couvert de sa feuille timide,
    Le Cyprès y parut en verte Pyramide :
    Le Peuplier qui du Pô rend les bords honorés,
    Le Coudre déceleur des trésors enterrés,
    L'Arbre qu'aime Vénus, celui qu'aime Diane,
    L'Erable, le Sapin, le Tamarin, le Plane,
    Le Cycomore noir, le Saule pâlissant,
    Le Bouleau chevelu, l'Aubépin fleurissant,
    L'Abricotier qui porte une moisson sucrée,
    La plante pacifique à Pallas consacrée ;
    L'arbre délicieux qui produit les Pavis,
    Le Grenadier chargé de ses tendres rubis :
    Le Figuier, le Mûrier, dont le fruit agréable
    Fut coloré de sang par un sort déplorable.
    L'Oranger qui son fruit de sa fleur accompagne,
    L'Encens, le Violier, et le Jasmin d'Espagne,
    Attirés par le son de ses charmants accords,
    Furent de la partie et ne firent qu'un Corps,
    Tout alentour d'Orphée en ordre se rangèrent,
    Et de son infortune ensemble s'affligèrent,
    Se mettant en devoir d'adoucir ses ennuis
    En lui venant offrir ou des fleurs ou des fruits.

    Tristan l'Hermite La Lyre 1641
  • Merci beaucoup.
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