Hugo, Chanson - La femelle ? elle est morte...

Bonjour, j'ai un commentaire à rendre pour bientôt, comme dit dans le titre le poème est :
Chanson (2) de V.Hugo (Les Chatiments, livre 1, XIII)
La femelle ? elle est morte.
Le mâle ? un chat l’emporte
Et dévore ses os.
Au doux nid qui frissonne
Qui reviendra ? personne.
Pauvres petits oiseaux !

Le pâtre absent par fraude !
Le chien mort ! le loup rôde,
Et tend ses noirs panneaux ;
Au bercail qui frissonne
Qui veillera ? personne.
Pauvres petits agneaux !

L’homme au bagne ! la mère
À l’hospice ! ô misère !
Le logis tremble aux vents ;
L’humble berceau frissonne.
Qui reste-t-il ? personne.
Pauvres petits enfants !


Hugo a écrit ce poème lors de son exil, c'est donc une critique de l'empereur Napoléon III.
J'ai fais plusieurs répérages : même structures des 3 strophes, allégorie de la France dans la 3e strophe, Napoléon est caractérisé par un loup, un chat et la misère le bagne etc.
dévore ses os
Le chat ne laisse plus rien, il ne laisse que la carcasse.

Le berceau = le nid = bercail

Dans les 3 strophes les parents sont morts et il ne reste que les enfants.


Je suis vraiment perdu, ma prof ne m'a donné ni les axes, ni la problématique, rien : NADA.
Elle m'a dit : Fais un commentaire là-dessus.

J'ai vraiment besoin d'aide, je n'ai rien trouvé sur internet, pas de commentaire ou même d'idées.

Pour un futur 1èreL, je suis un peu dégoûté de buter si fortement sur ce poème.

Eclairez ma lanterne



Azeet

Réponses

  • Le contexte ...

    Jersey, 1853

    Pour commencer, réfléchis au titre : CHANSON.
    Ce poème figure à la treizième place dans le livre premier. Ce livre a pour titre :
    La société est sauvée.
    Titre ironique donné par Victor Hugo qui correspond à l'un des slogans par lesquels Louis-Napoléon et ses partisans justifiaient le coup d'Etat du 2 décembre 1851.

    Poème lyrique ou satirique ?
  • AzeetAzeet Membre
    Je te remercie de ta contribution, je ne connaissais pas le titre du livre dans lequel était ce poème.
    En effet, tout s'éclaire à présent, et mes pistes de recherches semblent s'orienter vers le registre du poème.
    Je te remercie Floreale :)
  • Bonjour,

    J'ai, pour demain, un corpus à rendre sur trois textes de Hugo : Melancholia, L'Enfant et Chanson .XIII.
    La question est : Comment, à travers la poésie lyrique, l’auteur défend ses idées?

    J'ai réussi à faire l'analyse des deux premiers, mais je bloque littéralement sur Chanson. Il n'y a aucune aide sur internet.
    Pourriez-vous m'éclairer?
    Merci. beaucoup,
    Coralie
    La femelle ? elle est morte.
    Le mâle ? un chat l’emporte
    Et dévore ses os.
    Au doux nid qui frissonne
    Qui reviendra ? personne.
    Pauvres petits oiseaux !

    Le pâtre absent par fraude !
    Le chien mort ! le loup rôde,
    Et tend ses noirs panneaux ;
    Au bercail qui frissonne
    Qui veillera ? personne.
    Pauvres petits agneaux !

    L’homme au bagne ! la mère
    À l’hospice ! ô misère !
    Le logis tremble aux vents ;
    L’humble berceau frissonne.
    Qui reste-t-il ? personne.
    Pauvres petits enfants !
  • Les références :

    CHÂTIMENTS 1853

    LIVRE PREMIER
    LA SOCIÉTÉ EST SAUVÉE
    XIII
    CHANSON
    La femelle ? elle est morte.
    Le mâle ? un chat l'emporte
    Et dévore ses os.
    Au doux nid qui frissonne
    5 Qui reviendra ? personne.
    Pauvres petits oiseaux !


    Le pâtre absent par fraude !
    Le chien mort ! le loup rôde,
    Et tend ses noirs panneaux ;
    10 Au bercail qui frissonne,
    Qui veillera ? personne.
    Pauvres petits agneaux !


    L'homme au bagne ! la mère
    À l'hospice ! ô misère !
    15 Le logis tremble aux vents ;
    L'humble berceau frissonne.
    Que reste-t-il ? personne.
    Pauvres petits enfants !
    Jersey.
    Février 1853.

    Le titre du Livre premier "La société est sauvée" est un rappel ironique d'une formule attribuée à Louis-Napoléon qui justifiait son coup d'Etat.

    En réaction, ce poème de trois sizains construits sur la même structure mais en gradation ascendante. Le thème obsédant de la mort : celle des oiseaux, celles des agneaux, celle des enfants.
    L'émotion naît de cette structure qui rapproche trois fragilités qui émeuvent le lecteur.
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