Fiches méthode Bac de français 2021

Bon soir, escusé moi du dérangement, actuellement je lis Alcools de Guillaume Apollinaire, mais je bloque sur une question , après plusieurs recherches je n'ai pas réussi a y répondre.Ma question est la suivante "Apollinaire a déclaré "chacun de mes poèmes est la commémoration d'un événement de ma vie", en quoi le recueil Alcools prouve t-il cette affirmation"? Merci d'avance.
Mots clés :

Réponses

  • Si tu travailles sur les thèmes abordés dans le recueil, il sera peut-être plus facile de faire le lien ...


    L'alcool et la soif de vivre
    La Rhénanie
    La modernité
    Les amours
    La peinture
    Le poète

    en évitant toutefois d'expliquer la création poétique uniquement par des éléments biographiques.
  • Oui, la poésie ne traduit pas la vie, elle la distille dans son alambic. D'où le titre du recueil.
    Et puis qu'est-ce que le vécu ? Et comment le connaître ? On ne saura jamais si un poème est né de la blessure d'une rupture (laquelle ?), de la forme d'une boucle de cheveux ou du parfum alangui d'un soir d'automne...
  • floreale a écrit:
    Si tu travailles sur les thèmes abordés dans le recueil, il sera peut-être plus facile de faire le lien ...


    L'alcool et la soif de vivre
    La Rhénanie
    La modernité
    Les amours
    La peinture
    Le poète

    en évitant toutefois d'expliquer la création poétique uniquement par des éléments biographiques.

    Merci de la réponse rapide, je dois donc a travers ces poèmes trouve un lien logique qui les li tous sans aborder que les éléments biographiques.
  • Un lien logique, sans doute pas ... des thèmes, des sources d'inspiration ...
    Qu'est-ce qui déclenche un poème ? Voilà un sujet inépuisable : la chose vue ? la chose vécue ? la rencontre ? d'autres formes d'art ? les poètes qui précèdent ? l'imagination créatrice ? ... Il y aurait danger à chercher à tout prix des clés ... Qu'importe après tout.
    Les colchiques

    Le pré est vénéneux mais joli en automne
    Les vaches y paissant
    Lentement s'empoisonnent
    Le colchique couleur de cerne et de lilas
    Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-la
    Violatres comme leur cerne et comme cet automne
    Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne


    Les enfants de l'école viennent avec fracas
    Vêtus de hoquetons et jouant de l'harmonica
    Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères
    Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières

    Qui battent comme les fleurs battent au vent dément

    Le gardien du troupeau chante tout doucement
    Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent
    Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l'automne


    Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)

    Dommage que la citation du sujet soit tronquée parce qu'elle est éclairante :

    "Chacun de mes poèmes est la commémoration d'un événement de ma vie et le plus souvent il s'agit de tristesse mais j'ai des joies aussi que je chante"

    G. Apollinaire, lettre à André Breton - 14 février 1916-
  • Pour bien réussir a répondre a ma question je dois répondre au question que vous m'avais suggérer (la chose vue ? la chose vécue ? la rencontre ? d'autres formes d'art ? les poètes qui précèdent ? l'imagination créatrice ? ...) Comme les vers que vous avait mit en gras pour colchique.

    Pour faire simple La question demande juste de montrer le lien, chez Apollinaire, entre biographie et création.
  • J'en serais personnellement incapable.
  • et ce serait dangereux et réducteur.

    Il semble que tu manques de distance par rapport au sujet et à l'œuvre d'Apollinaire. Tu voudrais une réponse simpliste or c'est impossible.

    la citation t'invite à orienter ta réflexion vers les émotions : tristesse et joie qui sont des paysages intérieurs, parfois déclencheurs mais ... il y a bien d'autres choses chez le poète sinon, nous le serions tous.
  • En fait, c'est le sujet qui n'est pas bon.
  • Merci pour vos réponse. Je pourrais parler du poète déambulant dans Paris, puis dans ses souvenirs, introduit le lecteur dans l'univers d'Alcools et donne ainsi un certain nombre de clés de lecture. Il répond à Vendémiaire qui clôt le recueil
    et Alcools montre le poète déchiré par ses ruptures amoureuses (avec Annie Playden, avec Marie Laurencin),ruptures qui résonnent au travers de poèmes tels que Mai Les Colchiques et, surtout, La Chanson du Mal Aimé.

    Jacques je n'est pas compris pourquoi c'est le sujet qui n'est pas bon. merci d'avance.
  • Salut !
    J'ai un devoir de français dans lequel il faut que je donne le mouvement artistique de "Alcools" ... Seulement j'ai pas le temps de chercher c'est a rendre demain :D
    Alors si quelqu'un a la réponse je la veux bien s'il vous plaît (pour la justification il faut pas abuser je la chercherai moi même ;-) )
    Merci d'avance
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir.

    Voici une réponse trouvée dans une autre discussion :
    Apollinaire ne se rattache à aucun mouvement : c'est avant tout le grand poète lyrique de la "modernité".
  • Ok merci ;)
  • Bonjour,

    Actuellement en L1, j'ai un DM à rendre.

    Je pense que vous connaissez Guillaume Apollinaire, j'aimerais savoir du coup pourquoi est-ce que son poème Zone et Nuit rhenane sont important et pourquoi est ce qu'on les met plus avant que les autres?
    MERCI
  • Zone est le poème d'ouverture. Publié en décembre 1912 dans la Revue Les Soirées de Paris, et intitulé CRI, ce poème est le plus récent du recueil or il a été mis en tête pour donner l'esprit nouveau du modernisme.
  • D'un point de vue personnel, Zone est "le poème des poèmes" au sein d'Alcools.
    - Il propose un parcours qui prend la forme d'une marche dans Paris et qui peut être analysé comme un regard sur le passé et le présent, en même temps qu'un regard sur la poésie elle-même et les formes poétiques jusque là utilisées par Apollinaire. C'est en fait un poème qui contient tous les autres, d'où l'impression de ruptures, de juxtapositions d'images, d'alternances entre des passages lyriques et d'autres plus prosaïques, associés généralement aux éléments techniques et architecturaux de la modernité.
    - Ici plus qu'ailleurs, le poète se regarde lui-même, d'où l'instabilité du "je" et du "tu", la confusion des époques, des lieux évocateurs (les villes). Et ce regard est teinté de pessimisme si l'on en considère la fin : les aubes seraient-elles navrantes ? Ce poème liminaire ne fonde pas une esthétique nouvelle, il s'achève au contraire par un temps mort (soleil cou coupé, magnifique image surréaliste avant la lettre), comme si le poète renonçait à toute idée de suivre une des voies poétiques qui s'y font jour en offrant une synthèse de toutes ces voies, lisible et "personnelle", où l'on retrouve l'émerveillement de l'enfance, l'enthousiasme de la jeunesse, la nostalgie et la tristesse du mal-aimé.
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.