Fiches méthode Bac de français 2021

J'ai vraiment besoin d'aide s'il vous plait. Je trouve pas de plan, cette j'ai des idées mais je n'arrive a rien construire. Aidez moi svp :( :( :(
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Réponses

  • Bonjour,
    Et si tu posais la question, si tu donnais le sujet, ta classe et le début de ta réflexion.
  • Sujet comme je l'ai déjà écrit : "Comment peut on dire des choses avec des mots?"
    Je suis en terminal ES, et c'est une question de philo.
    Le prof nous a dit que le véritable sujet serait "qu'est ce que la réalité ? la colère?"
    "Comment exprimer le réel extérieur par des signes ? "
    "Comment dire la chose avec le mot?"

    Il faut s'intéresser a la parole orale et l'expression écrite il nous à aussi dit. Il a donné comme exemple la littérature, on produit une expression écrite pour dire quelque chose. Alors qu'avec la physique on utilise une autre expressions. tout les mots sont différents il y a différents registres. Il nous a parler aussi de réfléchir aux idéologies ce qui voudrait dire que ça à du mal a venir au choses. Voilà j'ai toutes ces infos pour mon sujet :"Comment peut on dire des choses avec des mots ?" Mais j'ai énormément besoin d'aides ..
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Ce sujet renvoie à la pensée conceptuelle.
    Cette pensée superpose à la réalité un ensemble de signes chargés de la représenter et de pouvoir la penser sans manipuler les objets eux-mêmes.
    "Comment" évoque les processus de passage de la réalité au concept : comment passons-nous de l'objet table au concept table ? Celle que j'ai devant moi est rectangulaire, en bois, a quatre pieds... mais j'applique le concept à un plateau en verre rond à trois pieds...
    De même nous passons grâce au langage des objets matériels aux objets immatériels.
    Le "comment" doit aborder aussi la manière de colorer par nos sentiments des concepts au départ purement rationnels. Puisque tu dois te contenter de l'expression écrite, regarde les procédés de style équivalents de la gestuelle et des mimiques dans l'expression orale.

    Voilà pour lancer ta réflexion.
  • Dans une première partie nos pensées ( avec le faite des mots que nous nous servons pour désigner un objet) et en deuxième partie, le langage est un outil pour faire passer des mots matériels a des mots immatériels et enfin les sentiments que nous disons différement ( expression écrite,expression orales, les signes ..)

    Merci beaucoup, ceci serait bon ?

    Bonjour, je suis sur ma dernière partie, et je parle donc des différents sentiments que nous faisons passé différemment avec le faite de l'expression écrite, orale, la littérature a une autre expression que la physique.

    Mais voilà, je trouve pas assez d'éléments j'aimerais de l'aide pour remplir et développer un peu plus cette dernière partie..
  • Alors voilà je suis a ma dernière partie de ma dissertation de philosophique. Le sujet était :" Comment peut on dire des choses avec des mots?" Et la ma partie ou j'aurais besoin de beaucoup d'aide si vous avez même déjà vu des sites dessus, ou alors si vous pouvez m'aider a formulez mes phrases sur sa..


    Alors voilà. Je veux parler que nous pouvons dire des choses a travers la parole orale et l'expression écrite. Avec le faite par exemple : a litterature qui produit une expression écrite pour dire quelque chose alors qu'avec la physique on utilise une autre forme d'expression. Voilà j'ai quelques idées, mais je n'arrive pas a me lancer dans ce paragraphe ..

    Merci de bien vouloir m'aider.
  • Bonjour, je suis sur ma dernière partie, et je parle donc des différents sentiments que nous faisons passé différemment avec le faite de l'expression écrite, orale, la littérature a une autre expression que la physique.

    Mais voilà, je trouve pas assez d'éléments j'aimerais de l'aide pour remplir et développer un peu plus cette dernière partie..
  • clhclh Membre

    Bonjour,

    J'ai une dissertation de philo à rendre avec comme sujet "Comment peut on dire des choses avec des mots?" J'ai pris comme problème "Le langage permet-il réellement de dire des choses ?"

    Je bloque au niveau du plan, est-ce que quelqu'un pourrait m'éclairer ?

    Merci d'avance.

  • LaoshiLaoshi Membre


    Bonjour,

    Je ne sais à quel niveau ce sujet est posé, mais le problème de l'adéquation des mots et des choses est toujours intéressant

    Le problème du langage apparaît d'ailleurs comme fondamental dans la philosophie contemporaine ou plutôt dans la pensée des cinquante dernières années. Tu peux trouver de longs chapitres qui lui sont consacrés dans la plupart des manuels de philosophie.

    On s'accorde en général pour dire que le langage est le signe de la pensée. Mais il n'est pas si facile de dire ce qui signifié par le langage.

    Le problème se pose donc sur le pouvoir et les limites du langage. Sur le rapport du langage à ce dont il est le signe. Est-il, oui ou non, un bon moyen d'expression de la pensée ?

    -A priori le langage est moyen naturel de communication et d'expression. (pas seulement entre humains. Penser au langage des abeilles, mais le langage humain est différent car "articulé" (voir linguistique).

    L'homme est l'animal qui possède le langage, disait à peu près Aristote.

    -Comment peut on dire des choses avec des mots ? C'est là un véritable mystère pour Victor Hugo qui écrit : La création directe des mots. Là est le mystère des langues. Peindre par des mots qui ont, on ne sait comment ni pourquoi, des figures. Ceci est le fond primitif de tout langage humain. (Les Misérables)

    -Tu peux évidemment te reporter à Platon et à la théorie de l'imitation (cf. le coucou ainsi nommé à cause de son chant). Mais ce qui est valable pour l'origine, disons primitive, du langage, n'est pas valable pour n'importe quelle langue évoluée et complexe, qui a un caractère arbitraire que l'on reçoit et que l'on transmet par l'usage et l'éducation. Le mot est un signe conventionnel que l'on apprend, tout comme l'on apprend la structure d'une langue, et au départ, sans se poser de question sur les processus étudiés par la linguistique. Lorsqu'il s'agit de parler de choses concrètes, cela peut sembler assez aisé.

    Mais parler indiquerait ce qui se passe dans l'âme, ce qui ne va pas sans difficulté. Car ce qui se passe dans l'âme n'est-il pas exprimé déjà dans une sorte de langage intérieur ? Et ce langage intérieur, comment le rendre intelligible ? Par la parole, mais aussi par l'écriture. Si la première paraît plus souple, plus spontanée, car modulable, modifiable, la seconde apparaît comme plus figée, et doit être mûrement réfléchie.

    Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement.

    Plus le mot colle à la pensée et plus c'est beau, écrivait Flaubert.

    Il faut donc chercher ses mots...😉

  • C'est beau... 🙂

    Cela dit, à la lecture du titre du fil, je me suis dit que je n'aurais jamais pensé un seul instant que l'on ne puisse pas dire des choses avec des mots... 🤔

  • LaoshiLaoshi Membre

    On peut dire des choses avec des gestes, avec des dessins...😊

  • Choses et mots sont très liés. Une nouvelle invention a besoin d'être désignée par un nouveau mot. Il en est de même pour les nouveaux concepts et les découvertes scientifiques. Plus on découvre, plus on affine nos connaissances, plus on a besoin de nouveaux mots. Ces nouveaux mots deviennent un "jargon" scientifique pour les non spécialistes et il est parfois difficile de les faire passer dans le langage courant (ou à peu près) sans exagérer leur utilisation, quitte, sans doute, à parfois en déformer le sens d'origine. Il me semble par exemple que l'adjectif "résilient" se retrouve mis à toutes les sauces...

  • @ Laoshi : Je comprends bien que l'on puisse « dire des choses » avec autre chose qu'avec des mots. Je voulais dire qu'avec des, je ne vois pas ce que l'on peut faire d'autre que dire des « choses »...


    @ perluète : En 1952, la résilience au sens figuré était d'un usage rare :

    C. − Au fig., rare. Force morale; qualité de quelqu'un qui ne se décourage pas, ne se laisse pas abattre. Dans ce deuil, une fois encore, elle étonna ses amis par son immédiate résilience (Maurois, Lélia, 1952, p. 469 ds Quem. DDL t. 22).

    https://www.cnrtl.fr/definition/r%C3%A9silience

  • On pourrait commencer, en introduction, comme "accroche", par questionner la question, plutôt étrange. En effet, les mots n'ont jamais servi qu'à dire les choses et nul ne les emploie hors de cette visée. On ne les emploie pas pour exercer notre glotte ou jouir de leur sonorité, ou faire du bruit, mais bien pour parler, et parler signifie dire des choses.

    Il faut s'intéresser de près au mot "chose". Terme qui peut signifier un contenu : je dis quelque chose, les mots se rapportent à un sens, ou un objet matériel.

    Si je dis "je t'aime", j'ai bien dit quelque chose, la phrase a un contenu, mais mon amour n'est pas une chose. C'est une disposition de mon âme, ou cela indique une relation particulière à un autre, tout ce que vous voulez sauf une chose. J'ai bien dit quelque chose mais je n'ai pas dit une chose. Phénoménologiquement, la chose relève de l'être-en-soi (ou de l'en soi), ce qui n'a pas de relation à quelque chose d'autre (=sans transcendance, pure immanence). Et son rapport à soi est le plus simple des rapports : l'identité. C'est-à-dire, les choses sont ce qu'elles sont.

    Qu'on se demande si les mots peuvent dire les choses sous-entend une hétérogénéité (entre le monde des signifiants, des mots, et celui des choses) Comment des mots peuvent-ils représenter des choses ? Par imitation ? Avec Laoshi, je vous recommande d'aller voir du côté de cette théorie de l'imitation, conception mimétique du langage qu'on trouve chez Platon et Aristote. Mais comment des mots peuvent-ils imiter des réalités qui leur sont complètement étrangères par nature, essentiellement.

  • JehanJehan Modérateur

    On ne les emploie pas pour exercer notre glotte ou jouir de leur sonorité, ou faire du bruit, mais bien pour parler, et parler signifie dire des choses.

    Encore qu'on puisse jouir de leur sonorité en s'écoutant parler, et qu'on puisse aussi parler pour ne rien dire...

  • lamaneurlamaneur Modérateur

    Sans oublier le mouvement dadaïste...

  • JehanJehan Modérateur

    Ni le lettrisme d'Isidore Isou !

  • JocrisseJocrisse Membre
    14 sept. modifié

    Certainement et, comme amateurs de littérature, nous savons qu'un mot peut être choisi pour sa sonorité, en poésie en particulier, qu'elle soit ou non en vers, avec la différence qu'en français, cet aspect sonore est imposé (rime). On sait que les publicitaires, politiques aussi sont sensibles à cet aspect. Un bon slogan, ça sonne bien.


    Je parlais d'une attaque de dissertation, je recommande, en première intention, le mot comme mot, c'est-à-dire celui qui veut dire quelque chose. Je puis certainement chanter tra-la-la la lère ou tagada tsoin tsoin, des sons qui ne veulent rien dire (sont-ce encore des mots ? ), mais ce n'est pas l'usage obvie, pour commencer.

    J'ai oublié de mentionner que le sujet ne demande pas si on peut des choses, mais comment. Pour être tout à fait pertinent, il faut faire un sort au comment. Dans un premier sens, on peut ne pas distinguer, "comment" voulant souvent dire "est-ce que" et "comment est-il possible que..." revient en fait à se demander si c'est possible. Mais "comment" pris au sérieux, c'est bien : par quel moyen, de quelle manière. C'est-à-dire que les mots disent les choses, mais d'une certaine manière. Laquelle ? Et cette manière en oblitère peut-être d'autres. Nietzsche dit par exemple que les mots n'ont pas besoin de tout dire de la chose et qu'ils n'en retiennent qu'un aspect, qui est, pour faire court, l'aspect utilitaire, pratique. Un mot n'est pas fait pour tout dire de la chose, peut-être même pas pour dire l'essentiel (et ainsi nous permettre de la penser vraiment), mais plutôt pour retenir ce que nous avons besoin de savoir pour exercer notre puissance (sur elle et d'autres choses)

  • clhclh Membre

    bonsoir,

    je vous remercie de m'avoir répondu. mon sujet étant "comment peut on dire des choses avec des mots?", j'ai choisi comme problématique "le langage peut il réellement exprimer nos pensées, nos opinions?"

    j'aimerai savoir si cela convient

    merci d'avance

  • JocrisseJocrisse Membre
    17 sept. modifié

    Comme j'ai indiqué, nos opinions, nos pensées, nos sentiments ne sont pas des choses, au moins dans le sens habituel du mot "chose". Votre problématique est pertinente, mais elle ne sera acceptable qu'au moyen d'un effort, rhétorique, disons, pour le présenter. Je veux dire que collé comme cela autoritairement, ce sera vu comme un détournement du sujet (ou une réduction).

    Le problème vient du fait que les mots ne servent pas à autre chose qu'à dire "les choses", en sorte que la réponse semble aller de soi, mais qu'il y a une part de la réalité qui ne peut être dite. Si ce sont, selon votre idée, les pensées et les opinions, on pointe une partie de la réalité (des choses), non pas choisie arbitrairement, mais parce que c'est celle où le problème se pose.

    Un coup de pouce : "nos pensées", "nos opinions", c'est à affiner : ce n'est peut-être pas n'importe quelle pensée ou opinion qui sera difficile voire impossible à dire. Mes idées politiques (1), par exemple, je puis les exprimer assez facilement et d'une manière facilement comprise par les autres (parce que dire, ce n'est pas seulement parler, c'est aussi être entendu, pouvoir être compris, sinon, je n'ai rien dit). En revanche, il y a des domaines où j'aurais bien plus de mal à dire. Il faut dire lesquels et pourquoi. Essayez de trouver des exemples pertinents et bien analysés de situations où nous ne savons que dire, ou ce que nous pouvons dire est impuissant à exprimer réellement, etc.


    (1) Si je suis libéral, socialiste ou monarchiste, je pose les mots de ces doctrines politiques, termes que tout le monde reconnaît, je vais dire "liberté" ou "solidarité sociale" ou "patrie" et "tradition", selon les cas. Je ne connais qu'une exception : le centrisme, au moins le centrisme français, pour rester à ce que j'ai pu voir par moi-même. Il n'y a que dans ce cas qu'on trouve des impossibilités de dire, des troubles du langage. Dans un cas, on ne peut pas dire parce qu'on bégaye, comme François Bayrou, dans d'autres parce qu'on a un accent tel que personne ne comprend ce que vous racontez, comme Jean Lassalle. Dans cette figure, l'impossibilité de dire est devenue physique, objective, somatique. Ce ne sont plus les mots, c'est leur corps qui leur dit non.

    Par considérations de prudence, je déconseille de citer cet exemple dans la disserte😎

  • clhclh Membre

    Bonjour j’ai comme problématique de ma dissertation de philo comment par de simples mots nous pouvons dire la réalité extérieur?

    j’ai beau cherché je ne trouve pas de plan pouvez-vous m’aider

    ce sujet est de niveau de terminale

    merci d’avance

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