Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour, je suis actuellement en 1erS. Cependant, je n'arrive pas à trouver fes idées. J'espère que vous pourrez m'aider.
C'est le texte de Celine Voyage au bout de la nuit (1932)
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Réponses

  • Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme ! :/
  • J'ai déjà trouvé quelques idées, celles ci:
    -L'auteur se moque des pretes
    -L'auteur n'aime pas les pretres
  • JehanJehan Modérateur
    Mais quel extrait du roman dois-tu commenter exactement ?

    En tout cas, tes "quelques idées" me semblent insuffisantes...
  • C'est un extrait qui commence par "Un soir, comme ma salle d'attente était presque vide, un pretre entra pour me parler." Jusqu'a " A mains minuscules endroits ecorchee sa langue sur ses rebords saignant."
    Il est long, est il possible de le mettre en tant que piece jointe?
  • JehanJehan Modérateur
    Eh bien, affichons-le...
    Un soir, comme ma salle d’attente était presque vide, un prêtre entra pour me parler. Je ne le connaissais pas ce prêtre, j’ai failli l’éconduire. Je n’aimais pas les curés, j’avais mes raisons, surtout depuis qu’on m’avait fait le coup de l’embarquement à San Tapeta. Mais celui-ci, j’avais beau chercher à le reconnaître, pour l’engueuler avec des précisions, vraiment je ne l’avais jamais rencontré nulle part auparavant. Il devait pourtant circuler pas mal la nuit comme moi dans Rancy, puisqu’il était des environs. Peut-être alors qu’il m’évitait quand il sortait ? J’y pensais. Enfin on avait dû le prévenir que je n’aimais pas les curés. Ça se sentait à la manière furtive dont il emmanchait sa palabre. Donc, on ne s’était jamais bousculés autour des mêmes malades. [... ]

    Sa voix ne s’élevait guère au-dessus d’une certaine monotonie confidente, qui lui venait, je l’imaginais du moins, de sa profession. Pendant qu’il parlait prudent et préliminaire, j’essayais de me représenter tout ce qu’il exécutait chaque jour ce curé pour gagner ses calories, des tas de grimaces et des promesses encore, dans le genre des miennes… Et puis je me l’imaginais, pour m’amuser, tout nu devant son autel… C’est ainsi qu’il faut s’habituer à transposer dès le premier abord les hommes qui viennent vous rendre visite, on les comprend bien plus vite après ça, on discerne tout de suite dans n’importe quel personnage sa réalité d’énorme et d’avide asticot. C’est un bon truc d’imagination. Son sale prestige se dissipe, s’évapore. Tout nu, il ne reste plus devant vous en somme qu’une pauvre besace prétentieuse et vantarde qui s’évertue à bafouiller futilement dans un genre ou dans un autre. Rien ne résiste à cette épreuve. On s’y retrouve instantanément. Il ne reste plus que les idées, et les idées ne font jamais peur. Avec elles, rien n’est perdu, tout s’arrange. Tandis que c’est parfois difficile à supporter le prestige d’un homme habillé. Il garde des sales odeurs et des mystères plein ses habits.

    Il avait des dents bien mauvaises, l’Abbé, rancies, brunies et haut cerclées de tartre verdâtre, une belle pyorrhée alvéolaire en somme. J’allais lui en parler de sa pyorrhée mais il était trop occupé à me raconter des choses. Elles n’arrêtaient pas de venir juter les choses qu’il me racontait contre ses chicots sous les poussées d’une langue dont j’épiais tous les mouvements. À maints minuscules endroits écorchée sa langue sur ses rebords saignants.
  • Oui c'est celui ci mais il y a une partie de retirée dans mon extrait de "il desservait une. eglise la, a cote depuis vingt ans, m'apprit il. Jusqu'a "Il avait evidemment quelque chose a me demander...
  • JehanJehan Modérateur
    Je vais la retirer.

    Au fait, ne crois-tu pas que le texte montre comment l'auteur juge les humains en général, et pas seulement les prêtres ?
  • Ah oui, il utilise donc le prêtre pour parler des humains en général?
  • JehanJehan Modérateur
    Il me semble bien...
  • Céline fut médecin, or il me semble que l'anatomie humaine a une place importante ici...
  • Ah d'accord, je comprends un peu mieux. Donc en ce moquant des prêtres, il se moque aussi de l'Homme? Et le fait qu'il deteste les prêtres signifie donc aussi qu'il deteste les humains? Par rapport à ce qu'il a vécu?
  • Avant de tirer des conclusions, il te faut déjà bien saisir le texte. Commence par ce qui est simple : que se passe-t-il dans le texte, concrètement ? quelles réactions cela entraine sur le narrateur ?
  • Dans le texte, on voit que Céline n'aime pas du tout les prêtres, il pense tous les connaître mais pas celui ci. On voit que Celine fait une description du pretre tres précise, il se moque du prêtre. Je pense que Céline cherche à nous montrer que derrière la fonction "prêtre" c'est homme comme les autres
  • Attention à ne pas confondre Céline (l'auteur) avec Bardamu (le narrateur).

    Je pense que la clef du texte se situe dans cet extrait :
    Tout nu, il ne reste plus devant vous en somme qu’une pauvre besace prétentieuse et vantarde qui s’évertue à bafouiller futilement dans un genre ou dans un autre. Rien ne résiste à cette épreuve. On s’y retrouve instantanément. Il ne reste plus que les idées, et les idées ne font jamais peur.
  • Il se moque du prêtre en l'imaginant nu, non? Il l'humilie "qu'une pauvre besace"
    Pat contre, j'ai dû mal à comprendre la suite..
  • Penses-tu qu'il le mette à nu seulement physiquement ?
  • Ah moralement aussi, "Rien ne resiste a cette épreuve." Il parle du cerveau?

    Le cerveau ne resiste pas ?
  • Auriez-vous une idée de plan ?
  • Moralement oui.

    Il imagine le prêtre nu, et en l'imaginant nu, il montre la véritable nature de son corps. Si les habits masquent le corps de l'homme, qu'est-ce qui masque son mental, son être intérieur ?
  • Céline, l'oeil du médecin.
    Céline, juge du style en tant que réinventeur de la langue.
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