Fiches méthode Bac de français 2020

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Réponses

  • Trois parties ou deux, ça c'est une question de méthodologie, à voir avec ton prof peut-être
    L'important c'est que tu traites le sujet en entier ; avec deux parties si opposées (lyrique/engagée) tu zappes les autres fonctions de la poésie
  • D'accord merci.


    Mais je ne sais toujours pas quoi dire ...
  • C'est à toi à trouver les idées ; on peut t'aider à les ordonnancer et développer
    Commence par trouver des exemples de poésie lyrique, opuisque tu as déjà quelques textes de poésie engagée.
    En trois on peut poser la question : la poésie engagée ne serait donc pas lyrique ?
  • Oui les idées ça peut se faire mais je ne vois pas comment se présente les paragraphes d'une dissertation... Enfin pas distinctement
  • RELIS ces Fiches de méthode, elles sont assez bien faites ; et le prof vous a sûrement dit comment procéder
    Je t'ai déjà dit que dans ton sujet tu as deux parties déjà toutes faites (poésie lyrique perso ou engagée) À toi de développer
  • il y a 7 fonctions de la poésie :) et en plan comme idée il y aurait la poésie qui sert le réel; la poésie comme fuite du réel et la dernière parti il y aurait la poésie sert à acceder à autre chose voila je ne sais pas si je t'ai aidée mais j'ai fais une dissertation sur ce sujet
  • 7 fonctions ! rien que ça :lol: :lol:

    Chtiteparfaite, la demande date de novembre 2007, c'est gentild e répondre mais le devoir est fini et noté depuis longtemps
  • voici le texte d'éluard:
    Je vis dans les images innombrables des saisons
    Et des années
    Je vis dans les images innombrables de la vie
    Dans la dentelle
    Des formes des couleurs des gestes des paroles
    Dans la beauté surprise
    Dans la laideur commune
    Dans la clarté fraîche aux pensées chaude aux désirs
    Je vis dans la misère et la tristesse et je résiste
    Je vis malgré la mort

    Je vis dans la rivière atténuée et flamboyante
    Sombre et limpide
    Rivière d'yeux et de paupières
    Dans la forêt sans air dans la prairie béate
    Vers une mer au loin nouée au ciel perdu
    Je vis dans le désert d'un peuple pétrifié
    Dans le fourmillement de l'homme solitaire
    Et dans mes frères retrouvés
    Je vis en même temps dans la famine et l'abondance
    Dans le désarroi du jour et dans l'ordre des ténèbres

    Je réponds de la vie je réponds d'aujourd'hui
    Et de demain
    Sur la limite et l'étendue
    Sur le feu et sur la fumée
    Sur la raison sur la folie
    Malgré la mort malgré la terre moins réelle
    Que les images innombrables de la mort
    Je suis sur terre et tout est sur terre avec moi
    Les étoiles sont dans mes yeux j'enfante les mystères
    A la mesure de la terre suffisante

    La mémoire et l'espoir n'ont pas pour bornes les mystères
    Mais de fonder la vie de demain d'aujourd'hui.

    Paul Eluard, tiré de 'A l'intérieur de la vue' 1947
    et le texte de jaccottet:
    Parler est facile, et tracer des mots sur la page,
    en règle générale, est risquer peu de chose :
    un ouvrage de dentellière, calfeutré,
    paisible (on a pu même demander
    à la bougie une clarté plus douce, plus trompeuse),
    tous les mots sont écrits de la même encre,
    « fleur » et « peur » par exemple sont presque pareils,
    et j’aurai beau répéter « sang » du haut en bas
    de la page, elle n’en sera pas tachée,
    ni moi blessé.

    Aussi arrive-t-il qu’on prenne ce jeu en horreur,
    qu’on ne comprenne plus ce qu’on a voulu faire
    en y jouant, au lieu de se risquer dehors
    et de faire meilleur usage de ses mains.

    Cela,
    c’est quand on ne peut plus se dérober à la douleur,
    qu’elle ressemble à quelqu’un qui approche
    en déchirant les brumes dont on s’enveloppe,
    abattant un à un les obstacles, traversant,
    la distance de plus en plus faible – si près soudain
    qu’on ne voit plus que son mufle plus large
    que le ciel.

    Parler alors semble mensonge, ou pire : lâche
    insulte à la douleur, et gaspillage
    du peu de temps et de forces qui nous reste.

    Philippe Jaccottet - Chant d'en bas - 1977.
    j'ai pas trouvé le texte de bosquet mais c'est le seul que j'ai a peu près compris est-ceque vous pourriez m'aider sur ces 2 derniers textes s'il vous plaît?

    merci d'avance
  • Dieguevara a écrit:
    j'ai pas trouvé le texte de bosquet mais c'est le seul que j'ai a peu près compris est-ceque vous pourriez m'aider sur ces 2 derniers textes s'il vous plaît?

    merci d'avance
    Mais moi, je n'ai rien compris. Le fil de discussion est très vieux et ta demande n'est pas trop précise.... :|
  • je pense que sur le texte d'éluard, il veut mettre en valeur la beauté des choses mais aussi montrer les cotés négatifs.
    et sur le texte de jaccottet, il pense que la poésie est plutôt un moyen defaire valoir son opinion et qu'elle ne doit pas être écrite si elle n'a pasde but.

    est-ce que vous êtes d'accord avec moi? voici le texte de bosquet:
    Défense du poète

    Ecrire son poème, est-ce une trahison,
    comme devant la mise à mort d'un innocent
    on détourne les yeux ? Aligner quelques mots
    qui lâchent le réel pour un gramme d'azur,
    est-ce dresser un paravent contre le monde
    affolé dans son bain, parmi l'écume noire ?
    Traiter sa fable favorite en libellule
    par-dessus la rivière, est-ce oublier le pain
    qui manque à l'homme ? Remplacer le vrai printemps
    par un printemps verbal aux toucans invisibles
    qui sont peut-être un peu de feu, est-ce insulter
    notre nature ? Aimer une voyelle blanche
    comme on aime sa fille, est-ce être dédaigneux
    de notre amour universel, qui nous saccage ?
    sur ce dernier, je pense qu'il considère le poète comme quelqu'un qui doit embellir toutes les choses
  • j'ai un dernier petit pb avec cette phrase:

    ' la MEMOIRE et l'ESPOIR n'ont pas pour borne les mystères Mais de fonder la vie de demain et d'aujourd'hui'

    et j' ai bien l'impression que c'est une des phrases les plus importantes du poème alors si quelqu' pourrait m'éclaircir ce serait sympa. merci.
  • bonjour je suis nouvelle sur le site et j'ai besoin d'aide effet j'ai une dissertation faire pour le 27 mars et je ne sais pas comment m'y prendre pour faire mon plan et mon introduction surtout que je n'étais pas la quand ma prof a expliquée comment il fallait s'y prendre voila mon sujet:

    Molière affirme:
    Quel besoin si pressant avez-vous de rimer ?
    Et qui diantre vous pousse à vous faire imprimer ?
    problématique:A partir de cette citation vous vous interrogerez sur la fonction de la poésie

    merci d'avance
  • webmestrewebmestre Administrateur
    sarah13 a écrit:
    j'ai une dissertation faire pour le 27 mars et je ne sais pas comment m'y prendre pour faire mon plan et mon introduction
    Bonsoir sarah13,

    Vous avez des fiches de méthode à votre disposition. Ici :
    https://www.etudes-litteraires.com/fiches-methodologiques.php.
    Les avez-vous consultées ?
  • Bonjour,
    Je dois rédiger une question synthétique : Quelles fonctions peut-on attribuer à la poésie d'après les textes du corpus ?

    Et je n'arrive pas à cerner les principaux éléments que je dois mettre dans ma réponse, pourriez-vous m'aider ?

    Merci pour vos réponses !

    Les 3 textes sont :
    Écrire son poème, est-ce une trahison,
    comme devant la mise à mort d'un innocent
    on détourne les yeux ? Aligner quelques mots
    qui lâchent le réel pour un gramme d'azur,
    est-ce dresser un paravent contre le monde
    affolé dans son bain, parmi l'écume noire ?
    Traiter sa fable favorite en libellule
    par-dessus la rivière, est-ce oublier le pain
    qui manque à l'homme ? Remplacer le vrai printemps
    par un printemps verbal aux toucans invisibles
    qui sont peut-être un peu de feu, est-ce insulter
    notre nature ? Aimer une voyelle blanche
    comme on aime sa fille, est-ce être dédaigneux
    de notre amour universel, qui nous saccage ?

    Alain Bosquet, Sonnets pour une fin de siècle, 1980.
    Je vis dans les images innombrables des saisons
    Et des années
    Je vis dans les images innombrables de la vie
    Dans la dentelle
    Des formes des couleurs des gestes des paroles
    Dans la beauté surprise
    Dans la laideur commune
    Dans la clarté fraîche aux pensées chaude aux désirs
    Je vis dans la misère et la tristesse et je résiste
    Je vis malgré la mort

    Je vis dans la rivière atténuée et flamboyante
    Sombre et limpide
    Rivière d'yeux et de paupières
    Dans la forêt sans air dans la prairie béate
    Vers une mer au loin nouée au ciel perdu
    Je vis dans le désert d'un peuple pétrifié
    Dans le fourmillement de l'homme solitaire
    Et dans mes frères retrouvés
    Je vis en même temps dans la famine et l'abondance
    Dans le désarroi du jour et dans l'ordre des ténèbres

    Je réponds de la vie je réponds d'aujourd'hui
    Et de demain
    Sur la limite et l'étendue
    Sur le feu et sur la fumée
    Sur la raison sur la folie
    Malgré la mort malgré la terre moins réelle
    Que les images innombrables de la mort
    Je suis sur terre et tout est sur terre avec moi
    Les étoiles sont dans mes yeux j'enfante les mystères
    A la mesure de la terre suffisante

    La mémoire et l'espoir n'ont pas pour bornes les mystères
    Mais de fonder la vie de demain d'aujourd'hui.

    Paul Eluard, tiré de 'A l'intérieur de la vue' 1947
    Et le troisième:
    Parler est facile, et tracer des mots sur la page,
    en règle générale, est risquer peu de chose:
    un ouvrage de dentellière, calfeutré,
    paisible (on a pu même demander
    à la bougie une clarté plus douce, plus trompeuse),
    tous les mots sont écrits de la même encre,
    "fleur" et "peur" par exemple sont presque pareils,
    et j'aurai beau répéter "sang" du haut en bas
    de la page, elle n'en sera pas tachée,
    ni moi blessé.

    Aussi arrive-t-il qu'on prenne ce jeu en horreur,
    qu'on ne comprenne plus ce qu'on a voulu faire
    en y jouant, au lieu de se risquer dehors
    et de faire meilleur usage de ses mains.

    Cela,
    c'est quand on ne peut plus se dérober à la douleur,
    qu'elle ressemble à quelqu'un qui approche
    en déchirant les brumes dont on s'enveloppe,
    abattant un à un les obstacles, traversant
    la distance de plus en plus faible - si près soudain
    qu'on ne voit plus que son mufle plus large
    que le ciel.
    Parler alors semble mensonge, ou pire: lâche
    insulte à la douleur, et gaspillage
    du peu de temps et de forces qui nous reste.

    Philippe Jaccottet, Chants d'en bas, 1974.
    J'ai oublié un élément : Je suis en première s.
    =) Mes quelques idées sont :

    Dans chaque poème une fonction lyrique, l'expression des sentiments est très présente. Je pense qu'il y a aussi une fonction d'engagement. ?
    Pour Bosquet : rapport poésie réalité, le poète ne se désinterresse pas du monde mais au contraire il en tire l'imaginaire. Le poete offre une autre vision.

    Eluard : Il y a un systeme d'opposition, le poete répete " je vis" , vers libre ! Il a écrit se poeme apres la guerre et apres la mort de sa femme Nusch. Le tout est lié au vers " Je suis sur terre et tout est sur terre avec moi" .

    Jaccottet : Il ne sert a rien d'écrire sans but. Peut-on écrire dans la douleur, la souffrance ? Le poème n'est rien comparé à la douleur, mais le poete écrit quand meme !

    Pouvez-vous m'aider à mieux définir mes idées ?

    Merci d'avance pour votre aide !
  • regarde victor hugo poète engagé(contre napoléon III par exemple) et poète lyrique (les châtiments par ex). Mais bon il va falloir utiliser tes propres lectures de poèsie, donner des exemples précis à l'aide de citations, celles vues en cours, j'imagine, devraient pouvoir t'aider, c'est le but du cours d'ammener à faire réfléchir l'élève par lui-même.
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