Fiches méthode Bac de français 2020

Bonjour,

j'ai cette réflexion à faire, mais avec des références philosophiques.

Le problème, c'est que je ne vois PAS DU TOUT comment relier mes connaissances philosophiques avec ce sujet.

J'ai étudié la conscience, le bonheur et l'art...

Je ne cherche pas des réponses servies sur un plat ! Je cherche juste quelqu'un qui pourrait m'aider à identifier des axes de recherche sur ce sujet car je suis perdu. :(

merci !
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Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Il faut analyser les connotations du terme :
    - rêve enfantin,
    - espoir déraisonnable,
    - mercantilisme, facilité,
    - naïveté,
    - compensation de la dure réalité...
  • Je ne comprends pas trop comment analyser des termes ?


    J'ai sinon continué à réfléchir de mon côté, voilà ce que ça donne :

    On pourrait dire que le Père Noël est aux enfants ce que Jésus est aux chrétiens, une manière de dissuader de faire du mal sous peine d'être puni (l'enfer ou le charbon dans les chaussettes je crois) ou au contraire être récompensé d'un bon comportement (le paradis, ou les cadeaux)...

    La seule différence serait peut être que l'enfant peut se racheter chaque année alors que le religieux joue son destin...


    C'est vraiment quelque chose que j'ai trouvé de moi même et encore une fois zéro référence philosophique, mon cours ne corresponds pas..... Pas de trucs d'internet svp, un mec de ma classe s'est fait choppé et il a pris 0 et 4 heures de colle, j'aimerais vraiment quelques pistes.
  • salut,

    je ne sais pas si tu peux aborder le sujet comme ceci, mais voici une suggestion.

    Je me souviens quand j'était petit et que je voyais le Père Noel, j'était l'enfant le plus heureux du monde. Maintenant, si on regarde la philosophie des grecques, on voit que la philo a pour but le bonheur ( tu as plein de références sur le sujet). Le père noël nous donne du bonheur, mais quand on grandit la magie s'envole. Le père noël pourrait dès lors être vu comme un concept de bonheur.

    Ce concept regroupe la bonté, générosité et tout. Alors croire au père noël serait croire aux bienfaits qu'il apporte.

    Je ne sais pas si c'est clair, mais en bref ce que je veux dire, c'est qu'il faut croire en ce qui représente le père noël.
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    C'est bien une analyse de cette conception du bonheur que je te proposais.
    Les termes choisis renvoient à la fois à un regard d'enfant et à un jugement adulte.
    Enfin je ne crois pas que la fête de Noël chrétienne évoque un Père fouettard religieux. Elle est plutôt l'immense joie des humbles qui accueillent un sauveur longtemps attendu...
  • Autres question :
    Faut-il croire en un Dieu omniscient, omnipotent, bon et qui par dessus le marché a créé l'homme à son image ?

    Quelques pistes :
    Jean-Luc a écrit:
    Il faut analyser les connotations du terme :
    - rêve enfantin,
    - espoir déraisonnable,
    - mercantilisme, facilité,
    - naïveté,
    - compensation de la dure réalité...

    J'espère que ma petite plaisanterie n'a pas flingué le fil ?
  • Mais non.
    Ce sujet est passionnant. Un sujet donné en quelle matière au fait ? Je vais de surprise en surprise, quand je vois la formulation de ce sur quoi l'on demande aux élèves d'user leur encre et leur papier.
    Moi, je réponds : Bien sûr qu'il faut croire au père Noël.
    Il est beau avec son manteau rouge et sa barbe blanche et bouclée, sans parler de son traîneau et de ses rennes.
    En plus si je suis sage, il va m'amener des cadeaux... et je suis toujours sage.
  • Ouf, tant mieux.

    Et vive le Père Noël.

    Tant que j'y suis je me lance dans une petite digression qui donnera peut-être à notre ami des idées pour son devoir.

    J'ai passé les neuf premières années de ma vie en Moselle, tout près de la frontière allemande. Dans cette région un autre personnage éminent intervient. Je veux parler de Saint Nicolas, fêté le six décembre.
    Ce jour-là, dans mon école primaire, Il nous rendait visite. Prévenus de Son imminente arrivée nous nous tenions assis à nos bureaux minuscules d'élèves minuscules. Il entrait enfin, accompagné de la maîtresse. Il était immense, très âgé, majestueux. Il faut dire qu'Il était mitré et crossé et que sa longue robe aurait fait pâlir d'envie le plus fantaisiste des archevêques.
    Il nous parlait de ce que nous aurions à faire l'année suivante, en particulier qu'il nous faudrait être sages. Nous étions muets.
    Puis Il s'adressait à certains d'entre nous "Olivier, il ne faudra plus tirer les cheveux de Sylvie" ! stupeur : nous savions qu'Olivier tirait les cheveux de Sylvie mais comment Lui pouvait-Il le savoir ?

    C'était le grand moment de l'année. J'y ai eu droit en première année et en deuxième année d'école maternelle.
    Hélas, on vieillit.
    Mes copains et moi nous sommes retrouvés de l'autre côté de l'entrée au cours préparatoire, dans ce que nous appelions la grande école. Le six décembre, à l'heure où nous savions qu'Il rendait visite aux "petits", nous nous alignions devant les fenêtres dont nous dépassions le bord inférieur d'une petite demi-tête en nous disant qu'Il était là où nous voyions des lumières et que jamais plus Il ne nous rendrait visite.

    Nous avions une compensations. Je crois que les élèves quittaient l'école plus tôt que d'habitude et qu'ensuite, dans le centre ville, nous Le revoyions. Il était encore plus grand car il se déplaçait sur un char. Sa tâche était lourde aussi était-il accompagné d'aides qui lançaient à la volée des tas de bonbons aux enfants. C'était vraiment un beau jour, un grand jour. Cela fait partie de mes plus beaux souvenirs, surtout le moment magique où Il entrait dans la classe.

    Pour que vous compreniez bien il faut que je précise que cela se passait en Lorraine en des temps lointains où nous n'avions pas commencé à dérégler l'atmosphère. Il y avait donc de la neige. Chaque matin naissait avec son nouveaux tapis immaculé.

    Ça change tout. Depuis je n'ai eu droit qu'à de faux hivers sans neige.

    Il y a quelques années j'ai appris par la radio que dans une ville de Lorraine, Saint Nicolas avait été "caillassé" par des enfants voyous. J'ai encore vieilli.
  • C'est en philosophie... C'est pas une dissertation, mais une réflexion. Donc si j'ai bien compris, pas vraiment besoin de plan, juste d'avoir des idées et des référérences philosophiques.
  • Eh bien, j'aime bien ton récit, Hippocampe, moi qui n'ai toujours connu que des hivers sans neige.
  • shady a écrit:
    C'est en philosophie... C'est pas une dissertation, mais une réflexion. Donc si j'ai bien compris, pas vraiment besoin de plan, juste d'avoir des idées et des référérences philosophiques.

    Et bien normalement en philo il est d'usage de faire un plan. Car les textes philosophiques sont très souvent argumentatifs. Il est facile de s'y perdre.
  • Le matin, à huit heures, quand le gardien de l'école ouvrait le portail, nous nous élancions tous dans la cours en criant et en nous écartant pour que chacun puisse tracer son chemin sur la neige vierge.
    La récréation était une fête.

    Longtemps après, lorsque que j'ai défendu la patrie pendant un an (ça se faisait à l'époque), j'ai rempli mon devoir à Brest.
    Un jour il est tombé un gramme de neige. Résultat : le service des bus était paralysé. Question de culture.
  • Max Lab a écrit:
    shady a écrit:
    C'est en philosophie... C'est pas une dissertation, mais une réflexion. Donc si j'ai bien compris, pas vraiment besoin de plan, juste d'avoir des idées et des référérences philosophiques.

    Et bien normalement en philo il est d'usage de faire un plan. Car les textes philosophiques sont très souvent argumentatifs. Il est facile de s'y perdre.

    Le prof a dit que c'était pas une dissert, mais juste une réflexion. Donc pas besoin de plan, juste un minimum de logique quand on range les idées.

    voilà ce que j'ai fait jusqu'à présent. ça manque cruellement de références philosophique...

    Le Père Noël est aux enfants ce que Jésus est au chrétiens. En effet, il promet des récompenses en échange d’un bon comportement mais aussi des punitions si l’individu se comporte mal.
    La seule différence entre ces deux procédés serait que le religieux joue son destin dans l’au-delà tout au long de sa vie, alors que l’enfant aura l’occasion de se racheter chaque année pour des nouveaux cadeaux jusqu’à qu’il n’y croit plus. (puis il reçoit des cadeaux directement de la part des parents)

    Mais ce n’est pas seulement à travers ces traits que l’on peut comparer le Père Noël et la religion. En effet, dans la tête de l’enfant, le Père Noël est une sorte de super héros capable de livrer ses cadeaux à chaque enfant de la planète en un soir tout en sachant pertinemment qui les mérite et qui ne les mérite pas. Ainsi, le Père Noël est une sorte de Dieu omniscient et omniprésent dans la tête de l’enfant.

    Donc, lorsque l’on se demande s’il faut croire au Père Noël ou pas, nous pouvons affirmer que ça peut être intéressant de moraliser un enfant, peu importe la façon dont c’est fait. Au final, l’enfant est encouragé à bien se comporter dans la vie de tous les jours. De plus, il existe d’autres intérêts de croire au Père Noël : l’enfant apprend à ne pas obtenir tout ce qu’il veut tout de suite et il apprend la patience, qu’on ne peut pas tout avoir tout de suite dans la vie.

    Pour finir dans cette approche sociologique de la croyance au Père Noël, nous pouvons dire qu’en soi, il n’y a rien de mal à fêter Noël. C’est l’occasion de retrouver sa famille autour d’un bon repas, de s’offrir des cadeaux, bref : une certaine atmosphère conviviale règne dans cette fête qui n’est devenu rien de plus qu’un événement commercial comme un autre. D’ailleurs, on est censé fêter l’anniversaire de Jésus mais tout le monde sauf lui reçoit des cadeaux.

    Nous pouvons donc revenir sur notre première réponse et finalement admettre que croire au Père Noël n’amène pas que du bon. Tout d’abord le choc de l’enfant lorsqu’il apprend que le Père Noël n’existe pas n’est pas négligeable, et ça va créer un engrenage vicieux : il va lui-même faire croire ça à ses enfants et ainsi de suite. Et plus l’enfant vieillit, plus son rôle dans la fête de Noël va changer. Au début, il reçoit les cadeaux (et il continue à en recevoir même quand il sait que le Père Noël n’existe pas) et il offrira à son tour des cadeaux, pour au final vers ses 40 ans offrir des consoles super chères et recevoir un vieux collier de nouille.
  • Bonjour Shady,

    Je n'ai fait de la philosophie qu'en terminale, je n'y ai rien compris et ça remonte à loin donc mon avis n'a qu'un intérêt microscopique.

    Tu mentionnes si je peux le nommer ainsi l'apprentissage de la religion chez les enfants.
    Je rapprocherais cela d'un fait plus général : l'enfant est joueur, c'est dans son instinct, car en jouant il apprend à devenir adulte.

    Les enfants aiment grimper à des arbres, sans tomber ou en tombant. Les adultes s'en moquent. Mais si par hasard un adulte a une raison de le faire, il saura le faire. S'il tombe il saura tomber. Les enfants aiment lancer un objet à un endroit précis. Les adultes s'en moquent mais si... ils sauront le faire.
    En jouant entre copains ou copines les enfants apprennent à se sociabiliser, à maîtriser leurs émotions. Ça, tous les adultes en ont besoin mais s'ils n'avaient pas joué dans leur enfance ils sauraient moins bien le faire.
    C'est pourquoi les enfants ont un instinct joueur, c'est pareil chez les animaux évolués (les chats...).
    Puis les enfants plus âgés se mettent à jouer à l'amour dont ils apprennent les joies et les déceptions avant de vraiment former des couples.

    Les enfants ne sont pas capables d'inventer le Père Noël, ce sont les parents ou plutôt la société qui l'invente pour eux.
    Peut-être la société y voit-elle un moyen pour eux d'apprendre à croire (et d'apprendre ensuite à être sceptiques).
    Ça ne marche que grâce à l'instinct enfantin qui pousse à s'émerveiller facilement, comme devant un tour de magie.

    Ce ne sont là que quelques bribes d'idées dont tu feras ce que tu voudras. Bonne journée.
  • Le Père Noël est aux enfants ce que Jésus est aux chrétiens.
    Attention, les deux ne sont pas incompatibles et des enfants de famille chrétiennes croient au père Noël.
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