Du Bellay, Les Regrets, sonnet 34 - Comme le marinier, que le cruel orage...

Bonjour, je suis nouvelle sur le site et j'aurai besoin d'aide ou de quelques conseil ou piste pour m'aider à rendre mon devoir; je dois le rendre fini bientôt et rien ne me vient
c'est une explication de texte rédiger sur de Du bellay, Les Regrets sonnet 34:
si vous pouviez m'aidez, je vous en remercie d'avance ! :)
Comme le marinier, que le cruel orage
A longtemps agité dessus la haute mer,
Ayant finalement à force de ramer
Garanti son vaisseau du danger du naufrage,

Regarde sur le port, sans plus craindre la rage
Des vagues ni des vents, les ondes écumer ;
Et quelqu’autre bien loin, au danger d’abîmer,
En vain tendre les mains vers le front du rivage :

Ainsi, mon cher Morel, sur le port arrêté,
Tu regardes la mer, et vois en sûreté
De mille tourbillons son onde renversée :

Tu la vois jusqu’au ciel s’élever bien souvent,
Et vois ton Du Bellay à la merci du vent
Assis au gouvernail dans une nef percée,

il faut que je construire un plan linéaire je n'arrive pas a trouver d'axe précis, mes première piste sont :
c'est un poème élégiaque et aventurier, nous avons un champs lexicale marin
du bellay évoque ses sentiment personnelles sur sont voyage il fait de sont récit d’aventure une plainte de souffrance et d’aventure sur ces expériences personnelle.
on remarque aussi donc
«1

Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Joachim du Bellay utilise la métaphore filée du péril en mer pour évoquer les dangers de son existence actuelle. Ainsi il dramatise son expérience à l'étranger et lance un pathétique appel au secours.
    Si tu dois rédiger un plan linéaire, utilise le découpage en strophes :
    1 - Le marin à la lutte 1re strophe
    2 - Le marin à l'abri, 2e strophe
    3 - Application autobiographique
  • Bonsoir Joyah,
    En complément des conseils donnés par Jean-Luc.

    -Tu ne peux manquer, tout d'abord, de remarquer que ce sonnet comme beaucoup de poèmes de ce genre et de cette époque, est construit sur une comparaison.
    -Les deux premiers quatrains sont consacrés au comparant, et les deux tercets au comparé.
    -La construction est complexe (quasiment une seule phrase, coupée de subordonnées ou d'expansions diverses.)
    Si cela peut t'aider, je mets en relief cette construction.
    Comme le marinier, (que le cruel orage
    A longtemps agité dessus la haute mer,)
    (Ayant finalement à force de ramer
    Garanti son vaisseau du danger du naufrage,)


    Regarde sur le port, (sans plus craindre la rage
    Des vagues ni des vents), les ondes écumer ;
    Et quelqu’autre bien loin, au danger d’abîmer,
    En vain tendre les mains vers le front du rivage :


    Ainsi, mon cher Morel, sur le port arrêté,
    Tu regardes la mer, et vois en sûreté
    De mille tourbillons son onde renversée :


    Tu la vois jusqu’au ciel s’élever bien souvent,
    Et vois ton Du Bellay à la merci du vent
    Assis au gouvernail dans une nef percée,


    Si tu dois faire une explication linéaire, tu peux commenter d'abord tout ce qui concerne le comparant, ensuite tout ce qui concerne le comparé.
    On se rend rapidement compte d'ailleurs que la comparaison est double.
    L'ami du poète, Morel est comparé au marinier spectateur qui a réussi à échapper à la tempête, et le poète lui-même au marin en détresse et dans une situation désespérée, le texte s'achevant sur une note bien pessimiste.
    Il est intéressant de remarquer que le sujet réel du poème, du Bellay lui-même, n'est dévoilé qu'à la fin.
    Tu devras t'attacher bien sûr à la structure, aux champs lexicaux, au choix et à la place des mots.
    (par exemple le verbe regarde, rejeté au deuxième quatrain, si loin de son sujet ; la répétition du verbe voir dans les deux tercets....)
    Si l'explication de texte est linéaire, tu procèdes en suivant l'ordre du texte.
    Bon travail !
  • Merci beaucoup pour vos réponses, Gabiana et Jean-Luc, je commence à mieux y voir clair, j'avais en effet pensé à cette représentation double du poète; vous me l'avez confirmée. Je pense faire deux parties et en effet mettre en valeur cette comparaison du marin avec la représentation de l'aventure puis ensuite la représentation double du poète et de son désespoir.
  • Comme le marinier, que le cruel orage
    A longtemps agité dessus la haute mer,
    Ayant finalement à force de ramer
    Garanti son vaisseau du danger du naufrage,

    Regarde sur le port, sans plus craindre la rage
    Des vagues ni des vents, les ondes écumer ;
    Et quelqu’autre bien loin, au danger d’abîmer,
    En vain tendre les mains vers le front du rivage :

    Ainsi, mon cher Morel, sur le port arrêté,
    Tu regardes la mer, et vois en sûreté
    De mille tourbillons son onde renversée :

    Tu la vois jusqu’au ciel s’élever bien souvent,
    Et vois ton Du Bellay à la merci du vent
    Assis au gouvernail dans une nef percée.


    Est ce qu'il aurait quelqu'un à m'aider de faire une analyse complète et une commentaire


    Je vois qu'il y a un seul point, à la fin. De plus le premier mot du premier quatrain est "Comme", et du premier tercet est "Ainsi". Donc on conclut que le poème entier est une comparaison avec le marinier et Morel (qui est lui ?) On voit le champ lexical de la mer (pourquoi la mer ? pour quel effet ?, quel rôle joue il ?)

    Le point de vue est externe car pas de "je" de plus il utilise son nom "ton Du Bellay"

    Question : Qu'est ce qu'ce poème évoque en évoquant la mer ?

    Corrigez si c'est juste et aidez moi à faire une commentaire de ce poème et ajoutez si vous voulez à mon analyse
  • Subtile réécriture d'un passage fameux du De natura rerum de Lucrèce.
  • Bonjour, j'aurais besoin d'aide s'il vous plaît pour élaborer un plan mais pas linéaire. Pouvez-vous m'aider aussi à approfondir mes analyses avec des choses importantes que je n'ai peut-être pas remarqué. :)

    Voici le sonnet:
    Comme le marinier, que le cruel orage
    A longtemps agité dessus la haute mer,
    Ayant finalement à force de ramer
    Garanti son vaisseau du danger du naufrage,

    Regarde sur le port, sans plus craindre la rage
    Des vagues ni des vents, les ondes écumer ;
    Et quelqu'autre bien loin, au danger d'abîmer,
    En vain tendre les mains vers le front du rivage :

    Ainsi, mon cher Morel, sur le port arrêté,
    Tu regardes la mer, et vois en sûreté
    De mille tourbillons son onde renversée :

    Tu la vois jusqu'au ciel s'élever bien souvent,
    Et vois ton Du Bellay à la merci du vent
    Assis au gouvernail dans une nef percée.

    Voici ce que je remarque dans le texte:
    - Sonnet irrégulier de la forme ABBA ABBA BBB CCB en alexandrin.
    - Marinier est à la césure du 1er vers et rime avec agité vers suivant.
    - Conditionnel "Ayant" qui montre l'incertitude du fait.
    - Comparaison et conclusion: " Comme" (2 quatrains) et "Ainsi" (2 tercets)
    - Champs lexical du voyage: " marinier", " vaisseau"
    - Voyage long: "A longtemps",
    - Voyage atroce "cruel", "nef percée", "danger", "naufrage", "onde"
    - Champs lexical de la mer et du port: "mer" (*2), "écumer"
    - Champs lexical de la nature: "Orage", " vents"
    - Plusieurs répétition: " Insistance sur la vue "vois, regardes...", "ondes écumer... onde renversée" tous les deux à la fin de vers.
    - Hyperbole du naufrage "mille tourbillons"
    - Le poète s'adresse à un destinataire "Morel" avec "tu" , il s'adresse en réalité au lecteur.
    - Récit d'une expérience personnelle: Le marinier est en fait le poète lui même

    Pouvez-vous me dire si ceux que j'ai relever est correcte, et m'aider à compléter tout ça s'il vous plaît. :)
  • LaoshiLaoshi Membre
    j'aurais besoin d'aide s'il vous plaît pour élaborer un plan mais pas linéaire
    Cela est bien dommage.
    Ce sonnet, qui repose sur une comparaison et une structure bien nette en deux parties (c'est souvent le cas de ce genre de sonnet) se prêtait bien à l'analyse "dans l'ordre du texte".
    Mais non, il faut le triturer pour trouver un plan...

    -Déjà le marinier n'est pas le poète mais celui, qui rentré au port, le regarde se débattre dans la tempête, le fameux morel qui n'est pas le lecteur en général, mais un ami de du Bellay.
    -Ayant n'est pas un conditionnel !!
    -Dire que marinier rime avec agité ne me semble pas fondamental.
    Champ lexical du voyage peut-être mais surtout de la mer...

    Au fait, saurais-tu résumer le sujet de ce poème ? De quoi s'agit-il ?
    Une fois que tu auras saisi le sens, et vu ce qui paraît essentiel, il sera plus facile d'élaborer un plan.
  • Bonjour et merci de vôtre réponse.

    Il y a deux mariniers, un observateur et un se trouvant pris dans le naufrage.
    J'ai compris le sens du poème en général.
    Je fais essayer de trouver un plan.
  • DeliaDelia Membre
    -
    Sonnet irrégulier de la forme ABBA ABBA BBB CCB en alexandrin.
    Sonnet parfaitement régulier : ABBA ABBA BB CCD EED.
    La rime B est une rime masculine : meR, prononcé comme aujourd'hui, rameR, écumeR, abimeR
    Au XVIe siècle, arrêter ne rimait pas avec arrêter.
    Donc,
    -Dire que marinier rime avec agité
    est inexact.


    Pour enrichir le commentaire :

    il s'agit de la réécriture d'un texte célèbre du poète latin Lucrèce, la Nature des choses
    Suaue, mari magno turbantibus aequora uentis
    e terra magnum alterius spectare laborem;
    non quia uexari quemquam est iucunda uoluptas,
    sed quibus ipse malis careas quia cernere suaue est.

    dont voici la traduction :
    Il est doux, quand la vaste mer est soulevée par les vents, d'assister du rivage à la détresse d'autrui; non qu'on trouve si grand plaisir à regarder souffrir; mais on se plaît à voir quels maux vous épargnent.

    P.S. : Vl'a que je m'répète ! J'avais déjà signalé cette reprise dans le message 6.
  • Merci de vôtre réponse.

    Il y a donc bien deux mariniers ou pas?

    - Du Bellay : pris dans le naufrage
    - Morel et le lecteur : observateur sur le rivage
  • LaoshiLaoshi Membre
    Du Bellay sur la mer déchaînée et Morel sur le rivage.
    Le lecteur devant le texte, à son bureau, dans son fauteuil, dans son lit...
  • J'aurais dit qu'il y avait une double énonciation, donc oui je suis d'accord le lecteur est dans son lit :lol: mais il est aussi observateur de ce naufrage notamment par le champ lexical de la vue.
  • LaoshiLaoshi Membre
    Ma foi, pourquoi pas ?
  • Super alors !
  • Bonjour , pour m'entrainer j'ai envie d'étudier le texte de joachim de bellay le sonnet 34 ( nous étudions actuellement la poésie ) mais j'ai du mal a trouvé une problématique qui colle avec le texte et un plan . Donc je demande votre aide si possible ajouter quelque élément de réponse dans les parties car ca reste un entrainement d'écriture . Merci à ceux qui répondrons.
    Comme le marinier, que le cruel orage
    A longtemps agité dessus la haute mer,
    Ayant finalement à force de ramer
    Garanti son vaisseau du danger du naufrage,

    Regarde sur le port, sans plus craindre la rage
    Des vagues ni des vents, les ondes écumer ;
    Et quelqu’autre bien loin, au danger d’abîmer,
    En vain tendre les mains vers le front du rivage :

    Ainsi, mon cher Morel, sur le port arrêté,
    Tu regardes la mer, et vois en sûreté
    De mille tourbillons son onde renversée :

    Tu la vois jusqu’au ciel s’élever bien souvent,
    Et vois ton Du Bellay à la merci du vent
    Assis au gouvernail dans une nef percée.
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