Mise en relief des pronoms relatifs

Bonjour à tous

Voilà ma question:

Pourquoi est-ce qu'on dit "c'est hier qu'il est venu" et pas "c'est hier où il est venu".

Merci d'avance

Réponses

  • Parce que les tournures de mise en relief sont c'est… qui (pour la fonction de sujet) et c'est… que (pour les autres fonctions).
  • Merci infiniment Anne de m'avoir répondu, mais vu que je suis prof de français, Est-ce que vous croyez que votre réponse va satisfaire mes élèves qui se trouvent face à pas mal de problèmes avec les pronoms relatifs?

    Cordialement
    Amir
  • Sans doute parce que que représente son antécédent hier qui un espace temps (complément circonstanciel de temps) et non un espace géographique (complément circonstanciel de lieu)

    Anne ,je viens de voir votre réponse qui a croisé la mienne. je serais curieux de savoir si ma réponse est stupide ?
  • alors, si c'est le cas, dans l'exemple suivant: "c'est le jour où je l'ai vue pour la première fois", le "jour" ne serait-il pas un complément de temps?
  • je crois que j'ai écrit une ânerie : que remplace plus certainement c' et cela correspond à l'explication d'Anne me semble-t-il.

    Dans votre second exemple, serait-il faux d'écrire ?
    C'est le jour que je l'ai vu pour la première fois
    Je n'en suis pas persuadé.

    Sur ce dernier point (jour) voir : http://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-66197.php
    mais dans ce cas le relatif remplace jour. Peut-être est ce le cas également dans votre phrase ? Bref, je suis perdu dans ces histoires d'antécédent.
  • JehanJehan Modérateur
    Quand le présentatif c'est....que met en relief un CC, il est un peu vain de vouloir analyser le que comme un pronom relatif et de chercher son antécédent.
    Et le titre de la discussion est mal libellé : dans la phrase sur laquelle porte la question initiale, ce n'est pas un pronom qui est mis en relief, mais l'adverbe "hier".

    C'est le jour que je l'ai vue pour la première fois
    L'emploi de que au lieu de dans cette tournure est correct, mais c'est très littéraire.
    Et cette tournure est ambiguë.
    Elle pourrait signifier aussi :
    Je l'ai vue pour la première fois (pendant) le jour. (Et non pas pendant la nuit.)

    Quant à C'est le jour où je l'ai vu pour la première fois
    "le jour" n'est pas complément de temps : il s'agit du régime du présentatif simple C'est, ce nom étant complété par une relative.
    C'est le relatif qui est complément de temps de "ai vue".
  • Ce qui me rassure dans cette discussion, c'est que la question est posée par un prof de français.
    J'admire qu'il s'inquiète de savoir si l'explication d'Anne et peut-être même la votre peut être comprise par tous ses élèves. En tant qu'amateur ayant peu de disposition dans cette matière mais soucieux de s'améliorer, je peux répondre sans hésitation : non.

    Au fond le français est un art. Tout n'est pas transmissible. On a la fibre ou pas.

    c'est ... que/qui est si je vous comprends bien un gallicisme qu'il est vain d'analyser ?
  • JehanJehan Modérateur
    Ce qui me rassure dans cette discussion, c'est que la question est posée par un prof de français.
    Un professeur de français qui évoque tout de même de façon erronée dans son titre "la mise en relief des pronoms relatifs" alors que ce ne sont jamais eux qui sont mis en relief par les tournures c'est... que ou c'est...qui.... quelle que soit la façon dont on analyse que ou qui.
    Il ne nous dit rien sur l'âge de ses élèves...
    Mais le plus sage, quant à ces gallicismes, est de s'en tenir à leur fonction de mise en relief.
    Ce qui sera déjà un grand pas pour la maîtrise de notre langue.
  • C'est précisément cette notion de mise en relief qui mérite d'être précisée à l’élève. L’élève moyen, dont moi, ne saisit pas ce que cette notion recouvre. Le souci du professeur questionneur est légitime.
  • Le souci du professeur questionneur est légitime.
    Non. C'est le souci de l'élève qui est légitime.
    Le professeur de français doit pouvoir répondre sans hésiter que, comme l'explique Jehan, dans l'expression : C'est hier qu'il est venu, c'est...que est un gallicisme mettant en relief hier.
  • Bonjour Gabiana,

    Le souci de l'élève est qu'on réponde à sa question. Celle qu'envisage ou prévoit le questionneur parce qu'il entend comme parlent ses élèves et veut être sûr d’être compris.
    Peut-on dire ou écrire
    C'est hier où il est venu

    L'élève n'ayant pas de prédisposition pour le français (ça existe, j'en connais au moins un) lira ou écoutera la réponse d'Anne avec des yeux ronds, écarquillés et ajoutera : "bein oui, mais on peut dire C'est hier où il est venu" et si la réponse est non, il poursuivra avec "pourquoi ?"

    La question de notre ami
    Est-ce que vous croyez que votre réponse va satisfaire mes élèves…
    est donc plus que légitime. Et moi le non prédisposé, à cette question je répond "non".

    Cela étant écrit, voici un lien. http://forum.wordreference.com/showthread.php?t=272064&langid=6 Je trouve les réponses de CABEZOTA (mais pas seulement) intéressantes.
    Il évoque, entre autres, le présentatif reprit par Jehan. En effet présenter un personne en disant c’est Pierre parle à tout le monde, de même pour c’est hier.

    Pour ma gouverne le ga de gallicisme est-il un raccourci de gaulois ?
  • Gallia = la Gaule. Gallus : Gaulois.
  • JehanJehan Modérateur
    Et l'adjectif "gaulois" se dit gallicus.
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