Comment l'écriture poétique donne-t-elle une force particulière au thème de ces quatre textes ?

Bonjour, je ne sais pas si je m'adresse dans le bon forum étant nouvelle, mais je pense avoir trouvé la session la plus adaptée, sinon veuillez déplacer mon sujet dans la section adaptée, merci et désolée du dérangement. ^^'

Voilà, étant un peu "anxieuse" et stressée de nature, j'ai eu un devoir sur table ce matin sur un corpus qui est le suivant :


Objet d’étude : la poésie

Corpus 4 documents :

Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913
Robert Desnos, Corps et biens, A la Mystérieuse, 1926
Paul Eluard, Capitale de la douleur, 1926
Marceline Desbordes-Valmore, Poésies, 1830

Après avoir déterminé le thème commun de ces 4 poèmes, vous montrerez comment l'écriture poétique lui donne une force particulière.

Texte 1 : Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913
Marie

Vous y dansiez petite fille
Y danserez-vous mère-grand
C'est la maclotte* qui sautille
Toutes les cloches sonneront
Quand donc reviendrez-vous Marie

Les masques sont silencieux
Et la musique est si lointaine
Qu'elle semble venir des cieux
Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine
Et mon mal est délicieux

Les brebis s'en vont dans la neige
Flocons de laine et ceux d'argent
Des soldats passent et que n'ai-je
Un cœur à moi ce cœur changeant
Changeant et puis encor que sais-je

Sais-je où s'en iront tes cheveux
Crépus comme mer qui moutonne
Sais-je où s'en iront tes cheveux
Et tes mains feuilles de l'automne
Que jonchent aussi nos aveux

Je passais au bord de la Seine
Un livre ancien sous le bras
Le fleuve est pareil à ma peine
Il s'écoule et ne tarit pas
Quand donc finira la semaine

Maclotte : danse de la région de Stavelot en Belgique


Texte 2 : Robert Desnos, Corps et biens, A la Mystérieuse, 1926
A la faveur de la nuit
Se glisser dans ton ombre à la faveur de la nuit.
Suivre tes pas, ton ombre à la fenêtre.
Cette ombre à la fenêtre c'est toi, ce n'est pas une autre, c'est toi.
N'ouvre pas cette fenêtre derrière les rideaux de laquelle tu bouges.
Ferme les yeux.
Je voudrais les fermer avec mes lèvres.
Mais la fenêtre s'ouvre et le vent, le vent qui balance bizarrement la flamme et le drapeau entoure ma fuite de son manteau.
La fenêtre s'ouvre : ce n'est pas toi.
Je le savais bien.

Texte 3 : Paul Eluard, Capitale de la douleur, 1926
« La courbe de tes yeux … »

La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.

Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,

Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.

Texte 4 : Marceline Desbordes-Valmore, Poésies, 1830
Souvenir
Son image, comme un songe,
Partout s'attache à mon sort ;
Dans l'eau pure où je me plonge
Elle me poursuit encor :
Je me livre en vain, tremblante,
À sa mobile fraîcheur,
L'image toujours brûlante
Se sauve au fond de mon cœur.

Pour respirer de ses charmes
Si je regarde les cieux,
Entre le ciel et mes larmes,
Elle voltige à mes yeux,
Plus tendre que le perfide,
Dont le volage désir
Fuit comme le flot limpide
Que ma main n'a pu saisir.



Voilà donc le problème qui se pose :

J'ai fait une très très longue réponse pour répondre à la problématique, en 2 heures j'ai eu le temps d'écrire 8 pages, habituellement j'ai de bonnes notes en Français mais une estime de moi-même assez basse...
On va dire qu'à chaque travail que je fais, je me permets de critiquer, ou de dire que je sens la note vraiment mauvaise...
Donc j'aurais voulu savoir, histoire d'avoir déjà une petite idée dans ma tête, qu'auriez-vous fait comme partie(s) pour ce groupement de textes?
J'ai trouvé en sujet commun l'amour, mais un amour assez passionnel qui "vire" à la souffrance... après pour les parties je suis peu confiante et j'aurais voulu savoir ce que vous auriez à me proposer, je sais qu'en faisant ça je risque encore de déprimer jusqu'à l'obtention de la copie (certainement la semaine prochaine) mais j'aurais voulu des avis histoire de me fixer. ^^'...
Merci d'avance.

Réponses

  • Comment ? Voilà la question.
    Selon la réception du lecteur, on pourrait noter :

    L'implication personnelle
    L'expression de sentiments : le registre lyrique
    La situation d'énonciation : JE parle à TU ou JE parle de IL
    L'évocation : par le décor, l'atmosphère
    La nouveauté et la force des images (comparaisons/métaphores)
    La musicalité du vers
    L'originalité de chaque poète pour parler d'un thème universel
    .../...
  • Merci pour vôtre réponse...,

    Je sais que j'ai beaucoup parlé de l'implication personnelle.
    Les sentiments aussi
    Je parle à Tu ou Je parle de Il , un peu moins
    Le décor, je l'ai fait aussi
    Comparaisons métaphores, oui
    La musicalité... pas du tout^^.. alors que j'y avais pensé
    L'originalité, oui, mais pouvez vous être plus précise?

    Sinon j'ai beaucoup parlé de "la souffrance" et que les poètes parlaient au présent, ce qui donc donne une continuité, ai-je bien fait?
    Mercii!
  • Chaque poème est unique. Chaque grand poète crée son univers, utilise ou non son expérience personnelle, décide le mètre régulier ou non, le vers pair ou impair, une forme régulière ou non, des rimes ou non , de la ponctuation ou non. Une fois encore, la norme et l'écart.
  • Merci pour la précision, y aurait-il d'autres avis?
    J'ai beaucoup développé sur la souffrance aussi qu'ont les poètes de leur souvenir amoureux..., ai-je bien fait? ^^
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