Grammaire française Participe passé

Bonjour,


Je bute un peu sur ces lignes en ancien français, j'aurai donc voulu avoir une petite traduction :D

Voulans en ce luy faire, mectre ou donner ne souffrir luy estre faict, mis ou donné aucun trouble, destourbier ne empeschement au contraire, Lesquelz si faictz, mis ou donnez lui estoient, ostent et mectent ou facent oster et mectre incontinent et sans délay au premier estat et deu.



Merci beaucoup :)
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Réponses

  • Bonsoir,
    Pourriez-vous poster un extrait plus large du document ?

    Bon, ça ira tout de même, mais ce n'est pas facile à traduire en français moderne.

    Voulant en cela qu'[ils ne] lui fassent, causent ou donnent aucun tort, dommage ou entrave, ni souffrir que ceux-ci lui soient faits, causés ou donnés, et que, si ceux-ci lui étaient faits, causés ou donnés, ils les effacent et les remettent, ou les fasse effacer et remettre sur le champ et immédiatement en l'état premier et dû.
  • Bonjour, je m'appelle Chaima et je dois traduire un petit texte pour lundi 30/11/2015 :


    Trois javeloz, et tot einsi fors del manoir sa mere issi et pansa que veoir iroit herceors que sa mere avoit, qui ses avainnes li herçoient : bues doze et sis herces avoient;



    Merci de me répondre aujourd'hui s'il vous plaît.
  • Il faut d'abord proposer un essai de traduction...
    De plus, le début est incomplet.
  • D'accord mais je ne comprend vraiment rien et ma professeur de français ma donné ce texte comme cela. Si vous n'arrivez pas ce ne pas très grave je lui expliquerais, merci de m'avoir répondu.
  • Mais ce n'est pas qu'on n'arrive pas, ce texte est très facile ! Il est impossible que tu n'arrives pas à comprendre au moins quelques bribes.
    Au début, il faut sous-entendre "il prit". Ton passage ne se comprend pas autrement. De plus, la répartition en vers n'a pas été respectée...
    Tu as donc : "Il prit trois javelots..."
    Ensuite, cherche le sens du verbe au passé simple issi (cf issue en FM), fors en complète le sens.
    sa mere est le complément du nom manoir ; en FM, on n'a pas besoin de la préposition "de" pour marquer le rapport entre les deux mots.
    Ensuite, je t'indique le sens de deux termes techniques : les hercheors sont les herseurs qui sarclent les aveinnes, c'est à dire les avoines avec les hierches.
  • Bonjour,

    Difficile de trouver ce fil qui semble pourtant le mieux correspondre à mon besoin.

    Je suis en train de lire La Vie des hommes illustres (Les Vies parallèles) de Plutarque dans la traduction de Jacques Amyot.

    En cas de difficulté, j'utilise le dictionnaire du moyen français en ligne https://www.cnrtl.fr/definition/dmf/

    Je ne l'ai à vrai dire pas utilisé jusqu'à présent (j'ai lu les quatre premières vies). Or, pas de chance, je ne trouve pas le premier verbe que je recherche : vuider.

    On trouve bien cuider que je connaissais, mais pas vuider. Existe-t-il un autre lien pour chercher d'éventuels mots que je comprendrais pas ? Je ne veux pas déranger chaque fois que je bute sur un mot.

    Par avance merci.
  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.

    vuider est une forme ancienne de vider.
    Trouvable sur le Godefroy :
    http://micmap.org/dicfro/search/dictionnaire-godefroy/vuider
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    Le Godefroy est toujours une bonne option, mais sinon, le DMF (dictionnaire du moyen français) marche très bien,

    1) soit par le portail du CNRTL qui donne la page :
    https://www.cnrtl.fr/definition/dmf/vuider
    216619Capture1.png
    qui propose donc d'explorer la rubrique "vider", laquelle donne d'innombrables détails surtout si l'on choisit d'afficher l'onglet "complet" ; en voici juste le début où l'on repère les nombreux "vuider" à tous les temps :
    443887Capture.png

    2) soit par le portail spécialisé de l'ATILF qui donne la page :
    http://www.atilf.fr/dmf/
    174069Capture2.png
    qui propose, bien sûr, la même chose, mais avec plus de couleurs :
    896694Capture.png
  • Merci beaucoup pour ces excellents liens. :)

    J'aurais dû commencer par citer l'extrait dont il est question :
    Et, qui plus est, parce que ses lois étaient obscurément écrites, de manière qu'elles se pouvaient tirer en plusieurs sens, cela augmentera grandement l'autorité et la puissance des jugements, et de ceux qui aient à juger, parce que ne pouvant être leurs différends vuidés ni accordés par expresse décision des lois, il fallait que l'on recourût toujours aux juges, et que presque toutes questions fussent débattues devant eux : tellement que les juges par ce moyen venaient à être aucunement par-dessus les lois mêmes, parce qu'ils leur donnaient telles interprétations qu'ils voulaient. (Vie de Solon)

    Du coup, je pense comprendre mieux. Merci encore.

    Je n'avais pas eu l'idée d'approfondir les solutions alternatives et les onglets cachés.

    Par ailleurs, j'avais ce que je croyais être un faux ami à quelques pages de là : la viduité (des veuves), dont je soupçonne désormais qu'elle a une racine commune avec mon vuider.
  • JehanJehan Modérateur
    Pas d'étymologie commune.
    Ce sont bien de faux amis.
    Compare d'ailleurs la place du u.

    v(u)ide et v(u)ider sont issus de vocitus et de vocitare.

    viduité est issu de viduitas, dérivé de vidua ( veuve).
  • C'était donc un « vrai faux » ami !

    Je ne sais pas pourquoi je voyais ce u se balader ; j'avais sans doute pensé qu'une veuve trouvait sa vie un peu « vide » et qu'elle devait conserver cette solitude le temps... du veuvage, qui est donc la viduité, l'état de veuve.
    De plus, je n'ai aucune excuse puisque le mot figure encore actuellement au dictionnaire, même s'il est considéré comme vieilli...

    Merci Jehan.
  • Bonjour,

    je cherche à traduire un texte:
    Mut en fu liee la pucele!
    Dresciee s'est celui apele,

    Li reis del mangiez levez
    Es chambres sa fille est entrez;
    As eshès commence a juer
    A un chevalier d'utre mer:
    de l'autre part de l'eschekier
    Deveit sa fille enseigner.
    Elidus est alez avant;
    Li reis li fist mut bel semblant,
    Dejuste lui seeir le fist,
    Sa fille apele , si li dist:
    "Dameisele, a cest chevalier
    Vus devriez bien aquintier
    E fere lui mut grant honur:
    Entre cinc cenz nen ad meillur!"
    Quant la meschine ot escuté
    Ceo que sis sire ot cumandé,
    Mut en fu liee la pucele!
    dresciee s'est, celui apele,
    Luinz des autres se sunt assis.
    Amdui erent d'amur espris;
    El ne l'osot areinsuner
    E il dute a li parler,
    FOrs tant ke il lu mercia
    Del present qu'el li enveia.

    Ma traduction est celle-là, pouvez-vous me donner votre avis:
    Le roi se leva de table,
    Et entra dans la chambre de sa fille,
    Alors qu'elle commençait à jouer avec un chevalier d'Outre mer
    il devait enseigner à sa fille
    L'autre part de l'échiquier.
    Elidus alla devant
    et le roi fit si bien semblant
    de juste le faire s'asseoir.
    qu'il appela et lui dit:
    "Demoiselle, vous devriez faire connaissance avec ce chevalier
    Et lui faire un grand honneur,
    entre 500 et mieux!"
    Quand la jeune fille eut écouté
    ce que ces messieurs eurent commandé,
    la jeune fille vierge s'en épris énormément,

    Elle se leva, il l'appela,
    et ils se sont assis loin des autres.
    Tous deux furent épris d'amour l'un pour l'autre
    Il n'osa pas la rançonner
    et il hésita à lui parler
    Tant et si bien qu'il la remercia
    Du présent qu'elle lui avait fait.

    Pouvez-vous me donner votre avis?
    merci!
  • Le roi se leva de table,
    Le verbe n’est pas à un mode personnel

    Et entra dans la chambre de sa fille,
    Il n’y a pas « et », mais cela vient du fait que vus avez conjugué le premier verbe.

    Alors qu'elle commençait à jouer avec un chevalier d'Outre mer
    Erreur sur le sujet.

    il devait enseigner à sa fille
    L'autre part de l'échiquier.
    « de l'autre part » n’a pas été compris.

    Elidus alla devant
    Mal dit.

    et le roi fit si bien semblant
    Non « faire bel senblant » , « faire led senblant » sont des expressions à contrôler dans le dico et à retenir.

    de juste le faire s'asseoir.
    Fs. sur dejuste (lat. juxta), et fist est conjugué.

    qu'il appela et lui dit:
    inc. : à quoi renvoie qu’ ?

    "Demoiselle, vous devriez faire connaissance avec ce chevalier
    Et lui faire un grand honneur,
    Bien et mult n’ont pas été traduits ou rendus.

    entre 500 et mieux!"
    Non compris : = « n’i ad meillur sor cinc cenz ».

    Quand la jeune fille eut écouté
    ce que ces messieurs eurent commandé,
    Attention à ses (et non ces) sires et à l’analyse grammaticale de ce groupe. C’est un piège classique, mais la personne du verbe ot devrait vous guider.

    la jeune fille vierge s'en épris énormément,
    pucele est ici synonyme de meschine. Difficile de trouver deux mots, d’autant que la construction ne s’y prête pas. Mais ne choisissez pas « vierge ».
    Erreur sur liee (laeta).


    Elle se leva, il l'appela,
    Pourquoi « il » ?
    Pourquoi ne pas garder les temps ?


    et ils se sont assis loin des autres.
    Tous deux furent épris d'amour l'un pour l'autre
    tps ?

    Il n'osa pas la rançonner
    ??? Lisez mieux le mot et, de toute façon, tenez compte du contexte !!!

    et il hésita à lui parler
    Conservez les temps, dans le vers précédent aussi (attention, formes a. - normandes).

    Tant et si bien qu'il la remercia
    Fs sur « fors tant que » = « fors que solement »

    Du présent qu'elle lui avait fait.


    Beaucoup d’erreurs qui viennent peut-être du fait que vous traduisez les vers les uns après les autres, et que vous perdez le fil : les confusions de sujets en témoignent.
    Respectez mieux les temps : ne généralisez pas le PS. Parfois ce n’est pas possible, souvent ça l’est.
    Consultez le dictionnaire (le Godefroy est en ligne).
  • Bonjour,
    Merci pour votre réponse si prompt.
    Merci!
    Je vous propose ma traduction revue et corrigée grâce à vos remarques:

    Le roi s’est levé de table,
    Est entré dans la chambre de sa fille,
    Alors qu’ils commençaient à jouer
    Avec un chevalier d’Outre mer,
    Qui devait enseigner à sa fille
    Une partie d’échec/ de l’autre part de l’echequier?
    ( je suis désolée mais même en cherchant dans le dictionnaire, c’est difficile)
    Elidus passa le premier:
    Il sembla si bon au roi
    De le faire s’asseoir à côté de lui.
    Il appela sa fille et lui dit:
    « Damoiselle, vous devriez bien faire connaissance avec ce chevalier,
    Et lui faire un grand honneur,
    Avec quelque tribut et mieux encore! »
    Quand la jeune fille eut écouté tout ce que ses sires lui avaient recommande,
    La jeune fille s’en épris farouchement!
    Elle se leva et l’appela,
    Ils allèrent s’asseoir loin des autres.
    Tous deux s’éprirent d’amour l’un pour l’autre:
    Il n’osa pas l’apostropher
    Et il préféra lui parler,
    Si bien qu’il la remercia
    Du présent qu’elle lui avait adressé.

    Encore merci!
  • Le roi s’est levé de table,
    Est entré dans la chambre de sa fille,
    "il est entré..."

    Alors qu’ils commençaient à jouer

    Ou avez-vous vu "alors que" ? + tps du vbe ?


    Avec un chevalier d’Outre mer,
    Qui devait enseigner à sa fille
    Une partie d’échec/ de l’autre part de l’echequier?
    ( je suis désolée mais même en cherchant dans le dictionnaire, c’est difficile)
    Pourquoi modifier l'ordre des vers ?
    "(placé) de l'autre côté de l'échiquier"


    Elidus passa le premier:
    tps ? Et il faut dire Éliduc en FM

    Il sembla si bon au roi
    Non : "le roi lui fit un très bon accueil". Pensez à l'origine de l'expression "faire bonne chère"

    De le faire s’asseoir à côté de lui.
    Vous avez une simple proposition indépendante juxtaposée.

    Il appela sa fille et lui dit:
    tps ?

    « Damoiselle, vous devriez bien faire connaissance avec ce chevalier,
    Et lui faire un grand honneur,
    "(un) très grand honneur"

    Avec quelque tribut et mieux encore! »
    ??

    Quand la jeune fille eut écouté
    tout ce que ses sires lui avaient recommande,

    ses sires est un cas sujet singulier
    (XIe-première moitié du XIIIe : SG. CS ses sire(s) / CR son seignor// PL. CS si seignor / CR ses seignors.)
    Bien sûr, sires désigne ici le père de la jeune fille, comme en d’autres contextes il peut signifier époux, en vertu du rapport hiérarchique homme/femme).


    La jeune fille s’en épris farouchement !
    Non : cherchez mieux le sens de lié, du latin laetus.
    La jf est déjà tombée amoureuse d'Éliduc ; elle a même pris la liberté de lui faire parvenir un cadeau à la symbolique non équivoque : une de ses ceintures.


    Elle se leva et l’appela,
    tps ?

    Ils allèrent s’asseoir loin des autres.
    id.

    Tous deux s’éprirent d’amour l’un pour l’autre:
    Attention au temps : erent et non furent

    Il n’osa pas l’apostropher
    Erreur de sujet : el, non il + tps + inex. pour areisuner. Le verbe signifie ici "s'adresser à (lui)"

    Et il préféra lui parler,
    Contresens : que signifie dutot (= doutoit) ?
    L'attitude des deux amants est symétrique et pleine de délicatesse !


    Si bien qu’il la remercia
    Non : fors tant que signifie en mot à mot : "sauf cela seulement que", c'est à dire "si ce n'est seulement (le fait) que".

    Du présent qu’elle lui avait adressé.

    Voilà. Il reste beaucoup d'erreurs, et attention aux temps ; ils sont parfois employés arbitrairement, mais ce n'est pas le cas ici, et une erreur de temps engendre parfois un faux-sens ou un contresens, sur erent d'amur espris, par exemple.


    Avez-vous d'autres extraits d'Éliduc à étudier, et est-ce pour un entraînement personnel ou un devoir ?
  • Bonsoir,
    Merci pour vos réponses.
    Il s’agit d’un devoir.
    Je vais tacher de vous proposer une autre traduction, j’espère que cette fois ci elle sera mieux:
    Le roi s’est levé de table,
    Il est entré dans la chambre de sa fille,
    Il a commencé à jouer aux échecs,
    Avec un chevalier d’Outre mer, placé de l’autre côté de l’échiquier qu’il devait présenter à sa fille.
    Éliduc passa le premier.
    Le roi lui fit un si bon accueil
    qu’il le fit s’asseoir à côté de lui/ à ses côtés.
    Il appelle sa fille et lui dit:
    «  Damoiselle, vous devriez bien faire connaissance avec ce chevalier et lui faire un très grand honneur
    Entre 500 et mieux »
    (J’ai cherché mais n’ai pas trouvé la bonne traduction pour ce vers, je ne parviens pas à trouver la bonne signification).
    Quand la jeune fille eut écouté
    Tout ce que son père lui eut recommandé,
    La jeune fille s’épanouit/ se pâma/fut heureuse.
    Elle s’est levée et l’a appelé,
    Loin des autres ils se sont assis.
    Tous deux étaient épris d’amour l’un pour l’autre.
    Elle n’osa s’adresser à lui,
    Et il hésita à lui parler
    Si ce n’est seulement le fait qu’il la remercia
    Du présent qu’elle lui avait adressé/ envoyé.
    Merci encore!
    Cela m’aide beaucoup.
  • Comme c'est pour un devoir, je ne vais pas pousser plus loin la correction.
    Vous avez une faute de temps que j'avais signalée, et qui n'a pas été corrigée. Elle concerne deux verbes.

    Le vers entre cinc cenz nen a meillur n'est en effet pas compris.

    Si je dis entre cinc cenz chevaliers nen a meillur, n'est-ce pas plus clair ?

    Vous avez oublié fors tant que devant il la mercia ; j'avais pourtant développé la tournure. Avec un simple "si bien que", vous faussez le sens puisque jusqu'à présent, les amants sont restés silencieux.
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