Baudelaire, Brumes et pluies

Bonjour. J'aimerai savoir si vous pouvez m'aider a trouver au moins deux grands axes pour le commentaire du poème "Brumes et pluies" de Baudelaire ?
Sachant que la problématique est : en quoi Baudelaire nous présente-t-il dans ce texte un poème en proie du Spleen?
Merci d'avance. :D

Voici le poème :
Ô fins d'automne, hivers, printemps trempés de boue,
Endormeuses saisons ! je vous aime et vous loue
D'envelopper ainsi mon coeur et mon cerveau
D'un linceul vaporeux et d'un vague tombeau.

Dans cette grande plaine où l'autan froid se joue,
Où par les longues nuits la girouette s'enroue,
Mon âme mieux qu'au temps du tiède renouveau
Ouvrira largement ses ailes de corbeau.

Rien n'est plus doux au coeur plein de choses funèbres,
Et sur qui dès longtemps descendent les frimas,
Ô blafardes saisons, reines de nos climats,

Que l'aspect permanent de vos pâles ténèbres,
- Si ce n'est, par un soir sans lune, deux à deux,
D'endormir la douleur sur un lit hasardeux.

Réponses

  • Je t'invite d'abord à une étude lexicale...

    Ô fins d'automne, hivers, printemps trempés de boue,
    Endormeuses saisons ! je vous aime et vous loue
    D'envelopper ainsi mon coeur et mon cerveau
    D'un linceul vaporeux et d'un vague tombeau.

    Dans cette grande plaine où l'autan froid se joue,
    Où par les longues nuits la girouette s'enroue,
    Mon âme mieux qu'au temps du tiède renouveau
    Ouvrira largement ses ailes de corbeau.

    Rien n'est plus doux au coeur plein de choses funèbres,
    Et sur qui dès longtemps descendent les frimas,
    Ô blafardes saisons, reines de nos climats,

    Que l'aspect permanent de vos pâles ténèbres,
    - Si ce n'est, par un soir sans lune, deux à deux,
    D'endormir la douleur sur un lit hasardeux.
  • Pouvez vous m'aider pour, au moins, le premier grand axe, et les deux premières sous parties. C'est la première fois que je dois faire un commentaire, et notre professeur ne nous a pas donner beaucoup d'indication. Merci
  • Eh bien, tu pourrais commencer à t'intéresser à la vision de la nature et aux images suscitées.
  • « Le Confiteor de l'Artiste »
    Que les fins de journées d'automne sont pénétrantes ! Ah ! pénétrantes jusqu'à la douleur ! car il est de
    certaines sensations délicieuses dont le vague n'exclut pas l'intensité ; et il n'est pas de pointe plus acérée
    que celle de l'Infini.


    Le spleen, paralysant ou créateur ?


    Le spleen, une "humeur noire" au cœur de la création poétique.
    I. Le monde extérieur comme un tableau
    - évocation de saisons
    - évocation de dominante de froid
    - une atmosphère de vapeur et de brume

    Ce paysage extérieur devient un paysage intérieur.

    II. L'angoisse existentielle
    - le temps qui passe
    - l'évocation de la mort
    - Recherche d'un apaisement et d'un espoir à la mélancolie
  • bonjour, je suis en train de faire une anthologie sur l'amour et après réflexion je ne sais pas si je peux mettre ce poème :
    Ô fins d'automne, hivers, printemps trempés de boue,
    Endormeuses saisons ! je vous aime et vous loue
    D'envelopper ainsi mon coeur et mon cerveau
    D'un linceul vaporeux et d'un vague tombeau.

    Dans cette grande plaine où l'autan froid se joue,
    Où par les longues nuits la girouette s'enroue,
    Mon âme mieux qu'au temps du tiède renouveau
    Ouvrira largement ses ailes de corbeau.

    Rien n'est plus doux au coeur plein de choses funèbres,
    Et sur qui dès longtemps descendent les frimas,
    Ô blafardes saisons, reines de nos climats,

    Que l'aspect permanent de vos pâles ténèbres,
    - Si ce n'est, par un soir sans lune, deux à deux,
    D'endormir la douleur sur un lit hasardeux.
    merci de m'aider :)
  • JehanJehan Modérateur
    Non, je ne pense pas que ce soit un bon choix...
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