Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour, notre professeur de français nous a demandé d'inventer une nouvelle réaliste dénonçant un fait (cruauté humaine, injustice etc.) et j'aimerai savoir si le récit que je viens de "créer" est bien une nouvelle réaliste et non un "hors-sujet" et bien sûr votre avis sur le texte (fautes de guillemets, conjugaison, orthographe...) :)

Merci pour ceux qui prendront le temps de le lire :rolleyes:

« J'ai perdu 35 ans de ma vie » Voilà ce que répétait sans cesse John Nora aux journalistes. Les infos du soir ne parlaient que de ça, l'injustice d'un prisonnier coréen condamné à la perpétuité époque pour avoir violé et tué Esteban Moniro, un jeune enfant âgé de 9 ans, sachant que les tests d'ADN n'existait pas en 1975. Cependant un samedi 17 mars, après une demande de test ADN le gouvernement lui a proposé de comparer son empreinte génétique à celle d’un prélèvement de sperme retrouvé sur le corps de la victime. Les résultats ont ainsi innocenté John Nora, qui vit maintenant à Najin.

Ce jour-là, un parmi des centaines de journalistes étant venu auparavant, vint à la porte de la maison de John Nora et sonna. Sans aucune surprise, il ouvrit la porte et dit :
« J'imagine que vous voulez savoir ce que je ressens après avoir était en prison durant 35 ans. »
Le journaliste acquiesça, il entra dans le salon et rétorqua :
« Merci pour l'accueil, alors raconter moi tout !
- J'ai perdu 35 ans de ma vie. »
John Nora attendit quelques instants, s'assit sur une chaise en serrant ses poings sur ses genoux et répondit :
« Je vais vous dire ce que j'ai vécu durant toutes ces années gâchées par cette erreur, vu que tout le monde insiste tant !



« Au début, je n'y croyais pas... Je me disais : "Pourquoi moi ? Qu'ai-je fait...". Avant mon emprisonnement, je devais de rester debout, immobile, pendant les interrogatoires. Au moindre mouvement, j’étais menotté et enchaîné, les bras étendus contre une grille où l’on me frappait. Ils utilisaient la plupart du temps une barre de métal, et visaient de préférence les articulations, au niveau des poignets, des genoux et des chevilles, pour cibler les endroits les plus fragiles sans se fatiguer.


«Dans ce genre de camp, tu dois impérativement oublier que tu es un être humain. J'étais souvent au bord du suicide. La nourriture se faisait rare, à moins d'aller dans des cas extrêmes (insectes, déjections...). C'était la loi de la jungle. Nous pouvions toujours simuler ou s'automutiler pour ne pas aller aux travaux forcés, le seul moyen pour ne pas se sentir humilier tel un chien attaché au cou et se laissant dresser par son "maître". Et je n'ose même pas compter le nombre de maladies qui se propageait comme le typhus, le choléra et tant d'autres !
« Oh ! Et je ne vous parle pas des exécutions exposées devant tous les prisonniers, une seule balle frappée à la tête suffisait pour des éclaboussures de sang. La foule hurlait telle des animaux dans des cages, c’était épouvantable, poursuit-il.


«Mon seul réfèxe etait de ferme les yeux et d'imaginez ce qu'aurait été ma vie sans cette injustice. Voir des cadavres sur le sol était devenu une habitude, nous savions qu'on allait tous y passer. Parfois, les gardiens de prison n’avaient pas besoin de nous donner la mort, le manque de nourriture s’en chargeait pour eux. Sans oublier que les cellules de la prison étaient dans un état sanitaire horrible, excréments sur les murs, odeurs nauséabondes, toiles d'araignées sur les coins de la cellule. Tout pour rendre notre vie encore plus misérable qu'elle ne l'ait déjà...


«Les femmes devaient faire une prise de sang pour être sûr qu’elles n’avaient pas de maladie sexuellement transmissible, je vous laisse imaginer pourquoi. Ceux qui étaient enceintes furent envoyées vers les camps de travail pour soulever de lourdes charges en montant les collines, les fausses-couches étaient très présentes. On se croyait dans des camps nazis, là où les droits des hommes sont bafoués, là où l'esclavagisme règne en maître. Et le pire vous savez c'est quoi ? La seule excuse après ma libération c'est : "Nous sommes désolé pour ce malentendu" ce n'est pas cette phrase qui va rendre les 35 ans de ma vie perdues !
« Je ne peux vous en dire plus et puis j'imagine que c'est suffisant pour en faire un article de journal, retournez chez vous dans votre belle maison, je suis sûr que votre famille vous manque, pendant que moi je reste assis seul sans personne qui m'attends.»
Le journaliste effaré se tut, se leva et sorti de la maison sans aucun bruit. John Nora alla à sa chambre et s'endormit comme si de rien n'était. Mais comment rattraper tout ce temps perdu, sans aucune personne à nos côté ?

Réponses

  • Tu ne crains pas que ton professeur repère les passages "copiés-collés" ?
  • J'ai rectifié mon premier message, ça devrait être bon normalement (j'avais juste essayé de m'inspirer de d'autres articles en modifiant quelques mots) :/
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.