*J'avais initialement attribué ce texte à Roger Vitrac, poète surréaliste trop peu connu. Vous verrez ultérieurement ce qu'il en est.
_____________________________________________________________


LA CURÉE DE LUNE
Je donne mon cœur
à cette saison vois-tu
dans le ciel ce phénix étrange
la lune tend ses bras et toi
tu joues dans des chambres sombres
paradis mon cœur
me brise l'amour
un jour sois sereine
un jour
«13

Réponses

  • :)

    Jacques, nous essayons là de répondre à Kasia et j'en suis rendu à analyser l'apport de l'idée d'anacéphaléose pour donner le sens du lien que recherche (ou nous fait rechercher) Floréale entre les parties de répetitions... C'est un joli poème non dépourvu d'évocations, ça ferait un bon sujet nouveau que tu pourrais ouvrir en nous précisant où se situe ton problème de compréhension ou tout simplement que tu es convaincu qu'on interprète pas un tel poème (cris d'oiseaux, rivages...de ta réponse 7)... mais qu'un doute te taraude. J'y répondrais peut-être en un second temps. But de Benzèma !!! yesss !... :lol: refusé par l'arbitre !.... Grrr ! :(
  • Quel bon modérateur tu fais :D ! Je déplacerai le sujet.
  • Risqué et peut-être inutile "d'interpréter" un poème surréaliste mais enfin, on peut s'autoriser à laisser se déclencher des évocations avec la polysémie et les images.


    Avec une lecture tabulaire, j'y vois ici comme un décor de théâtre en couleur, en contraste (jour/nuit) : lune, phénix, chambre sombre.
    J'y perçois, à tort ou à raison, un règlement de compte, un JEU entre JE et TU. (Je donne/tu joues)
    Et puis un titre qui renforce l'idée de malaise d'un paradis perdu :
    Définitions de curée : Partie d'une bête abattue donnée aux chiens. Le moment où l'on fait cette distribution [Vénerie].
    Lutte acharnée pour obtenir quelque chose [Figuré]. Synonyme ruée


    Rien pourtant n'est définitif. Chasse à l'amour certes, mais c'est sans compter avec le temps : saison, phénix, un jour ...
  • :D
    Je te trouve bien prompte Floréale, je m'épate en modo mais je le soupçonne aussi de faire son Jacquot, à ta place je vérifierais qu'il n'y ait là quelques contrepèteries ou autres cochoncetés... y a comme une odeur !... mêlée de souffre !
    :lol:
  • Il n'y a aucun des pièges que tu évoques dans ce texte ; je veux simplement que l'on confronte nos "interprétations" sur un poème surréaliste, mais qui ne me semble pas cependant relever de l'écriture automatique. Par contre, je vais le déplacer (je n'ai pas le temps et j'ai peur de faire une bêtise parce qu'il faut créer un nouveau sujet ; si un collègue veut le faire à ma place...)
  • Mon interprétation.

    Un chagrin d'amour. Il souffre, le coeur déchiré. La lune, maternelle, l'enveloppe et il espère que cet amour, instable, renaisse ou que lui-même puisse s'en remettre. Il pense à l'être aimé qui s'éclate dans d'autres lieux pendant que son coeur est dévoré par la douleur d'avoir été rejeté et espère qu'un jour, cet être retrouvera suffisamment de stabilité ou de maturité pour continuer sereinement sa route.

    J'adore l'univers de ce poème.
    Contrairement à toi, Jacques, je pense que ce poème peut relever de l'écriture automatique.
  • Mais moi, je ne suis pas persuadé qu'il s'agisse nécessairement d'une relation homme/femme. Pourquoi pas un sentiment de déréliction qui pousserait le "poète" a vouloir s'unir aux éléments cosmiques dans un acte d'adoration et l'attente d'une rédemption ? Par contre, je ne sais pas comment interpréter le "sois sereine" de la fin... En tout état de cause, je ne crois pas que ce poème relève de l'écriture automatique pure. Il date d'après la rupture de 1928.
  • J'ai pensé aussi à une autre relation que femme/homme, et comme toi le "sois sereine" m'a fait hésiter.
    Un instant, j'ai cru qu'il évoquait justement cette fameuse rupture de 1928.
    Et, pour moi, il a pu continuer à pratiquer l'écriture automatique après cette exclusion.
  • Je me permets d'avancer un élément de réflexion plus que de réponse.

    Au château d'Argol de Julien Gracq a été qualifié de roman surréaliste - à tort selon l'auteur mais avec quelques raisons selon les critiques de l'époque, notamment parce qu'il est de bon ton de donner des étiquettes.

    Je suis un grand admirateur de ce livre qui est tout sauf le résultat d'une écriture automatique. On pourra objecter que l'auteur, dans la fougue de sa jeunesse, s'est un peu fait plaisir en utilisant un vocabulaire très riche dont nul doute qu'il provenait de son immense culture littéraire.

    Ce roman, même s'il possède une intrigue en filigrane, j'aime le lire en me laissant bercer par les mots, en laissant mon imagination et mon ressenti remplacer, pour une fois, l'éternelle réflexion logique à laquelle je me livre au cours de mes autres lectures.

    Pour revenir à la poésie, je suis hélas très peu connaisseur par manque d'éducation littéraire et peut-être aussi d'intérêt personnel. Mais je me soigne... J'ai lu "tout" Rimbaud l'an dernier, et là encore je me suis laissé guider par les mots. Les analyses que j'ai lues ensuite dans les notes de mon édition de La Pléiade ne m'ont pas apporté tant que ça. Je crois que je relirai Rimbaud sans relire ces notes.

    Ici aussi, je crois qu'une analyse n'est pas nécessaire. Ce n'est que mon avis. :)
  • Je n'ai pas beaucoup le temps de répondre, mais je veux préciser que l'écriture automatique n'est qu'une technique surréaliste ; il faut se garder de penser que c'est la seule. Elle a essentiellement été utilisée au début des activités du mouvement (dans Champs magnétiques, par exemple).
  • :)
    Je sentais bien le loup, d'effet garou particulier là, mais l'auteur est sincère et ne cherche pas à jouer et le masque est léger. Vous êtes des anges, Jacques je pense que tu avais le doute... eh bien ! voici ma glose :

    La curée... oui ce que l'on donne à la meute : tripes, abats... donc cœur et bas morceaux... voyez chez l'homme amour et sexe... La lune a deux aspects dans le poème, face cachée d'un astre qui représente aussi la fesse...

    -lui donne tout son cœur, amour...
    - Saison, période... de mode ou de goût... choix sexuel, période des amours ou période de rut aussi...
    - Phénix, oui revient chaque nuit... avec son irrésistible attrait... attiser le feu chez les hommes...
    - Auquel l'autre, son aimé ne résiste pas...
    - Tu joues dans les chambres sombres... sans retrouver l'aspect cosmique de Jacques, envisageons un trou noir... Le pluriel est révélateur de la frénésie tous azimuts, systématique du compagnon volage...
    - Paradis... je crois qu'il faut reprendre sombres : sombres paradis... jouissance triviale sans amour...
    - Amour brisé, l'autre, l'infidèle bien aimé... déchire son cœur...
    - Un jour sois sereine... cette fois-ci l'adresse est à la lune, l'astre... pour espérer moins d'agitations...
    - Un jour... espoir hélas modéré du fait que la lune a moins d'influence le jour...

    Une opposition homme amour / homme sexe :rolleyes:
  • Je serais curieux de savoir comment vous interpréteriez ce poème de Roger Vitrac :
    LA CURÉE DE LUNE
    Je donne mon cœur
    à cette saison vois-tu
    dans le ciel ce phénix étrange
    la lune tend ses bras et toi
    tu joues dans des chambres sombres
    paradis mon cœur
    me brise l'amour
    un jour sois sereine
    un jour

    J'aborde le poème innocemment comme je le fais toujours sans connaître vraiment ni l'auteur ni le contexte.
    Le titre tout d'abord.
    Quand on me dit La curée, immédiatement, je pense à Zola.
    Je connais le sens du mot, au propre et au figuré. D'un côté comme de l'autre, ce n'est pas beau à voir. Et je m'attends à quelque chose d'horrible et de bas.
    Mais la curée... de lune.
    Ah...Pour moi, la lune, c'est la lune, je ne vais pas chercher midi à quatorze heures.
    C'est l'astre qui hier soir éclairait ma chambre ou plutôt l'illuminait non d'une simple lueur, mais d'une véritable lumière.
    Le roman de Zola commence dans la lumière du couchant. Le clair de lune y illumine une scène d'amour torride, plusieurs peut-être, j'ai oublié. Est-ce une allusion ?
    Pourquoi la curée de la lune ? Qu'est-ce qu'on lui fait à cette pauvre lune ? Ou que se passe-t-il de terrible au clair de lune ?
    Bon. Poursuivons. On ne va pas s'éterniser sur un titre qu'on ne comprend pas. Ce n'est pas la première fois qu'un titre est choisi pour attiser la curiosité du lecteur.

    Je donne mon coeur
    à cette saison vois-tu

    Zut, pas de ponctuation. Ce n'est pas rare ; en poésie, c'est bien connu, on peut tout se permettre.
    Je vais mettre la mienne. Il ne respire pas ce gars , moi oui. Et comme on me donne le choix, je vais mettre un point après saison. Je pourrais le mettre après vois-tu, mais le phénix étrange resterait en l'air. Il est bien dans le ciel, mais...
    je donne mon coeur à cette saison, point.
    Une déclaration d'amour, cela semble évident.
    à cette saison : quelle saison, l'auteur ne me le dit pas. Mais après tout, il semble parler à quelqu'un, qui doit bien savoir en quelle saison ils sont...
    Vois-tu...eh bien oui, il s'adresse bien à quelqu'un, un homme, une femme, un chat, un chien, à la lune, et si c'était à lui-même ?
    J'opte pour la femme.
    Cela donne donc : vois-tu dans le ciel ce phénix étrange ? et je mets un point d'interrogation qui me semble logique, vu l'inversion du sujet.
    L'auteur a vu quelque chose qu'il veut faire partager à l'autre qui sans doute ne l'a pas vu. Un phénix, déjà ce n'est pas ordinaire, mais celui-là en plus, il est étrange. Il doit valoir le coup d'être vu.
    Bon, je poursuis.
    La lune tend ses bras. C'est clair, enfin, presque. L'amour au clair de lune, c'est si romantique.
    Jusqu'à présent tout va bien pour moi.
    A partir du vers suivant, l'affaire se corse et toi tu joues dans des chambres sombres.
    Comment ? Le tu, le on-ne-sait-qui, (je commence à douter qu'il s'agisse d'une femme) préfère le noir à la beauté du clair de lune. Enfin c'est son choix. Et puis, il n'est pas malheureux puisqu'il joue. il est bien écrit tu joues
    Enfin, tout de même, si c'était une déclaration d'amour, je vient de se prendre un râteau.
    Les vers suivants me posent un gros problème.
    paradis mon cœur
    me brise l'amour

    Déjà, paradis. Faut-il rattacher ce mot aux chambres sombres paradis du joueur, ou à mon coeur ?
    Je ne sais.
    Et si mon coeur était un petit mot d'amour : viens, mon petit coeur, me rejoindre au paradis au clair de lune et à l'ombre du phénix...
    paradis mon coeur me brise l'amour je mets un point.
    La phrase est mal construite, c'est évident.
    Même si je rejette paradis au vers précédent, même si je mets mon coeur entre virgules...je n'y comprends que couic.
    Restent les mots : coeur/ me/ brise/ l'amour.
    Tout de même le mot brise (c'est bien le verbe au moins, ce ne serait pas un léger courant d'air ?), ce n'est pas gai. Est-ce le coeur qui brise l'amour ou l'amour qui brise le coeur ? De toute façon, ça vole en éclats et nous renvoie au titre négatif (enfin, pour moi, pas pour les chiens sans doute...) et me est au milieu.

    Les deux derniers vers :
    un jour sois sereine
    un jour

    Finalement, j'ai peut-être eu tort de mettre un point après l'amour. J'aurais tout aussi bien pu le mettre après un jour.
    Un jour ça casse, un jour ça passe.
    sois sereine un jour
    A qui s'adresse ce conseil ? A son aimée ? Possible . Si ça ne va pas pas aujourd'hui, ça ira peut-être mieux demain.
    A son âme, mais le mot âme n'apparaît pas dans ce qui précède.
    A la lune ?
    Déjà vu : La lune était sereine et jouait sur les flots.
    Mais qui a dit que la lune de Vitrac n'était pas sereine ?
    la lune tend ses bras Elle n'est pas mélancolique, elle ne boude pas dans son coin.
    Alors pourquoi lui demander de l'être ?

    Au final j'opte pour la simplicité. Le poète offre son coeur. il est rejeté. Malgré la lune, malgré le phénix. Pas de désespoir quand même, ça ira mieux la prochaine fois, enfin, un jour.
    Voilà pour moi, Jacques.
    Je peux te dire que je me suis décarcassée.
  • Je vous remercie beaucoup. Vous verrez, cette discussion débouchera sur quelque chose de très intéressant, j'en suis sûr.
    Gabiana, moi aussi, quand j'ai lu le titre, j'ai pensé à la Curée, vu que les RM sont juste en face de moi, je ne m'en sépare jamais.
    Mes obligations professionnelles m'obligent à ne pas pouvoir en dire plus pour l'instant.
  • :D
    T'as raison Gabiana, la littérature est là pour nous éclairer... ainsi à ton exemple j'ai pensé à relire tout "Sœur Marie-Thérèse" et "Carmen Cru", saines écritures, leçons de vie...
    Je compris alors que la curée, par une double logique, était le nom que l'on donnait à la servante du curé. Celle-ci étant un peu écervelée, on la disait toujours dans la lune. C'est elle qui narre ici... mais je résume... moi ! :rolleyes:
    Elle donnait tout son cœur à sa tâche, à l'église et au curé... s'agaçant toutefois que ce dernier n'ait de besoins d'elle qu'épisodiques... Ah ! quel phénix, culminant parfois... mais bien souvent n'est que des cendres, "la chandelle est morte", quand elle l'appelle de tous ses vœux et vaines prières... Ce phénix, disait-elle un peu railleuse, doit toucher des indemnités d'intermittent du spectacle !... ainsi elle lui reproche de passer trop de temps dans la pénombre de son confessionnal où tant de visiteurs y pénétrant sombres pénitents en sortent réjouis l'air béat... Ouailles qui béent... béent jusqu'à la messe, le curé en profitant alors pour y glisser un jeton... on joue là le paradis pardi ! disait-il plus tard un peu émoussé par le vin... mais elle, qu'est-ce qu'elle y gagne !? C'est trop, chaque fois après c'est encore la scène, quand ils finissent le vin à la sacristie... "Ah ! tu me fends le cœur... " — "Punaise ! et toi tu me casses les... Ouille ! mais elle m'a frappé... mais ma petite grenouille, ma rainette... viens que je t'onctionne"... Est-ce le fait d'une divine onction ou l'effet du vin la sanction, le calme s'ensuit généralement... la paix dominicale... un jour enfin... "mais un jour seulement !" commencera-t-elle à ronchonner dès le lundi...
    Comme quoi, avec de bonnes lectures on élève son esprit à une meilleure compréhension des oeuvres de grands auteurs même quand ils nous sont inconnus.
    :lol:
  • Nous sommes bien sur un site de soutien scolaire ?
  • Non, là nous sommes dans le délire de Jano. :(
  • Jano délire
    Jacquot empire...

    On meurt de rire
    Ou on soupire ?




    Cyril a bien fait de déplacer ce sujet, que l'on renommera, mais qui subsistera. Rien ne m'autorise à me faire juge de vos réponses. Mais ce que vous avez écrit force mon admiration. Vous avez trouvé dans ce poème des réseaux de significations qui sont autant de résonances insoupçonnées à ce qui est devenu quelque chose d’étranger à moi, et que je découvre avec la stupeur du squelette aux os grattés, dont la pâleur s’affiche dans la cage de verre ou le musée le tient. Diable : mon inconscient aurait-il filtré ? Ce poème serait-il finalement sincère ? Un faux authentique ? Je n'y avais pas songé, et maintenant cela m'inquiète un peu. Non, décidément les mots ne mentent pas. Je ne recommencerai pas. Promis.
    A l’origine, j’ai pris quelques mots au hasard dans une édition des œuvres de Breton.
    J’ai trouvé lune – phénix – chambres – sombres (les deux derniers mots non associés) – brise(r)
    Ensuite, j’ai imaginé un dialogue entre un je et un tu afin de constituer une relation formelle qui imposerait une sorte de dynamique à l’ensemble (chapeau à Gabiana qui a dit que ce tu pouvait être n’importe qui ou n’importe quoi).
    Entre ce je et ce tu féminin, j’ai choisi une relation « amoureuse » par ce que l’amour est une trois composantes fondamentales du Surréalisme (les autres étant poésie et liberté) et aussi, je l’avoue, pour donner de fausses pistes : ça a marché.
    J’ai tout écrit d’un seul jet, en bannissant toute référence à mon vécu du moment (et quand bien même, tout est langage ; Giono ne nous dit-il pas qu’il y a « un abîme entre la vérité et la vie » ?).
    Par contre, pour la fin et pour le titre, j’ai cherché et j’ai raturé. J’ai voulu retrouver le principe de l’image surréaliste (caractérisée, on le sait, par l’association de deux éléments les plus éloignés possible l’un de l’autre).
    - Pour le titre, j’ai décidé de choisir un mot tiré des RM de Zola et je l’ai accolé au mot lune. Toutes les associations n’étaient pas heureuses : La conquête de la lune (trop SF années 50), Son excellence la lune ou Au bonheur de la lune (comique), Le docteur lune (ça fait littérature enfantine), Nana-(la)lune (Jano m’aurait encore accusé de pornographie)…
    J’ai choisi le mot curée comme le moins probable à côté du mot lune... Germinal-lune ne donnait rien ; la lune-assommoir n’aurait pas été mal, mais trop révélateur d’un supercherie. J’avais de possible : la joie de la lune, le rêve-lune, l’œuvre de (la) lune. Mais, je l’ai vu, le choix du mot curée n’a pas été innocent, je ne peux pas dire pourquoi : vous l’avez beaucoup glosé, même si c’est sur le mode humoristique (Jano)
    Pour la fin, j’ai choisi le sentiment qui s’opposerait le plus à la passion. Le mot « sereine » m’a paru bien aller… Vous vous rendez compte, si j’avais écrit « sois aimante » ou « sois mignonne » ou « sois cruelle » !!!
    Finalement, en fabriquant ce faux, je m’aperçois que j’ai fait du vrai, car, un temps au moins, je crois avoir entendu la Voix, et vous l’avez perçu (pas le moindre orgueil dans ces paroles, je vous l’assure).
    Freud (attention, je suis une « quiche » en philo) nous enseigne qu’il y a le moi, conscient, être social, qui couvre l’abîme qu’il a sous lui et le caresse de ses bras si timides. Cet abîme, c’est le Soi, le Soi, un Moi obscur ? Ou un ciel commun de lumière où passent des anges furtifs qui nous ressemblent ?

    Toutes mes excuses pour le temps "perdu" à me répondre. J’espère que vous ne m’en voudrez pas. Je n’ai pas voulu me moquer de vous. Ce forum est une partie importante de ma vie.
  • Je n’ai pas voulu me moquer de vous.

    Pas convaincue du tout. Mais il y aurait beaucoup à dire ...
  • Toutes mes excuses pour le temps "perdu" à me répondre. J’espère que vous ne m’en voudrez pas. Je n’ai pas voulu me moquer de vous. Ce forum est une partie importante de ma vie.

    Pas de problème pour moi. J'avais du temps, et j'ai trouvé ça drôle.
    Je ne connais pas Vitrac, je ne risquais pas de le reconnaître ou de le méconnaître.
    Lorsqu'on me donne un texte, je ne regarde que les mots qu'il contient, sans me préoccuper ni de l'auteur, ni du contexte. Que ce soit toi ou un autre qui l'ait écrit, qu'importe.
    On peut commenter n'importe quoi, et il est tant de gens qui écrivent n'importe quoi, tout comme tant de gens qui peignent n'importe quoi, et devant les toiles desquels certains restent figés dans les musées dans une admiration stupide.
    Pour le poème proposé, je le trouvais nul. Je ne l'ai guère caché.
    Tu nous as demandé de l'interpréter ; je me suis prêtée au jeu et je l'ai fait.
  • :D
    Trop drôle !
    Galopin !
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.