Comment appelle-t-on une question qui n'appelle qu'une réponse positive ?

Tout est dans le titre, mais un exemple sera sans doute plus parlant :
Si en prenant ses élèves un professeur demande "Qui a envie de réussir dans la vie ?" ou "Avez-vous l'intention de bien travailler ?" on voit bien que la question est biaisée. La rhétorique classique a-t-elle défini un terme pour ce type de question ?
Merci de votre attention.
Jean-Cri
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Réponses

  • webmestrewebmestre Administrateur
    Bonjour,

    Une [url=http://www.lyc-lurcat-perpignan.ac-montpellier.fr/intra/fra/notions/argum/lexiq.htm#FAUSSE INTERROGATION]fausse interrogation[/url] ?

    Voir aussi :
    [list=*]
    [*]Question dont la réponse est sous-entendue[/*]
    [/list]
  • La rhétorique classique a-t-elle défini un terme pour ce type de question ?
    On dit souvent : Une question rhétorique.
  • Je vois bien le sens de la question rhétorique qui n'appelle pas de réponse mais sert plutôt de transition et éveille souvent un sentiment (indignation, curiosité...), mais ce n'est pas exactement le même cas.
    Ici, une réponse est implicitement attendue, et un élève qui ne répondrait pas "moi" à la question "Qui veut réussir ?" se disqualifierait d'emblée dans cette situation. Il n'y a donc pas de choix réel. Il s'agit bien d'une fausse question dans le langage courant, mais j'imagine que quelque grammairien a bien dû y accoler une étiquette plus précise... et je ne trouve pas !
    Merci quand même pour vos réponses.
    Jean-Cri
  • "Qui veut réussir ?"
    Effectivement, la question rhétorique serait plutôt : Est-il quelqu'un qui ne veuille pas réussir ? ou Est-il quelqu'un qui veuille échouer ?
    A Qui veut réussir?, on n'attend pas la réponse oui ou non, mais plutôt : Moi, moi, lui, elle, Tartempion.
    Je ne sais pas si une telle question porte un nom précis.
  • Une question (posée) pour la forme ? :/
  • Peut-être une subjection ?
    Tiens, d'ailleurs, ce pourrait être l'objet d'un nouveau jeu :) !
  • Si je ne m'abuse, il s'agit ici d'une technique courante de communication pour emporter l'adhésion de son auditoire...

    Ce pourquoi je conseillerais aux bambins de se méfier quelque peu des questions évidentes, quitte à en faire, à leur tour, une question de principe.
  • Faire avec et agir selon... ma pauvre devise ;)

    Je vous demanderai un jour avec confiance une bonne traduction !
  • J'avais pensé comme Lapeche :
    question purement formelle.

    Il me vient à l'esprit :
    affirmation sous forme de question.
  • J'avais pensé : Question idiote.

    Il y a en beaucoup qui veulent échouer ?
  • Il existe des questions dites fermées alors pourquoi pas positivement fermées ?



    Question autorépondante.
  • Je rappelle que la question était : Qui veut réussir ?
  • Moi :D ! Seul René Crevel aurait répondu non.
  • Je dirais une question fermée qui appelle une seule réponse, en l'occurrence oui ou non.
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