Lire les œuvres en grec et en latin pour l'agrégation

Bonjour à tous,
Je voulais avoir quelques conseils.
Voilà, cela fait depuis le mois de Juillet que je me suis attelé à la traduction des œuvres en grec et en latin pour l'agrégation externe de lettres classiques. Je les traduis très scrupuleusement avec l'aide de la traduction budé, de telle sorte que si je tombe sur un passage lors de l'oral je pourrai sans peine traduire le texte demandé. Le hic, c'est que je n'ai pas l'impression d'avancer ( 35 pages de Cicéron et pratiquement tout le chant de l'Iliade). Selon vous, faudrait-il que je lise les œuvres en traduction d'abord et me concentrer ensuite sur les passages importants à traduire ou que je continue ainsi?
Merci par avance de vos réponses.

Réponses

  • Non. Je crois que tu suis la bonne méthode.
  • Lisez d'abord en traduction, dégagez la structure et les thèmes principaux.
    Puis reprenez le texte, intégralement : votre conception des passages importants peut différer de celle du jury...
    Faites le va-et-vient entre le texte et sa traduction : le texte d'abord, et si vous séchez, traduction immédiatement.
    Au fil des jours, vous aurez de moins en moins recours à la traduction et vous augmenterez votre cadence. Vous bénéficierez de l'effet d'apprentissage : vous entrerez sans effort dans le quatrième texte.
  • Merci de vos conseils. Ce qui me décourage c'est la lenteur à laquelle je traduis les œuvres . En deux heures, je vais traduire une dizaine de pages seulement. Sachant que la correspondance de Cicéron comprend plus ou moins 150 pages, je me dis que je ne vais pas voir terminé avant septembre! Mais bon, je vais garder cette cadence, et comme vous le dites, je vais gagner en rapidité avec le temps.
    Concernant les thèmes, je les note dans un cahier à part. Avant de commencer la traduction, j'ai travaillé autour de la biographie de l'auteur et du contexte historique. J'ai ainsi une compréhension plus globale des textes que je traduis, et cela me donne des points d'accroche pour les explications à venir.
  • Lisez d'abord en traduction
    Ce n'est qu'un point de vue.
    Lire le texte et la traduction en regard me paraît une meilleure option.
    Après, tu fais ce que tu veux...
  • Meilleure option ? ce n'est qu'un point de vue.

    La première lecture en traduction donne une vision d'ensemble et permet d'aborder plus aisément le texte : on comprend mieux une page quand on sait de quoi elle parle.
    Vient ensuite la lecture parallèle texte/traduction, que je suis si loin d'exclure que je la préconise.


    Mais je suis heureusement surprise de voir un tenant de la lecture des textes étrangers traduits se rallier à la lecture directe en V.O.
  • J'avoue que ce n'est pas évident, mais je deviens de plus en plus adepte de la lecture en langue originale, que ce soit en latin ou en grec. Il y a des tournures stylistiques que l'on ne peut pas trouver dans la version traduite, même si certains traducteurs s'efforcent de rendre la traduction la plus élégante possible.
  • Mais je suis heureusement surprise de voir un tenant de la lecture des textes étrangers traduits se rallier à la lecture directe en V.O.
    ?
  • jeromedu86 a écrit:
    J'avoue que ce n'est pas évident, mais je deviens de plus en plus adepte de la lecture en langue originale, que ce soit en latin ou en grec. Il y a des tournures stylistiques que l'on ne peut pas trouver dans la version traduite, même si certains traducteurs s'efforcent de rendre la traduction la plus élégante possible.

    Personne ne soutient le contraire.
    Cependant, j'ai fait personnellement l'expérience d'une meilleure entrée dans un texte dont je m'étais fait une vision d'ensemble à partir d'une traduction.
    Ensuite, lecture et commentaire en langue originale : il n'est qu'en langue originale qu'on peut peser la valeur de la place des mots dans la phrase, des sonorités, des accents de vers...
  • nlm76nlm76 Membre
    N'oubliez pas une chose : l'agrégation, c'est, en quelque sorte, "mission impossible". Il ne s'agit pas d'être mieux préparé que les autres, mais moins mal... Vous aurez toujours des lacunes; le tout, c'est d'en avoir un peu moins que les autres.
    L'idéal, bien sûr, c'est d'avoir tout traduit, d'avoir fait une demi-douzaine de thèmes grecs, une douzaine de thèmes latins, une douzaine d'explications françaises, etc. C'est impossible. Pensez que vous devez y tendre, mais que les autres sont dans la même galère que vous !
    L'année où j'ai eu l'agrég, je n'avais pas eu le temps de traduire la moitié du programme; pour le reste, j'avais fini par le lire en survolant en traduction in extremis... Horresco referens !
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